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Parution : 24 août 2017 – Sonatine EditionPrix papier : 21€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 450 – Genre : Thriller- Polar –

 

Aucun espoir de sortir de cette lecture indemne! Aucun espoir de reprendre son souffle, dans cette noirceur qui te colle à la peau dès les premières lignes… Dès les premières lignes tu sais que tu vas plonger dans un abîme de désespoir sans fond, sans possibilité de t’en sortir, au même titre que ces personnages complètement meurtris, que la vie n’a pas gâté, mais surtout que la vie pousse à faire des choix parfois contradictoires, mais nous, lecteur qu’aurions nous fait ? Qu’aurions nous proposer pour nous extirper de cette moiteur étouffante qui te colle à la peau ? Aurions-nous pu faire des choix différents ?

L’auteur nous entraine dans un récit lent, mais salvateur, au rythme des balades en pick-up de Russel, fraîchement sorti de prison après 11 années derrière les barreaux…. C’est peu à peu que l’on apprend pourquoi… C’est peu à peu que l’on comprend le désespoir de la vie qui bascule en une fraction de seconde… Sa sortie de prison ne sera pas de tout repos… En même temps Russel est-il prêt à se reposer ? Est-il prêt à laisser le fardeau de la culpabilité qu’il traine avec lui sur la route des kilomètres qu’il égéenne ?

« Le soir parfois je m’asseyais sur la véranda et ce que j’entendais c’était comme si la fin du monde avait eu lieu et qu’il y avait plus personne sur terre. »

Peut-être pense-il pouvoir le faire avec Maben… Maben qui se retrouve sur le chemin de Russel… Les hasards sont parfois tellement étranges, qu’on se demande si le Dieu écrivain ne manipule pas quelque peu son lecteur, pour l’entrainer encore plus dans la déchéance humaine… Une déchéance larvée, qui est présente à un virage… Un virage que la vie te fait prendre, sans que tu puisses le voir, l’appréhender… Un virage que tu prends parfois trop vite qui fait tout exploser en mille morceaux… Et là ta vie, git à tes pieds et tu ne peux que tenter de ramasser les morceaux… Tenter de recoller… Mais attention, même quand on recolle un vase, le vase n’est plus pareil… Ainsi va la vie… Ainsi va la vie de ces deux êtres dont les chemins se croisent…

C’est noir, c’est profond, c’est moite de cette chaleur qui étouffe, comme cette vie qui étouffe nos personnages… Fuir, fuir pour tenter d’aspirer cet air qui vient à manquer… L’air qui se raréfie, au rythme des lignes, des pages qui sont de plus en plus sombres…

Le lecteur se lie à sa lecture, d’amour et de haine tout à la fois… D’amour de ces lignes et de ce style narratif déstabilisant, que l’auteur emprunte… Comme pour faire un parallèle avec les dégâts de la vie… Une écriture incisive et tellement descriptive que le lecteur se prend une claque dans les deux sens du terme. La première, parce que cette écriture est inhabituelle et la seconde quand on comprend où l’auteur nous emmène… Il nous prend par la main doucement, avec précaution, pour ensuite balancer un uppercut à son lecteur qui comprend qu’il a été pris au piège… Comme les personnages… Pris au piège d’une vie sans issue… D’une vie morne… Noire… Et tellement laide…

On avance, on suit ces êtres malmenés, qui cherchent l’absolution… Le pardon… Cherchant la paix… Une lueur d’espoir… Car l’humain est ainsi fait, il garde l’espoir même dans les moments les plus sombres.

« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir…. »

Le titre en anglais « Desperation Road – La route du désespoir » est très évocateur et retranscrit parfaitement l’ambiance. Michael Farris Smith nous entraine « nulle part sur la terre » pour nous montrer la route, le chemin et même si j’ai été saisie par quelques longueurs, l’auteur est arrivé à me faire comprendre que ces longueurs sont salvatrices, aussi bien pour moi dont la lecture se fait parfois en apnée… Que pour ses personnages fracassés par la vie, qui cherchent la lumière… Au bout de la route… L’espoir est là…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.

