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 Scénario :  Teitelbaum, Michael  - Helfand, Lewis 
Dessin : Kumar, Naresh 
 Couleurs : Sherawat, Pradeep  - Sharma, Vijay 
 Editeur : 21g 
 Collection : Destins d'histoire 
 Planches : 109 
 Parution : 30/10/2014

Cela paraît impossible à croire aujourd’hui, mais il y a moins de 50 ans, le Sud des Etats-Unis vivait encore dans un système ségrégationniste où les Noirs ne pouvaient pas bénéficier des même droits que les Blancs. Fils d’un pasteur baptiste et pasteur lui-même, MLK Jr. rêvait d’une nation où chacun serait jugé selon ses qualités et non selon la couleur de sa peau. Son discours devant le Mémorial Lincoln en Août 1963, resté célèbre par la formule « I have a dream – j’ai fait un rêve » en fait le principal artisan de la prise de conscience de tout un peuple. Disciple de Gandhi et de sa philosophie de la lutte non-violente, il prend la tête du combat pour les Droits Civiques et obtient du Président Lyndon B Johnson la reconnaissance des droits égaux pour les Noirs dans tous les Etats-Unis. Son assassinat à Menphis en avril 1968 déclencha des émeutes dans tout le pays. Depuis 1983, le troisième lundi de Janvier est férié aux USA en son honneur.

Jamais la liberté n’est accordée par l’oppresseur, elle doit être conquise par l’opprimé.

Une BD très bien documentée et instructive. Les auteurs reviennent sur les grands moments et les figures emblématiques de la lutte contre la ségrégation raciale, de Rosa Parks , du boycott des bus de Montgomery, de l’élection en 2008 de Barack Obama à la présidence, l’assassinat d’Emmett Till ou le « Bloody Sunday ».

Parsemée d’un certain nombre de photographies représentants le pasteur à la tribune, ainsi que des extraits de ses célèbres discours : celui de 1964 à Oslo alors qu’il recevait le Prix Nobel de la Paix ; celui de la lettre dite « de la prison de Birmingham » ; celui de Washington le 28 août 1963.

De son enfance aux côtés d’un père très engagé à son ascension en tant que leader de la lutte contre la ségrégation, cette BD dévoile tous les grands moments de Martin Luther King. On apprend ainsi qu’il était un admirateur de Gandhi, que c’était un orateur dès le lycée, qu’il était farouche opposant à la guerre au Vietnam.

Au-delà de son parcours politique et de sa vie de famille, cette BD nous montre ses différents combats : contre la ségrégation raciale dans les transports et lieux publics d’abord, puis pour garantir l’accès au vote des électeurs noirs ou pour améliorer le sort des Noirs des quartiers pauvres des états du nord.

La lutte pour le droit des éboueurs de Memphis à un meilleur salaire sera son dernier combat : le 4 avril 1968 Martin Luther King est victime d’un assassinat perpétré par un ségrégationniste blanc armé d’un fusil.

Au dernier chapitre on voit l’héritage laissé par le pasteur : les émeutes raciales qui suivent sa mort, la poursuite du combat mené par sa femme et ses enfants…

Une dizaine de pages nous montre la chronologie de l’émancipation des noirs aux États-Unis et propose une interview d’un père et sa fille, tous deux Noirs et nés aux Etats-Unis, qui reviennent sur les conséquences qu’ont eu pour eux les combat de Martin Luther King des années 1964 à aujourd’hui.

 

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 Auto-édition 
 Parution : août 2014 
 Pages : 203 
 Prix : 9,99€        
Genre : Thriller, Science Fiction

Un train emporte un groupe de voyageurs à la rencontre de mystérieux phénomènes, relatés par la presse locale d’un petit pays d’Europe centrale. En pleine nuit, leur wagon se détache : ils se retrouvent abandonnés au beau milieu d’une vaste forêt recouverte de brume. Dès lors, l’excursion tourne au cauchemar. Apparitions étranges et surnaturelles, puis morts brutales vont s’enchaîner tout au long du récit. S’agit-il d’une rencontre du troisième type ou de quelque chose de plus incroyable encore ?trait-rouge

 » Et si Dieu avait de la mémoire ?….. répéta-t-il, des sanglots dans la gorge.
Dans ce cas, ce serait dramatique pour vous, répondit-elle doucement. Mais vous pleurez, monsieur Domergue ,… Je ne pensais pas que cela fût possible de la part d’une personne de votre rang. Dieu n’aime pas les lâches. Croyez-moi. Il ne donne pas une seconde chance à ces derniers. Enfin…pas toujours…. »

