Parution : 26 mai 2017 – Édition : RroyzzEdition Prix  broché : 18€

Pages : 274  – Genre : Thriller horrifique

L’auteur présente avec « une si jolie maison » une histoire qui tient plutôt d’un bon thriller horrifique que de l’épouvante. Étant férue de de ce genre de littérature, je sais qu’il m’en faut beaucoup pour avoir peur ! Mais cela ne remet en rien le talent de narration de l’auteur, ni la construction du livre.

On est plongé dans la vie d’une famille aisée, qui s’installe dans une nouvelle maison. La mère souhaite rompre la routine qui s’est installée depuis huit ans. Elle décide de chercher son rêve, près de Chinon ou Saumur, dans un village, avec une petite rivière et un beau terrain pour les enfants. Elle tombe littéralement amoureuse de cette bâtisse dans laquelle toute la famille va s’installer dès l’été.

Qui dit changement de maison, dit changement de vie … L’ainée, 10 ans, est propulsée dans une nouvelle école, le petit frère qui va fêter ses 4 ans, ne semble pas scolarisé et reste avec sa mère. Le papa très accaparé par son travail, n’est pas souvent présent, mais les liens sont forts et c’est une famille unie, qui a trouvé un équilibre parfait.

Quoi de mieux qu’un journal intime pour relater ce changement de vie ?

La tension monte peu à peu, mais sans étouffer le lecteur, qui se trouve plonger dans un huis clos. La maison serait hantée, un père qui ne dort plus, qui se met à boire… Une mère larguée qu’on imagine devenir dépressive…. Un enfant qui veut tout arranger… Et un enfant cible du mal… Ça ne vous rappel rien ? Oui, vous l’avez compris Stephen King est parmi nous…

Au départ, j’ai été déstabilisée par la tenue de ce journal intime. Enfin je m’explique, j’aime l’idée, mais le livre présente la journée racontée une fois par la mère et une fois par la fille, Camilla. Ainsi la narration présente deux personnes très différente sur le même jour. J’ai cru au départ que mère fille partageaient leur journal ! Mais en fin de compte on s’y fait très bien et j’ai trouvé cela très intéressant de visualiser les deux points de vue simultanément et j’ai bien vite compris que mère/fille ne partageaient pas leur journal…

Je regrette néanmoins que les différentes voix ne soient pas plus marquées, car lorsque certaines voix sont maléfiques on s’y perd et je trouve que cela perd de crédibilité dans le récit !

Malgré ces défauts, on lit avec plaisir, mais sans être oppressé par le Mal, que je n’ai pas trouvé si présent (encore une fois cela concerne mon ressenti, férue d’horreur, il m’en faut beaucoup) on ent bien que quelque chose ronge cette famille, mais cela semble une dépression… Tout est larvé…

Je me disais que cela allait finir en apothéose, malheureusement la fin est trop rapide, brutale et sans explications ou réelle confrontation…

Quitte à être trash, j’aurais souhaité que l’auteur le soit plus…

Malgré ces petits défaut, cette lecture a été agréable, un style franc et direct sans fioriture. Une plume intéressante qui ne peut que s’améliorer si l’auteur veut continuer dans ce genre horrifique.

Cassandra écrit des petites nouvelles depuis l’âge de 9 ans, mais elle a véritablement commencé à créer des romans vers 13 ans.
L’auteur qui l’inspire encore aujourd’hui est Stephen King, ainsi que K. A. Applegate, le créateur de la série « Animorphs » qu’elle a dévorée durant son adolescence.

Elle est titulaire dans B.T.S. Gestion et protection de la nature. De plus, elle travaille en collaboration avec une association de sauvegarde des animaux sauvages de la région Centre.

Bien sûr, sa passion ne s’arrête pas là. Elle adore également tout ce qui touche à l’art, comme le dessin, la peinture, ou encore la photographie. Son objectif serait de pouvoir toucher à toutes les formes d’arts existants au monde.0

Parution : 26 mai 2017

Édition : IS Editions Collection Romans Prix  broché : 14€

Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique – Suspense

Un livre très frais, emprunt de cynisme et d’humour !

 » ai-je commis quelque crime pour être emprisonnée contre mon gré ? C’est vrai que parfois, j’ai tendance à  » m’oublier  » lors de fous rires mémorables. Et alors ? Je ne suis pas incontinente pour autant !  »

J’ai été touchée et très émue par Rosetta Bancale placée contre son gré en maison de retraite par sa fille unique pour un début d’Alzheimer. 

