Novembre 1966. Maître Vésine-Larue raconte l’histoire de la plus célèbre de ses clientes, Violette Nozière, arrêtée en 1933 à l’âge de dix-huit ans pour avoir empoisonné ses parents avec un somnifère, puis ouvert le gaz afin de faire croire à un suicide. Sa mère a pu être réanimée ; son père, lui, a succombé. Ce parricide fait bientôt la une des journaux. Malgré le soutien des surréalistes, notamment de Paul Éluard, Violette est condamnée à la guillotine le 13 octobre 1934. Le 25 décembre suivant, elle est graciée par Albert Lebrun, qui commue sa peine en réclusion à perpétuité, peine qui sera plus tard réduite à douze années par Pétain. Violette recouvre la liberté en 1945. Elle reprend une vie normale, se marie, a des enfants et est même réhabilitée par la cour d’appel de Rouen en 1963, trois ans avant sa mort. Cette femme légère, empoisonneuse, menteuse, aura déchaîné les passions, jusqu’à inspirer un film à Claude Chabrol en 1977, incarnée par Isabelle Huppert…

Parution : 28 septembre 2012 – Éditeur : De Borée – Pages : 48 – Genre : affaire criminelle, bande dessinée

C’est grâce à Youboox, application de lecture, que j’ai pu lire cette BD. Le hasard, fait bien les choses, car j’aime bien les affaires criminelles.

L’idée d’aborder les affaires criminelles sous forme de bande dessinée est très intéressante, même si le format, court, ne permet pas d’approfondir le sujet. Cela reste une bonne mise en bouche qui m’a poussé à me renseigner sur l’empoisonneuse et parricide, cette jeune fille ordinaire qui va accomplir l’impensable.

L’affaire a bouleversé l’opinion publique et permis d’aborder le tabou de l’inceste. Les journalistes, les artistes, les hommes politiques, s’opposent. Certains croient aux accusations formulées contre son père et d’autres hurlent leur haine de la jeune fille.

Elle sera condamnée à mort, mais sa peine sera commuée par le président à la perpétuité avant d’être réduite à 12 ans de travaux forcés en 1942.

La mobilisation de ses défenseurs n’aura pas été vaine. Violette Nozière fut réhabilitée en 1963 suite à une décision rarissime de la cour d’appel de Rouen, effaçant définitivement toute trace de sa condamnation.

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

Marseille, juin 1974. Ranucci, un jeune homme sans histoire, est arrêté pour un banal accident de la circulation. Pendant l’interrogatoire, la police découvre, non loin du lieu de l’accident, le cadavre de Marie-Dolorès Rambla, huit ans. Rapidement, Ranucci passe aux aveux. L’affaire semble résolue. Plus tard, le jeune homme revient pourtant sur ses aveux : il prétend avoir subi des pressions et de nombreuses irrégularités se font jour quant au déroulement des interrogatoires et de l’instruction. Toutefois, Ranucci est condamné à mort en trois jours, sans pouvoir faire appel. Le président Valéry Giscard d’Estaing refusera de le gracier. Ranucci est guillotiné le 28 juillet 1976. Extrêmement médiatisée, l’affaire du « pull-over rouge » a fortement marqué les esprits. Aujourd’hui encore, la polémique sur la culpabilité de Christian Ranucci est vive…

Parution : 17 septembre 2010 – Éditeur : De Borée – Pages : 48 – Genre : affaire criminelle, bande dessinée

L’idée d’aborder les affaires criminelles sous forme de bande dessinée est très intéressante, même si le format, court, ne permet pas d’approfondir le sujet. Cela reste une bonne mise pour aborder des affaires criminelles, dont on ne connaît pas grand chose.

Une nouvelle découverte très intéressante. Suite à un échange avec Encore un livre sur des livres qui pouvaient faire référence, même d’une manière très subtile, à l’affaire Ranucci, je n’ai pas résisté à cette BD.

