Parution : 2 octobre 2019 – Calmann-LévyPrix papier : 20,90€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 380 – Genre : thriller, thriller-psychologique

J’attendais avec impatience le nouvel opus de Donato Carrisi et surtout de retrouver Mila.

Quatrième volet du Chuchoteur, je peux vous déjà vous dire que même si cet opus peut se lire indépendamment, ce serait dommage de ne pas le lire dans la continuité des autres. Même si l’enquête est indépendante, découvrir Mila Vasquez, personnage emblématique de Donato Carrisi, est à lui seul  un vrai plaisir. UN personnage, d’une rare complexité, très bien travaillé et qui a pris en maturité, depuis  sa première apparition. Je vous recommande donc de lire Le chuchoteur et L’écorchée. Même si l’égarée fait partie de la quadrilogie, il peut être lu indépendamment…

Nous retrouvons Mila quelques années après les événements du Chuchoteur, elle a quitté la police, le service des Limbes, pour se consacrer à sa fille, mais surtout commencer une nouvelle vie. Elle vit coupée du monde à la campagne avec sa fille Alice, pas d’Internet, pas de téléphone fixe, pas de télé…

Pourtant … Le mal va l’attirer à lui…

Donato Carrisi, qui n’en avait pas terminé avec elle, va l’embarquer dans une nouvelle enquête, pour le moins atypique… Dans laquelle, elle sera soumise à rudes épreuves. Le lecteur n’est d’ailleurs pas oublié, puisqu’il va vivre de sacrés rebondissements, lors desquels le rythme sera tout autant soutenu.

Mila va être propulsée dans le jeu du chuchoteur, entre deux mondes. Le monde réel et le monde virtuel vont s’entrecroiser et chaque porte franchie dans le jeu, apportera son lot de réponse dans la réalité…

La thématique du jeu vidéo, choisie par Donato Carrisi, est assez intéressante et ancre les personnages et l’intrigue dans la réalité. Certains passages sont révélateurs des doutes que nous avons quant à l’utilisation d’internet et l’addiction aux jeux et aux drogues…

La seule chose que je peux reprocher à cet opus, c’est le sentiment d’une répétition par rapport au chuchoteur. Mais bon, cela n’a rien enlevé au plaisir que j’ai eu pendant ma lecture et ce dont je suis certaine, c’est de retrouver l’agent Vasquez dans un prochain roman de Donato Carrisi, car elle a encore pas mal de choses à faire notamment découvrir sa fille Alice…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Donato Carrisi est un romancier, journaliste, dramaturge et scénariste italien, auteur de roman policier. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios. Il est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, le « monstre de Foligno », un tueur en série italien. « Le Chuchoteur » (Il suggeritore, 2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteur Livre de Poche 2011.

Après « La fille dans le brouillard » (La ragazza nella nebbia, 2015), un thriller un peu plus classique, Donato Carrisi, renoue avec la série mettant en scène ses enquêteurs Marcus et Sandra dans « Tenebra Roma » (Il maestro delle ombre, 2016).

Quelques récompenses viennent conforter le talent de Donato Carrisi: le Prix Camaiore, le Prix Il Belgioso, le Prix Bancarella 2009 (déjà attribué à Ernest Hemingway, Michael Connely, Ken Follett) et enfin le Prix Mediterraneo del Giallo y del Noir.

Donato Carrisi est également dramaturge, scénariste pour la télévision et un collaborateur régulier du quotidien milanais Corriere della Sera.

En 2017, il réalise son premier film, « La fille dans le brouillard » (La ragazza nella nebbia), qui est une adaptation de son roman éponyme, et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello en 2018.

Depuis 2018, il enseigne l’écriture à l’Université libre des langues et de la communication (IULM) à Milan.

