Parution : 23 mai 2019 – French Pulp éditionsPrix papier :  16€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 272 – Genre : polar

J’ai eu le plaisir de remporter le concours organisé par Les cibles d’une lectrice « à visée ». Un concours quelque peu différent, puisqu’elle proposait de chroniquer à sa place, un livre envoyé par la French Pulp. J’ai trouvé le principe excellent et me voilà donc à vous livrer mon avis sur les aventures de Nestor Burma, sous la plume de Jacques Saussey.

Léo Mallet, père de Nestor Burma, lui a consacré plus de vingt épisodes et sous la houlette des éditions French Pulp, de grandes plume s’essaient à l’exercice, en remettant au goût du jour ce personnage atypique.
Jacques Saussey, signe le troisième épisode de ce nouveau Nestor Burma,  moderne et ancré dans son temps… Enfin, il n’est pas très à l’aise, mais il a un téléphone portable et utilise internet…

L’auteur, se sert de son premier métier pour la trame de cette enquête, la joaillerie est un domaine qu’il connait très bien et cela se sent dans la construction de l’intrigue et la fluidité du récit. Il nous immerge dans cet univers luxueux aux côtés d’un Nestor Burma qui mène l’enquête pour tenter de démêler les fils tortueux d’un cambriolage de hauts vols et de plusieurs meurtres sordides… Il redonne vie à ce personnage avec des propos ironiques, bourrés de sarcasmes à l’égard des riches, des profiteurs et de la société dans son ensemble. 

Dans cette enquête, Nestor Burma, plonge dans le Paris sordide, le Paris déshumanisé, le Paris jalonné de SDF, d’immigrés qui survivent dans l’indifférence générale.

Je n’ai jamais lu les œuvres de Léo Mallet, mais je me souviens très bien de la série, avec Guy Marchand incarnant ce que l’on peut considérer comme le premier détective privé de la littérature policière française.

J’ai trouvé le clin d’œil de l’auteur à son pote Fabrice Pichon, alias Verlaine, très touchant. Un hommage qui aurait certainement fait sourire cet auteur parti trop tôt…

Ce livre a été lu grâce à Les cibles d’une lectrice « à visée », que je remercie, ainsi que la maison d’édition French Pulp pour l’envoie du livre.

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Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007). « La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs. Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société. Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 1995 et un par équipe en 1992.

 

 

 

Parution : 15 novembre 2018 – French Pulp éditionsPrix papier :  15€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 240 – Genre : polar, policier, humour

De l’humour, en veux-tu en voilà, un superbe sens de la répartie, qui donne un sacré peps à la lecture et l’intrigue. L’intrigue qui, malgré ces meurtres glauques, garde une fraîcheur sans pareil, grâce au personnage déjanté qu’est Requiem.

L’intrigue est déjantée et farfelue, Requiem, prêtre exorciste et agent secret travaillant pour l’Église, doit résoudre plusieurs meurtres de SDF, la mise en scènes emprunte à la fois à la religion et aux chansons de Johnny Hallyday.

L’auteur, révèle avec parcimonie les éléments permettant de comprendre le sens de son intrigue, mais sans jamais que le lecteur ne s’ennuie. Requiem est à la fois enquêteur et narrateur, multiplie les clins d’œil à ses lectrices, ce qui est vraiment complètement barge, mais donne une touche marrante à la lecture, tout en créant une complicité entre le lecteur et l’auteur.

L’auteur ne se contente pas de nous entraîner dans un polar ordinaire, son livre est aussi un message sur le sort des SDF, la place de ceux qui les aident, notamment en nous parlant de l’association Magdalena créée par un prêtre en 1998, qui consacre son œuvre aux parias de la société.

J’ai été très touchée par les mots de Requiem, notamment sur le regard que l’on porte sur les SDF, « en ne pensant à eux qu’en hiver, alors qu’en été cela est tout aussi dévastateur »…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et avec le concours de NetGalley. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

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Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie. C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

       

 

 

 

Parution : 12 septembre 2019 – Editions TaurnadaPrix papier :  12,99€ – Prix numérique : 7,49€ – Pages : 409 – Genre : polar, thriller

Dès les premières pages, on sait dans quoi, on embraque !