Michael Farris Smith est nouvelliste et romancier. Il est titulaire d’un doctorat (Ph.D.) de l’University of Southern Mississippi. Il a été professeur associé d’anglais au département de langues, littérature et philosophie à la Mississippi University for Women à Columbus. Après « Une pluie sans fin » (Rivers, 2013), « Nulle part sur la terre » (Desperation Road, 2017) est son deuxième roman. « The fighter » sortira en mars 2018.

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Challenge polar 2017-2018 – ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Parution : 7 septembre 2017 – Prix papier : 4,50€ – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 60 – Genre : Fantastique-suspense

 

Une histoire qui se lit vite avec cette petite nouvelle de 60 pages qui entraine le lecteur vers un monde assez sombre. On y trouve une ambiance savamment dosée et une écriture de qualité.

L’auteur offre la possibilité à ses lecteurs de s’interroger sur la nature humaine dans ce qu’elle a de plus sombre et c’est assez intéressant.

J’ai trouvé dommage que l’on en sache pas plus sur les « ombres » que cela ne soit pas plus poussé, plus original… En même temps il est difficile de faire un traitement complet sur 60 pages… Même si ce genre a déjà pu être abordé, l’enchainement de l’intrigue est très bien et on passe un bon moment.

Passionné de science-­fiction, de fantastique et de fantaisie, les univers imaginaires ont toujours attiré Olivier. Après avoir contribué à l’âge d’or du jeu de rôle (sur table) en France, il s’est consacré à la découverte des logiciels libres au travers du système d’exploitation GNU/Linux. Quelques années plus tard, il revient donc à ses premières amours en s’essayant à la fiction.

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

 

Parution : 11 mai  2017- Editeur : Fleuve éditions – Prix papier :  21,90€ – Prix Numérique : 17,99€ – Pages : 576 – Genre : ThrillerPolicier

Il y a des auteurs comme ça dont on attend les livres et qui nous font frémir d’impatience bien avant leur sortie. Lorsque Franck Thilliez propose une énième enquête mettant en scène deux de ses personnages devenus cultes aujourd’hui, on ne réfléchit pas, on fonce. Je n’ai pas dérogé à la règle, le livre était dans ma PAL dès sa sortie, j’ai eu le plaisir de le lire en juin, mais je ne sais pourquoi j’ai eu du mal à faire un retour… Et puis les mois passants, je me dis qu’il faut quand même que j’arrive à coucher sur le papier mon ressenti…

« Cette fois, le gibier, c’était eux. »

Avant de se lancer dans cette nouvelle enquête avec Lucie Henebelle et Franck Sharko, j’ai aimé découvrir la «petite anthologie biographique « Sharko Henebelle, couple de flics », mis à disposition par l’auteur, pour se remémorer tous les points forts, parfois tragiques, de ce couple de flic…

Nos deux héros vont encore en baver un peu plus, cette fois c’est carrément leur statut de flic irréprochable qui va être mis à mal… C’est certainement ce qui a dû me gêner… Je ne sais pas… Mais l’auteur m’a poussé dans mes retranchements avec cette histoire : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, Lucie tue un homme. Franck ignore pourquoi elle se trouvait là …. Mais pour la protéger, il a maquillé la scène de crime.

Encore une fois, l’auteur nous montre ses personnages comme humains, faibles et surtout prêts à tout l’un pour l’autre… L’auteur est aussi prêt à jouer avec les sentiments quasi amoureux que le lecteur entretien avec ces deux personnages, puisqu’il sera soumis à un stress de tout les instants, palpable et cela à chaque fois qu’un nouvel élément pointe le bout de son nez…

La morale et l’intégrité seront mises à mal, par l’auteur qui pousse son lecteur à se demander comment il aurait agit… Prendre partie… Mais parfois prendre partie c’est aller à l’encontre de ses convictions… Quel devrait être le choix à faire… Celui de la raison ou du cœur…

Franck Thilliez, nous offre, encore une fois, un livre qui sort complètement de l’ordinaire avec une enquête qui va nous conduire dans un monde qui peut sembler être un mythe mais dont les monstres réels ou imaginaires inspirent le quotidien de certaines personnalités que l’on peut qualifier de complètement barges …

Toujours avec le même type de trame, l’auteur, décortique scientifiquement ses intrigues et à chaque fois on se dit que cela ne peut pas être plus horrible que le livre précédent pourtant, l’auteur arrive à me scotcher… l’humain a toujours une place prégnante dans ce qu’il a de plus horrible ou de plus « humain »…