Bein oui c’est la merde Alzheimer ! Mais sa fille a sa vie…

 » Et toi ma fille chérie, mon bébé d’amour, j’ai passé tant de nuits blanches à veiller sur ton sommeil, à te consoler, à te bercer, toi pour qui j’ai sacrifié ma vie de femme. Je t’ai tant aimé… Tu te souviens ?

Un livre qui parle du ressenti d’être « abandonnée » dans une maison de retraite alors que tu pense que tes enfants seront présents dans ta vieillesse comme tu t’es occupé d’eux enfants…

Un livre plein de vie et de joie de vie ! Rosetta ressemble à ce que nous pourrions être : une dame bien vivante malgré ses 70 ans et toute sa tête ! Bein oui ! Espiègle à souhait, marrante au point de te faire rire, elle intègre un groupe de six « résistants » pratiquement abandonnés par leurs familles, mais à l’aise financièrement. Leur devise : rire, boire et bien manger, malgré les restrictions de l’établissement.

 » Apparemment, Annette s’est vite lassée ou plutôt, elle a flairé le bon filon : proposer ses services à des pensionnaires fortunés qui une bourse bien garnie -au sens propre, la bourse. Auriez-vous l’esprit mal tourné ? « 

Ce petit groupe dont on va suivre le quotidien, va transgresser les règles établies, se moquer avec délice du personnel ! 

 » dans mon groupe ne sont admis que ceux qui aiment rigoler, les farceurs et les déconneurs, car les adeptes du tea time ont le même esprit étriqué que leur tasse à fleurs roses : tronches du cake qui va avec et sourire en coin « 

Un livre qui parle de tout sans tabous ! Un livre qui te balance un hymne à la vie ! Un livre qui te dit que même si tu crois ta fin proche il te faut te délecter et rire chaque minute qu’il te reste !

 » Maudy ne se parfume pas – hormis une savonnette à la lavande – ne se pomponne pas – pour qui au fond ? – Et ne lit jamais. Or, chacun sait que lire, c’est vivre plusieurs vies à la fois. Des fleurs ? Ça dure pas. Des chocolats ? Elle est déjà assez constipée comme ça ! « 

Doutiez vous que la vie peut vous apporter du bonheur ? Doutiez vous que en vieillissant on pouvait tomber amoureux, avoir le palpitant qui cogne tellement que vous risqueriez de passer l’arme à gauche ? Pensiez-vous que le fait d’être vieux vous prémunissait de la douleur,  des arnaqueurs, des mauvaises humeurs du personnel que vous pensiez Amour ? 

Laissez tomber tout vos préjugés sur les vieux et leur vie ! Avec Kate Oliver vous embarquez pour un voyage initiatique au cœur des « volets bleus ».

Un livre tout en pudeur, bourré d’humour où tout les clichés deviennent vrais ! Une plume qui vous embarque avec brio et vous entraîne dans la vie de ce groupe au point de que vous en faite partie ! Au point que les blagues et coups bas pourraient être les vôtres ! 

 » un paquet de chamallow – ça colle un peu aux dents mais c’est pas comme le caramel mous, aucun risque de desceller nos prothèses dentaires  »

Kate Oliver offre une palette d’émotion à son lecteur.

Dommage que la quatrième de couverture en dise trop. Et puis le mot « enquête » est exagéré même si elle existe, ne vous attendez pas à un thriller, mais à passer un bon moment drôle et tendre.

Une leçon sur le devenir et de ce que nous serions prêts à faire ou voudrions faire ! 

Comment serais-je avec mes parents ? Comment serons mes enfants avec moi ?

Des questions existentielles posées avec justesse, amour et empathie !

Merci pour ce roman, je me suis régalée !

 » Je suis une rebelle ? Et mon poing sur ton nez, il est rebelle ? « 

challenge polar et thriller 2016-2017 logopolarssharon1

ABC 2017 _ Policier / Thriller capture

Dotée d’une imagination incroyable, son goût pour la littérature historique, les voyages et les contes fantastiques l’ont conduite à écrire son premier roman, « Le fils du Diable est un Ange ».

Un récit fantastique publié chez IS Edition dans la collection « SF & Fantasy ».

Parution : 1er mai 2016

Auto-Édition Prix  broché : 11,55€ – Ebook : 0,99€

Pages : 344 – Genre : Stratégiesuspense

Avec le projet « voyager avec les auto-édités » organisé par Passion Cultur’All je ne pouvais qu’embarquer pour ce voyage en compagnie d’auteurs auto-édités et ainsi contribuer à vous les faire découvrir

Ma Boite de Pandore a tracé le circuit de ce voyage

Ce livre a fait un tour en Belgique, pour revenir et faire un arrêt dans les Ardennes, dans la Drôme et finir chez moi à Paris !

