Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer. Inexorables, les conséquences des mauvais choix d’un père. Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils. Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage… Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants. 

Parution : 11 octobre 2018 – Éditeur : Robert Laffont – Collection : La bête noirePrix papier : 20€ – Prix poche : 7,50€ – Prix numérique : 8,99€ – Pages : 384 – Genre : thriller-psychologique, thriller

Je n’ai lu que Miettes de sang et j’avais apprécié. J’étais donc très content de pouvoir découvrir son dernier opus qui, était attendu comme LE livre à découvrir au moment de sa sortie.

Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé, je m’attendais à lire un bon thriller, or l’auteure nous livre un roman plus sociétal. Ce qui n’est pas pour me déplaire, puisque je suis férue de ce genre.

Avec inexorable, l’auteure aborde le poids de la société, le regard de l’autre, ces foutues cases dans lesquelles nous sommes catalogués. En tant qu’adulte, on s’en défend, pourtant notre société est imprégnée de différents catalogues : tu es gros, donc tu manges trop, tu es maigre donc tu es anorexique… Tu n’es pas efficace au boulot, tu es un fainéant… Tu es bordélique, c’est le reflet de ta vie chaotique… Tu es mauvais à l’école, tu es un cancre… Tu laisses ton gamin hurler dans les rayons du supermarché, tu es un mauvais parent et on te regarde de travers… Tu claques ton fils sur la fesse, parce que tu n’en peux plus de ses caprices, alors que tu lui as déjà demandé mille fois d’arrêter… Tu es un parent maltraitant et ton enfant est battu…. Tu portes une mini-jupe, tu es une pute… Tu vas en boite, entre filles, tu cherches à te faire baiser… Tu dis non, mais lui a décidé que oui… Tu l’as cherché… Tu es seule avec deux gosses avec un SMIC, il ne fallait pas divorcer…

Je pourrais continuer longtemps à égrener les exemples.

Quoi que l’on fasse nous sommes jugés…

Claire Favan aborde cette thématique à travers l’école et le corps enseignant. Même si je reconnais que cela existe et va impacter la vie, non seulement scolaire, mais aussi l’image de soi. Je regrette que cela n’ait été qu’un dossier à charge. Tout me laisse croire que cette histoire est beaucoup plus personnelle qu’un simple thriller.

Et même si je suis en partie d’accord sur le fond, la forme n’a pas trouvée en moi cette empathie dont le sujet aurait pu se prévaloir.

Je pense sincèrement que l’auteure y a mis ses tripes, mais malheureusement elle n’a pas réussie à prendre le recul nécessaire dans la construction de ses personnages. Pourtant, elle arrive à décrire cette Inexorable spirale de l’enfer.

Une biographie déguisée avec le préambule, qui surprend et qui donne le ton. Un livre qui ne m’a pas convaincu et dont je regrette le parti-pris. La société peut nous broyer, c’est certain, mais je suis persuadée de la bonne volonté de beaucoup. Ce que l’auteure n’arrive malheureusement pas à mettre en exergue.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Née à Paris en 1976, Claire Favan travaille dans la finance et écrit sur son temps libre. Son premier thriller, Le Tueur intime, a reçu le Prix VSD du Polar 2010, le Prix Sang pour Sang Polar en 2011 et la Plume d’or 2014 catégorie nouvelle plume sur le site Plume Libre. Son second volet, Le Tueur de l’ombre, clôt ce diptyque désormais culte centré sur le tueur en série Will Edwards. Après les succès remarqués d’Apnée noire et de Miettes de sang, Claire Favan a durablement marqué les esprits avec Serre-moi fort, Prix Griffe noire du meilleur polar français 2016, et Dompteur d’anges. Son dernier roman, Inexorable, marque un tournant plus intimiste, en mettant en scène un enfant broyé par la société.

