Archives pour la catégorie Littérature américaine

November Road de Lou Berney

Parution : 6 février 2019 – Éditeur : HarperCollinsCollection : HarperCollins Noir – Prix numérique : 12,99€ – Prix papier : 20€ – Pages : 384 – Genre : thriller, littérature noire

Certaines lectures sont surprenantes et prenantes, et ce, dès les premières lignes. November Road revisite un fait historique qui a marqué et qui continue de susciter des interrogations. L’alternative qu’il propose est plausible, au point qu’il arrive à nous embarquer dans son intrigue, pourtant assez classique.

Un thème passionnant, avec une hypothèse sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, mais surtout, et c’est là que l’auteur entre en œuvre, il propose un panorama complet sur la société américaine et l’impact que cela a eu sur elle.

Un traumatisme palpable et prégnant tout le long de cette lecture, aussi bien sur les femmes que sur les noirs, dont il représentait l’espoir d’émancipation.

L’auteur exploite la thèse, largement répandue de l’implication de la Mafia, notamment Carlos Marcello, parrain de la Nouvelle-Orléans, qui ne cachait pas sa haine de Kennedy.

Avec cet assassinat, les commanditaires ont, non seulement tué l’homme, mais surtout fait avorté toute évolution de cette société puritaine et raciste.

Un destin qui semblait tout tracé, échangé contre la vie à laquelle ils aspirent.

Une plume agréable, parsemée d’humour, au service d’un road trip initiatique, avec plusieurs thèmes en toile de fond, l’amitié, la confiance, l’attachement aux valeurs familiales, les respect…

Des personnages hauts en couleur, aux personnalités fouillées qui, vont évoluer, prendre de l’épaisseur et même si, pour certaines, on a de l’aversion, leur évolution se fera au rythme de ce voyage initiatique, finissant par devenir sympathique et susciter une certaine tendresse.

Un roman sombre, passionnant, un réel page turner, un brin rétro, au charme indéniable. Un style qu’on aimerait pouvoir lire plus souvent. En bref… Du très bon !

Ce livre a été lu grâce à BePolar et la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Ecrivain américain, auteur de roman policier. Il a fait ses études à l’Université Loyola de La Nouvelle-Orléans et à l’Université du Massachusetts à Amherst. Il enseigne dans le cadre du programme de création littéraire (MFA) à l’Université d’Oklahoma City. Après avoir travaillé comme cuisinier, entraîneur et livreur de journaux, il fait ses débuts littéraires en 1991 avec le recueil de nouvelles « Road to Bobby Joe and Other Stories » signé Louis Berney. En 2015, avec son troisième roman, « The Long and Faraway Gone », il est lauréat du prix Edgar-Allan-Poe du meilleur livre de poche original, du prix Anthony du meilleur livre de poche original, du Prix Barry 2016 du meilleur livre de poche original et du prix Macavity du meilleur roman. « November Road » a été élu meilleur livre de l’année 2018 par le Washington Post.

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Le Passage – Tome 2 : Les Douze de Justin Cronin

Parution : 7 mai 2013 – Édition poche : 10,80€ – Édition Robert Laffont : 23,00€ – Pages : 736 – Genre : dystopie – fantastique – virus – post-apocalyptique – anticipation

Dans Le Passage, Justin Cronin avait imaginé un monde terrifiant, apparu à la suite d’une expérience gouvernementale ayant tourné à l’apocalypse. Aujourd’hui, l’aventure se poursuit à travers l’épopée des Douze, le deuxième volet de la trilogie monumentale de Justin Cronin.

De nos jours. Alors que le fléau déclenché par l’homme se déchaîne, trois étrangers naviguent au milieu du chaos. Lila, enceinte, est à ce point bouleversée par la propagation de la violence et de l’épidémie qu’elle continue de préparer l’arrivée de son enfant comme si de rien n’était, dans un monde dévasté. Kittridge, surnommé  » Ultime combat à Denver  » pour sa bravoure, est obligé de fuir pour échapper aux mutants viruls, armé mais seul et conscient qu’un plein d’essence ne le mènera pas bien loin. April, une adolescente à la volonté farouche, lutte, dans un paysage de ruines et de désolation, pour protéger son petit frère. Tous trois apprendront bientôt qu’ils n’ont pas été totalement abandonnés – et que l’espoir demeure, même au cœur de la plus sombre des nuits.
Cent ans plus tard. Amy et les siens – les héros du premier volet de la trilogie, qui se battaient dans Le Passage pour le salut de l’humanité – ignorent que les règles du jeu ont changé. L’ennemi a évolué. Les douze vampires modernes à l’origine de la prolifération des viruls ont donné naissance à un nouveau pouvoir occulte, incarné par le maléfique Horace Guilder, avec une vision de l’avenir infiniment plus effrayante encore. Si les Douze viennent à tomber, l’un de ceux qui se sont ligués pour les vaincre devra le payer de sa vie.