Que dire Sur Paris ?

C’est une très belle ville, mais quand on y vit on ne fait que courir sans en apprécier les avantages. C’est le propre de toutes les grosses agglomérations. Mes petits plaisirs parisiens ? Une terrasse de café, un truc à siroter et un bon livre ! Le pied et le summum du plaisir ! Il faut dire que sur Paris, les terrasse de café ce n’est pas ce qu’il manque… En été, se poser dans un parc, sur une chaise ou dans l’herbe, permet de se déconnecter de cette vie à 100 à l’heure ! Parfois j’envie mes amis de province qui ont un rythme de vie plus calme, même avec tous les tracas du quotidien… Mais pas certaine de vouloir quitter Paris…

Je vais avoir du mal à vous parler de ce livre, car je n’ai pas réussi à rentrer dedans ! Pourtant ce titre me faisait envie depuis sa sortie !

Jacques Leroux, surdoué des mathématiques combinatoires, prépare sa thèse. Passionné d’un jeu dérivé des échecs et mondialement populaire, le triumvirat, il participe à un tournoi en ligne qui le qualifiera pour le tournoi professionnel de Baltimore.
Ce jeu dans lequel les joueurs doivent collaborer avant de se trahir l’emmènera bien plus loin qu’il n’aurait cru, les limites du jeu semblant dépasser largement les bords de l’échiquier…

Triumvirat est un jeu entièrement imaginé par l’auteur et rien que pour ça, je lui dis Bravo ! Pour les amoureux des jeux de stratégie, de maths, c’est parfait, mais pour moi qui ne suis pas fana de Maths, j’ai vite été larguée, bon en fait cela ne m’a pas intéressé du tout…

Pourtant l’auteur a fait un excellent travail et nous immerge directement dans son jeu, avec une interview dans laquelle le concepteur Conrad Peterson explique les règles.

Avec ce jeu, vous avez intérêt à être calé en mathématiques combinatoires, avoir pas mal de mémoire et beaucoup d’intuition… Du coup on est plongé dans un jeu qui évolue tout le temps.

Il m’a fallu relire certains passages plusieurs fois au départ et je ne sui pas du tout entré dedans, je n’ai pas réussi à aimer le personnage, que j’ai trouvé trop immature… Jacques Leroux, amoureux du triumvirat au point de négliger sa thèse, et sa copine, qui le materne trop …

« — Notre marché, Jeanne, c’était de réussir nos vies. Rien de plus. Je n’ai jamais certifié que ce serait dans les maths.
— Tu as un talent pour ça, Jacques. Tu as un talent et tu le laisses pour des chimères…
— Et j’ai un talent pour le Triumvirat, Jeanne. Sauf qu’en plus, ça me passionne. Si je peux concilier talent et passion, en quoi est-ce criminel ? »

Je m’attendais vraiment à lire un thriller, un polar, au vu de la quatrième de couverture, alors que ce qui ressort principalement  c’est la concurrence entre les joueurs, les stratégies…

Là où j’ai trouvé l’auteur bluffant c’est la conception de son jeu, il a mis trois ans à écrire son livre et on le comprend, tellement il est riche parsemé d’interviews, d’articles de journaux, de mails … Et tellement son jeu est élaboré au point qu’on oublie qu’il n’existe pas !

Même si je n’ai pas adhéré, je vous laisse le plaisir de le découvrir.

Challenge ABC 2017 auto-édition

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Parution : 15 mars 2017

ÉditionCalmann-Lévy Prix  broché : 19,90€

Pages : 288 – Genre : Policier – historique – Suspense

« A l’ombre du Baron est un premier roman qui impressionne, une lettre d’amour à Haïti et son peuple » Miami Herald

Originaire d’Haïti, vivant aux États-Unis, Fabienne Josaphat, signe avec « À l’ombre du baron » une premier roman poignant, une ode à un peuple, une fiction mais tellement réelle qu’on est plongé à Haïti et tout comme les haïtiens, on aura du mal à s’extirper des « tontons macoutes » et du régime de Papa Doc…

On est transporté en 1965, François Duvalier, alias « Papa Doc » ou « Baron Samedi« , fait régner la terreur. Haïti, vit au rythme de la peur des dénonciations, parfois un simple soupçon et les tontons macoutes débarquent, rouent de coups sous n’importe quel prétexte ! Tout le monde soupçonne tout le monde.