 

Parution : 06 septembre 2018 – Editeur : Robert Laffont – Collection : La bête noirePrix grand format :  20€ – Prix numérique : 13,99€ – Prix Poche : 7,90€ – Pages : 432 – Genre : thriller-psychologique, polar

Nouveau flic dans le monde du polar, on peut d’ores et déjà compter sur Teresa Battaglia, bourrue, sensible et humaine, attachante, le lecteur la découvre au fil d’une intrigue aux thèmes qui touchent à notre sensibilité, mais surtout qui va remuer les tripes…

L’action se déroule dans les montagnes du Frioul, où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes. Ils sont à l’image de ces forêts, silencieux, mystérieux, où règne la neige et le froid. Des villageois suspicieux, taiseux, créant une atmosphère inquiétante et oppressante.

Une enquête policière doublée d’un thriller psychologique avec un personnage principal qui aime étudier avec finesse la psychologie de ceux qu’elle traque. J’ai apprécié cet aspect, car Teresa Battaglia, ne tombe pas dans la facilité et remet à chaque fois l’accent sur la psychologie. Beaucoup de thèmes sont abordés, à travers cette histoire peu banale. La solitude, la maltraitance, la maladie, la mort et notamment la peur qu’elle engendre.

L’auteur nous entraîne dans les peurs profondes qui touchent chaque être humain et qui parlera à chacun d’entre nous, au-delà de l’intrigue elle-même.

L’auteur revient sur les travers de l’être humain, avec notamment les expérimentations que certains ont faites au niveau de la psychologie. Et là on bascule dans l’horreur totale et on a des images qui nous collent à la peau, comme celles des orphelinats où l’enfant ne recevait aucun geste de tendresse et je ne parle même pas d’amour… Aucun stimuli émotionnel, élevés comme des bêtes que l’on étudie… C’est horrible, c’est bien construit, même si j’ai déploré quelques passages ennuyeux.

On découvre l’intrigue par bribes, au fil de la lecture ponctuée des coups de gueule de Teresa Battaglia à qui on s’attache. J’ai souvent pensé à Vera Stanhope inspectrice dans la série du même nom.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Ilaria Tuti, née en 1976, vit à Gemona del Friuli, dans les montagnes de la province d’Udine, au nord-est de l’Italie. Best-seller depuis sa sortie en Italie, sa série policière mettant en scène le commissaire Teresa Battaglia, dont le premier volet s’intitule Sur le toit de l’enfer, lui a valu d’être surnommée la « Donato Carrisi au féminin » par la presse italienne.

Parution : 3 octobre 2018 – Edition Calmann-LevyCollection : suspense crime – Prix papier : 20,90€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 336 – Genre : Thriller-psychologique

Le dernier opus de Donato Carrisi, présenté comme le dernier volet de la trilogie du chuchoteur et de l’écorchée, me faisait déjà envie avant sa sortie, alors je n’ai pas mis trop longtemps à plonger entre les pages de l’égarée. Surtout que pour apprécier la rencontre auteur-blogueurs, organisée par les éditions Calmann-Lévy, j’avais envie de voir ce que l’égarée avait dans le ventre.

Et, je n’ai pas du tout été déçue !

Bon, c’est vrai que tout le long de ma lecture, je me suis demandée, s’il n’y avait pas une erreur dans la présentation. Aucun lien n’était visible entre l’égarée et les deux précédents. Jusqu’à la toute fin… Et là, l’auteur retourne complètement la situation… En une phrase, toutes mes certitudes ont été ébranlées. En une phrase, l’auteur fait le lien et bascule les certitudes de la lectrice que je suis.

Oui, l’égarée peut se lire indépendamment des deux autres, sans entacher l’enthousiasme du lecteur. Mais avoir lu le chuchoteur et l’écorchée, apportera un nouvel éclairage. Un éclairage qui semble tout droit sorti du chapeau de magicien de l’auteur. Je me suis imaginée, Donato Carrisi, auteur facétieux, proche des lecteurs, nous dire : « Toutes vos certitudes, peuvent vaciller en une fraction de seconde… En une phrase, tout se bouscule et bascule… »

Ce nouvel angle m’a même donné envie de relire les 2 premiers bouquins. Quel serait mon regard maintenant que je savais ? Maintenant que je sais, comment j’analyse ma lecture?