 » Il devait y avoir une explication. Oui, il devait y en avoir une. Mais voulait-il vraiment la connaître?  »

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Des voyageurs en partance pour une excursion, organisée par M. Lohman plein d’entrain et d’énergie, à bord d’un wagon arrimé à un train à vapeur rénové pour l’occasion. L’ambiance est pesante dès le départ, avec ces personnages énigmatiques et un décor peu rassurant ! Une destination inconnue, mais dont le point de convergence semble cette brume, cet endroit qui a vu apparaître des phénomènes curieux, difficilement explicables… Qui depuis quelques semaines fait l’objet d’apparitions de lumières étranges aperçues dans le ciel, filmées ou encore photographiées par des touristes ayant fait l’excursion.

Certains pensent qu’il s’agit d’extra-terrestre qui ont décidé de se manifester, d’autres que ce n’est qu’une mise en scène pour attirer les touriste et gagner de l’argent.

Le wagon dans lequel ils se trouvent se détache de son convoi, le voyage devient cauchemardesque après un événement des plus troublants, il sont seuls au milieu de la forêt. Cette situation révélera le vrai visage de chaque personnage.

Lorsque j’ai été contacté par l’auteur, c’est la couverture et le titre qui m’ont attiré, le résumé a fait le reste. J’espérais que le livre soit à la hauteur et je dois dire que le roman est très prenant !

L’histoire est très intéressante, relativement simple mais devient captivante au fil des pages. Certaines scènes peuvent paraître assez choquantes mais le style de l’auteur leur donne une force dans ce qu’il y a de plus horrible !

Dommage que l’histoire n’est pas été plus approfondie, j’ai un goût d’inachevé, surtout avec cette fin qui  aurait mériter d’être plus longue avec plus de détails, tant le sujet est intéressant.

Du suspens mélangé au fantastique, un roman qui mène on ne sait où et qui surprend par sa fin complètement folle et spectaculaire.

Bravo à l’auteur, qui m’a bluffé avec la complexité et la subtilité de cette fin complètement inattendue qui a remis en question la trame du livre, tout ce sur quoi je pensais déboucher a été anéanti et cela de manière tragique, insupportable mais tellement bon…

challenge polar et thriller 2016-2017

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Philippe Saimbert est romancier et scénariste. Passionné de littérature, de BD, de rock et de cinéma, l’auteur a signé depuis 1999 plusieurs bandes dessinées et romans chez divers éditeurs (City, Asgard, Albin Michel BD, Delcourt).

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♦ Auto-édition ♦ Parution : 9 octobre 2016 ♦ Pages : 274 ♦ Prix : 9,99€

Attention : il s’agit de la suite du roman Régis, paru en 2016 ! Les chemins tortueux font aimer les lignes droites. Mais sur la route de Sandrine, désormais aucun répit. Les nids de poules succèdent aux cahots. Depuis trop longtemps le voyage est solitaire, les virages serrés et les rencontres dangereuses sur le bas-côté. Égarée dans les labyrinthes de la dépression, abandonnée de tous, elle ne se doute pas qu’au détour d’un sentier, dans les impasses sombres et les recoins souillés, se terrent d’autres forces hostiles. De celles qui commandent aux aiguillages de l’existence. Encore une fois, le Mal l’attend au tournant…

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« Elle se sentit soudain étrangère, une réfugiée illégale dans son pays. Pas en demande d’asile, ni même à l’abri en son foyer. Une intrusion, une agression, une imposture. Un être mal dupliqué, sclérosé par le mal de vivre : à la fois double mais si seul… Elle ne se respectait plus, et cela passait d’abord par le corps. Ce foutu corps, cette foutue cage, le carcan de sa féminité, des convenances et du sexe « bien sous tous rapports ». Désormais, tout était bon à jeter, à tester, à mettre à sac et en danger… »

« Débourbé, évidé, cureté, le noyau pourri d’un narcissisme gâté. Sans cesse rabâchée, remâchée, remise sur la table, la dépression est le fruit d’un arbre aux insatisfactions. Dans une société du plaisir, où l’on se doit de jouir de la vie, de ses partenaires, de son temps libre et de l’image que l’on a de soi ; l’accomplissement personnel est à l’âme ce que le bézoard est à l’estomac des herbivores.
Un poids mort, calcifié et baigné d’acide ; censé faciliter la digestion, il impose en fait une pesanteur, impossible à rendre, à extraire du plus profond de son ventre, à toucher du bout des doigts… Pareil à un inaccessible objectif. »

« Ce fut bref et froid : la lame d’une guillotine. »

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Ah!!! Sandrine, Sandrine, SANDRINE…. Comment prendre du recul dans le métier que tu fais ? Comment ne pas t’attacher aux personnes ? Comment t’imposer cette distance salvatrice, alors que tu n’es qu’humaine ? La mort de Régis t’a anéanti et te fais basculer du côté obscure, te pousse dans tes retranchements et t’oblige à faire le choix de la vie ou de la mort !