Chaque détail compte, chaque détail amène vers un final complètement imprévisible mais construit du début à la fin avec grand talent. On ne lit pas un « Thilliez » sans aller faire quelques recherches… Tellement il présente les choses avec vérité…

Passionné de cinéma, il devient ingénieur spécialisé dans les nouvelles technologies et l’informatique. Il allie cette passion à son goût pour les thrillers pour donner naissance à son premier roman, « Train d’enfer pour Ange rouge » nominé au Prix SNCF du polar français 2004. Le succès rencontré depuis « La Chambre des morts » lui a permis de cesser son travail d’informaticien à Sollac Dunkerque pour se consacrer exclusivement à son travail d’écriture. « Le syndrome [E] », sorti en octobre 2010, est le premier volume d’un diptyque consacré à la violence, bientôt suivi par « Gataca, » sorti en avril 2011. « La Chambre des morts » est adapté au cinéma en 2007 par Alfred Lot. Malgré un certain succès critique, le film connaît en salles une réussite mitigée. « La Forêt des ombres » est en cours d’adaptation cinématographique par Julien Leclercq.

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Challenge polar 2017-2018          –          ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Parution : 9 août  2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 338 – Genre : Thriller psychologique

Une couverture étrange… Énigmatique… Un titre court, mais qui laisse présager un récit percutant… Percutant comme sait si bien les écrire Lucas Tahtieazym…

Avec Elise j’ai retrouvé la plume de l’auteur, sans fioritures et sans filet il nous bouscule dans nos convictions et on en redemande…

Comme toujours l’auteur déstabilise son lecteur avec un sujet grave… Mais magistralement présenté dans ce huis clos perturbant…

Dès les premières lignes, l’ambiance est posée… C’est noir, malsain et ça chamboule les tripes… Cette petite fille qui s’adresse au lecteur, pour lui raconter son histoire, pour le pendre à partie… Nous embarque dans son monde qu’elle construit…Dans ce refuge… Qui peu à peu va prendre l’aspect d’une tombe… Une tombe dans laquelle la lecture sera la bouée de sauvetage face à la sauvagerie et la barbarie…

Elise nous balance en pleine face son histoire, sans prendre de pincette… On prend en pleine face ses peurs, sa haine… On s’attache à Elise, ce petit bout de femme, lucide et tellement vivante dans l’horreur, vivante grâce aux livres, auxquels l’auteur rend un hommage qui ne peut laisser indifférent… Un livre peut vous sauver… Et c’est tellement vrai… Cela ne peut que faire écho à ces livres que l’on voudrait supprimer de la face de la planète, en leur trouvant tout plein de défauts…

Pourtant, si Elise ne perd pas la boule c’est grâce à ses livres qui seront ses points de repères dans cette tombe… Face à son bourreau… Ces lectures qui forgeront l’esprit d’Elise…. Pour l’aider à éclore et mettre les mots sur ses maux…

Le lecteur est malmené et confronté à ce qui peut se faire de plus pervers et de plus vil, au même titre qu’Elise… Que le lecteur ne peut aider… Il subit, comme Elise, il est malmené, comme Elise qui est impuissante, comme son lecteur, qui ne peut que terminer sa lecture en ayant le cœur qui bat de révolte et de haine… Et pourtant ce fameux lecteur voudra retourner dans les méandres du cerveau de l’auteur… Dans ce qu’il a de plus noire à nous faire lire…

Je suis certaine que l’auteur a encore des histoires bien glauques à nous conter… Et si elles sont toutes de cette qualité narrative et d’écriture, je signe à nouveau pour le prochain, même si je sais d’avance que mon petit cœur de lectrice va encore en baver….

Je remercie pour l’auteur pour sa confiance et sa patience…

Auteur au nom imprononçable, Luca Tahtieazym est l’auteur de six romans : un thriller crépusculaire ayant pour cadre notre monde recouvert par une neige qui ne cesse plus de tomber (CHAOS), un diptyque sur la quête d’identité au suspens haletant (L’OMBRE et LE ROMAN INACHEVÉ), un OLNI flirtant avec l’humour et la philosophie (BAGATELLE ET LA CHAMADE DES CŒURS PERDUS), unique en son genre et finalement inclassable, et VERSUS, un thriller dans lequel les codes sont inversés et où le tueur en série mène l’enquête. Il a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS. ÉLISE, son dernier roman, est paru en août 2017. Il conte l’histoire d’une fillette séquestrée qui trouve la force de résister grâce à ses lectures. Des intrigues soignées, des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants forment un cocktail atypique qui vous bousculera dans vos habitudes de lecture.

