Parution : 5 septembre 2018 – Le Livre de Poche Collection : Imaginaire – Prix poche : 6,70€ – Prix numérique : 5,99€ – Pages : 160 – Genre : thriller-fantastique, suspense

Gwendy, 12 ans, ne se sent pas bien dans sa peau, elle porte des lunettes, a quelques kilos en trop, mais elle décide de prendre les choses en main avant d’entrer au collège… Elle n’a pas tellement envie que le surnom de Bibendum lui colle à la peau pendant des années, à cause du petit minable Francky Stone…

Un inconnu lui confie une boite, après quelques recommandations, il disparaît. Une boite avec des boutons de couleurs… Elle sent une responsabilité lui tomber sur les épaules, mais ce n’est qu’une gamine de 12 ans… La boite lui fait peur, mais l’attire en même temps… By by les kilos, bonjour la réussite, les amies…

L’histoire est simple et sans fioriture. On retrouve tous les ingrédients dont Stephen King est friand. L’enfance, l’angoisse, les drames…

Une lecture courte, mais pleine d’émotions. La boîte est une responsabilité, mais surtout une tentation permanente…

Dans ce conte fantastique, on suit Gwendy confrontée à des choix, des interrogations. On oscille, marche aux côtés de Gwendy, au gré de ses craintes, de ses tentations mais surtout de sa peur face à ses choix.

Stephen King nous entraine en 1974, autour de l’adolescence, du collège, au cœur de Castle Rock avec des références à ses anciens ouvrages. Et c’est ce que j’apprécie le plus chez King, on a l’impression que l’on retrouve une grande famille…

Ce livre a été sorti de ma PAL et a été lu dans le cadre du challenge : L’automne avec Stephen King que vous pouvez retrouver avec ce hashtag : #automneduking organisé par Tomabooks

Après avoir obtenu son diplôme de fin d’études secondaires, il étudie la littérature à l’Université du Maine d’Orono de 1966 à 1970. Il a publié « Carrie », son premier roman, en 1974 et est rapidement devenu célèbre pour ses contributions dans le domaine de l’horreur mais a également écrit des livres relevant d’autres genres comme le fantastique, la fantasy, la science-fiction et le roman policier. Parmi ses romans les plus connus, figurent « Shining » (1977), « Misery » (1987), « Christine » (1984), « Ça » (1988) ou encore « La Ligne Verte (1996). Auteur très prolifique, dont les œuvres ont souvent été transposées au cinéma et à la télévision, il a écrit et publié plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles. Il a également écrit, sous le pseudonyme de John Swithen, la nouvelle « Le Cinquième Quart » (1972).

Depuis son grave accident de voiture survenu en 1999,il a un peu ralenti son rythme d’écriture. Entre 1982 et 2012, il a publié les huit romans du cycle « La Tour sombre ». En 2003, il reçoit la médaille de la National Book Foundation pour sa contribution à la littérature américaine et, en 2007, l’association des auteurs de romans policiers américains, Mystery Writers of America, lui décerne le titre de « grand master ». Il a remporté treize fois le prix Bram Stoker. Ses derniers romans sont « 22/11/63 » (2011) (dont une mini-série a été adaptée en 2016), « Joyland » (2013), l’histoire d’un tueur en série sévissant dans les parcs d’attractions, et « Docteur Sleep » (2013), la suite tant attendue de « Shining », les livres de la trilogie Bill Hodges dont « Mr Mercedes » (2014) et ses suites  »Carnets noirs » (2015) et « Fin de ronde » (2016), font partie, ainsi que « L’Outsider » ( 2019 ). En 2017, il a publié « Sleeping Beauties », livre écrit à 4 mains avec son fils Owen .

Stephen King vit avec sa femme, l’écrivain Tabitha King (1949), qu’il a épousée le 2 janvier 1971. Ils ont trois enfants : Naomi (1971), Joe (1972) et Owen (1977), les deux derniers étant également écrivains.

