Archives du mot-clé ABC 2018 spécial auto-édition

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – L’imagerie de Adrien Lioure

Parution : 11 avril 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 2,49€Prix Papier : 9,00€ –    248 PagesGenre : Littérature jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Lors des sélections, je n’avais pas accroché au résumé, non seulement la couverture ne me plaisait pas, ( désolée mais ce jaune…) mais en plus la quatrième de couverture avec son côté métaphysique, métaphorique, ne m’attirait pas du tout…

Prix oblige, je me suis lancée dans l’inconnu… Et là ! Stupeur et damnation ! Mais quelle petite pépite que nous a pondu l’auteur !

S’il y a bien un livre qui trompe son monde c’est « l’imagerie » ! Remarque un éléphant ça trompe énormément… Elle était facile !

C’est un livre complètement atypique, qui sort des sentiers battus et dont l’auteur a construit l’univers avec minutie et beaucoup de réflexion.

Un roman comme j’en ai rarement lu !

Avec une plume subtile, légère, sans fioriture, l’auteur nous embarque dans un univers où les sensations sont personnifiées. La douleur, le sommeil…

L’imagerie, est un lieu étrange, peuplé d’illusions, de grooms pilotant des ascenseurs… De scientifiques qui s’illuminent… Vous l’aurez compris, un endroit qui fascine et ne laisse pas indifférent.

Quel idée de génie que de personnifier nos sentiments, nos sensations, surtout notre souffrance. Cette souffrance dépeinte comme utile et nécessaire. Sans aucune connotation négative. Elle est là pour protéger ceux qui sont dans son secteur.

Vous voyez le truc, les zones peuplées d’êtres humains sont découpées en secteur et chaque secteur est affecté à une souffrance, à un sommeil… A une faucheuse…

Le fait de personnifier nos ressentis, permet de les aborder différemment, mais surtout nous fait prendre conscience qu’il faut prendre du recul et se poser certaines questions. Le lecteur tout en se divertissant, fait une introspection parfois salvatrice, puisque les sentiments sont abordés de manière positive, parfois destructrice.

L’alternance des points de vues, permet à chaque protagoniste de s’exprimer mais surtout donne un rythme dense au récit et permet au lecteur de se sentir en osmose avec eux !

Dolorius, Soméphine, sont tellement proches de nous qu’ils sont palpables…

Pour décrire son univers, l’auteur ne nous noie pas dans un amoncellement de mots compliqués, bien au contraire, les mots sont recherchés, précis, doublés d’une plume agréable, facile à lire et très visuelle, ancrée dans notre monde contemporain, ce qui en fait certainement un livre unique dans son genre.

Malgré quelques problèmes de ponctuation, qui peuvent parfois irriter les yeux… L’univers prend forme d’une facilité déconcertante et avec logique. Tout coule de source et c’est tellement cohérent que je ne me suis jamais sentie perdue, malgré la foule de détail et de descriptions aussi bizarres les unes que les autres…

Sous couvert de science fiction, parsemé d’humour et d’aventure, c’est une réflexion sur la mort, sur le deuil, d’un réalisme rare.

Plus d’infos sur l’auteur : 

– twitter : https://twitter.com/AdrienLioure
– facebook : https://www.facebook.com/imagerieleroman/

Jeune auteur de 24 ans, diplômé d’une école de commerce. Il découvre au fil de ses différents stages en production cinématographique son intérêt pour l’écriture, scénaristique tout d’abord. Il se lance dans un premier roman en 2012 intitulé Ennoïa, la grande ellipse.
Mais ce n’est que début 2016 qu’il dévoile au fur et à mesure ses travaux d’écriture sur Internet, et ce après avoir achevé son deuxième roman : L’Imagerie. Ce récit de science-fiction gagne alors le prix coup de cœur d’un concours organisé par une communauté francophone sur Wattpad. C’est ainsi qu’il rencontre et fait face à plusieurs centaines de bêta-lecteurs numériques. Leurs conseils et commentaires lui donnent l’envie d’aller plus loin et de se lancer dans l’autoédition.

