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Le jøurnal de ma disparitiøn de Camilla Grebe

Parution : 7 mars 2018 – Edition Calmann-LevyCollection : suspense crime – Prix papier : 21,90€ – Prix Numérique : 15,99€ – Pages : 432 – Genre : Polar-Thriller

Un cri sous la glace a été une belle découverte, j’étais donc heureuse de retrouver la plume de l’auteure avec une nouvelle intrigue.

La construction des polars nordiques est quelque peu différente de ceux que nous avons l’habitude de lire, en effet les descriptions sont plus longues, un effet contemplatif, qui peut déplaire et devenir vitre rébarbatif. Pour autant, Camilla Grebe arrive à ne pas tomber dans ce travers et à maintenir une certaine tension tout le long de son roman.

Les deux opus, peuvent se lire indépendamment l’un de l’autre, car malgré la présence de personnages récurrents, d’autres font leur entrée et apportent des éléments nouveaux sur la personnalité de chacun, ce qui est d’ailleurs très intéressant !

Autant « un cri sous la glace » était un très bon thriller-psychologique, ici, l’auteure change de genre et nous propose un polar plus classique avec un bon suspense, une enquête sur deux meurtres, dont l’un remonte à plus de vingt ans… Et une disparition…

Camilla Grebe, se sert des évènements autour des migrants, en plaçant son intrigue dans un petit village suédois où se trouve un refuge, permettant à sa plume de s’attaquer aux préjugés autour de l’arrivée des étrangers, en les désignant de facto comme coupables. Tout devient prétexte pour accuser les migrants des maux qui touchent ce village.

En mettant le doigt sur la xénophobie ambiante qui gangrène nos sociétés, l’auteure transmet un message de tolérance à travers ses personnages.

Du suspense tout au long de cette enquête, oppressant par moment, accentué par cette météo capricieuse, qui nous glace, comme les personnages confrontés aux intempéries. Leur anxiété palpable, se propage facilement grâce à une plume concise, aux descriptions simples sans fioritures. Ce qui est assez déroutant, quand on sait qu’elle peut nous décrire les paysages sur plusieurs paragraphes…

Une enquête rondement menée sur fond de crise sociale qui, tout en fournissant une intrigue de qualité, se cale sur les informations mondiales et la réalité à laquelle nous sommes confrontés.

Malgré toutes ces qualités, j’ai trouvé que l’intrigue était en deçà de celle de « un cri sous la glace », peut-être parce que l’auteure s’est concentrée à fournir un thriller plus classique et beaucoup moins psychologique que le premier.

Pour autant j’ai passé un bon moment et j’ai apprécié découvrir le nouvel opus de Camilla Grebe, dont je ne manquerais pas de lire le prochain.

Je remercie les éditions Calmann-Levy et le site lecteurs,com.

Romancière suédoise. Titulaire d’un master en administration des affaires (MBA) de Handelshögskolan i Stockholm, une école de commerce, elle fonde la maison d’éditions Storyside, spécialisée dans le livre audio. Elle y cumule les fonctions de directrice du marketing et de directrice générale, puis dirige une société de conseil. En 2009, elle écrit, en collaboration avec sa sœur Åsa Träff (1970), psychiatre spécialisée dans les troubles neuropsychiatriques et de l’anxiété, « Ça aurait pu être le paradis » (Någon sorts frid), un roman policier qui se déroule dans le milieu des cliniques psychiatriques. En 2015, elle a publié « Un cri sous la glace » (Älskaren från huvudkontoret), son premier roman en solo. Avant, elle a écrit cinq polars avec sa soeur, et trois autres avec l’un de ses amis, Paul Leander-Engström.

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Toutes blessent le dernière tue de Karine Giebel

Parution : 29 mars 2018 – Editions BelfondPrix broché : 21,90€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 744 – Genre : Thriller-psychologique

Plonger dans un pavé est un vrai plaisir pour moi ! Oui je suis fana de ces pavés qui font peur… Plus le truc est gros (je vous vois venir ! Rien de sexuel…) plus je m’éclate ! Bref, ce n’est donc pas le nombre de page qui me freine… Mais qui dit gros pavé, dit que je suis plus exigeante dans la lecture. Il faut que l’auteur arrive à m’accrocher et surtout ne pas me perdre en route. J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume de l’auteur, avec « Juste une ombre » et sur quelques nouvelles, j’attendais donc beaucoup de cette lecture… Pour autant, c’est en demi-teinte que je termine ce livre.Une lecture qui a mis du temps à se digérer… Une lecture dont le sujet touche, mais une lecture aux parties inégales.

