Archives pour la catégorie Littérature française

L’Empathie de Antoine Renand

Parution : 17 janvier 2019 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 20€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 464 – Genre : Polar-Thriller-Thriller psychologique

J’ai tendance à me méfier du battage médiatique autour d’un livre, mais j’ai aussi tendance à faire confiance au responsable de la collection, lorsqu’il dit l’avoir lu en une nuit !

Ce qui donne envie de découvrir un livre, c’est un ressenti, un tout qui fait qu’on est attiré par celui-ci, à ce moment précis. En général, je lis en décalé, pour laisser retomber la pression des différents retours. Je me méfie aussi des phrases toutes faites, qui parfois desservent le livre, plus qu’autre chose.

Mais là, j’ai d’emblée été intrigué ! Pourquoi ce titre ?

On comprend vite que l’empathie est le nœud de cette histoire peu banale que l’auteur nous sert…

Faire partie de la brigade du viol demande une sacré dose de courage et surtout, il faut avoir cette capacité à se mettre à la place de l’autre, sans jamais tomber dans le misérabilisme ou de cette identification à la victime. Savoir garder cette distance salvatrice, c’est un combat de tous les jours, de tous les instants, pour être efficace.

L’auteur a su rendre ces aspects visuels, en donnant à son duo d’enquêteurs, tous les traits qui doivent les caractériser. Mais pour traquer le monstre qui agit à la barbe de tous, se faufile par les fenêtres et dont les crimes vont en s’accentuant, il va leur falloir déterrer leurs propres cadavres et traquer le monstre qui est en eux…

Un duo qui traque ces monstres pour guérir de leurs monstres… Comme si pour comprendre, il fallait avoir vécu des évènements dramatiques…

Un peu comme un épisode de New York Unité Spéciale qui se met en place, le lecteur est immergé dans l’intrigue pour assister avec effroi à la naissance d’un monstre avec le passage de la chrysalide à la métamorphose complète. De voyeur à violeur… Il n’y a parfois qu’un pas…

« Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfin à assembler. On en parlerait. Une apothéose. »

L’enquête va crescendo, pour atteindre son point culminant et faire basculer l’intrigue, dans une autre dimension.

D’une « banale » enquête policière, l’auteur nous entraîne dans un thriller psychologique, à la finesse et aux descriptions ahurissantes. Il ne prend pas de gants pour décrire l’horreur dans toute sa « splendeur ». On passe par tous les stades, de la tristesse, de l’empathie à l’incompréhension, à la rage, tout en gardant en tête que tout se joue enfant… Alors oui, on dit souvent que l’on ne naît pas violeur ou tueur et fort heureusement, mais l’enfance est le point d’ancrage de notre futur moi adulte. Et là, l’auteur arrive à le décrire tellement bien, à l’exprimer avec des mots justes à travers les voix de ses personnages, que cela en est déroutant…

J’ai vraiment apprécié le traitement psychologique des différents protagonistes, qui se révèlent tous victimes… Victimes du système sociale, du système judiciaire… Au point, parfois, d’avoir envie de faire sa propre justice.

Il y a une soif de vivre, une soif de justice, très prégnante entre chaque ligne, avec pour fil conducteur cette empathie, dont l’auteur parle si bien. Cette empathie que l’auteur nous pousse à avoir, nous pousse à vivre. Des personnages torturés, tordus, mais dont l’humanité est exacerbée.

Un livre qui se révèle être plus qu’un simple thriller, c’est aussi un thriller sociétal, qui pose des questions sur l’appareil judiciaire en France, sur la justice des hommes, mais surtout, sur la place de victime d’abus sexuels et le traitement que l’on en fait, nous simples mortels…

Une construction telle que plusieurs intrigues s’imbriquent les unes dans les autres pour n’en former qu’une, comme ces poupées russes dont on admire le travail, ici le lecteur admire la singularité de l’intrigue et son traitement, menée par la plume d’un grand auteur en devenir qui, pour un premier livre, m’a foutu une sacrée claque.

Ce livre a été lu, dans le cadre d’un partenariat avec la maison d’édition.

Antoine Renand a écrit et mis en scène des courts-métrages, primés en festivals et diffusés à la télévision.  Il est l’auteur de plusieurs scénarios de longs-métrages en cours de production. « L’Empathie » (2019) est son premier roman.