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Challenge polar 2017-2018      –        ABC 2017 _ Policier / Thriller

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Parution : 1er mai 2017 – Prix papier :  15,99€ – Prix Numérique : 1,49€ – Pages : 613 – Genre : fantastique

Merci à l’auteur pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Ce qui m’a attiré en premier, c’est cette jolie couverture sobre et ce titre énigmatique, qui laissent présager un bon moment fantastique.

L’auteur nous embarque dans une histoire qui débute au 19ème siècle, Été 1853, une soirée mondaine anime un hôtel particulier au cœur de Paris. Les convives rient, discutent, rien ne semble pouvoir les perturber. C’est alors que le jeune Louis entame une conversation avec un invité qui ne devrait pas être présent. Et pour cause, le comte de Lamarck est décédé il y a un an… »

Il ne m’en fallait pas plus pour être ferrer… Et puis, j’étais curieuse de voir comment l’auteur allait tenir ses promesses sur un pavé de 613 pages… Et j’ai été agréablement surprise…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans le vif du sujet avec ce roman dont l’histoire peut paraître simpliste, mais qui surprend. En effet ces deux frère ont des dons… Chacun à sa manière est le parfait complément de l’autre… Ils sont jumeaux, rien que cela les rend spéciaux aux yeux des autres…

Dans la première partie, l’auteur nous décrit la vie de ces deux enfants, qui bascule le jour où Louis entame une conversation avec un invité décédé depuis un an… L’auteur nous fait découvrir comment est perçu le spiritisme au 19ème siècle, comment les parents avides de reconnaissance et d’argent pour ne pas perdre le rang qu’ils ont… Sont prêt à « sacrifier » leurs enfants pour que leur don leur soit profitable… Mais la société est régie de telle manière que même dans les plus hautes sphères on cherche à communiquer avec l’au-delà… Mais attention à ne pas être pris pour cible des gens de la haute…

Mais Louis, même en étant un enfant obéissant (nous sommes au 19ème siècle et on doit respect et écoute à ses parents… Même si l’on n’est pas d’accord) se rebelle… Et ne comprend pas pourquoi son don ne devrait profiter qu’à une élite…

J’ai trouvé les personnages très bien travaillés, on sent que l’auteur s’est documenté mais surtout que ses études en Histoire ont été un terreau profitable pour ce livre… Le 19ème siècle est très bien retranscrit avec aussi bien les décors et les descriptions extérieures que le caractère des personnages, leurs costumes… On s’y croirait et cela donne encore plus de volume et de réalité au récit.

Dans la seconde partie, les rôles changent… Des personnages entrent en scène et cela donne une nouvelle dynamique à la lecture et permet au lecteur de ne pas s’essouffler et surtout de maintenir une tension agréable avec une lecture addictive.

J’ai bouclé ce livre en 3 jours, ce gros pavé m’a accompagné dans les transports en commun, c’est dire que je l’ai trouvé bien !

L’auteur a une plume fluide, descriptive qui pourrait l’être moins sur certains passages, les personnages sont attachants, bien travaillés et on a parfois de belles surprises… Les évènements se déroulent sans grain de sable et découlent les uns des autres d’une manière assez agréable…

L’auteur arrive à faire prendre un virage très intéressant à la fin en se basant sur des faits historiques qu’il imbrique dans son récit sans que cela ne semble trop tirer par les cheveux.

Une suite se prépare et j’espère que l’auteur gardera une trame aussi riche à son récit, tout en réduisant quelques descriptions et répétitions superflues…

Il n’en demeure pas moins que j’ai passé un excellent moment de lecture et que j’ai hâte de pouvoir découvrir la suite.

N’hésitez pas à découvrir « Esprit es-tu là » en promotion pour ce mois d’octobre…

Né en 1978, Jean-Philippe Vest a deux modèles littéraires : Théophile Gautier et John Kennedy Toole. Paru en 2008, « Le Musée des Amours Lointaines » s’est vendu à plusieurs milliers d’exemplaires. Depuis, l’écrivain publie un roman par an.