Publicités

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Fabuleux Nectar de Vincent Portugal

Parution : 1er juillet 2017 – Auto-édité –   Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 9,90€ 158 PagesGenre : fantastique-Jeunesse

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Fabuleux Nectar est un mélange des genres qui oscille entre magie, poésie et légendes.

Un célèbre alchimiste, Misha, et une princesse captive, Séléna, qui n’a que sa ruse et son intelligence pour améliorer sa situation… Ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

Ne vous fiez pas aux apparences !

Malgré une couverture enfantine, ce livre recèle beaucoup plus de profondeur qu’il n’y parait. Sous ses aires de livre jeunesse, qu’un gamin de 8/10 peut lire sans soucis mais dont les parents découvriront la profondeur.

Certaines lectures sont plus complexes qu’elles ne paraissent. A travers un récit emprunt de magie, avec des sirènes, des potions et tout ce qui va avec, l’auteur livre ici une intrigue politique avec toutes les manigances qui vont avec, tout en gardant une plume fluide qui va osciller entre enjeux politiques et économiques autant pour Séléna, qui veut préserver la liberté de son peuple, que pour le roi qui veut assoir son autorité.

Une lecture plaisir, qu’on lit avec intérêt, sans s’ennuyer, pourtant il n’y a pas d’action à proprement parlé, puisque l’auteur nous entraine dans une suite de description, d’évènements,  mais le tout est tellement bien ficelé que c’est un vrai plaisir à lire.

Quand on sait qu’en plus, Fabuleux Nectar est le spin off de la saga « le souffle des Dieux », on se plait à se dire que la suite vaut peut-être le détour…

 

 

La chambre de lactation de Frédéric Soulier

Parution : 17 mars 2018 – Auto-édité – Prix Numérique : 0,99€Prix Papier : 5,26€125 PagesGenre : Thriller-horrifique-gore

 

Ne vous attendez pas à lire un thriller tout gentil ! Non !

Avec la chambre de lactation, l’auteur nous entraine dans ce qu’il y a de plus sordide chez l’être humain… Enfin chez la femme… Eh bien, oui ! Pour une fois que c’est une femme qui se trouve au cœur de l’intrigue, enfin surtout au cœur d’un thriller-horrifique et que c’est la femme qui est le monstre… C’est assez original, déstabilisant, pour le souligner !

En même temps, quand deux p’tits cons décident de cambrioler une brave dame… Ils ne méritent que ça… Même si au départ c’est exactement la réflexion qu’on se fait, on va vite déchanter… Et même parfois, on va les plaindre… Juste un peu…

On est dans un huis clos où certaines scènes sont à la limite du tolérable, mais d’autres m’ont faites rires ! Je dois avoir un côté sadique quelque part…

Un huis clos où l’horreur est poussée à son paroxysme. Des descriptions ignobles, dégoutantes, parfois à vomir, mais je me suis laissée emportée par cette plume visuelle, ciselée d’une rare qualité littéraire ! Oui ce n’est pas parce que l’auteur livre un thriller-horrifique qu’il tombe dans un langage facile. C’est de la littérature ma bonne dame ! Une plume d’une qualité irréprochable, parsemée de mots familiers, utilisés par nos deux p’tits cons…Mais une plume recherchée avec un langage soutenu.

Une personne peut en cacher une autre… Et c’est bien ce que l’auteur met en exergue… Avec un postulat de départ assez classique, il va balayer les travers de l’être humain et le lecteur devient un spectateur qui va aussi bien se réjouir, que s’offusquer… J’ai adoré cette folie qui monte crescendo, sans temps morts où l’auteur adapte le rythme de sa plume au rythme de cette violence.