Avec Lésions intimes, Christophe Royer, propose un premier thriller, qui ne fait pas dans la dentelle… Avec des sujets qui touchent, qui révoltent, qui mettent surtout l’accent sur toute la perversion de certains êtres humains… Un premier thriller qui avait tout pour me plaire, puisque les premières pages, sont une mise en bouche bien glauque et dégueu… Comme j’aime… Mais… Il y a un, mais… Je ressors assez mitigée… Et cela me désole, car c’est un bon livre, mais il m’a maqué certaines choses, pour ce que cela soit une très bonne lecture.

Le prologue, « Mise en bouche », nous plonge directement dans l’action, sans fioritures et sans filets, on s’en prend plein la tronche et j’avoue que je suis assez friande de ce genre de début. Et je suis certaine que la petite pilule bleue sera dorénavant associée à l’image du couperet tombe sec…

Ensuite, l’enquête démarre et là, je dois dire que je me suis un peu ennuyée… J’ai du mal à décrire mon sentiment, mais c’est comme si j’étais sur des montagnes russes. Dans un même chapitre l’auteur donne trop de détails, mettant largement le lecteur sur la voie, ne me permettant pas de me triturer les méninges et en même temps, il réussit à m’embarquer dans son univers glauque avec la prostitution, le sexe dans toute sa perversion, enfin je devrais dire l’être humain dans toute sa perversion et l’horreur que cela peut être. Car nous ne sommes plus dans de la fiction ! Il y a un réel travail de recherche.

Comme si l’auteur avait du mal à imbriquer son intrigue, sa trame à toutes les recherches qu’il avait faites. Il y a un côté froid, distancé et un côté psychologique, avec lequel l’auteur est moins à l’aise. Même si le dédoublement psychologique peut s’expliquer, il arrive trop vite et surtout comme un cheveu sur la soupe… On ne comprend qu’à la toute fin comment il arrive… Alors même que l’on comprend très vite ce qui se passe, puisque l’auteur dévoile vite ses cartes. Volontairement ou maladroitement, je ne peux dire… Toujours est-il que cela gâche un peu l’immersion totale dans la lecture.

Rapidement, la fliquette a une intuition, qui se révèle être la bonne. C’est servi sur un plateau, alors qu’il aurait fallu que l’auteur laisse le lecteur ramer un peu… Ce qui rend les choses trop simples et fait retomber l’intérêt, alors même que le choix de l’intrigue était intéressant.

Malgré cet aspect négatif, l’auteur a la plume faite pour les descriptions sombres et glauques et ce sont les parties que j’ai le plus apprécié, puisqu’il dénonce certaines choses bien réelles, avec une organisation secrète « Gorgona » qui surfe sur toutes les déviances sexuelles et permet à ses membres de les assouvir… L’auteur ne nous épargne aucun détail, aucune vulgarité et c’est franchement bon !

Il y a comme une retenue, comme si Christophe Royer, ne s’était pas complètement lâché. Comme s’il n’avait pas osé… Comme s’il voulait frapper un grand coup, mais au lieu de mettre des gants de boxe, il avait mis des moufles… Ne faites pas dans la demi-mesure… Lâchez-vous monsieur l’auteur ! Et n’hésitez pas à proposer des lectures différentes… Qui ne laisseront pas indifférentes.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Né en 1971 au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie Projet Sapience mêlant aventure et réflexion humaine. Aujourd’hui, avec Lésions intimes, il se tourne vers le thriller.

Parution : 7 juin 2019 – Editions Lajouanie –  Prix papier : 18,00€ – Prix numérique : 4,99€ – Pages : 196 – Genre : polar, thriller

No Probemo, le leitmotiv de José, bien connu de la police, avec plusieurs passages en prison, embarque Romuald, ancien délinquant à ses heures, mais souvent stone, dans un cambriolage pas comme les autres… Enfin, un cambriolage, qui cache un désir de vengeance…

Un auteur à succès, qui cacherait un véritable trésor chez lui, un cambriolage facile, sans problème d’après José… Ce que ne dit pas à son pote, c’est qu’il connaît bien la maison secondaire où ils vont se rendre… En effet, ses parents ont travaillé pour cet auteur, homme sans respect pour eux, dont le plaisir était d’humilier José, alors gamin et ses parents…

C’est bien connu, les plans les mieux rodés tombent parfois à l’eau, alors imaginez, lorsqu’il n’y en a pas vraiment… No problemo… Jusqu’à ce que la malchance décide d’être de la partie et la situation va déraper et devenir incontrôlable…

L’auteur met l’accent sur le comportement que l’on peut avoir face aux situations non prévues et c’est assez jouissif.