 

Parution : 29 janvier 2015 folio Prix papier : 2€ – Pages : 128 – Genre : thriller-fantastique, nouvelles, littérature anglaise

Le fantôme locataire reprend deux nouvelles, extraites de Nouvelles complètes (tome 1) de la Pléiade.

Histoire singulière de quelques vieux habits écrit en 1868 : Arthur Lloyd vient de s’installer en Amérique, découvre que le Massachusetts recèle la meilleure société qui soit et songe à s’y marier. Mrs Willoughby, a deux jeunes filles, Viola et Perdita qui tombent sous le charme du jeune homme. Il choisit Perdita qui mourra en donnant naissance à leur fille, non sans avoir fait promettre à son mari, de conserver toutes ses robes, dans un coffre fermé à clé, pour que sa fille en hérite au moment de sa majorité.

Quel plaisir de lire cette petite nouvelle, dont la fin bien sombre, nous rappel qu’il faut toujours respecter les promesses faites à un mourant…

Le Fantôme locataire écrit en 1876 : une maison abandonnée sur une route isolée que les gens du village évitent d’emprunter, un jeune homme est intrigué par cet homme qui s’y rend… La culpabilité nous amène parfois à faire des choses impensables… Mais, faire payer sa souffrance à la personne qui nous a fait le plus souffrir peut parfois nous entraîner à faire des actes abjects…

Chaque texte a sa propre construction avec, dans l’un le fantastique qui s’invite à la dernière ligne, alors que dans le second, le fantastique est présente dès le départ, avec une atmosphère un peu gothique.

La plume de l’auteur est particulièrement belle, légère, avec une pointe d’humour qui ne laisse pas indifférente, doublée d’une atmosphère feutrée qui nous entraîne vers deux dénouements magistraux.

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Henry James est un écrivain américain, naturalisé britannique. Il reçoit une éducation éclectique et peu conformiste de la part de son père, un intellectuel, disciple de Swedenborg et d’Emerson qui vit grâce à la fortune de son père. Dès son jeune âge, Henry lit les classiques des littératures anglaise, américaine, française et allemande mais aussi les traductions des classiques russes, et trouve sa voie après s’être essayé à la peinture: il sera écrivain. A partir de ce moment, il voyage en permanence entre l’Europe et l’Amérique. C’est à Londres, où il s’établit à partir de 1878, qu’il écrit ses plus grands chefs-d’œuvre. Une série d’études sur la femme américaine dans un milieu européen fut inaugurée par « Daisy Miller » (1878). Le thème opposant innocence américaine et sophistication européenne se retrouve dans « Les Européens » (1878), « Washington Square » (1880), « Portrait de femme » (1881), « Les Bostoniennes » (1885) et « Reverberator » (1888) et atteint sa conclusion avec « Les Ambassadeurs » (1903). Il aborde aussi le genre fantastique avant de trouver sa voie propre dans les histoires de fantômes (Ghost Tales), où il excelle, comme le prouve notamment « Le Tour d’écrou » (1898). Pendant toute sa carrière, Henry James s’est tout particulièrement intéressé à ce qu’il appelait la « belle et bénie nouvelle », ou les récits de taille intermédiaire. Il en écrivit 112. Parmi ces textes, on trouve plusieurs nouvelles très concises, dans lesquelles l’auteur parvient à traiter de sujets complexes. À d’autres moments, le récit s’approche d’un court roman. En 1915, pour protester contre la neutralité américaine au début de la première guerre mondiale, il demande et obtient la nationalité britannique. Henry James est l’écrivain qui a dépeint le plus finement la distance, qui n’a cessé depuis de grandir, entre l’esprit européen et la sensibilité américaine. Henry James ne s’est jamais marié et se présentait comme un célibataire endurci rejetant toute suggestion de mariage évitant toute dispersion pour se consacrer à l’écriture. Il est devenu une figure majeure du réalisme littéraire du XIXe siècle, et il est considéré comme un maître de la nouvelle et du roman pour le grand raffinement de son écriture.