Se dresser contre le dictateur, c’est signer, son incarcération dans la sinistre prison de Fort Dimanche, ou sa mise à mort…

Raymond, chauffeur de taxi, peine à joindre des deux bouts depuis l’instauration du couvre-feu, et fait tout pour que ses enfants et sa femme vivent dignement. Mais les repas se font rares, la peur, les questions existentielles… tout rappel que cela va mal !

Nicolas, son frère,  a une belle vie. Mais a une attitude condescendante avec son frère, se pensant supérieur parce qu’il a de l’argent et qu’il a fait des études. Lors d’un cours, il parle de droits de l’Homme mais surtout il écrit un livre sur des disparitions dont celle de Jacques Stephen Alexis (Écrivain haïtien connu pour sa résistance à la dictature de François Duvalier, son œuvre romanesque, ainsi que sa définition novatrice d’un réalisme merveilleux propre à la littérature de la Caraïbe.) Suite à dénonciation par un de ses étudiants il sera emprisonné à Fort Dimanche.

« Nous ne sommes une priorité pour personne sauf nous. »

Sa date d’exécution est fixée rapidement, après avoir subi la pire des tortures, tout cela sans procès !

Les deux frères, pourtant deux étrangers l’un pour l’autre, vont être transformés par cette épreuve, leur vie va basculer…

« Les yeux dans le vide, il entendit les gardes transporter le corps dans le couloir. Puis il enfouit sa tête dans ses genoux. Y trouva l’obscurité, la sécurité, un refuge où se prendre les cheveux à deux mains et les arracher d’un crâne dans lequel la démence s’insinuait déjà. Il cessa de lutter et s’effondra, écoutant le ricanement moqueur qui caquetait sous les prières, le rire d’un Dieu farceur tapi dans les recoins de Fort Dimanche : la Mort, ajustant son chapeau claque, exhalant la fumée de son cigare, ondulant des hanches, dansant autour de leur cellules, bras grands ouverts dans un geste d’accueil. La Mort se payait sa tête. »

Un livre qui ne peut laisser indifférent, un devoir de mémoire qui rappel à quel point tout est encore d’actualité…

Il m’est très difficile d’exprimer avec des mots ce que j’ai pu ressentir en lisant « A l’ombre du Baron » J’étais persuadée de lire un thriller horrifique avec en toile de fond les traditions  vaudou et autre sorcellerie…. J’ai été émue, bouleversée et choquée des conditions décrites par l’auteur. A aucun moment je n’ai senti que nous étions en 1965, tellement le présent est palpable et tellement cela fait écho à la condition de vie de plusieurs citoyens de par le monde…

François Duvalier, surnommé « Papa Doc« , fut Président d’Haïti de 1957 à 1964 puis dictateur (« Président à vie« ) de 1964 à sa mort, en 1971. Son règne fut empreint de corruption et marqué par l’utilisation de milices privées, les tontons macoutes. J’ai été révoltée par ce climat de terreur dans lequel le peuple haïtien tente de survivre.

Mes morts dorment dans cette terre ; ce sol est rouge du sang de générations d’hommes qui portent mon nom ; je descends par deux fois, en lignée directe, de celui-là même qui fonda cette nation. Aussi ai-je décidé de rester ici et peut-être d’y mourir.  Jacques Stephen Alexis, écrivain (1922-1961) – Extrait d’une lettre à François Duvalier, 2 juin 1960

« Papa Doc », nommé ainsi lorsqu’il commence à pratiquer la médecine dans les régions rurales et qu’il s’attire les faveurs des populations, consolide son pouvoir, il réanime les traditions du vaudou, prétend  être un « hougan » : chef spirituel de la religion vaudou, organisateur des cérémonies, celui par lequel passent les esprits (lwas) qui désirent transmettre un message au monde des vivants. A la mort de John Fitzgerald Kennedy, il prétend que l’assassinat est dû  à un sort jeté par lui.

Duvalier a également modelé son image sur celui du « Baron Samedi », pour se rendre encore plus imposant. Il mettait souvent des lunettes de soleil et parlait avec un fort ton nasal associé au Loa.

L’auteur a su retranscrire avec talent les peurs, les sensations, les odeurs, les paysages… Bref tout est tellement beau et tellement noir en même temps ! A l’image de l’être humain et de la dictature que vit ce peuple. Bourreaux et victimes se côtoient. L’auteur a fait un vrai travail de recherches et cela se sent dans son récit. Beaucoup de haïtiens ayant fui leur pays, se recon5naitront dans cette histoire.

Ce roman a beau être une fiction, les faits rapportés sont bien réels, ainsi que la prison de Fort Dimanche et les conditions de vie.