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

Une jeune femme met fin à ses jours à Paris, dans le XVIII° arrondissement.
Un homme est retrouvé noyé sur une plage, à Saint-Jean Cap Ferrat, sans que personne soit en mesure de l’identifier : le séjour en mer l’a défiguré, et l’extrémité de chacun de ses doigts a été brûlée.
Quel lien unit ces deux affaires ? Qui a pris tant de soin à préserver l’anonymat du noyé, et pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui peut pousser un homme ou une femme à vouloir disparaître ?

Parution : 8 janvier 2019 – Éditeur : Grasset – Prix papier : 18€ – Prix numérique : 12,99€ – Pages : 216 – Genre : thriller-psychologique, thriller

Certains livres nous interpellent dès le titre… Disparaître… Qui n’a jamais eu cette envie soudaine de tout quitter, de se perdre loin de ce qui pourrit notre vie…

Une construction traditionnelle, aurait voulu que Mathieu Menegaux parte des faits pour en arriver aux conséquences, or, il aborde les choses de manière peu conventionnelle. D’une intrigue classique, à la construction en entonnoir, l’auteur inverse la tendance. Dès le départ, on a les cadavres, dont on ne sait pas grand-chose, mais dont l’auteur détricote les écheveaux au fil des pages, pour peu à peu, mener le lecteur à leur rencontre.

On a cette sensation de deux histoires que rien ne relie, mais on comprend vite que tout va se télescoper.

Avec une plume concise, travaillée, sans être compliquée, l’auteur aborde les sujets importants, ancrés dans la réalité.

Une histoire assez banale dont nous pouvons tous être les témoins. Mais la banalité n’en demeure par moins effrayante. Effrayante de réalisme. La fragilité de l’être humain peut en faire la victime favorite d’un destin peu clément… Le choc de la chute brutale sur l’asphalte de la vie aura le même écho que le choc de ce corps que l’on découvre dès les premières pages.

L’auteur aborde en filigrane les thèmes de la reconnaissance dont chaque être humain quémande des miettes… Le matin, nous sommes au firmament et le soir, on côtoie l’enfer… Même si le burn-out est abordé, je n’ai pas trouvé que c’était la trame principale, c’est une conséquence qui va mener à la chute, mais non le catalyseur. On y décèle aussi les bribes du désastre de la routine dans la vie quotidienne, mais aussi dans le couple, qui peut être fragilisé, malgré l’amour, ce ciment censé nous unir jusqu’à la mort.

Oui la mort… Cette mort lente qui nous mène à notre destruction, parfois irréversible. L’importance du regard des autres, à travers la préservation des apparences.

Je me pose de plus en plus la question de savoir, si en voulant préserver les apparences, nous ne cherchons pas à nous fondre dans la masse, au détriment de nos valeurs et désirs les plus profonds.

Un livre rapide à lire, une lecture intéressante, si on sait lire entre les lignes.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et grâce à NetGalley. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Né en 1967 à Paris. Il travaille aujourd’hui dans un cabinet de conseil en management. Son premier roman, « Je me suis tue », est paru en avril 2015 chez Grasset. Il a été récompensé aux Journées du Livre de Sablet, et a reçu 5 autres prix littéraires. « Un fils parfait », publié en 2017, a reçu le Prix Claude Chabrol du roman noir, et a été porté à l’écran sous le titre « Un homme parfait », diffusé sur France 2 en mars 2019. « Est-ce ainsi que les hommes jugent ? », son troisième roman, est sorti chez Grasset en mai 2018, et a reçu le prix Yourcenar.

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

Paris, mai 1968. La grogne sociale se transforme en véritable affrontement entre étudiants et forces de l’ordre. La grève générale s’installe dans le pays, faisant vaciller le pouvoir en place. Partout, des barricades brûlent, et avec elles, c’est toute la société qui se consume. 
C’est dans ce climat explosif que Paul et Alice se rencontrent. Deux jeunes étudiants qui vont prendre conscience qu’il est possible de rêver une société nouvelle et découvrir l’amour.
Pour le commissaire Durieux, de la Crim’, le contexte n’est pas simple, alors qu’on lui confie une sordide affaire d’homicide dans un hôtel de luxe. Mais pourquoi irait-on assassiner un metteur en scène dans sa chambre et lui transpercer le cœur après l’avoir égorgé ?
Sur fond de révolution et dans un Paris des années soixante, « Du sang sur le pavé » est une histoire qui sent bon le formica, le petit salé, les 404, le métro et ses poinçonneurs. Un roman qui est tout autant une enquête de police qu’une grille de lecture des événements de mai 68.

