Parution : 8 novembre 2018 –  XO EditionsPrix Broché : 19,90€ – Prix numérique : 12,99€ – Pages : 433 – Genre : thriller d’anticipation, fantastique, thriller post-apocalyptique

Avec ce thriller d’anticipation, Xavier Müller, pose les prémices de la fin de l’humanité telle que nous la connaissons.

A force de manipulations génétiques, l’être humain se prend pour le créateur du monde tel que nous le connaissons. L’intrigue aurait pu partir dans une intrigue classique avec virus destructeur, type Ebola et compagnie, mais l’auteur a décidé de prendre le contre-pied et entraîne ses lecteurs dans un compte à rebours qui inverse la tendance et fait régresser l’être humain.

Je dois dire que j’ai beaucoup apprécié l’idée. Une idée plaisante… Avec une solution à la clé… Je n’ai pas vécu cette lecture comme une catastrophe, bien au contraire !

J’ai apprécié cette course contre la montre, pour éviter l’inéluctable… Éviter ce retour à l’état sauvage et la propagation du virus qui annonce la fin du monde moderne. Une fin annoncée, mais une renaissance possible…

Avec une plume nerveuse, l’auteur nous pousse à continuer notre plongée dans cette fin, pour découvrir ce que l’auteur nous a préparé.

Une lecture qui demande de l’attention, les informations scientifiques sont intéressantes, mais peuvent faire perdre le fil, mais c’est surtout le nombre de personnages qui peut embrouiller l’esprit, mais heureusement, l’intrigue et la plume de l’auteur ont eu raison de mes réticences.

De l’Afrique du Sud, en passant par les États-Unis, avec escale à Paris et son zoo de Vincennes, l’auteur nous entraine dans une course contre la montre, un thriller dystopique efficace, nerveux, avec une l’idée de la régression de l’humanité, qui donne le fol espoir d’une nouvelle chance… Une nouvelle chance, n’est-ce pas ce dont l’humanité aurait besoin ?

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Auteur de fiction. Il dispose d’un doctorat en physique et depuis toujours s’adonne au plaisir de l’écriture. En parallèle de ses études, il écrit des nouvelles et par la suite devient journaliste scientifique pour différents titres tels que Science et vie, Phosphore ou le Journal du CNRS. Il publie son premier ouvrage en 2008, une fiction destinée en premier lieu aux enfants (Les détectives de l’étrange, Hachette Jeunesse). Il partage aujourd’hui son temps entre l’activité de journalisme et l’écriture de romans jeunesse et adulte. Il vit à Lannion, en Bretagne, avec sa femme et leurs deux enfants.

Parution : 29 mai 2019 – Éditions du RocherPrix Broché : 20,50€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 488 – Genre : techno-thriller, thriller, thriller d’anticipation, thriller dystopique

Troisième et dernier volet de « La trilogie des cercles » ce thriller atypique de Thierry Berlanda détonne dans l’univers du thriller.

Avec un thème très peu exploité en littérature, l’auteur ne pouvait que me donner envie de plonger son univers avec ces multinationales qui deviennent plus importantes que les États et décident du sort du monde. Dans un futur, dont nous n’avons pas de date précise, ce qui donne un aspect encore plus proche à notre quotidien, ces multinationales détiennent quasiment toutes les richesses mondiales et n’hésitent pas à effectuer les pires exactions.

Jane Kirkpatrick, vice-présidente de LamarCorp, une femme d’affaires sans scrupule, compte faire main basse sur une mine de lithium en Bolovie. Une intrigue différente, mais une trame assez classique, puisque s’il y a des « méchants », il y a des « gentils » qui luttent. Ici, les « Guetteurs », quelques journalistes indépendants qui vivent cachés aux quatre  coins du monde, menés par Antoine Dupin, ont un seul but : faire connaître la vérité.

L’auteur arrive à brosser ses personnages, en leur donnant des personnalités propres. Malgré le nombre important de personnages, au risque de s’y perdre, on arrive facilement à faire le tri entre les deux camps.

Un thriller que j’ai pris plaisir à découvrir, avec un thème que j’apprécie particulièrement, puisqu’on oscille entre le thriller d’anticipation, la dystopie, et la technologie. Un techno-thriller, mais pas seulement. C’est un peu plus qu’une simple étiquette. Il y a plusieurs genres dans Cerro Rico. L’auteur a une plume visuelle, les descriptions sont travaillées et on se projette facilement dans cet univers atypique.

