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Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris de David Zaoui

 

 

Parution : 30 janvier 2018 – Editions JC Lattès Prix papier : 18€ – Pages : 288 – Genre : Feel good – Humour

Quel plaisir de retrouver David Zaoui ! J’avais eu l’occasion de lire son premier opus «je suis un tueur humaniste» dont j’avais beaucoup apprécié, non seulement le sujet, mais surtout la plume.

« Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris » petit dérivé de la citation d’Oscar Wilde, mais surtout leitmotive d’un personnage attachante et modèle du héros principal de ce bouquin.

Le côté déjanté de l’intrigue met en valeur la réalité et les envies profondes. Chaque lecteur pourra y trouver son bonheur, ses réponses. La ligne directrice, comme un mantra tout au long des pages, être heureux malgré tout… Prendre le bon côté des choses, même dans ce qu’elles peuvent avoir de plus polluant.

C’est surtout de cela, que David Zaoui tente de nous parler à travers Alfredo, dont le seul rêve est de peindre « l’inconscient des animaux à travers leurs rêves » : celui des ours bipolaires et des crabes kleptomanes, entre autres… Non mais où a-t-il été cherché l’idée !? Alfredo hein pas l’auteur… (Quoi que…) Mais il est rattrapé par un quotidien, une réalité qu’il n’a pas envie de voir ! Lui, il veut peindre, il ne veut ni être déménageur, ni vendeur de Kebabs, et il ne veut surtout pas accepter les jobs que son conseiller Pôle Emploi l’oblige à prendre, s’il veut continuer à percevoir ses indemnités…

Il y a en toile de fond une étude sociétale sur l’obligation de trouver un job alimentaire, en zappant l’aspect primordial, l’épanouissement personnel.

C’est justement ce qu’Alfredo veut, être épanoui et faire ce qu’il aime faire. Mais n’est-ce pas le désir de chacun d’entre nous ?

Le changement entre les deux livres de David Zaoui, peut sembler radical, mais lorsque l’on découvre son second opus, on s’aperçoit qu’il aime jouer avec le lecteur, il aime pointer le ridicule des situations, même dans ce qu’elles ont de plus sombre (je suis un tueur humaniste.) pour les mettre en valeur et faire sourire son lecteur. Comme s’il s’était donné pour mission à travers sa plume, de faire du bien à ses lecteurs.

Certains passages sont jubilatoires, tellement ils sont improbables, et d’autres tellement farfelus, notamment les courriers à son conseiller pôle emploi, que l’on en redemande. Les personnages sont d’un tel naturel, que l’on a du mal à ne pas les apprécier. Chacun avec sa personnalité apporte une pierre à l’histoire et la rend encore plus belle.

Une lecture drôle, on sent que l’auteur se fait plaisir et le plaisir est communicatif. Une lecture qui nous rappel à quel point la vie est parsemée de petits coups de pouce qu’on ne sait pas toujours voir, tellement nous sommes conditionnés par un quotidien où nous portons un masque, pour nous fondre dans la masse. Cette masse qui nous happe et nous recrache quand les choix et les envies sont différents…

David Zaoui, concocte un petit bonbon savoureux qui se déguste avec plaisir, parsemé d’humour, mais toujours en nous ramenant à une palette de joies. Les joies, grandes ou petites qui nous font du bien et qui nous font avancer dans la grisaille du quotidien.

Pas de leçons de morale à deux sous, qui m’auraient de toutes les façons fait fuir, mais une très jolie histoire dans laquelle l’auteur nous dit, sans te le faire directement, que la vie est belle et qu’il faut toujours croire en ses rêves.

Une lecture que je vous invite à faire dès le 30 janvier, afin de vous apporter du rire et de la joie en ce début d’année 2019.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition en service de presse.

David ZAOUI est né en 1977 en banlieue parisienne. Il a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années, notamment aux États-Unis. Il a suivi les cours Florent pendant 4 ans où il a découvert la mise en scène. Lauréat du Festival du premier roman de Chambéry, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

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Un dernier mot avant de partir de Cédric Castagné

Parution : 20 juin 2017 – Auto-éditéPrix papier : 9,99€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 247 – Genre : thriller-psychologique

Un premier roman, un auteur auto-édité, une couverture intrigante et une quatrième de couverture très intéressante, voilà quelques ingrédients qui m’attirent dans un livre…

Tout au long de cette lecture, on découvre deux hommes… Deux hommes que tout semble opposer… Pourtant, ils vont se rejoindre, pour ne composer qu’une seule intrigue… Une intrigue très intéressante.