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Sombrent les âmes de Vanaly nomain

Parution : 30 août 2018 – Autoédition – Prix papier : 11,98€ – Pages : 208 – Genre : thriller initiatique

Les retours, élogieux, trop élogieux, qui foisonnent sur les réseaux sociaux, me font de plus en plus prendre mes distances avec certaines lectures.J’ai une sensation de copinage exacerbé qui me hérisse et me donne envie de m’affranchir de plus en plus des dictats de certains lecteurs. Ces derniers mois, j’ai vu fleurir un rejet, d’une rare violence verbale, des retours mitigés ou négatifs, qui n’allaient pas dans le sens des lecteurs… Ou de l’auteur lui-même…

Bref, tout ça pour vous dire, qu’afin d’éviter d’être taxée de « copinage » avec l’auteur, je préfère, laisser passer quelques mois, avant de me faire mon avis.

Je ne vais pas vous mentir en disant que j’attendais impatiemment de lire le second opus de Vanaly Nomain, même si j’avais apprécié son premier livre «Emulsion : Au-delà du visible ».

En effet, entre les retours élogieux et la sensation d’un livre identique au premier, la quatrième de couverture, qui fait penser à une lecture philosophique, parsemée de morales, je n’étais pas pressée…

Pour les retours, je vous laisse juges, pour le livre, je peux vous en parler… Il est très différent du premier, donc un ouf de soulagement, de ce côté-là…

Sur la route de sa vie, Léa rencontre Ugo, SDF hypersensible, que Sophie tente de retrouver…

Ugo, artiste peintre, a le don de voir l’âme des gens, dans ce qu’elle de plus beau ou de plus horrible. Grâce à son coup de fusain, ceux dont il dessine les traits sur la toile, prennent forme. Mais il peut aussi entendre ces âmes qui croisent son chemin. Les voix se font parfois agressives et ne font qu’accentuer ses phobies…

Léa, a grandi en foyer et essaie de ne garder que le positif que la vie veut bien lui accorder. Sophie, désespère de retrouver Ugo. En tant que Psy, elle sent qu’elle n’a pas été au bout de son travail avec lui. Grâce à elle, l’intrigue, va en partie se révéler et permettre au lecteur d’appréhender l’histoire sous un angle intéressant.

L’auteur s’affranchit de son premier livre, tant au niveau de l’intrigue, totalement différente de son premier, qu’au niveau de l’écriture, que j’ai trouvé moins emprunte de spiritualité ou de philosophie de vie.

Pour le coup, ici, il y a un thriller qui sommeille dans « sombrent les âmes » et j’ai beaucoup apprécié cet aspect.

Une histoire très agréable, avec une galerie de personnages travaillés, une plume simple, subtile et sensible, le tout donnant du corps à une intrigue que l’auteur souhaite rendre lumineuse malgré la noirceur de certaines âmes… Le lecteur est pris facilement par l’histoire qui capte son attention et l’intrigue reste différente de ce que beaucoup d’auteurs servent pour satisfaire ses lecteurs…

Malgré ces points positifs, une pointe de déception n’a cessé de me poursuivre tout le long de ma lecture et qui malheureusement n’a fait que s’attiser au final et je ressors déçue !

L’auteur a tellement voulu peaufiner son écriture, son intrigue, qu’elle en a oublié l’essentiel : l’émotion ! Les mots qui donnent de la puissance au récit !? La plume, malgré qu’elle soit agréable, reste d’une platitude désespérante. Rien de percutant. Cette noirceur des mots, ne m’a pas collé un uppercut, ne m’a pas fait mal au bide ou mal à mon petit cœur.

Un manque de profondeur par moment qui m’a fait lever les yeux au ciel, en me disant : « Mais pourquoi ? »

Pourquoi, l’auteur n’a pas évité les lourdeurs ? Pourquoi, certains passages semblent moins travaillés que d’autres ? Pourquoi on sent comme une urgence vers la fin… Une urgence de terminer cette écriture ?

De manière générale, j’ai été tiraillée tout le long de ma lecture, entre une histoire très intéressante, un manque de punch dans les sentiments, qui restent trop plats et cette sensation que l’auteur hésitait entre être gentille, ou passer à l’étape supérieure et faire mal à son lecteur.