Bien sûr c’est crasseux, immonde, mais on est pas dans le monde des bisounours… La réalité est sous-jacente et c’est tout l’art de la plume de l’auteur de rendre palpable cette réalité qui se cache sous les plus beaux atours… La bête qui sommeille en chacun de nous, mais que certaines personnes laissent s’exprimer…

Dès le départ, vous êtes prévenus : « Cette novella est destinée à un public très averti et à des adultes consentants »… Donc, n’y allez pas si votre cœur n’est pas bien accroché, car l’auteur va vous remuer les tripes dans tous les sens du terme. On est au bord de l’abject et toutes les horreurs sont concentrées en ces quelques pages.

Il y a un peu de « Misery » dans ce livre, mais en beaucoup plus glauque, avec des scènes crues où tous les travers de l’être humain semblent s’être déversés.

C’est pervers à souhait, parsemé d’une rare violence, avec un zeste de gore. Le tout vous filera des envies de vomir ou parfois des envies de meurtres, mais surtout une envie de connaître le fin mot de cette histoire. Préparez votre sceau à vomi… Ou alors ne mangez rien, ni avant, ni après… Préparez-vous à sauter dans le vide, dans une lente descente aux enfers.

Enfin et surtout, préparez-vous à détester ce livre que vous allez adorer.

J’ai tour à tour détesté, adoré ! J’ai adoré détesté… J’ai vécu un moment de pur bonheur dans l’horreur la plus totale, dans ce qu’il y a de plus abject. Et j’ai même parfois trouvé les situations cocasses pour en rire avant de me retrouver au bord de la nausée.

C’est tout l’art de l’auteur, il sait aussi bien malmener ses personnages que ses lecteurs, qu’il ne ménage pas et qui contrairement aux protagonistes, en redemandent…

C’est crade, c’est moche, mais tellement jouissif qu’on en veut encore ….

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Le matin des larmes de Bruno Sanna

Parution : 10 avril 2017 – Auto-édité            Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 5,49€206 PagesGenre : Uchronie

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

J’ai vraiment du mal à faire un retour sur cette lecture…

Le Matin des Larmes fait partie des titres que j’ai sélectionné lors de la première étape du Prix. Les 10 premières pages ne m’avaient pas totalement convaincues, alors même que la 4ème de couverture promettait une belle surprise… Et la couverture ne m’emballait pas du tout ! Cette couverture est en totale contradiction avec le genre du récit et peut avoir un effet « repoussoir », ne laissant pas le lecteur s’approprier les choses. Une couverture plus abstraite aurait à mon sens été plus adaptée.

L’auteur tente de mener son intrigue sur plusieurs fronts en tentant de fusionner thriller historique, fantastique et uchronie. 3 genres que j’affectionne particulièrement. Malgré un postulat de départ assez intéressant, l’auteur se perd en route et le lecteur tente de démêler la trame sans y arriver.

Le récit reste plat, alors même que plusieurs rebondissements tentent de se glisser dans l’intrigue, le suspense n’est pas au rendez-vous et ne décolle pas. Je me suis ennuyée du début à la fin sans que mon intérêt ne s’éveille, ni pour l’intrigue ni même pour les personnages que j’ai trouvé apathiques, sans personnalités et à la limite de la caricature.

Quant à la plume, elle est simple, sans fioritures, ce qui peut plaire, mais pour moi elle manque de relief. Pour autant les phrases courtes et simples apportent une certaine fluidité au récit.

L’histoire aurait pu être intéressante, mais l’auteur n’arrive pas à se démarquer de Philip K. Dick et de son magnifique « Le Maitre du Haut Château ».

J’imagine que créer un univers à part entière en partant d’un fait historique n’est pas simple, mais j’ai vraiment été déçue, car j’espérais que l’auteur arriverait à rebondir, malheureusement cela n’a pas été le cas…

J’aurais souhaité que l’auteur apporte plus de nervosité, plus d’action. Ce n’est qu’à la toute fin que cela bouge un peu… Mais ça y est c’est fini…

Musicien et membre de la SACEM, il crée dans les années 1990, en compagnie de ses deux frères le groupe 5è Avenue avec lequel il enregistre l’album, « Les baratins du bar atteint ».

Après avoir écrit des chansons, des poèmes et des nouvelles, Bruno Sanna s’est lancé dans l’écriture de son premier roman, « Le matin des larmes » (2017).