L’univers de la série brésilienne 3% m’a accompagné durant ma lecture. Une série que j’ai par ailleurs beaucoup appréciée et dont je vous parlerais bientôt…

J’ai découvert la plume de l’auteur avec l’insigne du boiteux et la fureur du prince et je dois dire que j’ai été très agréablement surprise. La plume est beaucoup plus travaillée, fluide et c’est un vrai plaisir. Une érudition, déjà présente dans les livres dont je parle, mais mieux dosée avec un bel équilibre entre intrigue et visuel.

L’univers est très bien travaillé et même si je n’ai pas lu les deux premiers de la trilogie, même si j’ai parfois regretté le manque d’information par méconnaissance du sujet, j’ai apprécié l’univers de l’auteur avec ses un enjeux politiques, militaires et scientifiques.

Ce livre a été lu en partenariat avec BePolar et la maison d’édition.

Thierry Berlanda - Interview

Philosophe et auteur, Thierry Berlanda a publié plusieurs romans et nouvelles, – Tempête sur Nogalès, Pentatracks, Rêve de machine, L’Insigne du Boiteux, La Fureur du Prince, La Nuit du Sacre, L’Orme aux Loups – et est l’auteur de plusieurs articles et conférences philosophiques publiés chez différents éditeurs spécialisés. Il a signé un thriller, Naija, en 2016 aux éditions du Rocher.

Les procès sont devenus rares, mais dans les très grandes occasions ils ont lieu devant les caméras et recueillent des taux d’audience proches de ceux des pornos dans lesquels des tops models en fin de carrière se font violer par des bourrins en treillis. Hyperchic et ultraviolence, le seul cocktail qui produit encore une étincelle dans le regard des masses, Antoine dixit.

Les principaux monopoles privés de la planète réalisent jour après jour leur projet d’emprise totale.
Les informations que Dupin publie dans les quelques médias qui échappent encore à leur contrôle, gênent à peine leur expansion… jusqu’au jour où il révèle un plan illicite d’acquisition de la plus importante réserve de lithium, en Bolivie.
Jane Kirpatrick, l’âme du cartel, déclenche alors son agent le plus redoutable, Jacques Salmon alias le Python, afin d’anéantir le journaliste et son réseau d’informateurs clandestins.
Seule Justine Barcella, qui formait autrefois avec Salmon un commando de liquidateurs, pourrait le contrer. Mais elle se voue désormais à sa vie d’institutrice dans un village toscan. Décidera-t-elle de revenir dans le jeu ? La réponse semble celée dans les entrailles du Cerro Rico.
Un techno-thriller implacable, mené de main de maître jusqu’à l’imprévisible dénouement.

… Sur l’arbre de l’évolution, l’homme ne constitue qu’une brindille à l’extrémité de la branche des mammifères. Un incident de parcours. Malgré son intelligence et sa cruauté, l’espèce humaine aurait pu tout aussi bien finir à quatre pattes au bout d’une laisse tenue par un chien bipède !

À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus.

Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, déboussolés, imprévisibles, semant la panique dans la population.

De quel virus s’agit-il ? Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ?

Une scientifique française, Anna Meunier, se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité.Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ?
Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ?

Parution : 16 mai 2019 – Editions Belfond Prix Broché : 19,90€ – Prix numérique : 4,99€ – Pages : 336 – Genre : thriller, thriller-psychologique, roman noir, roman choral

C’est le deuxième livre de l’auteur que je découvre, un thème bien différent d’Iboga, et je dois dire qu’il a réussi, encore, à me retourner les tripes, pourtant je ne suis pas une sensible mais certains sujets, lorsqu’ils sont habillements construits me touchent et me remuent… Lorsque j’ai commencé « Seul avec la nuit », je ne m’attendais pas à toucher le fond avec la bassesse humaine et la noirceur dont certains êtres sont capables.

Plusieurs personnages se croisent, sans que l’on sache au départ ce qui peut bien les relier. Des vies brisées qui vont se percuter à un moment donné ! Une construction en entonnoir qui permet à l’auteur de démarrer d’une manière sombre, pour peu à peu étrangler le lecteur à l’image des révélations qui font froid dans le dos.

