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Hunger Games – Tome 1 de Suzanne Collins

Parution : 1er octobre 2001 – Edition poche : 9,90€ – Edition Pocket Jeunesse : 18,15€ – Pages : 400 – Genre : dystopie

J’avais envie de vous parler de certaines de mes anciennes lectures, alors je réédite certains de mes premiers retours lecture. Même si ceux-ci sont moins élaborés et que je préfère mes retours actuels.

Cela fait des mois que j’en entends parler sans pour autant sauter le pas.  Et puis, j’ai pu voir le film. Plus par curiosité qu’autre chose parce qu’ à force d’en avoir entendu parler, j’ai eu envie de me faire mon propre avis.

La société décrite dans Hunger Games est mythologique par essence mais pourrait apparaître comme l’avatar ultime d’une société contemporaine ayant décidé d’avoir une paix éternelle en dévorant ses propres enfants. La terreur joyeuse et festive comme mode de gouvernement, voilà ce que propose Panem, ce pays mythique, à travers les décisions des cadres dirigeants du Capitole.

Sur la base de thématiques très actuelle comme la télé-réalité, Hunger Games chaque district se doit d’offrir en souvenir de sa défaite, 2 tributs qui s’engageront dans un combat à mort où il ne pourra en rester qu’un ! Ces jeunes gens jetés en pâture aux habitants du Capitole, cité victorieuse et vivant dans l’opulence, n’ont qu’à compter sur eux-mêmes pour éliminer ceux qui sont pourtant leurs égaux…

Le gros plus par rapport au film, c’est que l’on est dans la tête de Katniss, on connait toutes ses pensées, ce qui a été dur à transcrire en film j’en suis consciente !

Le livre est écris au temps du présent, et non du passé mais après un petit temps d’adaptation ce n’est pas du tout gênant.

Suzanne Collins ne laisse que très peu de temps pour se remettre de nos  émotions, il y a constamment de l’action – avec quelques baisses de régimes, quand même. Même si je savais ce qu’il se passerait, j’étais prise dans l’action et le suspense des Hunger Games, dans une arène truffée de pièges, où Katniss ne peut se fier à rien ni personne, où la « nature » est aussi contrôlée par la société. Le côté stratégique m’a beaucoup plu : chaque tribut ayant sa propre stratégie, j’ai trouvé intéressant d’avoir un aperçu de l’évolution et de la survie de quelques uns.

À noter : Quand vous commencerez à lire, assurez-vous d’avoir au moins quelques heures devant vous car il vous sera difficile de passer à autre chose sans connaître la fin. (Assurez-vous aussi d’avoir les prochains tomes à proximité)

En bref : Lecture très addictive !!!

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DUALED de Elsie Chapman

Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Alter ego, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi.

West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son Alt. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir… son double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire.

Frénétique et imprévisible, le premier roman d’Elsie Chapman est un thriller qui vous prend à la gorge, une chevauchée infernale de la première à la dernière page.

Mon avis

L’histoire est originale : une société où chaque enfant à un jumeau (né de Parents différents) qu’il doit tuer pour mériter sa place dans la société..
Cette cité repliée sur elle-même et anticipant une éventuelle attaque d’un extérieur en guerre, m’a plutôt plu. L’idée est bien trouvée, avec de solides bases, mais pas assez développée. On apprend au fur et à mesure des indications sur ce monde Elsie Chapman ne s’y attarde pas en détail. Une fois l’action en place, le rythme s’accélère jusqu’à enfin réussir à nous tenir en haleine.

Je suis assez mitigé quand à mon ressenti au final ! D’un côté le rythme en fait un bon livre qui tient en haleine jusqu’au dénouement final et d’un autre côté je suis déçue car certains aspects ne sont pas assez exploités ! Le personnage principal est souvent contradictoire, hésitante, elle fait des choix que j’ai eu du mal à comprendre. Mais que j’ai tenté au fur et à mesure du déroulé d’analyser : je n’ai pas su dire si cela était de la peur, une fuite en avant ou de la peine !?

En bref, je suis tiraillé, car c’est un livre frénétique, avec un rythme effréné qui fait que l’on ne s’ennuie pas, mais on se pose pas mal de question!

J’ai cru comprendre qu’un deuxième tome suivait ? Je ne comprends pas pourquoi, car pour moi l’histoire finie comme cela est prévisible au long de la lecture.

Je n’arrive pas à imaginer une suite au vu de la fin. C’est un bon livre, que je vous recommande malgré les manques d’indications. Vous passerez un bon moment. Je suis curieuse de voir comment l’auteur envisage son 2ème tome.

Effacée de Teri Terry

Je remercie les éditions La Martinière Jeunesse, ainsi que Megworld que vous pouvez trouver ici http://megworld.over-blog.com/

QUATRIEME DE COUVERTURE :

2054. Les criminels de moins de 16 ans sont  hospitalisés, leur mémoire effacée, leur agressivité gommée et leur béatitude  renforcée. Ils doivent repartir de zéro, contrôlés par un appareil greffé sur  leur bras.

Kyla, 16 ans, a ainsi été «réinitialisée» et doit tout  réapprendre sous le contrôle sévère de ses nouveaux parents adoptifs. Malgré son  effacement, elle fait d’étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu’elle  ne devrait plus avoir. Comme si son passé s’obstinait à remonter à la  surface…  Contrairement à la plupart des Effacés, Kyla est moins encline à
l’obéissance, semble être capable de supporter des situations violentes et  lorsque des lycéens commencent à disparaître, elle s’interroge…  Avec l’aide  de Ben, effacé, lui aussi, elle décide de tenter de comprendre mais cela s’avère plus difficile que prévu. Et Kyla n’est pas certaine de vouloir assumer ce passé  qu’elle sent progressivement revenir à elle…

MON AVIS :

L’auteur plante le décor avec soin, un univers où la science du cerveau a pris le pouvoir et où le gouvernement contrôle les individus. Mais si l’atmosphère générale est pesante, on est pas si loin de la vie d’aujourd’hui ce qui donne une dimension réaliste au récit. Les questions que se posent Kyla sont intéressantes et tournent autour du  « peut-on vivre sans passé ? », « Comment construire une vie d’adulte  si l’enfance est oubliée ?  » « Est-ce uniquement notre conscience qui dirige notre existence ?  » « Nos émotions peuvent-elles nous apprendre quelque chose sur nous même ? « 

L’histoire ne s’écoule pas sur un rythme effréné, au contraire c’est plutôt lent, mais cela ne veut pas dire non plus qu’on s’ennuie. On apprend un tas de petites choses, on savoure l’ambiance assez glauque, on se pose beaucoup de questions et on se surprend à attendre la suite avec impatience pour grappiller davantage d’informations.  Il n’y a pas tellement de rebondissements en soit, mais plutôt des découvertes qui s’égrainent petit à petit et qu’on a le temps d’assimiler car elles se fondent dans l’histoire et on parvient à les appréhender sans peine.

Vers la fin, l’histoire s’emballe un peu et augure d’un tome 2 plus dans l’action maintenant que les choses sont plus claires dans l’esprit de l’héroïne.

Une dystopie intéressante car tous les personnages sont troubles et comme emprisonnés par la société, ses règles et ses non-dits. Comme indiqué, il s’agit d’un premier tome car la fin est tout à la fois ouverte et déconcertante.

L’auteur, avec subtilité, nous amène  à nous interroger sur notre propre morale, notre positionnement en tant qu’individu dans la société.

Le tome 2 est sorti en septembre 2013 aux Etats-Unis, nous l’aurons surement fin 2014, le mien est déjà sur ma liste à commander 😉