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Parution : 20/09/2007- Editeur: La Baleine – Collection : Club Van Helsin – Pages : 237  – Prix : 9,90€ – Genre : fantastique

Hugo Van Helsing, descendant du fameux chasseur de vampires de Bram Stoker, dirait le plus sérieusement du monde : « malgré le positivisme ambiant, des montres rôdent encore dans nos mégalopoles éclairées au néon. »

Une collection de 12 romans, de belles  couvertures, des monstres avec pour toile de fond notre  société moderne. Chaque livre est indépendant mais avec des personnages récurrents.

  • Guillaume LEBEAU : Gold Gotha
  • Maud TABACHNIK : Tous ne sont pas des monstres
  • Johan HELIOT : Question de mort
  • Jean-Luc BIZIEN : Mastification
  • Philip LE ROY : Leviatown
  • Denis BRETIN et Laurent BONZON : Mickey Monster
  • Catherine DUFOUR : Délires d’Orphée
  • Xavier MAUMEJEAN : Freakshow
  • Jean-Marc Lofficier : Crépuscule vaudou
  • Paul HALTER : La nuit du minotaure
  • Pierre GRIMBERT : Saigneur des loups
  • Pierre PELOT : Outback

J’ai apprécié cette lecture très visuelle, comme un bon film d’action, avec une héroïne pleine de ressources,  Kathy Khan, descendante de Gengis Khan et kunoichi (femme Ninja), doit se battre à tous les étages contre une machination orchestrée par les quatre princes de l’enfer. Elle découvre, au fil de l’aventure, l’amitié, l’amour, emportée dans un train à grande vitesse.

La plume est vive, sans temps morts, on en prend plein les yeux et les oreilles avec des bandes sons qui nous poussent à aller les écouter si on ne les connaît pas !

Le parallélisme fait entre l’avènement du mal et la tour construite sur les décombres du World Trade Center, est excellent.

Le final est très surprenant et tellement bien construit qu’il en est probant et on se plaît à imaginer une vérité à tout cela…

Une lecture emplie d’hémoglobine et d’action, dans une tour avec des étages cachés, des ascenseurs truqués, des tueurs dans tous les coins et des personnages complètement étranges…

Avec Léviatown, Philip Le Roy aborde un aspect très intéressant et donne matière à s’amuser et réfléchir… Il imagine que la Freedom Tower, construite sur les décombres du World Trade Center incarne le nouveau pouvoir économique aux yeux du monde et que Hugo Van Helsing y détecte un signe de l’apogée de Léviathan sur terre.

Je n’ai d’ailleurs pas pu résister et j’ai réussi à me procurer la quasi totalité des titres… Je tenterais de vous faire découvrir d’autres livres issus de ce fameux club…

 

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Les grands mythes monstrueux : légendaires, littéraires et cinématographiques réapparaissent ici et maintenant, mais sous la houlette d’Hugo Van Helsing, descendant du héros de Bram Stocker, des chasseurs les affrontent. Ils formant le Club Van Helsing…

Une volonté pour la série de rassembler les meilleurs ressorts de la littérature populaire, héritage du XIX° s et du techno thriller d’aujourd’hui. CLUB VAN HELSING apparaît ainsi comme la première collection littéraire défendant la fusion des genres : polar, science-fiction, fantasy, thriller…

Les éditions Baleine ont été créées en 1995 et ont donné naissance à la célèbre série LE POULPE. Essentiellement tournée vers la littérature de genre, BALEINE compte aujourd’hui environ 360 titres au catalogue. L’objectif des fondateurs, et la continuité du projet éditorial, c’est l’ambition de décloisonner les « mauvais » genres littéraires (Polar, SF, gothique, romans sentimentaux, angoisse et horreur), en leur donnant des lettres de noblesse qu’elles n’ont jamais eu, ou perdu. (Sources : Éditions Baleine)

Philip Le Roy a d’abord suivi des études en école de commerce avant de devenir scénariste pour la publicité et le cinéma.

Il se lance dans l’écriture en 1998 avec la publication d’un premier thriller, « Pour Adulte Seulement », remarqué par la critique à sa sortie et couronné du Prix Polar de la ville de Toulouse. Il récidivera l’année suivante, dans ce même genre qu’il a semble-t-il adopté, avec « Couverture Dangereuse ».

