Ne t’enfuis plus de Harlan Coben – Soirée à l’Olympia

Cela fait des années que je n’ai pas lu un « Harlan Coben »… Pour cause… Un sentiment de répétitions à chaque lecture. Des intrigues bien ficelées, mais répétitives…

Je me suis peu à peu détachée, sans me fâcher… J’avais, malgré tout, un regard bienveillant sur ses productions littéraires… Disons qu’un auteur qui arrive à pondre un bouquin par an, on peut dire qu’il produit… Mais surtout, j’ai apprécié les adaptations ciné ou télé.

Ne le dis à personne, film réalisé par Guillaume Canet en 2006, avec une belle brochette d’acteurs. Harlan Coben y figure, en tant que camé sur un quai de la gare Montparnasse. Il a d’ailleurs rendu hommage à ce film, dans son roman Sans laisser d’adresse, qui se passe en partie à Paris, en nommant Berléand le flic qui suit l’enquête…

Une chance de trop, mini-série télévisée de six épisodes réalisée par François Velle, avec Alexandra Lamy, en 2015. Il y fait une apparition en interprétant le personnage d’Abe Tansmore.

Juste un regard, mini-série télévisée également, réalisée par Ludovic Colbeau-Justin, que Harlan Coben scénarise, diffusée en 2017. Il a imposé un droit de regard sur l’ensemble de la série : casting, éclairage, bande son…

Donc même si nous n’étions plus en bons termes niveau livre, ce n’était pas le cas pour le reste. Lorsque j’ai vu passer l’invitation des éditions Belfond pour la soirée à l’Olympia, je me suis dis que ce serait l’occasion de le rencontrer, de voir comment il appréhendais son écriture, de connaitre un peu l’homme à travers la présence des artistes présents à ses côtés. et pourquoi pas redécouvrir son univers avec son dernier opus : Ne t’enfuis plus.

Cette soirée était inédite. Pour la première fois, un écrivain a occupait la scène de la mythique salle de l’Olympia et je ne pouvais pas manquer ça…

Harlan Coben, auteur prolifique, aux nombreuses adaptations ciné, explique qu’il ne cherche pas à être connu. Ce qu’il veut, c’est toucher le lecteur et le surprendre, lui donner envie de passer une nuit blanche pour vivre aux côtés des personnages qu’il a imaginé, en s’identifiant à eux.

 

Il tenait à faire découvrir à ses lecteurs, Cocoon, un chanteur qu’il apprécie particulièrement, puisqu’il l’a cité dans un de ses livres…

La violoncelliste Hildur Guðnadóttir, entre en scène et Harlan Coben explique que lorsqu’elle lui a présenté la BO du livre, il a trouvé l’expérience fantastique

Elle explique qu’une BO est une expérience, qui ouvre des possibilités et développe les fantasmes du lecteur. Elle chante, compose et est violoncelliste. La musique, comme l’écriture, est une forme de communication. Lorsqu’elle écoute une histoire, la musique vient naturellement.

La compositrice explique que l’inspiration vient simplement, il faut être disponible c’est tout… Elle est insidieuse, il faut constamment être prête à l’accueillir…

Après les succès de Hildur Guðnadóttir, avec les bandes originales du film Jocker et la série Chernobyl, elle n’a qu’un seul projet : s’assoir et attendre. Elle veut faire une pause pour se recentrer sur elle. Elle souhaite digérer ce qui arrive dans sa vie et prendre de l’espace.

Je vous invite d’ailleurs à écouter ces bandes sons ! Elles sont sublimes et celles de la série Chernobyl fait froid dans le dos…

Stéphane Varupenne, de la Comédie Française, a lu quelques extraits de Ne t’enfuis plus, accompagné d’extraits composés par Hildur Guðnadóttir. C’était un moment assez émouvant, alors même que je ne suis pas fana des livres audios, je dois dire que là ça matchait bien ! L’acoustique de l’Olympia y est certainement pour quelque chose…

Harlan Coben a du charisme et ne semble pas en jouer… Ou si peu… Il a expliqué que le doute l’habitait lorsqu’il se lançait dans un nouveau livre, qu’il aimait la musique sans pour autant être capable de la jouer !

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