Les yeux des ténèbres de Dean Koontz

J’aime beaucoup les romans de sciences-fictions et pourtant, je n’avais encore jamais pris le temps de découvrir cet auteur. C’est maintenant chose faite avec ce livre en 1981 sous un pseudonyme. Et réédité dans une version révisée sous le nom de Dean Koontz en 2008. C’est là que le virus, le Gorki-400, originellement russe, est devenu chinois, le wuhan-400 certainement parce que la guerre froide était une histoire ancienne. 

L’intrigue se déroule au début des années 80, à Las Vegas : un an après la mort de son fils, Dany, Tina essaie de se remettre de cette tragédie. Alors qu’elle pensait avoir traversé le plus dur, l’étrange s’invite à la maison, et aux confins de ses rêves. 

L’horreur sert de point d’ancrage à cette histoire où le thriller rencontre l’espionnage et croise le chemin du fantastique et du paranormal.

La construction narrative alterne entre les points de vue des personnages permettant une montée en puissance du suspens tout le long du récit. La plume est très visuelle, cinématographique, rythmée surtout dans les scènes de courses-poursuites. 

Il y a un côté désuet que l’on retrouve dans les dialogues, dans la manière dont Tina et Eliott se tournent autour, le tout mâtiné de respect et de sensualité. La trame suggère et laisse le lecteur s’approprier l’intrigue, grâce à son imagination. J’ai apprécié ce côté, non prémâché que l’on trouve trop souvent aujourd’hui. Ce que j’apprécie dans le cinéma des années 80, je l’ai retrouvé entre les lignes de ce roman. 

Je ne reviendrais pas sur le déchaînement des passions que ce livre a suscité, prêtant à l’auteur des dons de voyance, car il y fait référence à un virus, le wuhan-400. Je trouve dommage de cantonner ce livre à ce virus qui n’est que peu développé dans le livre et n’en est pas le sujet principal. 

Une coïncidence qu’il convient de considérer comme cela au regard de la situation historique de l’époque, marquée par la guerre froide et l’inquiétude sur le devenir de l’humanité. L’auteur ne fait que mettre des mots sur les préoccupations encore plus profondes aujourd’hui. La réédition de cet opus, a bénéficié de circonstances exceptionnelles qui n’ont rien de prophétiques.

Ce livre a été lu, dans le cadre d’un partenariat avec la maison d’édition.

4° de couverture Danny, 10 ans, est mort dans un effroyable accident. Et Tina, sa mère, n’a jamais pu identifier son corps. Un an plus tard, des signes prouvent pourtant à Tina que son fils est toujours en vie. Dès lors, elle n’a qu’une obsession : le retrouver et découvrir la vérité. Mais elle dérange et les services secrets tentent de l’assassiner. Qu’ont-ils à cacher ? Et si Danny était celui par qui la fin de l’humanité pouvait arriver ? Relire aujourd’hui ce thriller écrit dans les années 1980 donne des frissons…

Parution : 28 mai 2020 – Editeur : L’Archipel Pages : 336 – GenreThriller-Thriller fantastique, fantastique, espionnage

Issu d’une famille pauvre vivant sous le joug de la tyrannie d’un père alcoolique et violent. En dépit de cela, Koontz fait des études à l’université de Shippensburg, en Pennsylvanie, où il obtient une maîtrise en lettres. En 1967, il décroche un poste de professeur d’anglais à la Mechanicsburg High School. Pendant son temps libre, il écrit son premier roman, Star Quest, publié en 1968 ; suivront une douzaine de romans de science-fiction.

Dans les années 1970, il commence à publier des romans populaires de suspense et d’horreur. Son premier gros succès La Nuit des cafards. Il apparaît ensuite régulièrement sur la liste des best-sellers du New York Times.

Amoureux des chiens, et tout particulièrement des golden retrievers, il leur octroie régulièrement une place de choix dans ses romans. Il a également publié un ouvrage signé par sa chienne Trixie peu après sa mort, Life is Good: Lessons in Joyful Living.

Doté d’un fort sens de l’humour, ses romans mêlent souvent divers genres populaires, notamment le roman policier, l’horreur et la science-fiction et, dans certains cas, la littérature d’enfance et de jeunesse.



Catégories :Challenge de l'imaginaire, Challenge Polars et Thrillers, Fantastique, Thrillers

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4 réponses

  1. A reblogué ceci sur Le Bien-Etre au bout des Doigts.

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  2. Je l’ai vu plusieurs fois passer sur internet mais je ne pensais pas qu’il y avait une part de fantastique ! Je ne connais pas du tout cet auteur mais on m’en a dit du bien.

    Aimé par 1 personne

Rétroliens

  1. Premier bilan du challenge polar et thriller session 2020-2021 | deslivresetsharon

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