Parution : 6 mars 2014 – Éditeur : Lumen – Prix papier : 15 Pages : 347 – Genre : dystopie

L’histoire est originale : une société où chaque enfant à un jumeau (né de Parents différents) qu’il doit tuer pour mériter sa place dans la société..

Cette cité repliée sur elle-même et anticipant une éventuelle attaque d’un extérieur en guerre, m’a plutôt plu. L’idée est bien trouvée, avec de solides bases, mais pas assez développée. On apprend au fur et à mesure des indications sur ce monde Elsie Chapman ne s’y attarde pas en détail. Une fois l’action en place, le rythme s’accélère jusqu’à enfin réussir à nous tenir en haleine.

Je suis assez mitigé quant à mon ressenti au final ! D’un côté le rythme en fait un bon livre qui tient en haleine jusqu’au dénouement final et d’un autre côté, je suis déçue, car certains aspects ne sont pas assez exploités ! Le personnage principal est souvent contradictoire, hésitante, elle fait des choix que j’ai eu du mal à comprendre. Mais que j’ai tenté au fur et à mesure du déroulé d’analyser : je n’ai pas su dire si cela était de la peur, une fuite en avant ou de la peine !?

En bref, je suis tiraillé, car c’est un livre frénétique, avec un rythme effréné qui fait que l’on ne s’ennuie pas, mais on se pose pas mal de question !

J’ai cru comprendre qu’un deuxième tome suivait ? Je ne comprends pas pourquoi, car pour moi l’histoire finie comme cela est prévisible au long de la lecture.

Je n’arrive pas à imaginer une suite au vu de la fin. C’est un bon livre, que je vous recommande malgré les manques d’indications. Vous passerez un bon moment. Je suis curieuse de voir comment l’auteur envisage son 2e tome.

Parution : 12 septembre 2013 – De la Martinière jeunesse – Prix papier : 15€ – Prix numérique : 10,99€ – Pages : 384 – Genre : dystopie, jeunesse, Young Adult,

L’auteur plante le décor avec soin, un univers où la science du cerveau a pris le pouvoir et où le gouvernement contrôle les individus. 

Mais si l’atmosphère générale est pesante, on n’est pas si loin de la vie d’aujourd’hui ce qui donne une dimension réaliste au récit. Les questions que se posent Kyla sont intéressantes et tournent autour du  « peut-on-on vivre sans passé ? « , « Comment construire une vie d’adulte si l’enfance est oubliée ?  » « Est-ce uniquement notre conscience qui dirige notre existence ?  » « Nos émotions, peuvent-elles nous apprendre quelque chose sur nous-même ? « 

L’histoire ne s’écoule pas sur un rythme effréné, au contraire, c’est plutôt lent, mais cela ne veut pas dire non plus qu’on s’ennuie. 

On apprend un tas de petites choses, on savoure l’ambiance assez glauque, on se pose beaucoup de questions et on se surprend à attendre la suite avec impatience pour grappiller davantage d’informations.  Il n’y a pas tellement de rebondissements, mais plutôt des découvertes qui s’égrènent petit à petit et qu’on a le temps d’assimiler car elles se fondent dans l’histoire et on parvient à les appréhender sans peine.

Vers la fin, l’histoire s’emballe un peu et augure d’un tome 2 plus dans l’action maintenant que les choses sont plus claires dans l’esprit de l’héroïne.

Une dystopie intéressante, car tous les personnages sont troubles et comme emprisonnés par la société, ses règles et ses non-dits. Comme indiqué, il s’agit d’un premier tome, car la fin est tout à la fois ouverte et déconcertante.

L’auteur, avec subtilité, nous amène à nous interroger sur notre propre morale, notre positionnement en tant qu’individu dans la société.

Le tome 2 est sorti en septembre 2013 aux Etats-Unis, nous l’aurons sûrement fin 2014, le mien est déjà sur ma liste à commander.

Je remercie les éditions La Martinière Jeunesse, ainsi que Megworld que vous pouvez trouver ici http://megworld.over-blog.com/