Karine Giebel, nous embarque dans une intrigue touchante, avec sujet principal l’esclavage moderne. Et même si cela semble tout droit sorti de l’imagination de l’auteur, on sait malheureusement que l’horreur existe.

La première partie campe l’intrigue et Tama, personnage principal est décrite avec empathie. Sa vie est un calvaire et ce qu’elle vit est le summum de la noirceur dont l’être humain est capable. Le sujet est grave et touche à la corde sensible du lecteur.

Je me suis même demandée, si ce n’était pas le parti pris de l’auteur… A la sortie du livre, j’ai eu la sensation que plusieurs livres traitaient du sujet… Je venais de lire « dans la cave » de Minette Walters… Peut-être un trop plein d’émotions… Je ne sais pas, mais toujours est-il que dans l’ensemble, je suis passée à côté !

J’ai survolé des passages entiers, car même si les descriptions sont importantes et parfois riches de surprises, j’ai trouvé ici que certaines étaient superflues et l’ennui m’a guetté à plusieurs reprises !

Dans la première partie, l’auteur arrive à jouer avec nos nerfs et quelques passages font repartir l’intrigue, mais entre temps, j’ai réussi à perdre le fil, sans surprise, l’auteur dévoilant trop ses cartes…

Je ne me suis pas sentie embarquée… Plus je tournais les pages et plus je me sentais perdue… Je sais que le sujet est grave, mais pourquoi l’auteur a-t-elle pris le parti de trop en faire ? Pourquoi autant de violence… Une violence gratuite, dans la seconde partie… Avec Gabriel… Même si on sait qu’une victime a du mal à sortir de ce cercle infernal… Mais pourquoi ne pas dénoncer l’esclavage d’une manière plus subtile.

Pourquoi retourner la situation et faire de Tama un personnage aussi naïf ? Je n’ai pas compris, j’ai longtemps cherché la réponse… Et j’ai arrêté de chercher… La romance qui a pointé son nez va supplanter l’intrigue et me vriller les neurones ! Encore une fois, l’auteur m’a perdu… Même si le parallèle entre les deux parties a une raisonnance entre esclavage et amour toxique, cela ne l’a pas fait et l’auteur s’est fourvoyée…

Je n’ai eu aucune surprise avec ce final prévisible…

Une déception et j’en suis la première navrée… J’attendais beaucoup de ce livre, qui pourtant est très dur, sans concession et d’une rare cruauté, mais le tout est balayé par cette déception et cette sensation d’avoir tourné en rond sur plus de 700 pages…

En bref, une lecture que je vais vite oublier…

Je remercie les éditions Belfond pour leur confiance réitérée

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L’appât de Daniel Cole

Parution : 29 mars 2018 – Editeur : Robert Laffont – Collection : La Bête Noire – Prix broché : 21,00€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 496 – Genre : Polar-Thriller

On se retrouve aux côtés d’Emily Baxter, quelques mois après la fin de l’enquête Ragdoll, qui avait anéanti ses certitudes avec une vérité effroyable… Daniel Cole lui fait prendre du galon, puisqu’elle est inspecteur principal… Edmunds, a décidé, pour le bien de sa famille, de retourner à la répression des fraudes… Deux personnages aussi différent l’un que l’autre mais dont la complémentarité en fait un duo de choc ! Emily, une vraie tête dure, qui tente malgré tout de se reconstruire, qui ne fait plus confiance à personne… Et Edmunds qui s’ennuie à mourir dans son job… Le manque de confiance de Baxter, la poussera à demander l’aide d’Edmunds qui, en manque d’adrénaline, l’aidera dans sa nouvelle enquête… Débute alors une course contre la montre avec le Marionnettiste qui se révèle une traque entre Londres et New-York, comme aime les mettre en scène l’auteur.

Après avoir eu le plaisir de découvrir la plume de Daniel Cole dans Ragdoll, j’étais impatiente de lire l’Appât, second volume de la trilogie. L’auteur a toujours cette plume directe que j’apprécie, visuelle et cinématographique, qui se prêterait parfaitement à une série télé… Il nous plonge dès les premières pages dans son intrigue. Il arrive à entrainer le lecteur sur des fausses pistes. Sa plume reste nerveuse, rythmée, avec des détails très visuels qui plaisent et permettent une immersion totale dans la lecture.