Parution : 7 novembre 2019 – Auto édition Prix papier :  18€ – Prix numérique : 3,99€ – Pages : 332 – Genre : polar, policier

Je vous parle d’un temps, que les moins de vingt ans, ne peuvent pas connaître…

Ce qui est intéressant avec ce livre, ce n’est pas tant la construction, en effet, Sylvain Pavlowski, respecte tous les codes du genre et l’intrigue est bien menée. L’enquête a ce classicisme qui apporte un bon dosage entre raison et pondération.

Des flics à l’ancienne à l’intersection de deux périodes, en plein mai 68, avec quelques réflexions assez intéressantes sur l’évolution du métier et du traitement des arrestations. Avec cette violence palpable qui a fait basculer, l’ère de Gaulle…

L’auteur apporte un éclairage sur cette période, on voit toutes les recherches effectuées et qu’il intègre à son récit de manière très fluide. À aucun moment, on ne sent que l’Histoire est posée là, sans maîtrise. Aucune incompréhension. Bien au contraire, puisqu’il glisse, à travers les réflexions de ses personnages, certaines informations, comme cette opposition entre deux générations. Celle qui a vécu la guerre, et qui ne comprend pas ces jeunes en révolte et celle née après la guerre et qui continue à être bercée par ces victoires et ces conflits, dont elle ne comprend rien. Les gens ne souhaitent qu’une chose : vivre dans l’égalité et tourner la page.

La révolte de mai 68, contre le capitalisme et particulièrement contre de Gaulle, apporte cette touche de véracité à une intrigue rondement menée.

Non seulement l’auteur intègre son histoire dans l’Histoire, mais il le fait dans un style fluide, maîtrisé et très bien écrit. J’ai rarement vu cette qualité littéraire dans l’autoédition, d’autant plus dans le genre du polar. Comme quoi, on peut écrire du bon polar et le faire avec une belle plume !

Il y a cette atmosphère, cette ambiance qui donne de l’épaisseur, mais il y a aussi cette plume travaillée qui construit une intrigue, au cœur de mai 68, pour notre plus grand plaisir. Si en plus vous lisez ce livre pendant une gronde sociale, comme je l’ai fait, je vous assure que votre lecture n’en sera que meilleure.

Ce livre a été lu en partenariat avec l’auteur. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Sylvain Pavlowski est diplômé du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers). Après une carrière réussie en tant que vice-président International dans des grands groupes informatiques, il décide de se consacrer à l’écriture. « La menace Blackstone » (2017) est son premier roman.

Lu dans le cadre du challenge Polar et Thriller 2019-2020

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que tous les partenariats et Services de Presses ont fait l’objet de vrai choix personnel !

Quand j’accepte de chroniquer un roman pour un auteur ou une maison d’édition c’est que j’ai une réelle envie de le faire et surtout parce que je prends du plaisir à le faire.

Je n’accepte de lire un roman, que si je suis intriguée par l’histoire, ou si je connais l’auteur. C’est avant tout, parce que j’aime la ligne éditoriale de la maison d’édition et non par politesse. Il m’est arrivé à plusieurs reprises de refuser un livre, parce que je savais que ce n’était pas mon genre de prédilection ou qu’aucune alchimie ne se créait. C’est pareil lorsqu’un auteur auto-édité me contacte.

Je prends plaisir à vous parler de mes lectures, pour vous donner envie ou pas, mais un avis reste subjectif et n’engage que celui qui l’écrit…

Si vous cherchez le « coup de cœur » sur ce blog, vous ne le trouverez pas, car je trouve le terme assez galvaudé.