Malheureusement, ce manque d’émotions a quelque peu gâché cette lecture qui m’a fait l’effet d’un électrocardiogramme plat…

Ugo vit dans la rue. Il dessine pour apaiser les voix qui hurlent dans sa tête. Léa vit dans un minuscule appartement. Elle écrit pour repousser les démons du passé. Sophie est psychiatre. Elle cherche Ugo désespérément. Trois âmes meurtries, trois voix torturées qui se croisent, se cherchent et vont tout faire pour ne pas sombrer. Peut-on entendre le bruit de l’âme qui sombre ? Peut-on le déceler lorsque l’appel se transforme en un souffle sourd, lorsqu’il n’est plus que murmure lointain ? Nous trébuchons, souvent. Nous nous effondrons, parfois. Il est erroné de penser que la vie est plus forte que tout, faux de croire que les épreuves nous rendent toujours plus valeureux.
La vie abîme nos rêves et nos espoirs, parfois jusqu’à la moindre parcelle de lumière. Elle dépose des fleurs et des ronces sur notre chemin, au hasard, au détour d’une promenade. Il nous arrive de les effleurer, de les arracher ou de nous y écorcher.

Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris de David Zaoui

 

 

Parution : 30 janvier 2019 – Editions JC Lattès Prix papier : 18€ – Pages : 288 – Genre : Feel good – Humour

Quel plaisir de retrouver David Zaoui ! J’avais eu l’occasion de lire son premier opus «je suis un tueur humaniste» dont j’avais beaucoup apprécié, non seulement le sujet, mais surtout la plume.

« Sois toi-même, tous les autres sont déjà pris » petit dérivé de la citation d’Oscar Wilde, mais surtout leitmotive d’un personnage attachante et modèle du héros principal de ce bouquin.

Le côté déjanté de l’intrigue met en valeur la réalité et les envies profondes. Chaque lecteur pourra y trouver son bonheur, ses réponses. La ligne directrice, comme un mantra tout au long des pages, être heureux malgré tout… Prendre le bon côté des choses, même dans ce qu’elles peuvent avoir de plus polluant.

C’est surtout de cela, que David Zaoui tente de nous parler à travers Alfredo, dont le seul rêve est de peindre « l’inconscient des animaux à travers leurs rêves » : celui des ours bipolaires et des crabes kleptomanes, entre autres… Non mais où a-t-il été cherché l’idée !? Alfredo hein pas l’auteur… (Quoi que…) Mais il est rattrapé par un quotidien, une réalité qu’il n’a pas envie de voir ! Lui, il veut peindre, il ne veut ni être déménageur, ni vendeur de Kebabs, et il ne veut surtout pas accepter les jobs que son conseiller Pôle Emploi l’oblige à prendre, s’il veut continuer à percevoir ses indemnités…

Il y a en toile de fond une étude sociétale sur l’obligation de trouver un job alimentaire, en zappant l’aspect primordial, l’épanouissement personnel.

C’est justement ce qu’Alfredo veut, être épanoui et faire ce qu’il aime faire. Mais n’est-ce pas le désir de chacun d’entre nous ?

Le changement entre les deux livres de David Zaoui, peut sembler radical, mais lorsque l’on découvre son second opus, on s’aperçoit qu’il aime jouer avec le lecteur, il aime pointer le ridicule des situations, même dans ce qu’elles ont de plus sombre (je suis un tueur humaniste.) pour les mettre en valeur et faire sourire son lecteur. Comme s’il s’était donné pour mission à travers sa plume, de faire du bien à ses lecteurs.

Certains passages sont jubilatoires, tellement ils sont improbables, et d’autres tellement farfelus, notamment les courriers à son conseiller pôle emploi, que l’on en redemande. Les personnages sont d’un tel naturel, que l’on a du mal à ne pas les apprécier. Chacun avec sa personnalité apporte une pierre à l’histoire et la rend encore plus belle.

Une lecture drôle, on sent que l’auteur se fait plaisir et le plaisir est communicatif. Une lecture qui nous rappel à quel point la vie est parsemée de petits coups de pouce qu’on ne sait pas toujours voir, tellement nous sommes conditionnés par un quotidien où nous portons un masque, pour nous fondre dans la masse. Cette masse qui nous happe et nous recrache quand les choix et les envies sont différents…

David Zaoui, concocte un petit bonbon savoureux qui se déguste avec plaisir, parsemé d’humour, mais toujours en nous ramenant à une palette de joies. Les joies, grandes ou petites qui nous font du bien et qui nous font avancer dans la grisaille du quotidien.