Le début est déstabilisant, car l’intrigue commence avec de nouveaux personnages aux prémices du virus…

Mais peu à peu, les chapitres défilent et les choses s’imbriquent parfaitement, avec une grande précision. On retrouve certains des personnages, l’auteur nous oblige à tisser des liens avec eux… On en découvre d’autres et l’intrigue prend de l’ampleur, le tout devient un chef d’œuvre.

Une fois de plus, l’auteur nous transporte dans ces ruines américaines aux alentours de l’an 2100.

Une immersion continue dans ce futur moyenâgeux où des factions militaires et esclavagistes tentent d’accaparer les dernières ressources.

La chasse aux douze « leaders viruls » est ouverte, chacun ayant ses priorités, Emy continuant son bonhomme d’évolution au sein de ces contrées apocalyptiques.

L’écriture de l’auteur est enivrante, le rythme transcendant et l’on se surprend à lire jusqu’à des heures avancées de la nuit tant les péripéties sont addictives !

Une suite à la hauteur de mes attentes !

 

 

Romancier américain de science-fiction et d’horreur. Il a étudié à l’Université d’Harvard et à Iowa Writers’ Workshop. Il débute sa carrière d’écrivain avec « Huit saisons » (Mary and O’Neil, 2001), un recueil de huit nouvelles sur l’histoire d’une famille. Le succès est au rendez-vous et le jeune écrivain est fait lauréat du prix Pen-Hemingway.
Justin Cronin revient avec l’ouvrage ‘ »Quand revient l’été » (The Summer Guest, 2004), qui raconte le malheur d’une famille brisée par la Seconde Guerre mondiale et par celle du Vietnam.
« Le Passage » (The Passage), premier roman de la trilogie du même nom, est sorti au mois de juin 2010 et a fait l’objet de nombreuses critiques favorables. Les droits cinématographiques aurait été achetés par Fox 2000.
La suite, « Les douze » (The Twelve), est publié en 2012, suivi de « La Cité des miroirs » (The City of Mirrors) en 2016. Il vit avec sa femme et ses enfants à Houston au Texas où il enseigne l’anglais à l’Université Rice.

Le Passage de Justin Cronin

Parution : 11 mars 2001 – Édition poche : 11,80€ – Édition Robert Laffont : 23,50€ – Pages : 1265 – Genre : dystopie – fantastique – virus – post-apocalyptique – anticipation

J’ai lu ce livre en mars 2015, mais j’ai tellement aimé ce bouquin, que j’ai très envie que vous découvriez mon avis. Plusieurs années après, je peux dire que c’est un coup de coeur ! J’en garde un souvenir vivace, même des années après.

Attirée par la couverture et le titre, je me suis retrouvée avec ce livre en mains et à la vue des 1265 pages j’ai hésité à l’acheter en me disant que ce serait peut-être long et fastidieux et par conséquent décevant.
Étant fan de romans futuristes et apocalyptiques, je ne pouvais pas passer à côté.

Ce livre est tout simplement grandiose. Il y a dix livres dans ce livre, dix styles de narration différents, on a peur pour les personnages, on craint de tourner la page, c’est terriblement humain, on y croit dur comme fer.

Les personnages ont une humanité à fleur de peau et leurs destins entrecroisés dans le temps renforcent les liens que se tissent.

J’ai été complètement happée par ce bouquin, plus moyen de lâcher cette intrigue. L’auteur a une plume très visuelle et nous embarque dans son univers.

Un univers construit de main de maître avec une très belle plume, qui tient en haleine du début à la fin.

L’auteur arrive à faire naître des émotions diverses et variées, passant par l’empathie, la tristesse au dégoût et la peur la plus effroyable. On ne sait jamais à quoi on va s’attendre et le titre n’est même pas indicateur de ce que l’on s’apprête à y découvrir…

Dans une première partie, on semble assister à un roman d’espionnage mêlé de drame et de science-fiction. Une première chute brutale et on se retrouve propulsé dans un futur aux allures moyenâgeuses dont la narration tire, il faut l’admettre, un petit peu en longueur au début, avec beaucoup de personnages dont les liens sont initialement fastidieux à mémoriser. L’action repart ensuite de plus belle avec la recherche des origines d’Amy, adolescente centenaire, en ces terres où pullulent des mutants sanguinaires.

La mystérieuse Amy ; qui est-elle ? Le personnage central, celle par qui, tout a (indépendamment de sa volonté) commencé et qui fera office de « messie » !