Quels liens peuvent bien avoir un père de famille, aimant, bosseur et qui donnerait tout pour sauver sa boite et cet homme, mal dans sa peau, écorché vif, qui ne cherche qu’à être aimé ?

L’auteur dévoile peu à peu sa trame, joue sur deux tableaux et embarque son lecteur, dans une histoire dérangeante, mais beaucoup plus simple qu’il n’y paraît, une fois que le lien est fait.

Pour autant, je n’ai pas réussi à avoir d’empathie pour ces deux hommes… Certainement, un manque de rythme et une histoire trop linéaire, sans réel rebondissement. L’auteur, doit à mon sens travailler plus ses personnages pour leur donner une vraie personnalité.

Un récit assez court, qui n’arrive pas à décoller, alors même que l’histoire est assez surprenante où les époques s’alternent de manière bien travaillée.

Il faut attendre la toute fin, pour que mon intérêt reprenne et là, je dois dire que l’auteur arrive à me reprendre par la main et à me repêcher, alors même que je commençais à me noyer dans ses filets… Le final arrive, quelque peu, à balayer ce qui m’a gêné et pour le coup, heureusement que je me suis accrochée, car j’ai bien failli me noyer…

Le manque de rythme, une intrigue qui tarde à se mettre en place, ne laisse pas le lecteur s’immerger rapidement.

Comme tout premier roman, il est perfectible, gageons que l’auteur a fait évoluer sa plume dans son second livre, que je ne tarderais pas à lire… Car il y a du potentiel.

Ce livre m’a été envoyé par l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Passionné de football, il rêvera toute sa jeunesse de faire de ce sport son métier, avant qu’une grave blessure au genou ne l’éloigne des terrains. Il se concentrera alors sur ses études et obtiendra son diplôme d’ingénieur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, en 2004. « Sixième sens », sorti en 1999 et réalisé par M. Night Shyamalan, provoque un déclic dans son esprit. Il se met alors à imaginer des histoires aux dénouements improbables. Par la suite, ce sont les séries américaines, mais également des auteurs comme Dennis Lehane, Harlan Coben ou encore Maxime Chattam qui nourriront son inspiration… jusqu’à ce que le besoin de se lancer finisse par l’emporter.

 

L’ange de l’histoire de Rabih Alameddine

 

 

Parution : 30 août 2018 – Editions Les EscalesPrix papier : 21,90€ – Prix Numérique : 15,99€ – Pages : 408 – Genre : thriller psychologique – fantastique

Une lecture qui nous plonge, à la fois dans une biographie et un conte. Un conte des temps modernes avec une plume chantante, déstabilisante. Une intrigue qui court sur plusieurs décennies pour nous raconter la dérive humaine. Mais cette dérive a le goût des mille et une nuit. Imaginez-vous devant un bon feu avec un auteur qui vous raconte une histoire. Rabih Alameddine, est un conteur.

Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqués son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida.

On s’imagine lire une énième biographie, mais c’est là où le talent de l’auteur nous entraîne, dans un conte fantastique. En effet, Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie.

Le plume est d’une rare érudition et je dois dire que cela fait du bien, j’ai eu l’impression de relire un des auteurs classiques que j’ai pu affectionner. Alors oui, c’est beau, c’est même poétique, mais je me suis parfois ennuyée. Le mélange entre saga familiale, biographie, plume poétique, ironie, a parfois eu du mal à trouver grâce à mes yeux. Alors que les éléments pris un par un étaient d’une grande saveur.
Les chapitres s’alternent entre souvenirs de Jacob, discussions entre la mort et le diable et le présent dans la salle des urgences de l’hôpital.

L’auteur décrit avec justesse, la communauté homosexuelle de San Francisco ravagée par le sida pendant les années 80. Jacob, révèle une personnalité meurtrie par la mort, de ses amis et de l’amour de sa vie, emportés par la maladie. L’impossible oublie, qui permet d’accepter la mort. L’oublie qui permet d’apporter la paix à Jacob lui est refusé par Satan, qui se dispute avec la Mort qui ne souhaite que le soulager. Enfin le soulager surtout pour avoir son âme. Chacun se disputant cette âme meurtrie, que la vie a meurtrie.