Pas de leçons de morale à deux sous, qui m’auraient de toutes les façons fait fuir, mais une très jolie histoire dans laquelle l’auteur nous dit, sans te le faire directement, que la vie est belle et qu’il faut toujours croire en ses rêves.

Une lecture que je vous invite à faire dès le 30 janvier, afin de vous apporter du rire et de la joie en ce début d’année 2019.

Ce livre a été lu, dans le cadre d’un partenariat avec la maison d’édition.

David ZAOUI est né en 1977 en banlieue parisienne. Il a travaillé comme réalisateur et producteur dans le cinéma pendant plusieurs années, notamment aux États-Unis. Il a suivi les cours Florent pendant 4 ans où il a découvert la mise en scène. Lauréat du Festival du premier roman de Chambéry, il se consacre aujourd’hui à l’écriture.

Un dernier mot avant de partir de Cédric Castagné

Parution : 20 juin 2017 – Auto-éditéPrix papier : 9,99€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 247 – Genre : thriller-psychologique

Un premier roman, un auteur auto-édité, une couverture intrigante et une quatrième de couverture très intéressante, voilà quelques ingrédients qui m’attirent dans un livre…

Tout au long de cette lecture, on découvre deux hommes… Deux hommes que tout semble opposer… Pourtant, ils vont se rejoindre, pour ne composer qu’une seule intrigue… Une intrigue très intéressante.

Quels liens peuvent bien avoir un père de famille, aimant, bosseur et qui donnerait tout pour sauver sa boite et cet homme, mal dans sa peau, écorché vif, qui ne cherche qu’à être aimé ?

L’auteur dévoile peu à peu sa trame, joue sur deux tableaux et embarque son lecteur, dans une histoire dérangeante, mais beaucoup plus simple qu’il n’y paraît, une fois que le lien est fait.

Pour autant, je n’ai pas réussi à avoir d’empathie pour ces deux hommes… Certainement, un manque de rythme et une histoire trop linéaire, sans réel rebondissement. L’auteur, doit à mon sens travailler plus ses personnages pour leur donner une vraie personnalité.

Un récit assez court, qui n’arrive pas à décoller, alors même que l’histoire est assez surprenante où les époques s’alternent de manière bien travaillée.

Il faut attendre la toute fin, pour que mon intérêt reprenne et là, je dois dire que l’auteur arrive à me reprendre par la main et à me repêcher, alors même que je commençais à me noyer dans ses filets… Le final arrive, quelque peu, à balayer ce qui m’a gêné et pour le coup, heureusement que je me suis accrochée, car j’ai bien failli me noyer…

Le manque de rythme, une intrigue qui tarde à se mettre en place, ne laisse pas le lecteur s’immerger rapidement.

Comme tout premier roman, il est perfectible, gageons que l’auteur a fait évoluer sa plume dans son second livre, que je ne tarderais pas à lire… Car il y a du potentiel.

Ce livre m’a été envoyé par l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Passionné de football, il rêvera toute sa jeunesse de faire de ce sport son métier, avant qu’une grave blessure au genou ne l’éloigne des terrains. Il se concentrera alors sur ses études et obtiendra son diplôme d’ingénieur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, en 2004. « Sixième sens », sorti en 1999 et réalisé par M. Night Shyamalan, provoque un déclic dans son esprit. Il se met alors à imaginer des histoires aux dénouements improbables. Par la suite, ce sont les séries américaines, mais également des auteurs comme Dennis Lehane, Harlan Coben ou encore Maxime Chattam qui nourriront son inspiration… jusqu’à ce que le besoin de se lancer finisse par l’emporter.

 

Versus de Luca Tahtieazym

Parution : 1er mai 2017 – Auto Édition – Prix ebook : 3.99€ – Prix papier : 16,90€ – Pages : 240 – Genre : thriller psychologique

Quand on lui attribue à tort une nouvelle victime, Achille, le tueur en série que la presse a baptisé L’Artiste, comprend qu’une personne connaissant son modus operandi l’imite. Les rôles s’inversent et il décide de mener l’enquête. On trompe comme on tue : en se grimant et en semant les bribes d’une vie imaginaire que la proie ne suspectera pas.
Mais qui est la proie ?

Si vous voulez plonger dans la vie d’un tueur, artiste à ses heures, qui a érigé ses meurtres en art et ses victimes en supports, comme un peintre prend pour support une toile, Versus est fait pour vous, pour nous, pour moi !

Une intrigue atypique, avec une trame déstabilisante à souhait.