Pour autant, il m’a manqué un je ne sais quoi, pour que je le trouve aussi bon que Ragdoll.

L’absence de Wolf, inspecteur charismatique de Ragdoll m’a quelque peu manqué, même si Baxter est mise en avant, elle n’arrive pas à supplanter le personnage charismatique, qui dans Ragdoll m’avait tant intrigué… Pour autant, j’ai apprécié de retrouver Edmunds qui prend plus de place et par son talent d’enquêteur de l’ombre arrive à être plus attachant que Baxter et au potentiel pas assez exploité.

J’ai trouvé que l’auteur ne changeait pas trop de style, on reste dans une intrigue très similaire, à Ragdoll, alors même que les protagonistes mis en avant sont différents.

Même si le dénouement est trop rapide, dans l’ensemble, malgré un avis mitigé, je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, car j’ai eu plaisir à le lire, avec une bonne idée au départ, mais avec moins d’entrain…

Je lirais pourtant avec plaisir le prochain volet de la trilogie car je reste persuadée que l’auteur a une plume très intéressante, avec des personnages qui n’ont pas encore dit leur dernier mot.

Je remercie la collection la Bête Noire pour leur confiance réitérée.

Né en 1984, a été ambulancier dans une vie antérieure. Guidé par un besoin irrépressible de sauver les êtres, il a également été membre actif de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, l’équivalent anglais de notre SPA. Plus récemment il a travaillé pour la Royal National Lifeboat Institution, une association dédiée au sauvetage en mer le long des côtes britanniques. Cet altruisme est-il la manifestation de sa mauvaise conscience quant au nombre de personnes qu’il assassine dans ses écrits ? Il vit sous le soleil de Bournemouth, au Royaume-Uni, et on le rencontre souvent sur la plage.

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La femme à la mort de Samuel Sutra

Parution : 9 juillet 2018 – Éditeur : Flamant Noir – Prix broché :  19,50€ – Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 198 – Genre : Polar

Un hôtel… Une chambre dont la porte est fermée à clef « de l’intérieur », l’unique fenêtre fermés, pas de cheminée… Une touriste russe qui se suicide… L’Ambassade Russe qui fait rapatrier le corps en quatrième vitesse… Comme pour cacher quelque chose… Mais quoi ? Le commissaire Verdier est à 6 mois de la retraite et trop de questions le hantent… Stan, ex-flic et ami vient à la rescousse.

Avec « La femme à la Mort », Samuel Sutra, fait un petit clin d’œil au « Mystère de la chambre jaune » de Gaston Leroux, qu’on ne peut qu’apprécier. Son duo d’enquêteurs atypiques va tout reprendre et décortiquer cette enquête bâclée, dès le départ…

Une équipe de choc menée par un ancien flic, aux méthodes peu orthodoxes.

Malgré une intrigue sombre, l’auteur a réussi à plusieurs reprises à me faire sourire. J’ai apprécié cette plume maîtrisée, emprunte de Légèreté, parfois burlesque. Les dialogues sont par moment jubilatoires, créant un texte unique dans son genre.

Une plume directe qui ne se perd pas en descriptions trop longues, l’auteur ferre son lecteur et l’entraine dans les tréfonds d’une enquête rondement bien menée. Des retournements de situations très bien pensés, sans tomber dans les rebondissements répétitifs qui pourraient alourdir le récit. Le tout est nourri avec une gouaille de titi qui fait penser aux vieux films où l’argot donnait du corps.

C’est le deuxième livre de l’auteur que je découvre et je dois dire que l’auteur sait manier les mots et même si dans «Coupables» sa plume est beaucoup plus sombre, il ose une écriture totalement différente, qui m’a complètement embarquée.

Publié en 2012 aux Éditions Sirius, Flamant noir a eu l’excellente idée de rééditer ce texte, permettant ainsi de redécouvrir un excellent polar avec une très bonne intrigue.

Je remercie les éditions Flamant noir et NetGalley pour cette excellente découverte.