D’une certaine manière, l’auteur tente un éclairage sur les désillusions que nous rencontrons, oblige son lecteur à une certaine introspection, à se demander comment lui a fait face à ses monstres.

Un roman ambitieux, original, qu’il n’est pas aisé d’aborder. Malgré une lecture chaotique, je garde un sentiment agréable dans son ensemble, mais avec des passages à vide où je suis restée à la périphérie de ce conte moderne.

Ce livre a été validé par la maison d’édition via NetGalley

Né en Jordanie de parents libanais, il a grandi au Koweït et au Liban puis a étudié en Angleterre et aux États-Unis. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et d’un Master of Business à San Francisco. Il a travaillé en tant qu’ingénieur avant de se consacrer à l’écriture et à la peinture. Il est auteur d’un recueil de nouvelles ainsi que de quatre romans: « Koolaids » (1998), « I, the Divine » (2001), « Hakawati » (2008) et « An Unnecessary Woman » (2014) (Les vies de papier), qui a obtenu le California Book Awards Gold Medal Fiction en 2014. En 2016, il obtient le prix Femina étranger pour « Les vies de papier ». Il partage son temps entre San Francisco et Beyrouth.

Bird Box de Josh Malerman

Parution : 17 septembre 2014 – Edition Calmann-LevyCollection : littérature étrangère – Prix papier : 20,90€ – Prix Numérique : 7,49€ – Pages : 384 – Genre : thriller post-apocalyptique – fantastique – horreur

Cela fait un moment que je lorgne sur ce livre, mais je n’arrivais jamais à le caser… Et là, Netflix m’a boosté… Il faut parfois peu de choses pour se décider à sortir un livre de ma PAL… Je suis une faible lectrice, fana de cinéma horrifique et si en plus cela semble à la hauteur de mes attentes, je me laisse embarquer…

La seule règle : ne jamais ouvrir les yeux !

L’auteur ne se perd pas en longueur, puisque nous sommes immédiatement plongés dans le chaos ambiant, avec les prémices de cette « pandémie » dont on ne sait absolument rien. Peu à peu, on comprend que des créatures sont présentent. Mais aucune description n’est donnée, certainement pour permettre au lecteur de se les approprier en leur donnant les traits qu’il imagine…

Un seul regard et la folie guette ces hommes et ces femmes, qui doivent apprendre à vivre les yeux fermés ou bandés, au risque de perdre la tête, de se suicider ou de zigouiller tout le monde… Ah, c’est sympa ça ! Juste pour la période de noël, période emplie de douceur et de plaisir…

Les chapitres sont assez courts et alternent entre passé et présent ce qui fait monter la tension peu à peu. L’auteur arrive à nous entraîner dans son récit, savamment dosé. Malgré cette alternance, l’auteur ne perd jamais le fil et maintient la crédibilité et la tension dans son intrigue. La peur côtoie l’angoisse, sans jamais prendre le pas sur elle. J’ai trouvé effectivement qu’elle était beaucoup plus présente que cette peur irrationnelle, qui pourrait saisir chaque personne dans la même situation. L’angoisse est certes palpable, omniprésente. Que ce soit dans les paroles ou les actes des personnages. Des personnages bien construits, même si on se demande pourquoi certains sont là, l’auteur ne leur attribuant qu’un rôle figuratif.

Le trait de génie de l’auteur, c’est de jouer avec nos peurs les plus profondes, les plus irrationnelles. Comment arriver à survivre, sans la vue ? L’angoisse que cela génère et surtout, la peur qui s’installe peu à peu… Pourtant, l’auteur va nous « apprendre » qu’il y a d’autres façons de percevoir les choses… D’autres sens, dont l’être humain est doté, mais qu’il n’exploite pas ou très peu. Ici, on apprend à entendre, à sentir… La moindre vibration fait écho… Le moindre son, prend tout son sens… Le plus petit cliquetis devient la porte de sortie vers la vie sauve.