Malgré les 1265 pages, j’étais pressée d’arriver au bout pour en découvrir le dénouement !

J’ai parfois eu du mal à trouver le sommeil tant l’atmosphère était angoissante. Certains passages sont insoutenables et pourtant l’auteur nous laisse toujours un espoir et nous pousse à continuer notre lecture.
Pas mal de thèmes abordés, sont d’actualité, partiellement ou en totalité, même si l’auteur ne les aborde pas ouvertement, on se pose beaucoup de questions sur notre présent et la manière dont certaines choses sont gérées…

La fin m’a laissé sans voix …

Je n’ai qu’une chose à vous dire, foncez acheter ce livre, surtout si vous aimez les catastrophes, le  post-apocalyptique et les expériences médicales…

 

 

Romancier américain de science-fiction et d’horreur. Il a étudié à l’Université d’Harvard et à Iowa Writers’ Workshop. Il débute sa carrière d’écrivain avec « Huit saisons » (Mary and O’Neil, 2001), un recueil de huit nouvelles sur l’histoire d’une famille. Le succès est au rendez-vous et le jeune écrivain est fait lauréat du prix Pen-Hemingway.
Justin Cronin revient avec l’ouvrage « Quand revient l’été » (The Summer Guest, 2004), qui raconte le malheur d’une famille brisée par la Seconde Guerre mondiale et par celle du Vietnam.
« Le Passage » (The Passage), premier roman de la trilogie du même nom, est sorti au mois de juin 2010 et a fait l’objet de nombreuses critiques favorables. Les droits cinématographiques aurait été achetés par Fox 2000.
La suite, « Les douze » (The Twelve), est publié en 2012, suivi de « La Cité des miroirs » (The City of Mirrors) en 2016. Il vit avec sa femme et ses enfants à Houston au Texas où il enseigne l’anglais à l’Université Rice.

Hunger Games – Tome 1 de Suzanne Collins

Parution : 1er octobre 2001 – Edition poche : 9,90€ – Edition Pocket Jeunesse : 18,15€ – Pages : 400 – Genre : dystopie

J’avais envie de vous parler de certaines de mes anciennes lectures, alors je réédite certains de mes premiers retours lecture. Même si ceux-ci sont moins élaborés et que je préfère mes retours actuels.

Cela fait des mois que j’en entends parler sans pour autant sauter le pas.  Et puis, j’ai pu voir le film. Plus par curiosité qu’autre chose parce qu’ à force d’en avoir entendu parler, j’ai eu envie de me faire mon propre avis.

La société décrite dans Hunger Games est mythologique par essence mais pourrait apparaître comme l’avatar ultime d’une société contemporaine ayant décidé d’avoir une paix éternelle en dévorant ses propres enfants. La terreur joyeuse et festive comme mode de gouvernement, voilà ce que propose Panem, ce pays mythique, à travers les décisions des cadres dirigeants du Capitole.

Sur la base de thématiques très actuelle comme la télé-réalité, Hunger Games chaque district se doit d’offrir en souvenir de sa défaite, 2 tributs qui s’engageront dans un combat à mort où il ne pourra en rester qu’un ! Ces jeunes gens jetés en pâture aux habitants du Capitole, cité victorieuse et vivant dans l’opulence, n’ont qu’à compter sur eux-mêmes pour éliminer ceux qui sont pourtant leurs égaux…

Le gros plus par rapport au film, c’est que l’on est dans la tête de Katniss, on connait toutes ses pensées, ce qui a été dur à transcrire en film j’en suis consciente !

Le livre est écris au temps du présent, et non du passé mais après un petit temps d’adaptation ce n’est pas du tout gênant.

Suzanne Collins ne laisse que très peu de temps pour se remettre de nos  émotions, il y a constamment de l’action – avec quelques baisses de régimes, quand même. Même si je savais ce qu’il se passerait, j’étais prise dans l’action et le suspense des Hunger Games, dans une arène truffée de pièges, où Katniss ne peut se fier à rien ni personne, où la « nature » est aussi contrôlée par la société. Le côté stratégique m’a beaucoup plu : chaque tribut ayant sa propre stratégie, j’ai trouvé intéressant d’avoir un aperçu de l’évolution et de la survie de quelques uns.

À noter : Quand vous commencerez à lire, assurez-vous d’avoir au moins quelques heures devant vous car il vous sera difficile de passer à autre chose sans connaître la fin. (Assurez-vous aussi d’avoir les prochains tomes à proximité)

En bref : Lecture très addictive !!!