 

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Challenge de l’épouvante 2017-2018

 

Parution : 15 novembre 2017 – Edition BragelonnePrix papier : 20€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 444 – Genre : Thriller psychologique – Fantastique

 

 

C’est en lisant l’avis de Yuyine  que j’ai eu envie de découvrir ce livre et grâce à Netgalley et aux éditions Bragelonne j’ai pu plonger dans ce thriller qui nous transporte dans univers atypique et rarement exploité.

Grâce à une écriture maitrisée et un talent de conteur on est immergé dans une lecture de grande qualité et addictive. On ne peut lâcher ce livre tellement il est de qualité, tellement les descriptions sont imagées, comme une série que l’on suit avec intérêt.

Plonger dans cette lecture atypique c’est gage de sensations fortes, avec pour seule règle « ne pas oublier que l’on se trouve dans un asile de fous et qu’il ne faut pas croire les fous »… Sauf lorsque l’on pense être fou soi-même…

Les descriptions sont tellement précises que l’asile de l’Orme en devient réel et un personnage à part entière… Un personnage qui fera fémir d’horreur n’importe quel lecteur… Un hôpital psychiatrique isolé, délabré, trois bâtiments… Dont chacun sera le spectacle de l’horreur :

« Il y a toujours eu des morts à l’Orme. C’est normal il parait dans un asile. »

Une ambiance sombre et glaciale que le lecteur suit au rythme de ces pages qui deviennent un vrai page-turner tellement l’auteur réussi à nous embarquer dans la folie…

Les personnages sont nombreux et pourtant à aucun moment l’auteur ne perd son lecteur, car chacun a sa propre personnalité : celui qui mange tout ce qui lui tombe sous la main, celui qui se prend pour un poulet, j’ai adoré La Mo, un homme qui se prend pour sa femme… Léo, qui fait flipper mais qui est très attachant… Cazal, complètement déjanté mais qui m’a fait rire… J’ai adoré Lucie, un personnage troublant… Attachant… Qui peu à peu fait basculer la lecture dans ce qu’elle a d’horrifique et surtout donne corps au récit avec sa construction psychologique de grande qualité.

Mais il n’y a pas que les « fous » au royaume de cet asile, qui sont fous… La folie est en chacun des personnages…. Le gardien mauvais comme une teigne qui aime le pouvoir sur plus faible que lui… Ce directeur avide d’argent… Ce chirurgien qui cherche à comprendre… Mais à quel prix… Le seul dont la normalité est troublante est ce pharmacien qui veut juste faire son boulot tranquillement et peut être attirer l’attention de la belle Lucie.

L’auteur fourni une belle palette de personnage, ce qui pourrait faire peur, mais loin de là. Chacun a son rôle et sa place dans cette histoire addictive.

Un meurtre, des malades dont la peur du noir va être le point d’ancrage. Un monstre sévit dans les murs de cet asile… Mais parfois le monstre n’est pas celui que l’on croit… L’auteur nous balade pour nous attirer dans ses filets avec plusieurs rebondissements qui ne sont là que pour attirer le lecteur vers la toute fin du récit, pour comprendre où l’auteur a voulu amener son lecteur, qui va se prendre un grande claque tellement cela se termine en apothéose.

Un final que l’on ne voit pas venir ou que l’on refuse de voir… Un final qui fait frissonner…

Un roman qui se lit rapidement malgré ses 444 pages, qui nous balade entre folie, fiction et réalité sans laisser de répit à son lecteur qui referme sa lecture essoufflé tellement il en pris plein les yeux…

Scénariste et réalisateur de séries digitales cumulant plusieurs millions de vues sur Internet (Les Opérateurs, La Théorie des Balls, Le Secret des Balls, Epic Fitness) Slimane-Baptiste Berhoun est également l’auteur du roman Le Visiteur du Futur – La Meute, suite officielle de la série dans laquelle il interprète le Docteur Henry Castafolte.  Comédien et lecteur de livre audio (Les Chants de la Terre Lointaine) il nourrit son écriture de l’efficacité et de l’humour propre aux contenus digitaux. Les Yeux est son second roman chez Bragelonne. 

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