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L’île des absents de Caroline Eriksson

Parution : 7 juin 2018 – Éditeur : Presses de la cité – Prix broché :  19€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 240 – Genre : Thriller-psychologique

Bianca et moi avons des lectures quelques peu différentes, pour autant l’Ile des absents de Caroline Eriksson, semblait être une lecture commune parfaite et nos avis convergent vers quelques points communs… Je vous invite à découvrir l’avis de Bianca ici.

Le résumé de l’éditeur et cette couverture, laissaient présager une disparition quelque peu étrange, un genre que j’affectionne s’il est bien construit… J’ai même pensé que l’intrigue se transformerait en fantastique…

Des fois tu embarque dans un livre pensant aller dans une direction précise, pour en fin de compte te retrouver à l’opposer de ce que tu imaginais…

Au départ, je me suis sentie perdue dans les méandres de cette lecture… J’oscillais, entre déception et soupirs… L’intrigue ne correspondant pas du tout au résumé… Mais l’auteur, dès la résumé, brouille les pistes… Et j’ai finalement été happée par cette lecture, qui m’a bouleversée.

Véritable ascenseur émotionnel, pour peu que l’on soit sensible à la construction narrative de l’auteur, ce thriller psychologique nous fait passer par plusieurs sentiments. Une véritable descente aux enfers, qui va autant remuer Greta, qu’on apprend peu à peu à connaitre, que nous, pourtant simples lecteurs…

Après quelques pages, je pensais qu’elle était schizophrène et je dois dire, que même si j’aime les histoires tordues, j’étais un peu déçue de plonger dans une énième intrigue de ce genre. Mais l’auteur va peu à peu retourner la situation qui prend une ampleur complètement différente et là j’ai plongé dans les méandres de la perversité humaine…

Les relations perverses, la perversion, les relations familiales tordues…. L’impact des choix des parents sur les enfants… En si peu de page, l’auteur aborde des thèmes d’une gravité palpable et qui peuvent faire écho en chacun de nous. Ici la perversion est disséquée pour le plus grand bonheur du lecteur, mais surtout elle est abordée de plusieurs manières.

La perversion dans le couple, mais également la perversion dans le couple parent enfant et pour finir par aborder les non dits et leur impact sur la personnalité en construction d’un enfant…

Greta est malmenée, mais même si elle touche le fond de l’horreur et de la bassesse humaine, elle va peu à peu éclore et l’introspection au fil des lignes… Des pages, va lui permettre de se retrouver… Mais l’image fantasmée n’est jamais bien loin et je dois dire que l’auteur nous perd dans ses pages, puisque le lecteur se demande si c’est la réalité ou si la cerveau de Greta est complètement dérangé…. Ou si elle ne fantasme pas sa vie…

Peu à peu, la trame de l’auteur délivre ses réponses et les vérités apparaissent… Horribles… Inconcevable… Irréelle… Et pourtant… L’auteur soulève de vraies questions humaines et sociétales, avec la place de la femme et les violences…

La violence physique et psychologique est terriblement destructrice dans un couple et le dominant trouve tes failles…. on met des années à s’en remettre avant de s’apercevoir que C’est l’autre le problème…

Oui j’ai aimé même si au départ j’ai été déstabilisée car je ne voyais pas où ça menait ! Et j’imaginais lire une énième intrigue de folie meurtrière et maladie mentale. Mais l’auteur a vraiment fait un beau travail sur l’intrigue.

Pour une premier livre, Caroline Eriksson commence fort ! On est bousculé dans nos convictions… La narration est telle qu’une introspection s’opère et devient nécessaire… On termine cette lecture, qui nous prend dans ses filets pour nous recracher complètement sonné… Bouleversé… Car tout prend sens…

Peu à peu la déception a fait place à une frénésie. Je voulais comprendre… Savoir… Pourquoi ? … Comment ?… Et j’ai terminé par avoir un vrai coup de cœur pour l’histoire, la plume tordue de l’auteur et les révélations finales.

Un thriller scandinave qui change et qui déroute, car différent de ce que l’on a déjà pu découvrir.

Je remercie les éditions Presses de la cité et NetGalley, sans qui cette lecture n’aurait pu se faire dans l’immédiat…

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Sauvez-moi de Jacques EXPERT

Parution : 14 juin 2018 – Sonatine EditionPrix papier : 21€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 400 – Genre : Thriller psychologique

C’est mon premier Expert… Et je ne suis vraiment pas déçue !