J’ai trouvé ça assez drôle, car l’auteur arrive presque à rendre sympathiques ses deux super-héros et leur air dépité est très bien décrit. Les personnages ne sont jamais ce qu’ils paraissent être, ils peuvent être aussi sombres que gentils, et c’est ce qui rend cette intrigue très intéressante. Les choses ne sont jamais tranchées, soit noires soit blanches, mais peines de nuances de gris…

Une lecture avec laquelle on ne s’ennuie pas, qui se transforme peu à peu en roman beaucoup plus sombre qu’il n’y paraît, rythmée et sans temps mort, portée par une plume sans fioritures.

Ce livre a été lu, en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Féru de littérature, passionné d’histoire et fin connaisseur du monde animal, l’auteur travaille dans la police depuis une trentaine d’années. Il est actuellement commandant dans la Police Nationale.

Cette expérience professionnelle lui a permis de rencontrer des gens venus d’horizons très divers, souvent issus de communautés peu connues du grand public. Il souhaite au travers de l’écriture faire partager aux lecteurs ce vécu passionnant.

 

 

 

Parution : 11 avril 2019 – French Pulp éditionsPrix papier :  18€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 240 – Genre : roman historique, témoignage, nazisme

Je suis ressortie complètement vidée par cette lecture et révoltée.

Un livre troublant, comme la chanson de Ferrat, qui malgré les années qui passent, demeure un hymne à la mémoire.

L’horreur des camps y est criante de vérité au point que je n’ai pu retenir mes larmes. Un livre à mettre entre toutes les mains, pour ne jamais oublier, surtout en ces périodes où il suffit de peu pour que l’être humain rebascule dans l’horreur.

Gunther a 99 ans et partage ce qu’il a vécu il y a 80 ans. Il ne doit sa vie sauve qu’a la pointe de son fusain, en dessinant les horreurs qu’il côtoie. Il a connu la construction et la libération, du camps  de Ravensbrück, le plus grand camps d’extermination de femmes du IIIème Reich.

A aucun moment on ne pense que c’est une fiction, tellement l’auteur a donné vie à l’horreur.C’est poignant, dur, horrible, mais nécessaire.

Un témoignage-fiction d’une grande intensité, bouleversant, révoltant…

Ce livre a été sorti de ma PAL

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Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie. C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

 

Parution : 21 février 2019 – Editeur : Robert Laffont – Collection : La bête noirePrix papier :  21€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 400 – Genre : thriller-psychologique

D’une manière générale, on a toujours l’enquête, les flics, les tueurs… Mais là, on se retrouve avec une avocate qui se voit confier sa première affaire de meurtre.

Sans pour autant découvrir les rouages juridiques, l’auteure s’attache à mettre en parallèle deux vies, deux femmes que tout semble opposer. Les personnages sont loin d’être ce qu’ils paraissent être et c’est assez intéressant.

Même si la vie de cette avocate, Alison, semble idyllique, on a l’impression que rien ne la rend heureuse… Elle noie ses soirées dans l’alcool, alors qu’elle a un mari, psychologue, adorable et une petite fille très mignonne… Oui, mais voilà, c’est comme dans la vie réelle… C’est ce que l’on veut bien nous faire croire. Une vie lisse et sans histoire.

Madeleine, la meurtrière a assassiné son mari d’une quinzaine de coups de couteau, après avoir vécu l’enfer…

Une lecture en demi-teinte, car le personnage d’Alison m’a exaspéré et j’ai eu du mal à entrer dans cette intrigue, même si le début met du mal à se mettre en place et semble partir dans tous les sens, peu à peu le récit se densifie, surtout lorsque l’aspect psychologique prend le pas en s’installant de manière latente, quasi sournoise.

Les derniers chapitres sont très bien construits et c’est ce qui permet de redresser la barre et à l’intrigue de prendre de l’ampleur.

L’ambiguïté des personnages est le point central du récit et certains vont se révéler sous leur vrai jour et c’est de cette manière que l’auteure aborde le sujet des violences faites aux femmes, en mettant en avant l’aspect psychologique, les manipulations…

Une lecture en dents de scie, mais l’auteure a réussi à maintenir l’intérêt avec l’évolution qu’elle donne à ses personnages en révélant leur nature profonde.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Diplômée du Corpus Christi College de l’Université d’Oxford, elle a poursuivi ses études de droit à City University. Avocate pénaliste à Londres pendant dix ans, elle a quitté le Barreau après la naissance de ses enfants. Elle a obtenu un M.A. en écriture créative à l’Université d’East Anglia.