Les choses se mettent en place, peu à peu, mais sans longueurs, peu de personnages, mais être dans la tête du tueur, donne une impression de huis-clos et le syndrome de Stockholm, n’est pas loin…

Il déteste la bêtise, le racisme, la médiocrité… Il déteste la bêtise, le racisme, la médiocrité… Qui n’aimerait pas un homme tel que lui ?

Il a décidé d’ériger la perfection en art ! L’art de tuer, l’art de brouiller les pistes, l’art de s’adresser à nous, simples lecteurs, comme témoins de sa qualité d’être supérieur….

L’auteur a une écriture nerveuse, point de fioritures qui pourraient faire perdre le fil ou perdre de vue ce personnage complètement barré, mais dont la normalité transpire…

Plus on avance et moins on a envie de lâcher sa lecture, pour ne pas perdre le contact avec notre tueur !

Le rythme va crescendo avec un final que l’on ne voit pas venir ! Cette fin est à l’image de ce tueur, à part…

Un thriller psychologique d’une très bonne qualité.

L’auteur apporte un soin particulier à son écriture, on sent que ce livre a été lu et relu pour que le lecteur se love entre les lignes dans les bras d’un tueur sans avoir à relever les éventuels défauts…

Neuf romans parus à ce jour. Il jongle avec les genres et les styles, inspiré par Steinbeck, Ellroy, Dard ou Stephen King, il apporte un soin particulier aux intrigues de ses livres, s’efforçant de proposer des histoires originales et des personnages tourmentés et attachants. Il a remporté le concours des plumes francophones 2017 (plume des lecteurs) pour VERSUS.
Son dernier roman, HIER ENCORE, est paru le 17 novembre 2018.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse.

Livre voyageur : Apparences de Lydia Le Fur

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Parution : 26 mai 2017 – Auto-édition Prix  broché : 12,65€ – Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique

Un livre qui se lit rapidement, sur les chapeaux de roues, comme le rythme effréné dans lequel l’auteur nous entraîne.

Une couverture sobre pour mettre en valeur une intrigue quelque peu différente de celles que l’on a déjà pu lire…

On est vite plongé dans le vif du sujet, pas de chichis, on ne tourne pas autour du pot.

« Et comme tout ce qui est posté sur les réseaux sociaux prend un goût de vérité, sans même en avoir vérifié la source, le tour est joué. Ça fait le buzz et tout le monde y croit. »

On débute avec une artiste qui se voit proposer l’exposition de ses œuvres à New-York et qui se trouve embarquée dans un jeu de chat et de souris! Sauf que j’ai trouvé l’héroïne bien naïve trop confiante et parfois avec un comportement immature ! Elle se fait tirer dessus mais attrape un taxi pour l’aéroport et sa mère lui ramène sa valise comme ça !?

Une fois à New-York elle va repartir pour Londres comme ça juste parce qu’on lui demande !? De Paris à Oxford, en faisant escale à New York, Liza va vivre une histoire peu banale…

Certaines incompréhensions m’ont suivies une partie de ma lecture… Mais ! Il y a un Mais…

Liza a une vie bien rangée lisse elle a réussi et débute une carrière qui semble prometteuse. On la sent confiante, un peu trop parfois… Mais les artistes sont à fleur de peau…

Pourquoi veut-on la tuer ?

Un parallèle intéressant est fait entre cette idylle naissante, entre Liza et un autre personnage, que vous découvrirez… et cette course effrénée à travers le globe…

C’est un bon thriller qui peut sembler simple mais qui se révèle plus complexe au fil de l’intrigue. La trame est très intéressante et je ne m’attendais pas à certaines révélations…

Méfiez-vous ! Ne vous fiez pas aux apparences !

« Les actualités ce sont les jeux Moderne. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de Balle sur une pelouse verte et des scandales financiers et hop ! C’est fait, les gens font de beaux rêves. »

L’évolution des personnages est une belle découverte et Liza devient moins immature, cette aventure l’aura faite grandir…

Les sujets abordés, que je ne vous dévoile pas intentionnellement… posent une question dont la réponse, au vu de cette lecture, ne sera pas aussi tranchée que ce que vous pourriez imaginer… L’éthique sera de la partie… Un thème rarement abordé sous forme de thriller et c’est ce qui en fait toute l’originalité…

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre, avec son rythme rapide, le tout est bien construit avec un style agréable, une écriture simple et fluide.

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