BANDE SON de Sandrine :

Après Régis, qui fut un réel coup de coeur et coup au coeur, j’attendais frénétiquement la sortie du second opus de James Osmont. Et je suis loin d’être déçue, c’est même bien tout le contraire !

Avec Sandrine, l’auteur reste dans son univers psychiatrique, mais sa plume prend en maturité et quel talent, quelle érudition ! Un vrai bonheur, son style reste inédit avec une grande qualité. Les références musicales nous accompagne toujours ainsi que des références médicales précises.

On ne peut qu’aimer ou détester Sandrine ! Soit on a de l’empathie pour elle, pour sa douleur et sa lente descente dans une dépression, dont on ne sait pas si elle en sortira indemne.Elle se retrouve de l’autre côté du miroir et passe d’infirmière à patiente ! Comment cela peut-il être vécu par une infirmière en psychiatrie ? James Osmont rappel aux simples être humains que nous sommes, que le personnel en psychiatrie est loin d’être infaillible ! Se sont avant tout des hommes et des femmes de bonnes volontés qui se retrouvent dans ce milieu sûrement par choix et non par dépit ! Nous avons tendance, nous simples mortels, à oublier que le cerveau humain est une vraie machine complexe et l’auteur nous le rappel si bien ! Une dépression est encore considérée par certaines personnes comme des états d’âmes d’une personne, de préférence une femme, qui s’écoute trop ! N’en déplaise à beaucoup c’est une maladie et l’auteur le rappel bien ! Une maladie dont on ne peut se sortir seul et là, la force de James Osmont est de faire passer la pilule auprès d’un lectorat qui pourra se dire : »ah oui, c’est ça ? bein merde alors ! »

L’auteur plonge de plus en plus dans la noirceur de l’être humain avec un nouveau personnage torturés et tortueux. La perversion était déjà présente dans Régis, mais avec Sandrine, l’auteur présente un personnage complètement barré, je dis bien présente, car l’auteur ne décrit que les prémices des horreurs potentielles de Thorsten, un monstre en devenir, qui nous livre ses noirs désirs et noirs dessins !

Merci pour ce plaidoyer, merci de tenter une explication scientifique auprès des néophytes que nous sommes, car on ne peut refermer un livre de James Osmont, sans avoir élargi son vocabulaire scientifique et psychiatrique.

J’ai beaucoup aimé que Sandrine « colle » à l’actualité, à nos vies. L’influence et le ressenti de Sandrine dans tout son désarroi qui tente de garder un équilibre, malgré une actualité toute en noirceur ! J’ai trouvé ça bon et tellement rare d’avoir un livre qui colle autant aux faits du monde et à la vie mondiale, que je ne peux que le souligner ! les faits sont tellement récents que cela en est déconcertant de réalisme !

Je vois poindre une suite, à la hauteur des deux premiers opus, encore plus noir certainement ! Car oui l’homme est profondément torturé et ne se lasse pas de nous étonner, comme le fera certainement l’auteur, qui je l’espère ne me fera pas languir trop longtemps.

Cette lecture ne pourra laisser indifférent ! On referme Sandrine en se posant mille questions et en étant soufflé, physiquement et moralement ! Malgré tout on en redemande, c’est que James Osmont est certainement un très bon auteur qui sait captiver son lecteur.

