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Nuit sans fin de Douglas Preston et Lincoln Child

Parution : 4 avril 2018 – Editions l’ArchipelPrix papier : 24€ – Prix Numérique : 16,99€ – Pages : 374 – Genre : Policier – Polar

Malgré le nombre, prolifique, d’enquêtes d’Aloysius Pendergast, c’est bien avec la 17ème que je découvre les aventures de ces personnages récurrents du duo Preston & Child.

Pour autant, j’ai été heureuse de pénétrer dans cette intrigue fluide, sans temps morts où les fausses pistes apportent de bons rebondissements.

Deux personnages principaux dont l’agent spécial du FBI, Aloysius Pendergats, d’ailleurs le terme spécial lui va comme un gant. Un côté sherlock Homles couplé à Simon Baker dans «le mentaliste», doté de capacités de discernement hors norme, une excentricité à l’anglaise, avec son majordome et sa Rolls. D’Agosta est un flic plus commun, homme d’action par excellent et terre-à-terre.

Une bonne partie du livre, on a l’impression que Pendergats survole cette enquête assez particulière, puisque de riches New-Yorkais sont retrouvés décapités après avoir été l’objet d’une mise à mort assez étrange et spectaculaire… Mais ce n’est que pour accentuer le flegme de cet homme atypique, puisqu’au final il apparaît dans toute son efficacité dans cette course-poursuite aux prises avec un serial-killer d’une rare intelligence.

Le final est très intéressant, bien amené et les auteurs baladent le lecteur jusqu’à la toute fin, quand à l’identité du tueur.

Une enquête avec en toile de fond une réalité sociale prégnante avec cette lutte des classes et les inégalités qui se creusent. Ces meurtres sont le révélateur d’un mal qui ronge nos sociétés, même si le but recherché était différent.

Malgré le côté fantasque de Pendergast, j’ai trouvé que les auteurs tentaient de lui donner un visage plus humain, où ses capacités, ne seraient pas mises en avant, mais bien sa haute moralité. Une introspection très intéressante quand on sait qu’il est difficile, parfois, pour les personnes aux capacités élevées de prendre du recul.

Même si j’ai découvert cette série avec cette 17ème enquête, cela ne m’a pas gêné puisque les intrigues sont différentes à chaque fois, avec la présence de personnages récurrents.

Un thriller classique, mais efficace porté par un personnage haut en couleur, que j’ai été ravie de découvrir et que je ne manquerais d’apprendre à connaître, en lisant les prémices de ses aventures.

Je remercie Mylène des éditions l’Archipel pour cette découverte.

Douglas Preston :
Né dans le Massachusetts en 1956, diplômé de littérature anglaise, il a démarré sa carrière en tant qu’auteur et éditeur pour le Muséum d’Histoire Naturelle de New York. Il a également enseigné à l’Université de Princeton. Durant ces huit années passées au Muséum, il a écrit son premier livre de non-fiction. A la même époque , il fait la connaissance de Lincoln Child, rencontre déterminante pour sa carrière d’écrivain. Aujourd’hui, il vit dans le Maine avec sa femme et ses trois enfants.

Lincoln Child :
Né en 1957 dans le Connecticut. Diplômé de littérature anglaise, Lincoln Child a été responsable éditorial aux éditions St Martin’s Press à New York avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Il vit aujourd’hui dans le New Jersey avec sa femme et sa fille.

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De la terre dans la bouche de Estelle Tharreau

Parution : 18 janvier 2018 – Éditeur : Taurnada – Prix papier : 9,90€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 260 – Genre : Thriller- historique

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume d’Estelle Tharreau avec l’impasse et j’ai été très heureuse de pouvoir me plonger dans son thriller-historique. Une plume toujours aussi sombre qui porte une intrigue avec en toile de fond une vérité historique dont on parle peu.

Même si nous sommes dans une fiction, le fait d’ancrer ses personnages dans ces évènements historiques, apporte un nouveau regard sur ce qu’un pan de notre passé peu glorieux, tente de cacher.

Estelle Tharreau met sa plume au service de ces oubliées de la seconde guerre mondiale, car rien n’est soit blanc ou noir, plusieurs nuances de gris sont toujours là pour apporter un éclairage différent et enfin mettre en exergue certains points que beaucoup souhaiteraient occulter…

Les personnages servent une intrigue très bien ficelée, dans un petit village théâtre des drames humains. L’amour, la haine, la peur, la trahison, sont des sentiments encore prégnants plus de quarante ans après les évènements, car personne n’a oublié et les souvenirs vivaces ne vont faire que raviver ces sentiments au service de faits historiques.