Pour moi un livre qui laisse des traces, qui me poursuit même des semaines après ’avoir refermé est un livre à découvrir ! Un livre qui me triture les méninges, qui me chamboule est un livre à découvrir ! Nonobstant ces termes coups de cœurs qui peuvent être utilisés facilement, je préfère jouer avec les mots pour dégager mon ressenti.

Faire une chronique, demande parfois plusieurs heures de travail, il faut donc en premier lieu aimer cette transmission, cet échange avec les lecteurs. Et les chroniques les plus compliquées sont celles des livres que je n’ai pas appréciés ! Il ne suffit pas de dire, j’ai aimé/je n’ai pas aimé… Il faut construire un avis, argumenter…

J’aime la musicalité que les mots dégagent et lors d’un retours je cherche à les harmoniser pour que leurs sonorités soient la plus belle et qu’ils soient visuellement beaux.
Je cherche toujours à ce que la trame des mots rende hommage au livre. Même lorsque mon retour est négatif ! Je ne me mets pas de barrière quand à mes avis. Pas d’ambiguïté, pas de copinage parce que j’ai reçu tel ou tel livre en service de Presse.
J’aime être honnête vis à vis des personnes qui me suivent, cela me permet d’avoir des échanges sincères et surtout d’être en accord avec mes principes.

J’ai eu envie ici de mettre en avant les maisons d’édition avec lesquelles un partenariat a été établi et je les remercie pour leur confiance.

Si vous pensez qu’un blog vous permet d’obtenir le livre gratuitement, passez votre chemin.

Le temps ? Certaines maisons d’édition ne précisent pas de délais, il m’arrive souvent de lire en décalage par rapport à la sortie d’un livre et cela permet aussi de donner vie au livre, sur une durée plus longue.

Pour ce qui est de l’auto-édition, on peut facilement vite être débordé par les propositions d’auteurs, et il faut savoir soit refuser soit préciser les délais… Mes délais sont de plus en plus longs, entre 2 et 3 mois…

Au fil des années, je suis devenue plus exigeante et mes retours actuels n’ont plus rien à voir avec les tout premiers que j’ai pu faire.

Je peaufine, je travaille, je me relis… J’ai appris à exiger de moi, ce que j’exige d’un auteur.

Je suis ouverte aux partenariats éditeurs et auteurs en échange de critiques. Pour autant, mon avis sera sincère et sans ambiguïté.

Si vous souhaitez me contacter julitlesmots@gmail.com

  • Mes genres de prédilection : thrillers, thrillers-psychologiques, horreur-épouvante,dystopie, fantastique
  • Ce que je n’aime pas lire : les romances, la littérature érotique.

Je préfère les livres au format papier, mais je ne suis pour autant pas fermée au format numérique, cela me permet de mettre votre livre en avant sur mes différents réseaux et fait donc partie de la promotion que j’en fait.

J’aime mettre en avant les petites maisons d’éditions et les jeunes auteurs, pour leur donner un peu de visibilité.

Merci NetGalley de m’avoir donné l’opportunité de parler du blog, de mon rapport à la lecture.

J’espère, par ce biais, vous montrer un petit bout de ce que je suis et ce que le blog représente pour moi.

Des chroniques arrivent… Un livre voyageur toujours en route… Et le premier concours du blog… Dés que j’arrive à me mettre d’accord avec moi-même sur l’organisation ?

Le blog NetGalley

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Julie, rédactrice du blog Ju lit les mots

Bonjour Julie, merci d’avoir accepté notre invitation ! Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture ?