La BD débute au moment du procès, avec des rétrospectives sur les faits. J’ai trouvé que les interrogations sur la légitimité de l’arrestation et sur la culpabilité étaient bien rendus.

L’expression des visages est très visuelle et rend bien les sentiments des uns et des autres. L‘accent est mis sur les manipulations des pièces à conviction et des témoignages et c’est vraiment bien palpable sous le coup de crayon du dessinateur. Du coup, cette BD est une bonne mise en bouche, pour le lecteur qui souhaite découvrir une affaire qui a marqué les esprits et sera une belle entrée en matière pour des lectures plus documentées.

Le président Valéry Giscard d’Estaing refusera de le gracier. Il est guillotiné le 28 juillet 1976. Extrêmement médiatisée, l’affaire du « pull-over rouge » a fortement marqué les esprits. Aujourd’hui encore, la polémique sur la culpabilité de Christian Ranucci est vive.

Ce livre a été sorti de ma PAL

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

Plateau de Peyrebeille, hautes terres ardéchoises hostiles s’il en est, dans les années 1830. Pierre et Marie Martin sont aubergistes. Pour les aider, leur valet Rochette, un  » colosse  » plus proche de la bête que de l’homme, à ce qu’on dit… Les rumeurs les plus folles courent à leur sujet : on les accuse de détrousser puis d’assassiner sauvagement leurs clients ! D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, au regard de la fortune qu’ils ont accumulée en si peu de temps ? La vindicte populaire a tranché : on doit juger et condamner les Martin. Les témoins sont nombreux qui incriminent, en dépit de l’absence de plaintes et de preuves à charge contre ces coupe-jarrets. De toute façon, ils sont coupables, tout le monde le sait. C’est le procès du couple Martin et de Rochette, et les accusations terribles auxquelles ils sont confrontés, que les auteurs racontent ici, éclairant, entre planches d’audiences et flash-back sur les crimes, une énigme judiciaire à glacer le sang.

Parution : 17 septembre 2010 – Éditeur : De Borée – Pages : 48 – Genre : affaire criminelle, bande dessinée

Ici on aborde le procès du couple Martin et de Rochette, leur serviteur. L’accent est mis sur les accusations auxquelles ils sont confrontés. A travers les planches , les auteurs racontent, les terribles minutes du procès, mais aussi la haine à laquelle le couple était confronté. Le couple était jalousé, et la rumeur a fait le travail des enquêteurs !

C’est une affaire, qui, encore aujourd’hui, est présentée comme l’archétype de l’affaire judiciaire, puisque l’accusé est désigné coupable par la vindicte populaire.

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

A défaut de connaître son nom, vous connaissez ses oeuvres : Patterns, The Twilight Zone (La quatrième dimension en France), autant de récits qui ont bouleversé les téléspectateurs du monde entier. Rentré traumatisé de la guerre contre les Japonais – pour laquelle il s’était porté volontaire – Rod Serling renoue avec son amour de jeunesse : l’écriture. Après des années de vache maigres, après avoir écrit des feuilletons radiophoniques parfois publicitaires, il parvient à se hisser au sommet de la gloire et devient réclamé par tous les producteurs télévisuels. Mais le succès n’est qu’éphémère et la gloire demeure un combat de chaque instant dans un monde audiovisuel en évolution permanente. La biographie passionnante d’un des plus illustres pionniers de la télévision américaine…

Parution : 9 octobre 2019 – Éditeur : La boîte à bulles – Prix papier : 24 – Prix numérique : 7,99€ – Pages : 176 – Genre : bande dessinée, biographique

Cette biographie sous forme de roman graphique, dresse le portrait de Rod Sterling, l’un des meilleurs scénaristes de sa génération. Pour autant, l’homme est dépeint sobrement, sans tomber dans l’éloge ostentatoire. L’envers du décor, n’est pas toujours rose, coureur de jupons, les entorses au mariage sont présentent, au même titre que sa lutte contre les sponsors, qui s’arrachent la petite boite noire, les coups en douce des producteurs… L’accent est mis sur l’homme, sur ses inspirations qui viennent tout droit de ses angoisses profondes. Ses doutes, le burn-out qui pointe son nez… On se sent proche de ce grand personnage qui s’est hissé au sommet à force de travail et d’acharnement.
Un point de vue très intéressant sur la vie de cet homme, qui a traversé les générations.