Il reçoit en 2005 le Grand Prix de littérature policière pour son roman « Le Dernier Testament ». Il se dit influencé par de nombreux cinéastes dont Alfred Hitchcock, Stanley Kubrick, Brian de Palma ou encore Quentin Tarantino.

Parution : 14 octobre 2018 – Auto-édition – Prix numérique : 0,99€ – Pages : 89 – Genre : thriller fantastique

Ce que j’aime avec certains auteurs, c’est le sentiment de plaisir qu’ils ont pris lors de l’écriture.

J’ose espérer, que Frédéric Soulier a pris son pied, en tout cas moi oui… A modeler la vie de Richard Bachman (alias Stephen King, pour ceux qui ne le savent pas).

C’est la troisième fois que je lis du Soulier et à chaque fois, je suis bluffée par la qualité de sa plume.

Trois lectures aux intrigues très différentes, au rendu très différent, mais à la qualité littéraire irréprochable.

Avec « la chambre de lactation », l’auteur explore la bête humaine et sa perversité, mais après plusieurs mois, je peux dire que l’auteur s’est bien fendu la poire en proposant une intrigue complètement barge et décalée… Comme un pied de nez… Vous voulez du crade, des vomissures ? Tenez mangez-en ! Et ça match… La plume au service de l’ironie…

Avec « Pétrichor : l’odeur de la terre mouillée », on est dans une sphère à part. Une nouvelle de 57 pages d’une qualité, que je peux qualifier de diamant brut aux reflets les plus sombres. Le talent ne se mesure pas au nombre de pages.

Avec « Les régressions de Richard Bachman », le registre est très différent, puisque nous sommes en présence de science-fiction, adaptant la vie de Stephen King.

Richard Bachman, pseudo de Stephen King, prend vie sous la plume de Frédéric Soulier, qui va utiliser les références kinguiennes les plus connues. L’auteur, modifie le continuum espace-temps, en parsemant son récit de références culturelles et d’humour. Un humour cynique et jouissif, celui qui fait grincer des dents, mais qui fait passer les instants déplaisants…

Un récit court de 89 pages, à la qualité littéraire irréprochable, mais rien d’étonnant à cela, c’est la marque de fabrique de l’auteur. Je ne sais pas si cela est dû au thème plus léger, même si Richard Bachman est atteint de la maladie de Charcot, mais j’ai trouvé la plume plus chantante. L’auteur se plaît à faire virevolter les mots avec une syntaxe irréprochable, l’utilisation d’une conjugaison soutenue et variée, loin du sempiternelle présent et passé simple… Le tout donne un ton chatoyant et chantant. Certains mots, pourraient rebuter le lecteur par leur complexité, mais ont rendu ma lecture pleine de luminosité et de plaisir.

En bref et moins bref… Je me suis éclatée ! Non seulement, je veux connaître la suite des aventures de Richard Bachman mais, j’ai aimé redécouvrir de la complexité dans un récit. Les belles-lettres et leur utilisation à bon escient, ne supplantent pas l’intrigue, bien au contraire, elles mettent en valeur un récit déjà original, qui prend encore plus de valeur.

Au prix du numérique, vous ne risquez pas grand chose, sauf celui de vous faire plaisir.

Frédéric Soulier est né à Cognac en 1976. Tombé dans un fût d’eau-de-vie quand il était petit, il n’a depuis plus besoin de boire d’alcool pour en ressentir les effets (il continue toutefois à en boire). Lecteur compulsif, il est l’auteur de cinq romans. Un polar noir, Retour à la cité des monstres ; une satire sociale mouvementée, Epilogue ; un roman se déroulant dans un univers médiéval-fantastique, Les versets du Dernier Soupir, premier tome du cycle du Ténébriarque ; Le cri sauvage de l’âme, un pamphlet mâtiné de polar ; et Des morts des vivants, un roman d’anticipation se déroulant dans un univers post-apocalyptique.