Pourtant, les non-dits trouvent toujours le chemin de nos cœurs.

Estelle Tharreau créée des personnages de fiction avec une résonance sensible et profonde où l’humanité prend tout son sens. Car c’est bien de cela dont elle nous parle ! L’humanité dans tout ce qu’elle peut avoir de cruelle mais surtout de beauté, de bonté et le futur est nécessairement imprégné par les empreintes profondes de notre passé.

Mais ses personnages ne sont pas seulement des êtres humains, en effet les lieux sont profondément visuels campant un rôle à part entière. Le Mont-Eloi ressemble à tout ces villages où chaque habitant participe à la vie de l’autre. Tout se sait, mais rien ne se divulgue… Rien ne doit transpirer des horreurs faites. Un peu comme dans une famille où chacun fait semblant de ne pas savoir…

Tout un village connaissait les faits, tout un village a participé aux horreurs, mais surtout chaque habitant à choisi de se taire afin d’enfouir ce secret… Un secret honteux… Mais qui va meurtrir les concernés une fois divulgué.

Un roman sur les choix de vie, sur les non-dits mais surtout un roman qui montre que malgré les horreurs de la guerre, l’être humain reste un humain et ne peut échapper à ses sentiments. Des sentiments exploités avec brio et portés par une plume d’une grande humanité malgré la noirceur qui les imprègnent.

Les années n’effacent pas les faits et le temps qui passe ne fait peut-être que mettre en évidence une réalité encore présente…

« Tous, hommes, femmes et enfants présents avaient péri. Elsa se perdait dans cette vision d’horreur. Elle gravait dans sa mémoire ces quelques ares de forêt qui, des années après, respiraient encore la souffrance et la mort. »

Merci à Joël pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’accorde.

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

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Ahriman de Gwenn Aël

Parution : 15 janvier 2017 – Éditeur : Lune Écarlate – Prix papier : 21,01€ – Prix Numérique : 6,99€ – Pages : 320 – Genre : Thriller-horrifique – Fantastique – Ésotérique

Avril 2010, la ville rose est confrontée à une météo capricieuse, désordonnée, mais surtout improbable. Avril 2010, la ville rose est le témoin d’une découverte macabre dans une de ses églises…Avril 2010, un hôpital psychiatrique fait face à une hystérie collective inexpliquée…

Ahriman de Gwenn Aël, a tous les ingrédients pour me plaire. Des cadavres, des faits inexpliqués et le possible avènement de l’antéchrist en prime… Un bouquin qui a tout d’un grand thriller-ésotérique avec une pointe d’horreur qui donne du piment à la lecture.

Une intrigue travaillée doublée d’une plume au service du lecteur, qui, non content d’en prendre plein les yeux avec ces descriptions toutes aussi glauques les unes que les autres, aura, également, le plaisir d’être immergé sans détours, dans cette histoire qui semble tout droit sortie de l’imagination d’un auteur… Oups ! C’est le cas !? Oui c’est bien une histoire, que l’auteur a inventé de toute pièce, une pluie de sang ça n’existe pas… Pourtant le reste si : rituels sataniques, pluies diluviennes inexpliquées, malades au bord de la crise…

Dès les premières lignes, l’auteur nous embarque dans les filets d’une intrigue construite avec fluidité et sans temps morts, sans pour autant perdre le lecteur. Vite ne rime pas avec négligence et hâte à torcher l’histoire, bien au contraire, vite, rime avec urgence… Urgence à comprendre, urgence à dénouer ces meurtres, urgence à contrecarrer les plans maléfiques… Une urgence qui nous prend aux tripes.

Plusieurs informations sont divulguées au fur et à mesure, pour mettre en exergue une intrigue très bien ficelée, puisque l’auteur utilise notamment l’affaire de l’abbé Saunière, curé de Rennes-le-château dont l’immense fortune acquise, reste encore un mystère aujourd’hui. Pour certains, il aurait découvert le trésor des templiers, pour d’autres il aurait conclu un pacte avec le Malin… Une base de travail très intéressante pour ce thriller fantastique, à laquelle l’auteur ajoute la recrudescence du satanisme et le légendaire grimoire d’Ahriman qui aurait été écrit au 9ème siècle, avant de traverser les époques et de sombrer, avec le Titanic, en 1912.