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James Osmont, 34 ans, originaire de Brest en Bretagne, est auteur-photographe depuis plusieurs années, montre régulièrement son travail dans le cadre d’expositions depuis 2013. Il exerce la profession d’infirmier en psychiatrie, domaine méconnu, tourmenté et profondément humain, souvent caricaturé ou abordé superficiellement en littérature, à grands renforts d’archétypes… L’écriture l’accompagne depuis longtemps, ayant animé un fanzine musical pendant plus de 10 ans. En 2016, il publie deux premiers romans, « Régis » & « Sandrine », des œuvres de fiction mêlées de drame et de suspens, de violence et de poésie…

challenge polar et thriller 2016-2017

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♦ Editions : Calmann-Lévy ♦ Parution : 19 octobre 2016 ♦ Pages : 456 ♦ Prix : 21.90€

La famille Addison – Julia et Tonio, leur fils de dix ans, Dewey, et l’oncle Robbie – traverse les États-Unis en voiture pour ramener Robbie d’une de ses nombreuses cures de désintoxication. Quand une violente tempête de neige les surprend à l’entrée de Good Night, ville perdue de l’Idaho, ils s’abritent au Repos Voyageurs. Dans cet hôtel, en son temps glorieux mais croulant aujourd’hui, les lois de la physique semblent ne pas s’appliquer.
À mesure que les heures passent, ils sont séparés les uns des autres et happés dans un monde où les rêves et les souvenirs se mélangent, et où les Addison se cherchent sans jamais se retrouver, comme si une force mystérieuse les en empêchait. Plus le temps passe, et plus ils s’effacent, au risque de rester prisonniers des limbes de Good Night pour toujours…

Entre histoire d’horreur, conte de fées et saga familiale, Keith Lee Morris nous entraîne au-delà du monde connu. Avec une écriture étourdissante et un superbe portrait de monde mystique, voici une réflexion détonante sur le pouvoir du souvenir et les liens familiaux.

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« Un mélange d’Alice au pays des merveilles et de Shining !  » Sans cette phrase ce livre serait passé à la trappe… Enfin cela n’aurait d’ailleurs pas été si grave !

Tout était réuni, pour faire frisonner le lecteur : une neige non-stop, une ambiance digne d’un film d’horreur, une famille avec des liens compliqués, un hôtel perdu avec un réceptionniste qui fait froid dans le dos !

J’étais séduie et impatiente de lire ce roman décrit comme étant entre Shining et Alice aux pays des merveilles.

On vit les aventures de chaque membre de cette famille, qui se perd dans les méandre de cette ville fantôme avec comme personnage principal cet hôtel (c’est bien la seule chose qui se rapproche de shining!)

Peu à peu le fantastique prend le relais, mais j’avoue que l’auteur m’a perdu avant ! J’ai tenté de me maintenir à flot, mais la lenteur du récit qui s’alterne entre présent et passé, des personnages qui se multiplient, sans que l’on comprenne pourquoi, m’ont complètement donné envie d’abandonner ma lecture ! Enfin, on devine, mais on se lasse ! Une succession de chapitres qui ne font qu’embrouiller le lecteur, trop long avant de pouvoir avoir ne serait-ce qu’un bout d’explication.

L’auteur m’a perdu en cours de route ! Dommage car ce livre aurait pu être intéressant avec pour thème principal ces fautes commises dans no vies antérieures, malheureusement l’écriture trop brouillonne de l’auteur n’aide pas.

Les deux personnages principaux ne sont pas ceux que l’on pourrait croire, mais bien cette neige et cet hôtel qui donnent une ambiance très particulière et très intéressante que l’auteur a su rendre fantastique à souhait. L’ambiance est très bien retranscrite, mais les personnages et le récit ne prennent malheureusement pas !

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Keith Lee Morris vit en Caroline du Sud et est professeur de creative writing à l’université de Clemson. Il est déjà l’auteur de deux romans et de nouvelles dont l’une lui a valu le prix Eudora Welty en 2005.

Un pavé par mois chez Bianca

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Un concours sympa pour la bonne cause 🙂

Collectif polar : chronique de nuit

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Hello, chose promise, chose…


Comme l’an dernier…Voici donc, en cette période d’avant Noël, un petit jeu concours afin de gagner trois ou quatre exemplaires de la dernière édition 2017 de 13 à Table.

téléchargement (12)Les éditions Pocket renouvellent l’opération « 13 à table », qui a permis aux Restos du coeur, l’année dernière, de distribuer plus de 1 500 000 repas supplémentaires.
Pour la troisième année consécutive, Pocket et quelques auteurs prestigieux s’engagent aux côtés des RESTOS DU CŒUR !
13-a-tableC’est une opération exceptionnelle qui a réussi à mobiliser l’ensemble de la chaîne du livre. De l’écriture, jusqu’à la fabrication, l’édition et la distribution des auteurs aux imprimeurs, aux maquettistes en passant par les libraires, tous ont travaillé gratuitement pour proposer un projet entièrement bénévole  dont les profits seront reversés à cette association. Le but est d’atteindre  au minimum 300 000 exemplaires vendus et ainsi distribuer 1,2 million de repas. Pour qu’1 livre acheté = 4 repas distribués. Le livre est vendu 5 euros.