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ABC 2017 _ Policier / Thriller capture

Originaire de Haïti, Fabienne Josaphat est diplômée de la Florida International University et vit aujourd’hui à Miami. La presse compare déjà ce premier roman
à La Brève et Merveilleuse Vie d’Oscar Wao de Junot Diaz et Au temps des papillons de Julia Alvarez.

Un challenge que j’affectionne particulièrement, dans les cordes des lecteurs et puis c’est sympa de suivre les lectures de plus de 400 pages des autres 😉

des livres, des livres !

Le mois de mai est déjà mai et il est temps pour moi de vous dévoiler les pavés lus en avril par moi-même et les participantes au challenge et une fois encore, la moisson est bien maigre, hélas, 9 lectures seulement au compteur, un bilan en légère hausse soit dit au passage et qui sait peut-être que tous les week-ends prolongés de mai seront plus favorables à la lecture de pavés ?  (l’espoir fait vivre…)

Au menu du quatrième mois de l’année, des polars, des romans fantastiques et des romans historiques essentiellement. Encore une fois bravo à Julie, reine des pavés comme toujours, et un très très grand merci aux fidèles : Claudia, Lucie, Julie et Maghily qui font vivre ce challenge qui me tient à coeur. Pour connaitre le récapitulatif mois par mois et par participants, je vous invite à aller ici.

challenge-un-pave-par-mois

Maintenant place à tous les livres…

Voir l’article original 143 mots de plus

 

Parution : 21 décembre 2016

Édition : IS Editions Collection Sueurs Glaciales Prix  broché : 18€

Pages : 200 – Genre : Thriller psychologique – Suspense

Lors de sa sortie, la couverture m’avait attiré comme un aimant, j’avais donc noté le titre, en attendant de pouvoir le lire. Sa lecture se sera faite beaucoup plus tôt que prévu, grâce à l’éditeur, l’auteur et  Lau Lo du blog Evadez-moi qui a souhaité nous faire connaître ce premier opus de Xavier Massé. En effet, ce livre voyage entre plusieurs blogs, pour notre plus grand plaisir,

Une lecture rythmée  avec une écriture dynamique et fluide, sans temps mort, avec des personnages bien travaillés dont la psychologie frôle le machiavélisme.

Kevin White amnésique partiel et séquentiel depuis l’enfance doit s’astreindre à une organisation minutée, à des penses bêtes, pour ne pas subir de préjudices et vivre presque normalement.  Chaque jour, à partir de 17h jusqu’au réveil le lendemain matin, il ne se souvient absolument de rien. Malgré toutes ses précautions, sa vie bascule, le jour où il se réveille dans la salle des coffres d’une banque fédérale ! Trois millions de dollars ont disparu alors que les portes de la banque sont restées fermées toute la nuit et qu’il n’y a ni témoin, ni braqueur.

Pour les deux enquêteurs, il est LE suspect tout désigné, malgré son handicap. Sans souvenirs, il devient à leurs yeux, le suspect numéro 1 de ce casse pour le moins insolite.

On va de révélation en révélation, de surprise en surprise au rythme des découvertes de Kevin dont on sent le cerveau sur le point d’exploser.

Le fil conducteur est beaucoup plus complexe que cela ne paraît et peu à peu les différents éléments prennent place pour arriver à une explication et une révélation très réussie.

Une thématique rarement utilisée alors qu’elle rend le personnage sympathique et dont on excuserait les oublis et les faux pas…

3 devises rythment cette lecture :

  • La fin ne vous sera pas dévoilée, même par un petit mot…
  • La fin, vous ne devinerez pas…
  • La fin ne vous aura jamais autant épatée…

Bon c’est vrai, je  joue à Maître Yoda… Mais j’ai le droit… Disons que j’ai été inspirée…

Un pan entier de l’intrigue aurait pu être plus développé pour justement apporter plus de profondeur à l’histoire, mais cela n’a certainement pas gâché mon plaisir.

Lire des thrillers les uns après les autres, me rend plus exigeante, mais j’ai trouvé que la fin était trop rapide et j’aurai voulu qu’elle soit plus détaillée, plus explicite. Il m’a manqué un je ne sais quoi, qui m’a laissé sur ma faim.

Un premier roman de qualité écrit par un auteur à suivre que je vous recommande avec grand plaisir.

ABC 2017 _ Policier / Thriller

capture

challenge polar et thriller 2016-2017

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Né en 1977 à Roussillon, Xavier MASSÉ a très tôt été fan de fiction, et notamment de cinéma. Après des études en Génie civil, il entre à la SNCF où il est actuellement cadre. « Répercussions » est son premier roman publié, dans la collection « Sueurs glaciales » de IS Edition.