« La légende raconte qu’il errerait depuis des siècles sur le continent européen, apparaissant de façon fortuite et disparaissant mystérieusement, semant la mort sur son passage, mais nul ne sait avec exactitude ce qu’il recèle. »

Les personnages viennent tisser une toile de réalité à cette intrigue fantastique, puisque l’être humain oscille entre croire ou non, entre être cartésien ou non… Mais est, aussi, celui qui tient l’arme de la destruction de l’équilibre entre le bien et le mal. L’homme a le choix et en reste le maître…

« Ce pauvre homme qui prie avec ferveur, qui pleure, cette malheureuse âme qui aurait dû être son frère, doit mourir. Il les sent dans sa tête. Les cavaliers. Ils sont là, tout près de lui, à attendre son signal. »

Un roman sombre, qui frôle le genre horrifique (oui je suis dur au mal, il m’en faut beaucoup pour avoir peur), sur fond religieux et fantastique, avec une intrigue finement travaillée qui remonte aux périodes noires de l’inquisition.

GwennNée en 1971 en Normandie, Gwenn Aël écrit depuis sa plus tendre enfance. Elle débute véritablement sa carrière d’écrivain en 1996 avec des nouvelles fantastiques, publiées au sein de divers magazines et anthologies en France et au Canada. Puis elle se lance dans le roman en 2006 et enchaîne plusieurs œuvres publiées par une maison d’édition belge, Chloé des Lys. Sa rencontre avec l’illustrateur de BD Éric Godeau débouche en 2013 sur un projet commun : Wendigo — Les prédateurs de la nuit, un roman illustré.
Ses œuvres mêlent fantastique, surnaturel et suspens.

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Les Heures rouges de Leni ZUMAS

Parution : 16 août 2018 – Éditeur : Presses de la cité – Prix papier : 21,00€ –Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 408 – Genre : Dystopie – Thriller-psychologique

Il m’a fallu un peu de temps pour digérer ma lecture… Non que je n’aie pas aimé, bien au contraire, mais c’est une lecture dense en émotion et en qualité.

L’auteure nous propulse dans un futur proche… Parfois on le sent tellement proche que cela en est effrayant, dans lequel les puritains s’imposent aux États-Unis avec de nouvelles réglementations sur l’avortement, l’adoption et la procréation médicalement assistées…

Vous pensez que c’est du déjà vu ? Vous pensez bien ! L’avortement est interdit, l’adoption et les PMA sont réservés aux couples mariés.

L’auteure n’a pas eu à inventer un univers pour présenter le sien, il lui a suffi de se pencher sur ce qu’elle a glanée, que ce soit dans les médias, dans les discours politiques et aussi dans l’obscurantisme de certaines personnes…

Quatre femmes, quatre portraits qui vivent une féminité et une maternité différente, sans qu’aucune ne soit pointée comme la bonne. Ro (la biographe), Susan (l’épouse), Mattie (la fille)  et Gin (la guérisseuse). L’auteure, sans jugement, dépeint ce que ces femmes ressentent, ce qu’elles appréhendent et chaque lectrice se retrouvera dans un des portraits.

Même si les personnages sont bien construits avec une entité propre, on ne peut s’empêcher de penser que malgré la densité, l’auteure n’a fait qu’effleurer le haut de l’iceberg. Au lecteur de faire travailler ses méninges pour y trouver son compte. Une belle réflexion sur le possible devenir des droits des femmes.

Un bond en arrière, tout en étant dans ce futur glauque à souhait, puisque l’avortement devient illégal aux États-Unis. Les peines que ces femmes encourent lorsqu’elles décident de braver les interdits, mais aussi les risques que cela comporte d’avorter dans des cliniques secrètes, sans hygiène. Les femmes célibataires ne pouvant plus adopter, ni accéder aux PMA…

Avec une plume froide, parfois ironique, d’une violence qui peut déranger, l’auteure présente son intrigue comme un documentaire romancé, mais qui nous pousse à nous interroger sur certains choix politiques. Une plume distancée, comme un médecin qui pose son diagnostic, clinique, comme pour décortiquer, exposer les possibles travers du conservatisme. Chaque personnage, malgré des trajectoires, des vies et des envies différentes est piégé dans un imbroglio dont la porte de sortie laissera une emprunte destructrice.

Pendant ma lecture, j’ai beaucoup pensé à cette phrase de Simone de Beauvoir « N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. ».

J’ai également pensé à cette fragilité des droits acquis depuis tellement peu, au regard des siècles de soumission au le pater familias qui est ici représenté par le gouvernement conservateur.

Une dystopie qui a tout d’un signal d’alarme où la plume de l’auteure a parfois des envolées lyriques au service de la femme et de ses droits à disposer d’elle-même. Un roman fort, engagé où la femme est la pièce maitresse contre l’obscurantisme et le conservatisme.