L’auteur ne révolutionne pas le genre, l’intrigue en elle-même reste classique avec des enfants kidnappés, séquestrés… L’une des gamines fait faux bonds à son ravisseur et les flics vont tout faire pour lui mettre la main dessus. Sauf que l’enquête se trouve être bien corsée, vu que la victime a perdu la mémoire… On ne peut pas faire plus classique… Oui, mais voilà ! C’est du « Carrisi »… Un auteur qui colle à la peau, une foi qu’on l’a découvert.

Indépendamment de l’intrigue et de ce final diabolique, Donato Carrisi apporte un vrai regard psychologique sur la manière de « guérir » d’un traumatisme.

« Le démon est en nous. »

Et je dois dire que les mots utilisés par l’auteur peuvent raisonner en chaque lecteur, en apportant quelques pistes et un début de travail sur certaines blessures de la vie… Au-delà d’une intrigue, l’auteur offre une très belle analyse psychologique du traumatisme et de comment y faire face. Les connaissances en matières psychologiques et criminelles sont beaucoup plus exploitées, je dirais même, mieux exploitées, que dans le chuchoteur et l’écorchée.

J’ai eu le sentiment que l’auteur offrait cet opus à ses lecteurs, comme un remède, une porte de sortie… Pour trouver le chemin pour vivre avec ses démons et les domestiquer.

L’auteur maîtrise l’art de la manipulation et ne se prive pas de le faire avec son lecteur, mais surtout avec ses personnages. J’ai trouvé que la plume de l’auteur avait pris une nouvelle dimension, certainement parce que l’auteur fait de ce livre un cadeau. L’auteur s’efface derrière sa plume et nous offre une réelle étude psychologique. Une plume au service du lecteur…

Un thriller noir, bien corsé comme le bon café italien, bien rond en bouche, avec une plume simple, une intrigue tordue… Bien tordue… Pour un final diabolique qui donne envie de relire les aventures de Mila Vasquez.

Mention spéciale pour la traduction ! En effet, on ne parle pas souvent des traducteurs, pourtant, leur travail n’est pas simple ! Il faut une sacrée dose de talent, pour réussir à faire frissonner le lecteur, à retranscrire les sentiments… Bref, je voulais vraiment remercier Anaïs Bouteille-Bokobza, traductrice officielle de Donato Carrisi.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Donato Carrisi est l’auteur d’une thèse sur Luigi Chiatti, un tueur en série italien. Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarion. Bien qu’il réside à Rome, il est aussi un collaborateur régulier du quotidien milanais Corriere della Sera. Le Chuchoteur, son premier roman policier où apparaît l’experte dans les affaires d’enlèvement Mila Vasquez, vendu à plus de 200 000 exemplaires en Italie et traduit en France, est édité dans douze pays et remporte quatre prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011, et le prix des lecteurs Livre de Poche 2011. Quelques récompenses viennent conforter le talent de Donato Carrisi : le prix Camaiore, le prix Il Belgioso, le prix Bancarella et enfin le prix Mediterraneo del Giallo y del Noir. Donato Carrisi est également dramaturge. En 2017, il réalise son premier film La Fille dans le brouillard qui est une adaptation d’un de ses romans et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello.

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9782246861645-001-x_0Editions : Grasset – Traduit par : Myriem Bouzaher – Parution : 14 septembre 2016 – Pages : 320 – Prix : Papier 20€ / Numérique 14,99€