D’une certaine manière, ce livre s’immisce en nous et nous oblige à percevoir les choses différemment. La survie dépend de sa capacité à admettre que la vue n’est pas le sens le plus aiguisé de l’être humain. Et c’est seulement à partir du moment où notre personnage principal comprend ça, qu’elle peut s’échapper et trouver un ailleurs plus adapté…

Josh Malerman, avec ce premier roman, ne pond pas un énième récit post-apocalyptique, aucun zombie ou autre créature sanguinolente à l’horizon, tout est dans la suggestion… Obligeant le lecteur à faire face à ses propres peurs…

Malgré les qualités indéniables du récit, j’ai été quelque peu déçue de ne pas en apprendre d’avantage sur ces créatures. En effet, aucun scientifique à l’horizon… En fin de compte, ici, les êtres humains sont tous sur un pied d’égalité, celui qui s’en sortira, sera celui qui aura la capacité de garder les yeux fermés et qui ne cherchera pas à comprendre. C’est certainement pour ça que les scientifiques ont clamsé…

La fin laisse présager une suite, mais vue sa date de sortie, j’en doute… Un final trop rapide, trop simple, que j’aurais souhaité plus en adéquation avec le reste du récit…

Originaire de Detroit et habitant désormais à Royal Oak dans le Michigan, Josh Malerman est le chanteur et le parolier du groupe de rock The High Strung. Bird Box est son premier roman.

 

 

L’égarée de Donato Carrisi

Parution : 3 octobre 2018 – Edition Calmann-LevyCollection : suspense crime – Prix papier : 20,90€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 336 – Genre : Thriller-psychologique

Le dernier opus de Donato Carrisi, présenté comme le dernier volet de la trilogie du chuchoteur et de l’écorchée, me faisait déjà envie avant sa sortie, alors je n’ai pas mis trop longtemps à plonger entre les pages de l’égarée. Surtout que pour apprécier la rencontre auteur-blogueurs, organisée par les éditions Calmann-Lévy, j’avais envie de voir ce que l’égarée avait dans le ventre.

Et, je n’ai pas du tout été déçue !

Bon, c’est vrai que tout le long de ma lecture, je me suis demandée, s’il n’y avait pas une erreur dans la présentation. Aucun lien n’était visible entre l’égarée et les deux précédents. Jusqu’à la toute fin… Et là, l’auteur retourne complètement la situation… En une phrase, toutes mes certitudes ont été ébranlées. En une phrase, l’auteur fait le lien et bascule les certitudes de la lectrice que je suis.

Oui, l’égarée peut se lire indépendamment des deux autres, sans entacher l’enthousiasme du lecteur. Mais avoir lu le chuchoteur et l’écorchée, apportera un nouvel éclairage. Un éclairage qui semble tout droit sorti du chapeau de magicien de l’auteur. Je me suis imaginée, Donato Carrisi, auteur facétieux, proche des lecteurs, nous dire : « Toutes vos certitudes, peuvent vaciller en une fraction de seconde… En une phrase, tout se bouscule et bascule… »

Ce nouvel angle m’a même donné envie de relire les 2 premiers bouquins. Quel serait mon regard maintenant que je savais ? Maintenant que je sais, comment j’analyse ma lecture?

L’auteur ne révolutionne pas le genre, l’intrigue en elle-même reste classique avec des enfants kidnappés, séquestrés… L’une des gamines fait faux bonds à son ravisseur et les flics vont tout faire pour lui mettre la main dessus. Sauf que l’enquête se trouve être bien corsée, vu que la victime a perdu la mémoire… On ne peut pas faire plus classique… Oui, mais voilà ! C’est du « Carrisi »… Un auteur qui colle à la peau, une foi qu’on l’a découvert.

Indépendamment de l’intrigue et de ce final diabolique, Donato Carrisi apporte un vrai regard psychologique sur la manière de « guérir » d’un traumatisme.

« Le démon est en nous. »

Et je dois dire que les mots utilisés par l’auteur peuvent raisonner en chaque lecteur, en apportant quelques pistes et un début de travail sur certaines blessures de la vie… Au-delà d’une intrigue, l’auteur offre une très belle analyse psychologique du traumatisme et de comment y faire face. Les connaissances en matières psychologiques et criminelles sont beaucoup plus exploitées, je dirais même, mieux exploitées, que dans le chuchoteur et l’écorchée.

J’ai eu le sentiment que l’auteur offrait cet opus à ses lecteurs, comme un remède, une porte de sortie… Pour trouver le chemin pour vivre avec ses démons et les domestiquer.