Les insoumis Tome 1 de Alexandra Bracken

Parution : 21 mars 2013 – Édition poche : 6,90€ – Édition De la Martinière jeunesse : 25,40€ – Pages : 512 – Genre : dystopie

J’avais envie de vous parler de certaines de mes anciennes lectures, alors je réédite un de mes premiers retours lecture.

Distrayant, mais un peu confus : beaucoup de personnages secondaires font leur apparition sans vraiment avoir d’intérêt dans l’histoire. On ne sait pas vraiment à quelle époque on se situe, ni les dégâts occasionnés sur le pays. On n’a qu’une vague idée de l’état de pauvreté général mais pas vraiment de description concrète. Aucune information sur la maladie, etc… On peut espérer plus d’informations par la suite puisque c’est une trilogie.

Il y a malgré tout beaucoup d’originalité dans cette histoire et le roman se laisse lire facilement. Les personnages sont touchants et la violence dans le roman les rend encore plus vulnérables. C’est un agréable moment de lecture, malgré quelques longueurs !

L’ange de l’histoire de Rabih Alameddine

 

 

Parution : 30 août 2018 – Editions Les EscalesPrix papier : 21,90€ – Prix Numérique : 15,99€ – Pages : 408 – Genre : thriller psychologique – fantastique

Une lecture qui nous plonge, à la fois dans une biographie et un conte. Un conte des temps modernes avec une plume chantante, déstabilisante. Une intrigue qui court sur plusieurs décennies pour nous raconter la dérive humaine. Mais cette dérive a le goût des mille et une nuit. Imaginez-vous devant un bon feu avec un auteur qui vous raconte une histoire. Rabih Alameddine, est un conteur.

Le temps d’une nuit, dans la salle d’attente d’un hôpital psychiatrique, Jacob, poète d’origine yéménite, revient sur les événements qui ont marqués son enfance dans un bordel égyptien, son adolescence sous l’égide d’un père fortuné, puis sa vie d’adulte homosexuel à San Francisco dans les années 1980, point culminant de l’épidémie du sida.

On s’imagine lire une énième biographie, mais c’est là où le talent de l’auteur nous entraîne, dans un conte fantastique. En effet, Jacob n’est pas seul : Satan et la Mort se livrent un duel et se disputent son âme, l’un le forçant à se remémorer son passé douloureux, l’autre le poussant à oublier et à renoncer à la vie.

Le plume est d’une rare érudition et je dois dire que cela fait du bien, j’ai eu l’impression de relire un des auteurs classiques que j’ai pu affectionner. Alors oui, c’est beau, c’est même poétique, mais je me suis parfois ennuyée. Le mélange entre saga familiale, biographie, plume poétique, ironie, a parfois eu du mal à trouver grâce à mes yeux. Alors que les éléments pris un par un étaient d’une grande saveur.
Les chapitres s’alternent entre souvenirs de Jacob, discussions entre la mort et le diable et le présent dans la salle des urgences de l’hôpital.

L’auteur décrit avec justesse, la communauté homosexuelle de San Francisco ravagée par le sida pendant les années 80. Jacob, révèle une personnalité meurtrie par la mort, de ses amis et de l’amour de sa vie, emportés par la maladie. L’impossible oublie, qui permet d’accepter la mort. L’oublie qui permet d’apporter la paix à Jacob lui est refusé par Satan, qui se dispute avec la Mort qui ne souhaite que le soulager. Enfin le soulager surtout pour avoir son âme. Chacun se disputant cette âme meurtrie, que la vie a meurtrie.

D’une certaine manière, l’auteur tente un éclairage sur les désillusions que nous rencontrons, oblige son lecteur à une certaine introspection, à se demander comment lui a fait face à ses monstres.

Un roman ambitieux, original, qu’il n’est pas aisé d’aborder. Malgré une lecture chaotique, je garde un sentiment agréable dans son ensemble, mais avec des passages à vide où je suis restée à la périphérie de ce conte moderne.

Ce livre a été validé par la maison d’édition via NetGalley

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Né en Jordanie de parents libanais, il a grandi au Koweït et au Liban puis a étudié en Angleterre et aux États-Unis. Il est titulaire d’un diplôme d’ingénieur à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) et d’un Master of Business à San Francisco. Il a travaillé en tant qu’ingénieur avant de se consacrer à l’écriture et à la peinture. Il est auteur d’un recueil de nouvelles ainsi que de quatre romans: « Koolaids » (1998), « I, the Divine » (2001), « Hakawati » (2008) et « An Unnecessary Woman » (2014) (Les vies de papier), qui a obtenu le California Book Awards Gold Medal Fiction en 2014. En 2016, il obtient le prix Femina étranger pour « Les vies de papier ». Il partage son temps entre San Francisco et Beyrouth.