« Certains jours, j’avais vraiment le sentiment que l’humanité courrait à son autodestruction. Dans la quatrième dimension, caché aux yeux de tous, je parvenais à exprimer mes craintes et frustrations les plus profondes. »

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

 

 

 

Parution : 02 septembre 2015 – Kennes Editions – Prix papier :  14,45€ – Pages : 64 – Genre : fantastique, jeunesse, Bande dessinée

Ninn fut découverte tout bébé dans le métro parisien par deux ouvriers effectuant des réparations sur les voies. Aujourd’hui, Ninn a onze ans et le métro est son univers. Elle en connaît le moindre recoin et s’y sent comme chez elle. Mais en dépit de sa joie de vivre, Ninn se pose mille questions. D’où vient-elle? Quels sont ces souvenirs lointains et incompréhensibles qui hantent ses souvenirs, elle qui n’a jamais mis le pied hors de Paris? Pourquoi voit-elle, depuis peu, des essaims de papillons parcourir les galeries, invisibles aux yeux de tous sauf aux siens? Toutes ces questions la taraudent, d’autant qu’une sourde menace la traque sans répit…

Les dessins sont très dynamiques et réalistes, les décors sont soignés et on glisse facilement du réel au fantastique sans aucun problème, les émotions de la jeune héroïne transparaissent et la rendent très attachante.

L’histoire nous plonge dans les bulles et il est impossible de s’en détacher jusqu’à la dernière page.

Cette petite fille, charmante et pleine de vie qui a une passion pour le métro parisien ne laisse pas indifférente. On glisse au fil des pages vers le fantastique, avec en final une ouverture sur un monde imaginaire.

Une formidable quête de soi qui va révéler à notre héroïne ses origines et sa véritable nature…

Portée par des dessins dynamisme et une narration captivante, ce premier tome de Ninn est une BD jeunesse prometteuse et intrigante…

A la fin de la BD, on a la surprise de trouver le cahier graphique. On voit l’évolution du travail sur les planches avec quelques explications.

Le  métro parisien regorge de charme et de voies fantômes et cela n’ajoute qu’un plus à son mystère…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition grâce à NetGalley. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Après des études d’anglais et un passage dans l’enseignement, il se consacre au scénario. Il a également publié « Victor et Anaïs : Un duo contre tria » avec Matthieu Bonhomme aux éditions Carabas en 2002. Fasciné par le métro parisien, il imagine un récit fantastique dans ce décor insolite et crée, avec Johan Pilet au dessin, l’histoire de « Ninn » (2015), une héroïne en quête d’identité.

Il débute son parcours professionnel dans le design automobile. Diplômé en esthétique industrielle, il décide néanmoins de reprendre le chemin des bancs d’école pour se consacrer à son premier amour : la bande dessinée. En 2003, fraîchement sorti (à nouveau) des études, il rencontre Batem, dessinateur du Marsupilami, qui lui propose de rejoindre l’atelier liégeois qu’il partage avec Stéphane Colman, Olivier Saives et Fabrizio Borrini. En 2004, il fait ses premières armes dans le journal « Spirou » où il illustrera plusieurs histoires courtes et créera, sous le pseudonyme Nãn le personnage Monkey. En parallèle, il colorise la série Karma, illustrée par Fabrizio Borrini et scénarisée par Jean-Louis Janssens (trois tomes parus aux éditions Dupuis). En 2010, il s’associe au scénariste Jean-Michel Darlot, issu également du journal « Spirou », et publie son premier album : « Barzoon Circus – Le Jour de la citrouille » édité chez Glénat sous le label Treize Étrange. En juin 2011, toujours chez Treize Étrange, il publie le premier tome de la série « Caktus », western loufoque scénarisé par Nicolas Pothier, suivi en mai 2012 par un second opus. Toujours avec Nicolas Pothier au scénario, Johan Pilet reprend le dessin de la série pirate « Ratafia », dont le 6e tome paraîtra en mars 2013 chez Treize Étrange.