Parution : 7 mai 2013 – Édition poche : 10,80€ – Édition Robert Laffont : 23,00€ – Pages : 736 – Genre : dystopie – fantastique – virus – post-apocalyptique – anticipation

Dans Le Passage, Justin Cronin avait imaginé un monde terrifiant, apparu à la suite d’une expérience gouvernementale ayant tourné à l’apocalypse. Aujourd’hui, l’aventure se poursuit à travers l’épopée des Douze, le deuxième volet de la trilogie monumentale de Justin Cronin.

De nos jours. Alors que le fléau déclenché par l’homme se déchaîne, trois étrangers naviguent au milieu du chaos. Lila, enceinte, est à ce point bouleversée par la propagation de la violence et de l’épidémie qu’elle continue de préparer l’arrivée de son enfant comme si de rien n’était, dans un monde dévasté. Kittridge, surnommé  » Ultime combat à Denver  » pour sa bravoure, est obligé de fuir pour échapper aux mutants viruls, armé mais seul et conscient qu’un plein d’essence ne le mènera pas bien loin. April, une adolescente à la volonté farouche, lutte, dans un paysage de ruines et de désolation, pour protéger son petit frère. Tous trois apprendront bientôt qu’ils n’ont pas été totalement abandonnés – et que l’espoir demeure, même au cœur de la plus sombre des nuits.
Cent ans plus tard. Amy et les siens – les héros du premier volet de la trilogie, qui se battaient dans Le Passage pour le salut de l’humanité – ignorent que les règles du jeu ont changé. L’ennemi a évolué. Les douze vampires modernes à l’origine de la prolifération des viruls ont donné naissance à un nouveau pouvoir occulte, incarné par le maléfique Horace Guilder, avec une vision de l’avenir infiniment plus effrayante encore. Si les Douze viennent à tomber, l’un de ceux qui se sont ligués pour les vaincre devra le payer de sa vie.

Le début est déstabilisant, car l’intrigue commence avec de nouveaux personnages aux prémices du virus…

Mais peu à peu, les chapitres défilent et les choses s’imbriquent parfaitement, avec une grande précision. On retrouve certains des personnages, l’auteur nous oblige à tisser des liens avec eux… On en découvre d’autres et l’intrigue prend de l’ampleur, le tout devient un chef d’œuvre.

Une fois de plus, l’auteur nous transporte dans ces ruines américaines aux alentours de l’an 2100.

Une immersion continue dans ce futur moyenâgeux où des factions militaires et esclavagistes tentent d’accaparer les dernières ressources.

La chasse aux douze « leaders viruls » est ouverte, chacun ayant ses priorités, Emy continuant son bonhomme d’évolution au sein de ces contrées apocalyptiques.

L’écriture de l’auteur est enivrante, le rythme transcendant et l’on se surprend à lire jusqu’à des heures avancées de la nuit tant les péripéties sont addictives !

Une suite à la hauteur de mes attentes !

 

 

Romancier américain de science-fiction et d’horreur. Il a étudié à l’Université d’Harvard et à Iowa Writers’ Workshop. Il débute sa carrière d’écrivain avec « Huit saisons » (Mary and O’Neil, 2001), un recueil de huit nouvelles sur l’histoire d’une famille. Le succès est au rendez-vous et le jeune écrivain est fait lauréat du prix Pen-Hemingway.
Justin Cronin revient avec l’ouvrage ‘ »Quand revient l’été » (The Summer Guest, 2004), qui raconte le malheur d’une famille brisée par la Seconde Guerre mondiale et par celle du Vietnam.
« Le Passage » (The Passage), premier roman de la trilogie du même nom, est sorti au mois de juin 2010 et a fait l’objet de nombreuses critiques favorables. Les droits cinématographiques aurait été achetés par Fox 2000.
La suite, « Les douze » (The Twelve), est publié en 2012, suivi de « La Cité des miroirs » (The City of Mirrors) en 2016. Il vit avec sa femme et ses enfants à Houston au Texas où il enseigne l’anglais à l’Université Rice.