Sicile, 2020. Un virus mortel, « la Rouge », a déferlé sur l’Europe quatre ans auparavant et décimé la population adulte ; les jeunes, eux, sont protégés jusqu’à l’âge de la puberté. Anna se retrouve seule avec Astor, son petit frère de quatre ans.
Elle doit affronter le monde extérieur avec ses cadavres, ses charognards, ses chiens errants et affamés, l’odeur pestilentielle, pour trouver, quand il en reste, des médicaments, des bougies, des piles, des boîtes de conserve, avec comme unique guide dans cette lutte pour la survie, le cahier d’instructions que lui a légué leur mère avant d’être emportée par la maladie.
Lorsqu’Astor disparaît, Anna part à sa recherche, prête à défier les bandes d’enfants sauvages qui errent à travers les rues désertes, les centres commerciaux et les bois. Mais l’ordre appartient au passé et les règles d’autrefois ont été oubliées. Pour réussir à sauver Astor, Anna va devoir en inventer de nouvelles, parcourant ce monde à l’abandon où la nature a repris ses droits, ne laissant que les vestiges d’une civilisation qui a couru à sa propre perte.
Une véritable odyssée des temps modernes où s’entremêlent lumière et ténèbres, un duel permanent entre la vie et la mort.

 

Ce genre littéraire a la vogue ces derniers temps, donc pour intéresser son lecteur, il faut se démarquer !

Niccolo Ammaniti a au départ une idée assez originale, puisque le adultes ont disparus suite à un virus !

Ok jusque là on se dit sympa comment vont se débrouiller ces gamins seuls face à l’horreur ! 

L’auteur a pris le partie de centrer sa fiction sur Anna et Astor son petit frère, c’est une vraie mère pour lui et elle tente de le protéger de l’horreur. Bizarrement je m’attendais, malgré cette apocalypse à ce que les enfants tentent de se regrouper ! Mais en fin de compte, même pour les enfants, les plus faibles sont sous la coupe des plus forts, ce qui est encore plus flagrant avec des enfants, qui n’ont eu aucune limite, ou s’en souviennent si peu.

L’auteur arrive, à travers ses descriptions à nous imprégner de l’atmosphère de son récit, grâce à des description très imagées et digne d’un bon film (Les enfants vivants en communauté dans l’hôtel, les vaches dans la grande surface, les squelettes parsemés …). Il ne révolutionne pas le genre, mais laisse entrevoir un rite initiatique du passage de l’enfant à l’adulte

Anna est une condamnée et elle le sait, elle tente par tout les moyens de transmettre à son frère l’instinct de survie.

Peu d’action, mais beaucoup de réflexions, de souvenirs, de peurs d’enfants face à la mort, mais surtout la peur de laisser l’autre dans ce monde sans espoir ! Pourtant, là on retrouve tout à fait le propre du caractère de l’enfant, l’espoir est au centre de ce roman ! La vie prends le dessus, l’envie de vivre est plus forte que tout ! Les enfants ont des ressources que nous adultes soupçonnons tellement peu…

Les sentiments d’Anna sont très bien décrits, ce qui donne une réalité au roman que l’on arrive très bien à transposer dans un futur proche….

Malgré le pessimisme de ce roman, l’espoir parsemé de gouttes de croyances sorties de l’imagination des enfants…. se laisse lire, mais ne révolutionne pas le genre.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais il est agréable à lire, même si j’ai bien failli abandonner ma lecture que j’ai trouvé trop longue par moment… Mais la ténacité d’Anna la rend attachante.

J’ai eu une petite pensée pour « Sa Majesté des Mouches » de William Golding, privés d’adultes, les enfant se réinventent un monde, constituent de nouvelles règles pour tenter de survivre, Anna est dans la même veine, mais en plus moderne.

La fin est à l’image du livre, brutale et sans mais bizarrement avec une ouverture sur un probable espoir d’une vie meilleure.

 

Né à Rome en 1966, Niccolò Ammaniti choisit d’abandonner ses études de biologie pour se tourner vers immagine27l’écriture. Après Branchies (1994) et Et je t’emmène (1999), il obtient une reconnaissance internationale avec le best-seller Je n’ai pas peur (Grasset, 2001), vainqueur du prix Viareggio. Suivront Comme Dieu le veut (Grasset, 2008), qui a reçu le prestigieux prix Strega 2007, puis La fête du siècle (Robert Laffont, 2011) et Moi et toi (Robert Laffont, 2012). Ses romans sont traduits dans plus d’une quarantaine de langues.