Merci à NetGalley et aux éditions Presses de la cité pour cette découverte passionnante.

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Leni Zumas habite Portland, Oregon, où elle est professeure agrégée. Elle est l’auteure de deux romans, Red Clocks et The Listeners, et d’un recueil de nouvelles.

 

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La faucheuse Tome 2 – Thunderhead : Neal Shusterman

 

Parution : 15 mars 2018 – Éditeur : Robert Laffont – Collection : R – Prix papier : 19,50€ –  Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 576 – Genre : Science-fiction – Dystopie – Littérature jeunesse

Lorsque l’on s’embarque dans une trilogie, ça passe ou ça casse. Avec « La Faucheuse » Neal Shusterman nous plonge dans une dystopie qui n’a rien d’ordinaire ! Le monde que nous connaissons est mort… C’est le cas de le dire…

Dans le premier tome, l’auteur prend le temps de poser son univers et ce futur, agréable où le monde a enfin trouvé un équilibre. Exit le chômage, la famine, les guerres, les religions, la politique, les gouvernements, les maladies sont totalement éradiquées et chaque personne peut être régénérée à l’infini… La vieillesse, ne fait plus partie du tableau, puisque rajeunir est devenu une formalité… A fortiori, la mort également… Sauf, qu’il faut bien un minimum d’équilibre ?

Bref, pour trouver la parade et maintenir l’équilibre, le Thunderhead, grâce à qui cette sérénité existe, a donc décidé de prendre les choses en main pour équilibrer, la population, en créant la Communauté des Faucheurs.

Avec le tome 2, l’auteur aborde d’autres points de vues et notamment celui du créateur de cette paix… Artificielle… Unique… Mais paisible… A sa manière…

J’ai trouvé cela assez sympa de découvrir ce qu’une intelligence artificielle « pense », comment elle appréhende le monde des humains et l’auteur a réussi parfaitement à rendre cet ordinateur super puissant d’une rare humanité. J’ai pas mal pensé au film A.I de Steven Spielberg qui est une belle référence dans le monde du cinéma sur ce futur qui nous taquine les méninges…

On plonge encore plus dans les profondeurs parfois glauques de cet univers idéalisé et on entre-aperçoit ses travers. Car attention, n’en déplaise à certains, il y a l’envers du décor… Un peu comme Las Vegas où les touristes s’extasient, alors que certains crèvent, bien cachés et en silence… Ici c’est un peu pareil, puisque nous découvrons que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. La corruption existe bel et bien. Tout s’achète et tout se revend.

L’auteur change légèrement son fusil d’épaule, sans perdre la trame de son intrigue et permet de plonger encore plus dans univers en tissant les liens entre les différents personnages d’une manière assez brillante.

Sous couvert de dystopie assez sympathique, l’auteur aborde l’exclusion et les travers d’une société trop bien régie où le libre arbitre n’aurait pas sa place… L’essence même du propre de l’être humain est complètement annihilée.

Les chapitres permettent d’alterner entre différents personnages et même si au départ on a du mal à suivre, l’auteur nous prend par la main et nous guide parfaitement là où il veut nous amener.

Ce tome est beaucoup plus « adulte » par certains aspects. Comme pour accompagner les lecteurs de la première heure, vers une réflexion plus politique et plus humaine.

Les personnages du premier tome ont évolué et leur caractère s’est affirmé ce qui ne gâche rien et va certainement les faire pencher dans un sens ou dans l’autre… Mais ça nous le saurons dans le 3ème tome…

Je remercie NetGalley et la collection R des éditions Robert Laffont pour cette lecture.

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Neal Shusterman a déjà écrit de nombreux romans pour adolescents et ses ouvrages ont été largement primés. Avec Les fragmentés, il a rencontré un grand succès auprès des 13-18 ans. Neal Shusterman a grandi à Brooklyn (New-York) où très tôt il s’est mis à écrire. Il commence à travailler en écrivant une colonne humoristique célèbre dans un journal avant de se lancer dans la rédaction de livres et de scenarii. Dans les années qui suivent, Neal Shusterman devient un écrivain et scénariste connu des États-Unis. Ses livres reçoivent beaucoup prix et il est très apprécié par les adolescents.
Aujourd’hui, il vit en Caroline du Sud et est un auteur plébiscité. Il anime des rencontres avec ses lecteurs très souvent. Bien que son succès soit important aux États-Unis, ses livres et films étant nombreux, Neal Shusterman n’est pas du tout connu en France, seul son livre Les fragmentés (Unwind en anglais) a pour le moment été traduit.

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