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Parution : 13 septembre 2019 – Éditions : Le Lombard – Prix papier :  14,45€ – Pages : 64 – Genre : polar

Avec ce premier tome d’une nouvelle série de BD, un bon polar/thriller, « Purple Heart » : le sauveur, nous faisons la connaissance de Josuah Flanagan, ancien soldat, décoré de la « Purple Heart », pendant la Seconde Guerre mondiale. Médaille militaire américaine, décernée au nom du président des États-Unis, accordée aux soldats blessés ou tués.

On le retrouve 6 ans après la guerre, dans le New York des années 50. Il est devenu enquêteur pour le cabinet d’avocat de Layton, son ancien commandant au front.

Malgré un scénario basique, l’ambiance des années 50 est très bien rendue et palpable, notamment dans les planches avec un trait de crayon fin, maîtrisé et réaliste, avec le jeu des ombres et des lumières rendant le tout très réaliste et visuel. Un héros sombre, torturé, homme à femmes, collant parfaitement à l’intrigue et au genre de cette BD.

On sent bien que c’est un premier tome, l’intrigue se pose, je trouve malgré tout qu’elle manque d’action. J’espère que cela sera le cas dans le second tome, que je ne manquerais pas de lire.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition grâce à BePolar. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

À l’instar de ses frères Marc-Renier et Roland, Eric Warnauts se destine très jeune à la bande dessinée. Il fait honneur à la fratrie en publiant son premier album, « Passion Vinyle », chez Futuropolis. Deux albums indépendants plus tard, il fait une rencontre qui va changer sa vie artistique, celle de Guy Raives, pour qui il écrit deux tomes de « Paris Perdu ». Mais c’est à l’occasion de leur passage dans le mensuel (À Suivre) des Éditions Casterman que leur collaboration prend réellement forme : tous deux scénarisent, puis dessinent à quatre mains un nombre impressionnant de one-shots, inscrivant leurs récits dans des lieux, acteurs à part entière, et des époques dont ils cherchent à restituer l’atmosphère. Il arrive toutefois à Eric Warnauts de faire quelques infidélités à son compère, notamment pour écrire pour son frère Marc-Rénier. Trente ans après ses débuts, Warnauts peut revendiquer une belle carrière, riche et éclectique, avec la collaboration pour fil rouge.

Guy Servais, dit Raives, est un homme fidèle, pour dire le moins ! C’est au cours de ses études, à l’Académie des Beaux-Arts à Liège, qu’il fait la connaissance d’Eric Warnauts. Ce dernier va devenir son scénariste attitré, et même un peu plus que cela, puisque les deux amis développent une technique de réalisation qui ne peut exister qu’au sein d’un duo parfaitement rodé : le scénario écrit, ils dessinent les planches à quatre mains, puis Raives les colorise. Transcendant l’idéal de collaboration artistique, ils publient rapidement dans le magazine « (A Suivre) » édité par Casterman. S’ensuivent un grand nombre d’albums, dont « Intermezzo », « Fleurs d’Ebènes », « Liberty »… qui ont pour dénominateur commun de mêler passion amoureuse et époques distinctes de l’Histoire. De la Belgique des charbonnages à l’Amérique d’Obama en passant par les Antilles françaises, les deux auteurs nous font voyager, tout en explorant les facettes du mythe amoureux. Il n’est pas indu de parler d’une approche littéraire en considérant l’oeuvre colossale de ce duo à l’histoire aussi belle que leurs scénarios. Raives a donné des couleurs inimitables à ces créations bicéphales qui rejoignent aujourd’hui les griffes de la collection Signé.