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – 11 serpents de Philippe Saimbert

Parution : 17 janvier 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 1,00€Prix Papier : 10,02€254 PagesGenre : Thriller humoristique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

En lice dans la catégorie Imaginaire, 11 serpents t’embraque dans une lecture atypique, cynique aux situations bien loufoques !

11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort. Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir l’auteur avec « le Fossile d’acier », un genre tout à fait différent, dont j’avais apprécié l’intrigue.

Ici, Philippe Saimbert s’attaque à un genre totalement différent et je dois dire que sa plume s’y prête bien. Même si j’ai eu du mal au départ, je ne voyais pas trop où il voulait m’emmener, au fil des pages je me suis prise au jeu.

Une lecture assez comique avec des situations aussi cocasses les unes que les autres. C’est jouissif, cynique mais les situations sont tellement farfelues, que cela en devient hilarant.

L’intrigue est construite comme une BD, c’est très visuel, même en l’absence de planches de dessins, on retrouve cette trame lorsque l’on plonge dans une BD déjantée !

La cousine Abeline, aussi riche qu’originale, propose à ses amis et famille, un jeu où ils devront se montrer drôles et machiavéliques. Et là, les personnages se lâchent et tout les coups bas sont permis pour arriver à leurs fins. Chacun d’entre eux, va user de ce qu’il a de plus machiavélique pour manipuler, faire mal et gagner ses faveurs et elle s’éclate bien, et nous aussi, tellement les situations sont réalistes et tordues.

Même si le début, peut paraitre long à se mettre en place, les stratagèmes sont efficaces, tordus et on en redemande.

Le personnage principal, Philippe est un auteur dont la réussite est assez fluctuante, il dit de lui-même que c’est un « looser ». Il enchaîne les problèmes, subit les humiliations de  ses proches, qui le prennent de haut, lui font bien sentir à quel point ils le trouvent minable, sans talent et sans volonté.

Je l’ai trouvé amusant, surtout dans sa manière de se dépeindre, de se raconter. A travers ses mots, l’auteur nous livre une part de ses pensées, il y a un peu de lui dans ses réflexions sur le monde de l’édition, sur le fait d’être un auteur, sur l’image qu’il dégage… Il y a une part de réalité, aussi dans la manière qu’a sa famille de le percevoir…

C’est un auteur raté, dont les bouquins « ne sont bons qu’à faire du feu de cheminée » qui se raconte de manière détachée et se veut observateur de cette famille, complètement déjantée et de la situation dans laquelle ils se retrouvent tous… Il est observateur plus qu’acteur de cette tragédie humaine qui se déroule sous nous yeux.

Tragédie qui fait ressortir les travers de l’être humain, capable de tout, même du pire, pour arriver à ses fins….

Un fois que l’on passe le premier tiers, on assiste à un feu d’artifice qui va se poursuivre jusqu’au twist final et là, je dis bravo à l’auteur, qui n’a vraiment pas mené ses lecteurs en bateau !

Avec ce final, on oscille entre stupéfaction et ahurissement, car rien ne le laisse présager, pourtant l’intérêt est maintenu tout le long des 200 dernières pages, par un auteur qui ne se contente pas d’une fin bâclée, bien au contraire, il colle un dernier rebondissement histoire de bien clouer le lecteur sur place. 

On va de surprise en surprise, parsemées de rebondissements aussi cocasses et cyniques les uns que les autres, le tout avec une plume travaillée, acide, hilarante et visuelle. 

Même si on peut s’interroger sur cette couverture un brin BD, elle prend tout son sens.

Sous ses airs de Légèreté, c’est un vaudeville, une comédie de mœurs à la Feydeau, qui décrit la médiocrité de ceux capables de toutes les bassesses pour arriver à leurs fins.

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Sublimation de Bastien Pantalé

Parution : 3 décembre 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,99€Prix Papier : 15,99€326 PagesGenre : Polar-Thriller psychologique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore

Je suis toujours contente de pouvoir découvrir un nouvel auteur dans un registre que j’apprécie particulièrement. C’est pour ça que je n’ai pas beaucoup hésité, à sélectionner « Sublimation ».