Parution : 11 mars 2001 – Édition poche : 11,80€ – Édition Robert Laffont : 23,50€ – Pages : 1265 – Genre : dystopie – fantastique – virus – post-apocalyptique – anticipation

J’ai lu ce livre en mars 2015, mais j’ai tellement aimé ce bouquin, que j’ai très envie que vous découvriez mon avis. Plusieurs années après, je peux dire que c’est un coup de coeur ! J’en garde un souvenir vivace, même des années après.

Attirée par la couverture et le titre, je me suis retrouvée avec ce livre en mains et à la vue des 1265 pages j’ai hésité à l’acheter en me disant que ce serait peut-être long et fastidieux et par conséquent décevant.
Étant fan de romans futuristes et apocalyptiques, je ne pouvais pas passer à côté.

Ce livre est tout simplement grandiose. Il y a dix livres dans ce livre, dix styles de narration différents, on a peur pour les personnages, on craint de tourner la page, c’est terriblement humain, on y croit dur comme fer.

Les personnages ont une humanité à fleur de peau et leurs destins entrecroisés dans le temps renforcent les liens que se tissent.

J’ai été complètement happée par ce bouquin, plus moyen de lâcher cette intrigue. L’auteur a une plume très visuelle et nous embarque dans son univers.

Un univers construit de main de maître avec une très belle plume, qui tient en haleine du début à la fin.

L’auteur arrive à faire naître des émotions diverses et variées, passant par l’empathie, la tristesse au dégoût et la peur la plus effroyable. On ne sait jamais à quoi on va s’attendre et le titre n’est même pas indicateur de ce que l’on s’apprête à y découvrir…

Dans une première partie, on semble assister à un roman d’espionnage mêlé de drame et de science-fiction. Une première chute brutale et on se retrouve propulsé dans un futur aux allures moyenâgeuses dont la narration tire, il faut l’admettre, un petit peu en longueur au début, avec beaucoup de personnages dont les liens sont initialement fastidieux à mémoriser. L’action repart ensuite de plus belle avec la recherche des origines d’Amy, adolescente centenaire, en ces terres où pullulent des mutants sanguinaires.

La mystérieuse Amy ; qui est-elle ? Le personnage central, celle par qui, tout a (indépendamment de sa volonté) commencé et qui fera office de « messie » !

Malgré les 1265 pages, j’étais pressée d’arriver au bout pour en découvrir le dénouement !

J’ai parfois eu du mal à trouver le sommeil tant l’atmosphère était angoissante. Certains passages sont insoutenables et pourtant l’auteur nous laisse toujours un espoir et nous pousse à continuer notre lecture.
Pas mal de thèmes abordés, sont d’actualité, partiellement ou en totalité, même si l’auteur ne les aborde pas ouvertement, on se pose beaucoup de questions sur notre présent et la manière dont certaines choses sont gérées…

La fin m’a laissé sans voix …

Je n’ai qu’une chose à vous dire, foncez acheter ce livre, surtout si vous aimez les catastrophes, le  post-apocalyptique et les expériences médicales…

 

 

Romancier américain de science-fiction et d’horreur. Il a étudié à l’Université d’Harvard et à Iowa Writers’ Workshop. Il débute sa carrière d’écrivain avec « Huit saisons » (Mary and O’Neil, 2001), un recueil de huit nouvelles sur l’histoire d’une famille. Le succès est au rendez-vous et le jeune écrivain est fait lauréat du prix Pen-Hemingway.
Justin Cronin revient avec l’ouvrage « Quand revient l’été » (The Summer Guest, 2004), qui raconte le malheur d’une famille brisée par la Seconde Guerre mondiale et par celle du Vietnam.
« Le Passage » (The Passage), premier roman de la trilogie du même nom, est sorti au mois de juin 2010 et a fait l’objet de nombreuses critiques favorables. Les droits cinématographiques aurait été achetés par Fox 2000.
La suite, « Les douze » (The Twelve), est publié en 2012, suivi de « La Cité des miroirs » (The City of Mirrors) en 2016. Il vit avec sa femme et ses enfants à Houston au Texas où il enseigne l’anglais à l’Université Rice.