L’auteur maîtrise l’art de la manipulation et ne se prive pas de le faire avec son lecteur, mais surtout avec ses personnages. J’ai trouvé que la plume de l’auteur avait pris une nouvelle dimension, certainement parce que l’auteur fait de ce livre un cadeau. L’auteur s’efface derrière sa plume et nous offre une réelle étude psychologique. Une plume au service du lecteur…

Un thriller noir, bien corsé comme le bon café italien, bien rond en bouche, avec une plume simple, une intrigue tordue… Bien tordue… Pour un final diabolique qui donne envie de relire les aventures de Mila Vasquez.

Mention spéciale pour la traduction ! En effet, on ne parle pas souvent des traducteurs, pourtant, leur travail n’est pas simple ! Il faut une sacrée dose de talent, pour réussir à faire frissonner le lecteur, à retranscrire les sentiments… Bref, je voulais vraiment remercier Anaïs Bouteille-Bokobza, traductrice officielle de Donato Carrisi.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarion. Bien qu’il réside à Rome, il est aussi un collaborateur régulier du quotidien milanais Corriere della Sera. Le Chuchoteur, son premier roman policier où apparaît l’experte dans les affaires d’enlèvement Mila Vasquez, vendu à plus de 200 000 exemplaires en Italie et traduit en France, est édité dans douze pays et remporte quatre prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011, et le prix des lecteurs Livre de Poche 2011. Quelques récompenses viennent conforter le talent de Donato Carrisi : le prix Camaiore, le prix Il Belgioso, le prix Bancarella et enfin le prix Mediterraneo del Giallo y del Noir. Donato Carrisi est également dramaturge. En 2017, il réalise son premier film La Fille dans le brouillard qui est une adaptation d’un de ses romans et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello.

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Versus de Luca Tahtieazym

Parution : 1er mai 2017 – Auto Édition – Prix ebook : 3.99€ – Prix papier : 16,90€ – Pages : 240 – Genre : thriller psychologique

Quand on lui attribue à tort une nouvelle victime, Achille, le tueur en série que la presse a baptisé L’Artiste, comprend qu’une personne connaissant son modus operandi l’imite. Les rôles s’inversent et il décide de mener l’enquête. On trompe comme on tue : en se grimant et en semant les bribes d’une vie imaginaire que la proie ne suspectera pas.
Mais qui est la proie ?

Si vous voulez plonger dans la vie d’un tueur, artiste à ses heures, qui a érigé ses meurtres en art et ses victimes en supports, comme un peintre prend pour support une toile, Versus est fait pour vous, pour nous, pour moi !

Une intrigue atypique, avec une trame déstabilisante à souhait.

Les choses se mettent en place, peu à peu, mais sans longueurs, peu de personnages, mais être dans la tête du tueur, donne une impression de huis-clos et le syndrome de Stockholm, n’est pas loin…

Il déteste la bêtise, le racisme, la médiocrité… Il déteste la bêtise, le racisme, la médiocrité… Qui n’aimerait pas un homme tel que lui ?

Il a décidé d’ériger la perfection en art ! L’art de tuer, l’art de brouiller les pistes, l’art de s’adresser à nous, simples lecteurs, comme témoins de sa qualité d’être supérieur….

L’auteur a une écriture nerveuse, point de fioritures qui pourraient faire perdre le fil ou perdre de vue ce personnage complètement barré, mais dont la normalité transpire…

Plus on avance et moins on a envie de lâcher sa lecture, pour ne pas perdre le contact avec notre tueur !

Le rythme va crescendo avec un final que l’on ne voit pas venir ! Cette fin est à l’image de ce tueur, à part…

Un thriller psychologique d’une très bonne qualité.

L’auteur apporte un soin particulier à son écriture, on sent que ce livre a été lu et relu pour que le lecteur se love entre les lignes dans les bras d’un tueur sans avoir à relever les éventuels défauts…

Neuf romans parus à ce jour. Il jongle avec les genres et les styles, inspiré par Steinbeck, Ellroy, Dard ou Stephen King, il apporte un soin particulier aux intrigues de ses livres, s’efforçant de proposer des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants. Il a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS.
Son dernier roman, HIER ENCORE, est paru le 17 novembre 2018.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?