Good night Idaho de Keith Lee Morris

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♦ Editions : Calmann-Lévy ♦ Parution : 19 octobre 2016 ♦ Pages : 456 ♦ Prix : 21.90€

La famille Addison – Julia et Tonio, leur fils de dix ans, Dewey, et l’oncle Robbie – traverse les États-Unis en voiture pour ramener Robbie d’une de ses nombreuses cures de désintoxication. Quand une violente tempête de neige les surprend à l’entrée de Good Night, ville perdue de l’Idaho, ils s’abritent au Repos Voyageurs. Dans cet hôtel, en son temps glorieux mais croulant aujourd’hui, les lois de la physique semblent ne pas s’appliquer.
À mesure que les heures passent, ils sont séparés les uns des autres et happés dans un monde où les rêves et les souvenirs se mélangent, et où les Addison se cherchent sans jamais se retrouver, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Plus le temps passe, et plus ils s’effacent, au risque de rester prisonniers des limbes de Good Night pour toujours…

Entre histoire d’horreur, conte de fées et saga familiale, Keith Lee Morris nous entraîne au-delà du monde connu. Avec une écriture étourdissante et un superbe portrait de monde mystique, voici une réflexion détonante sur le pouvoir du souvenir et les liens familiaux.

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« Un mélange d’Alice au pays des merveilles et de Shining !  » Sans cette phrase ce livre serait passé à la trappe… Enfin cela n’aurait d’ailleurs pas été si grave !

Tout était réuni, pour faire frisonner le lecteur : une neige non-stop, une ambiance digne d’un film d’horreur, une famille avec des liens compliqués, un hôtel perdu avec un réceptionniste qui fait froid dans le dos !

J’étais séduie et impatiente de lire ce roman décrit comme étant entre Shining et Alice aux pays des merveilles.

On vit les aventures de chaque membre de cette famille, qui se perd dans les méandre de cette ville fantôme avec comme personnage principal cet hôtel (c’est bien la seule chose qui se rapproche de shining!)

Peu à peu le fantastique prend le relais, mais j’avoue que l’auteur m’a perdu avant ! J’ai tenté de me maintenir à flot, mais la lenteur du récit qui s’alterne entre présent et passé, des personnages qui se multiplient, sans que l’on comprenne pourquoi, m’ont complètement donné envie d’abandonner ma lecture ! Enfin, on devine, mais on se lasse ! Une succession de chapitres qui ne font qu’embrouiller le lecteur, trop long avant de pouvoir avoir ne serait-ce qu’un bout d’explication.

L’auteur m’a perdu en cours de route ! Dommage car ce livre aurait pu être intéressant avec pour thème principal ces fautes commises dans no vies antérieures, malheureusement l’écriture trop brouillonne de l’auteur n’aide pas.

Les deux personnages principaux ne sont pas ceux que l’on pourrait croire, mais bien cette neige et cet hôtel qui donnent une ambiance très particulière et très intéressante que l’auteur a su rendre fantastique à souhait. L’ambiance est très bien retranscrite, mais les personnages et le récit ne prennent malheureusement pas !

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Keith Lee Morris vit en Caroline du Sud et est professeur de creative writing à l’université de Clemson. Il est déjà l’auteur de deux romans et de nouvelles dont l’une lui a valu le prix Eudora Welty en 2005.

Un pavé par mois chez Bianca

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The Witch film de Robert Eggers

1297806973801_ORIGINALRéalisateur : Robert Eggers
Date de sortie : 15 juin 2016
Durée : 1h48
Acteurs : Kate Dickie, Anya Taylor Joy, Ralph Ineson, Harvey Scrimshaw …

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation,
menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

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Sélection officielle du 23ème festival international du film fantastique de Gérardmer, The Witch a remporté le prix du jury Syfy (en partenariat avec Canalsat)

Ce film se rapproche plus du drame historique et familial que du thriller fantastique. Alors qu’il est vendu comme film d’horreur, il n’aura malheureusement pas beaucoup de succès, alors que c’est un bon film, grâce auquel on apprend sur cette période. Bien accueilli dans l’ensemble par la presse, les spectateurs n’ont pas accroché, semble-t-il pas assez horrifique! le manque de frayeurs et d’hémoglobines y est pour beaucoup.

La sorcellerie devient une arme pour régler ses comptes, un jeu dont sont prisonniers les colons du fait de leurs croyances religieuses : le Mal ne peut exister que par le Diable !

Si vous voulez voir un film d’horreur dans les standards actuels, passez votre chemin. Si vous voulez plonger au milieu d’une famille puritaine en proie au mal et vous laisser envoûter par une atmosphère pesante et un visuel soigné alors ça pourrait vous plaire.

Le rythme est assez lent mais l’histoire et la psychologie des personnages sont vraiment intéressantes.

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Derniers jours de Adam Nevill 

Titre : Derniers jours (last days 2012)
Auteur : Adam Nevill
Traduction : Benoît DOMIS
Éditeur : Bragelonne
Pages : 432
Dépôt légal : 2014
Prix : 22€

Kyle Freeman est chargé de réaliser un documentaire sur le Temple des Derniers Jours, une secte basée dans le désert d’Arizona en 1975, aujourd’hui disparue. Depuis, les rumeurs vont bon train sur les pratiques déviantes et les expériences paranormales du groupe. Et bientôt une série de phénomènes inexpliqués s’abat sur la production. Expériences surnaturelles et visites nocturnes troublantes, disparitions soudaines et découvertes d’horribles artefacts, le tournage vire au cauchemar absolu…

Avis

Cela faisait un moment que ce livre était dans ma PAL et j’ai pu y plonger grâce à deux blogueuses. Mon avis sera plus mitigé, malgré un début prometteur.

Je m’attendais à des frissons et de l’horreur, cela fait un bon moment que je n’ai pas eu un frousse terrible en lisant et j’ai été déçue. Suis – je devenue si exigeante, si insensible pour que l’horreur qui transparaît selon la blogo, ne m’atteigne pas?

Une histoire bourrée « de phénomènes inexpliqués » parsemée d’actions et de combats entre le paranormal et ce cinéaste désoeuvré qui pris à la gorge par des problèmes d’argent ne peut refuser ce travail d’enquête avec caméra sur l’épaule pour donner encore plus de sens au Temple des Derniers jours une secte dont les origines remonteraient au 16 ème siècle. Tout est plausible au départ et je me disais chouette je vais flipper ! Moment sadique avec moi-même.

Bein c’était une déception pour moi ! Non pas que ce soit un mauvais livre, je devrais plus parler d’un « journal de bord ». Passée la moitié du livre, tout repose sur l’étrange et le paranormal tourné comme « Rec » ou « paranormal activity ». C’est aussi un genrr de film dont je ne raffole pas.

Les descriptions trop détaillées, cassant le rythme de la narration rendant les entités peu crédibles, l’histoire devenant trop banale ! Ou trop délirante ! Dommage… tout commençait si bien !

Le point positif, c’est le personnage de Kyle, le cinéaste, dont l’évolution tout au long du livre est remarquablement décrite et recherchée, ses peurs, ses délires et ses insomnies sont palpables et visuels !

C’est grâce à ce personnage que j’ai terminé cette lecture.

Dans l’ensemble une lecture mitigée mais que je n’ai pu lâcher car je souhaitais connaître le fin mot de l’histoire, qui sans être extraordinaire a du cachet grâce à son personnage principal.

Biographie de l’auteur

Adam Nevill est né en 1969 à Birmingham. Il est la grande révélation du thriller surnaturel anglais.