J’ai une relation assez fusionnelle avec les livres ! Je me lève livre, je pense livre et je dors livre… En fait, il est assez compliqué de répondre à cette question, car les livres font partie intégrante de mon quotidien. J’ai toujours ma liseuse sur moi et un bouquin papier au cas ou…Ça fait un peu barge…

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Parution : 13 septembre 2018 – ÉditeurXO éditions – Prix broché :  21,90€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 484 – Genre : Thriller-fantastique

Quelle plaisir de découvrir une plume différente avec une intrigue qui oscille entre Polar et thriller fantastique. En publiant cet auteur Chinois vendu à plus de 13 millions de livres, XO éditions permet à ses lecteur de plonger dans une intrigue hors du commun et de découvrir par cette plume un pan des traditions et croyances chinoises. Je ne me doutais pas de ce que j’allais découvrir, même si cette petite phrase d’accroche, surnommé « le Stephen King chinois », faisait son petit effet sur moi et laissait présager une petite découverte sympathique.

Et je dois dire que je n’ai pas du tout été déçue, même si le démarrage est assez déstabilisant, on se fait vite à la plume de l’auteur et malgré quelques longueurs ou répétitions d’un chapitre à l’autre, on a envie de savoir comment tout cela va se terminer.

Ce qui m’a le plus déstabilisé au départ, c’est le tutoiement ! Je n’ai à ce jour, jamais vu un flic tutoyer son suspect… Une fois la surprise passée, il faut juste intégrer que nous sommes dans une Chine communiste et que les règles sont différentes, que ce soit dans l’attitude des personnages, cette déférence que nous occidentaux n’avons pas… Mais parfois également cette attitude servile de certains…

La lecture commence avec une liste des différents protagonistes et c’est appréciable, car on peut facilement se perdre avec des prénoms aux consonances différentes de celles que nous connaissons.

L’auteur construit une intrigue très bien ficelée, la traduction est très fluide et rend bien cette atmosphère oppressante propre à ce genre, tout en faisant ressortir l’emprunte particulière de l’auteur.

On suit une enquête, menée sur plusieurs années, parsemée de fantastique où la réincarnation joue un rôle prépondérant. On apprend beaucoup de choses sur les croyances populaires chinoises et notamment sur la réincarnation et sa perception.

Que l’on croit à ces histoires ou pas, ces croyances, superstitions ont le mérite de montrer l’importance du monde des esprits, en les mettant au centre de son intrigue l’auteur nous permet de mieux comprendre les traditions et la mentalité chinoise.

Une ambiance fantastique et surnaturelle, ancrée dans la réalité, grâce à cette enquête qui n’a rien de surnaturelle, puisque plusieurs meurtres non élucidés ont bien eu lieu. Une intrigue très bien ficelée dont on savoure chaque ligne, grâce à l’auteur qui nous transporte parfois à la limite de l’inconcevable. Notre regard occidental sera plus critique, plus extérieur et pourtant l’intrigue a un côté fantastique prenant et haletant, mais tout en étant emprunt de poésie. Cette poésie palpable grâce à cette fascination que nous avons de l’Asie.

La résolution de l’intrigue, qui court sur plusieurs années, happe le lecteur qui est pris entre les filets de l’auteur et lorsque l’on pense que justice est enfin rendue, un retournement de situation vient tout remettre en question. Et même si justice est faite, on ne peut que se demander comment cela aurait été appréhendé en occident. Les délais de prescriptions inexistants permettent une justice peut-être plus équitable… Ou du moins une justice sans terme échu. La Chine communiste prend tout ce sens et pourtant elle n’est pas exempte de trafics en tout genre et de corruptions.

L’être humain est également décrit dans ce qu’il a de plus sombre et de plus vil sous couvert d’égalité. Il y a un côté « modernisme » qui est inexistant notamment dans les descriptions de la rue, avec la restauration de rue et les immeubles décrépits.

La noirceur est autant présente dans la description humaine que dans le tableau environnemental décrit. C’est sombre, glauque, crasseux comme un parallèle entre l’être humain et les murs qui l’enferment…

L’auteur parsème son intrigue de références poétiques et c’est rafraichissant, car on sort de cette lecture enrichie de quelques notations et surtout de quelques auteurs à découvrir…

Je remercie sincèrement XO éditions ainsi que NetGalley, pour la découverte de cette plume et surtout pour l’envie que cela m’a donné de me tourner vers des auteurs différents et de nouvelles perspectives de lecture.

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