J’ai été assez déstabilisée au départ.  en effet, je n’arrivais pas à accrocher à l’intrigue, je trouvais qu’elle mettait du temps à s’installer et j’avais peur de m’ennuyer… Pourtant, l’auteur a réussi à me ferrer et lui et moi on a fait un petit bout de chemin ensemble… Quelques heures, particulièrement rudes.

Rudes, car avec « sauvez-moi » on est dans une intrigue quelque peu différente, puisque les personnages les plus tordues et les plus malsains ne sont pas toujours ceux que l’on pourrait imaginer l’être… Ici c’est l’envers du décor… L’envers de nos persuasions… L’auteur va chambouler vos certitudes dans un monde où d’un côté il y a les méchants et de l’autre les gentils…

Sauf que, même si on sait que la frontière est très mince… Floue… Parfois, l’humanité et la bienveillance ne se trouve pas là où on devrait l’attendre…

La corruption de l’homme… Ou de la femme ne tient pas à grand chose et certaines personnes n’ont pas besoin que le destin les force trop… Enfin… Disons que certaines personnes sont prêtes à tout pour réussir…

Les sentiments du lecteur sont malmenés par cette plume fluide et incisive portant une intrigue bien glauque qui montre toute la noirceur dont l’être humain est capable…

Des personnages qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Et qui n’hésitent jamais à foncer, malgré les doutes qui les traversent… Pourtant les détails sont visibles et surtout flagrants.

Des hommes et des femmes en mal de reconnaissance qui n’hésitent pas à flouer les droits et les devoirs les plus élémentaires… Au nom d’une pseudo justice qui n’en a plus que le terme.

Une justice en laquelle plus personne, ne croit, ou n’osent croire… Pour ne pas se différencier mais surtout pour se croire investit d’une mission.

Sauf, quand dans cette jungle du chacun pour soi, certaines personnes osent se différencier et dire « non » et c’est le grain de sable salvateur, qui va envoyer tout valdinguer mais surtout remettre les pendules à l’heure et redéfinir les limites à ne pas franchir et à ne pas accepter. Et ce quelque soit la personne qui mène la danse.

Une intrigue que l’auteur construit sur des bases simples, mais tout est étudié, millimétré pour que le récit soit d’une rare qualité. La plume décortique avec minutie, pour terminer sa course folle sur un final conforme à la moral et à la justice.

Parfois les regrets, nous font prendre conscience du chemin à suivre et permet de corriger le futur et le passé… Mais certaines personnes, ne sont pas prêtes à assumer leurs erreurs, persuadées d’avoir fait les bons choix et que leur intime conviction est la bonne

L’auteur pose à travers son intrigue la question de l’intime conviction et de sa valeur. Mais également une vraie question sous-jacente sur la justice et ceux qui doivent faire appliquer la loi. Cette justice est malmenée, mais pour pointer les failles qui existent. Sous ses aires de thriller, l’auteur pose son intrigue qui pourrait se trouver dans notre journal dans la rubrique faits divers.

Sous ses aires de thriller, l’auteur pose son intrigue qui pourrait se trouver dans notre journal dans la rubrique faits divers.

Un fait divers… Des faits divers… Dont on ne souhaiterait pas être témoin… Mais que ferions-nous si nous y étions confrontés ? Quel choix s’imposerait à nous ?

J’ose espérer que l’appel au secours serait entendu…

Malgré le flou du départ, l’auteur m’a pris dans ses filets, pour me recracher complètement sonnée. Le lecteur est poussé dans ses retranchements et ses convictions sont ébranlées au même titre que ses personnages. Chacun sortira différent, le lecteur aussi…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.

Journaliste à Radio Caraïbes International en 1981, puis grand reporter à France Inter et France Info couvrant notamment l’affaire Grégory. En 1994, il devient rédacteur en chef de Coyote. En 1998, il devient directeur des magazines de M6 et directeur des programmes de Paris Première en 2001. En 2012, il est nommé directeur des programmes de RTL. « La Femme du monstre » (Prix des Romancières 2008), fruit d’une longue enquête, est son premier roman, paru en 2007. Suivront notamment « La théorie des six » (2008), « Ce soir je vais tuer l’assassin de mon fils » (2010) qui a été adapté à la télévision par Pierre Aknine en 2013, « Adieu » (2011), « Qui ? » (2013) ou encore « Hortense » (2016)

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