Le regard que vous poserez sur les migrants sera différent, avec plus d’empathie, d’indulgence et peut-être en connaissance de certaines réalités. Même si nous ne sommes pas indifférents au sort des migrants, nous ne savons jamais vraiment quoi faire…
Ce livre est à la fois une dénonciation et un cri de rage. La rage de vivre et de survivre malgré les horreurs… Car l’homme est capable du pire lorsqu’il s’agit de se faire du fric… Mais aussi lorsqu’il s’agit de sauver ceux que l’on aime…

L’auteur nous met face à nos peurs les plus profondes tout en nous obligeant à faire un choix, nos convictions les plus profondes sont ébranlées…
Une plongée en enfer sans possibilité de faire escale.

L‘auteur ne lésine pas à nous faire passer par une palette de sentiments face à l’horreur, à l’injustice et la souffrance humaine.

L’intrigue est ancrée dans notre quotidien lui donnant une horrible réalité ! Une réalité qui dépasse la fiction… Car avec la fiction on peu jouer, mais là, l’auteur ne joue pas… Il y met tous les ingrédients pour dépeindre des faits réels qui arrivent parfois à nos oreilles, mais même si cela nous horrifie, on ne l’écoute qu’à moitié, ne se sentant pas concernés… Après avoir lu ce livre, vous ne regarderez plus le monde qui vous entoure de la même manière…

Nous avons tous vu des centaines de personnes arriver aux portes de l’Europe (l’Enfer pour certains), nous avons tous entendu les messages de haine parce que l’on accueillait les migrants… En oubliant, que ce n’était pas des bêtes de foires, mais des êtres humains en grande souffrance. La promesse d’un avenir meilleur, en arrivant en France, patrie des droits de l’Homme. Pourtant la vie ne leur réserve que souffrance, haine et trafic en tout genre s’ils veulent survivre…

Un livre d’une rare violence à nos portes sans que rien ne soit fait pour endiguer le fléau. Comment endiguer le mal quand ces êtres vivants ne sont pas censés exister ?
Du trafic d’être humain en passant par le trafic d’organes, l’auteur pose ses tripes en disant voilà ce qu’il se passe, vous ne pourrez pas dire que vous ne savez pas…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Auteur de thrillers et romans noirs. Il a été inspecteur, conseiller en formation, proviseur adjoint d’un lycée professionnel. En 2004, il démissionne de l’Éducation nationale pour crée une petite maison d’édition : Les éditions du Barbu, fermée en décembre 2011. Désormais il se consacre à temps plein à l’écriture. Il est l’auteur de « Parasite » (2012, sélectionné pour le prix intramuros), « Les loups gris » (2013), « Curriculum Vitae » (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2014), « Pulsions salines » (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2015) et « L’Immortelle qui pleurait les morts », parus aux éditions du Palémon. « La salamandre de Kerpape » (2014) est paru aux Éditions Chemin Faisant.

« Le regard dans le vide, complètement absent, sûrement sous tranquillisant, le gamin marchait de manière automatique.
– Voici votre premier patient.
Le chirurgien haussa les sourcils.
– De quoi est-il atteint ? A-t-il un dossier médical ? Des analyses ? Des radios ou un scanner ? De quelle pathologie devons-nous nous occuper ?
– On ne s’est pas bien compris. Repartons d’un bon pied tous les deux. Pas question de le soigner d’une maladie ni de l’opérer d’une quelconque lésion. Non, non… Les termes désormais à employer sont : ablation, amputation, réduction… »

Que sommes-nous réellement prêts à faire pour sauver nos proches ?

Cette question, Éric de la Boissière se la pose tous les jours. Sa fille, Élodie, est atteinte d’une grave maladie rénale. Du fait de son groupe sanguin, ses chances de recevoir une greffe sont quasi nulles. Mais avec beaucoup d’argent… Élodie doit pouvoir être soignée, pense Éric. Dirigeant d’un établissement financier, il a entendu parler de réseaux parallèles permettant d’obtenir un organe sain de donneurs volontaires.

Que sommes-nous prêts à sacrifier pour sauver nos proches ?

Cette question, Gilles Patrick ne se l’était jamais posée. Mais depuis quelques semaines, ce grand chirurgien ne dort plus. Tandis qu’un revolver est braqué sur la tempe de son épouse et de sa fille, un groupe d’hommes le contraint à pratiquer de lourdes opérations sur de jeunes patients pourtant en pleine santé.

Les circonstances ont beau être différentes, la raison qui a fait basculer ces deux hommes dans un autre monde est la même. Et si la volonté de sauver un proche n’était pas une raison suffisante ? D’une noirceur abyssale, le nouveau roman de Christian Blanchard explore les âmes compromises et pousse ses personnages, comme le lecteur, dans leurs pires retranchements.