Malgré une intrigue, qui fait une immersion dans le monde de l’art, l’auteur n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en se démarquant, alors même que les meurtres sont mystérieux et étranges. Les personnages sont trop caricaturaux pour avoir leur propre personnalité et créer leur propre emprunte dans le monde du polar.

Un flic, Bonhoure, comme on en voit beaucoup, tête brûlée, dont la vie privée est quelque peu chaotique, se retrouve parachuté sur cette enquête dont il se passerait bien… Dont les rapports avec sa hiérarchie ne sont pas différents de ce que l’on a déjà pu lire chez d’autres auteurs…

Ceux qui sont sur le terrain, connaissent le boulot, ceux dans les bureaux ne pensent qu’au résultat… Ok c’est certainement vrai… Mais c’est du déjà lu et j’ai eu l’impression de tourner en rond, car l’auteur lui-même tourne en rond avec des réflexions trop personnelles qui transparaissent et dénaturent l’intrigue.

L’auteur prête à son personnage principal ses pensées, notamment sur les attentats ou sur le malaise des français et cela m’a gêné ! Les jugements ou idées personnelles dénaturent le récit ne lui donnant pas plus de profondeur, au contraire, cela ne permet pas de dégager une réflexion propre à ce flic qui aurait pu avoir une personnalité complètement isolée de celle de son auteur.

J’ai été très gênée, horripilée par la répétition successive de l’origine ethnique de tel ou tel personnage. Si le lecteur n’a pas compris que la nana est éthiopienne, c’est qu’il est vraiment aveugle.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a insisté sur ces origines… En tout cas, j’ai vraiment été lassée et parfois frustrée de devoir le lire une énième fois…

Bastien Pantalé, aurait pu tirer son épingle du jeu avec la jolie fliquette spécialisée dans le trafic d’art et relancer son intrigue avec ce duo prometteur, mais la vie privée de Bonhoure prend trop de place, alors qu’elle aurait pu simplement évoquée, au détriment des autres et pour laisser l’enquête prendre son essor. Il y a un manque d’équilibre avec les coéquipiers qui sont pourtant dignes d’intérêt.

L’urgence de retrouver ce meurtrier ne transparaît pas… Au contraire, à travers son flic, même s’il ne légitime pas les meurtres, il les comprend…

Point de suspense, puisque l’on devine vite comment les choses vont évoluer… Ce qui aurait pu être une histoire différente tombe comme un soufflet, d’autant plus que c’est un genre que j’apprécie particulièrement. L’auteur reste dans les clous en proposant une intrigue classique qui ne se démarque pas.

L’aspect, qui aurait pu apporter un plus, l’assaut de ces visions qu’un des personnages subit, malgré une explication scientifique cohérente, n’arrive pas à démarquer l’intrigue et malheureusement la mayonnaise n’a pas pris.

Pour autant, on sent que l’auteur a fait un réel travail de recherche sur l’art, pour rendre l’ensemble crédible et pour les novices, c’est un point qui peut être plaisant. L’aspect scientifique avec la gémellité, qui reste aujourd’hui un mystère encore non exploré, est amorcé de manière intéressante, mais pas assez poussée à mon sens pour que cela accroche vraiment le lecteur….

Auteur fureteur, curieux de tout ce qui pourra le nourrir, Bastien Pantalé revendique sa volonté de s’essayer à divers genres littéraires. Un moyen de trouver, si ce n’est la gloire, son style propre.
Polar, thriller, science-fiction, romance, témoignage, érotisme… une palette qu’il complète au fil de ses explorations.
Itinérant culturel, esprit voyageur, cœur prêt à bondir…
Son credo ? Partager ce qui le compose !

Page Facebook : https://www.facebook.com/B.Pantale
Page Amazon : http://amzn.to/2nOPQDu
Twitter : https://twitter.com/BastienPantale