5€…

Voir l’article original 315 mots de plus

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Editions : Calmann-Lévy Parution : 12 octobre 2016 Pages : 432  Prix : 21.90€

Désespéré, Ted McKay est sur le point de se tirer une balle dans le crâne lorsque, le destin s’en mêlant, un inconnu sonne à sa porte. Et insiste. Ted s’apprête à aller ouvrir quand il aperçoit sur son bureau, et écrit de sa propre main, un mot on ne peut plus explicite : Ouvre. C’est ta dernière chance. Sauf qu’il ne se rappelle absolument pas avoir écrit ce mot. Intrigué, il ouvre à l’inconnu, un certain Justin Lynch. Et se voit proposer un marché séduisant qui permettrait d’épargner un peu sa femme et ses filles : on lui offre de maquiller son suicide en meurtre. Mais qui est vraiment ce Lynch ? Et quelles sont ses conditions ?

« Tu sais quoi ? Ça ne change pas grand-chose, d’être fou. Je veux dire par là que ça n’excuse pas tes gestes. Au lieu d’aller en prison, tu te retrouves dans un endroit comme celui-ci, mais il y a toujours une part de toi qui se sent coupable de ne pas avoir su contenir l’autre. Et une part de toi le sait. Elle sait tout. »

« L’Opossum rose est un jeu : prenez quelques ingrédients hitchcockiens,un peu de l’audace de Jules Verne, deux ou trois astuces du Mystère de la chambre jaune, quelques personnages façon Stephen King, l’atmosphère de Shutter Island, les scripts de Christopher Nolan, The Game, quelques épisodes de Lost, mélangez le tout, et vous ne pourrez plus lâcher le livre. » Luis Benvenuty, La Vanguardia (journal Espagnol)

Avec toutes ces doses de ci et de cela, on ne peut que se jeter sur ce bouquin ! Enfin j’y suis quand même allée à tâtons ! Je me méfie des vitrines trop alléchantes ! Et bien c’est vrai ! N’en déplaise à ceux qui pensent qu’un seul livre ne peut avoir toutes ces influences, l’Opposum Rose possède cette grande diversité et les référence y sont.

Tout est construit pour aller à l’essentiel, des chapitres courts, des pistes complètement faussées, des retournements de situations qui nous perdent, tout est là pour rendre la trame surprenante ! Federico Axat est arrivé à me retourner le cerveau et plus je lisais et plus ça devenait complètement barge et complètement addictif !

L’auteur ne révolutionne pas le genre, mais son intrigue est très bien construite avec un suspense rondement bien mené, il nous entraine dans les tréfonds de la psychologie de son personnage et c’est limite jouissif ! Oui je vous vois bondir… J’ai vraiment aimé !

Tout le long je me suis demandée si le personnage principal était vraiment un malade au bord du suicide ou bien au centre d’un réseau terrifiant …

Federico Axat tend des perches, construit son jeu de cartes, pour ensuite tout faire s’écrouler ainsi que nos persuasions ! Tout n’est que faux-semblants, je n’ai jamais été sûre d’une piste !

Je me suis posée mille et une questions, j’ai suivi mille et une piste, j’ai été happée par un rythme effréné, j’ai eu peur avec le personnage, je me suis posée autant de question que le personnage, pour arriver à un final qui m’a collé un uppercut !!!

Jusqu’à la toute fin du livre, l’auteur m’a malmené, m’a entrainé dans sa toile pour me laisser complètement éreinté jusqu’à la dernière page ! Un dénouement qui m’a laissé bouche bée avec un épilogue qui m’a scotché.

Je pensais lire un livre assez classique et je me suis retrouvée dans une ambiance digne de Shutter Island. Je pensais passer un moment d’un classicisme bienfaisant, j’ai eu moment de grâce !

Je l’ai terminé depuis plusieurs jours et pourtant il me fallait le digérer avant de vous donner mon avis. Il me fallait redescendre après cette émotion encore toute vivace.

En conclusion, l’opossum rose est un livre totalement addictif : une fois que vous plongez dedans vous n’en sortez pas indemne !

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Ingénieur de profession, Federico Axat est l’un des écrivains argentins contemporains majeurs. Ses romans sont des best-sellers salués pour leur suspense et leur sensibilité. « Benjamin », son premier roman, a été publié en 2010. « L’Opossum rose » (La última salida, 2016) est son quatrième livre.

 

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