Fablehaven : Le sanctuaire secret de Brandon MULL

Il ne faut pas se fier à la couverture enfantine de cet ouvrage!!! Même s’il est destiné aux enfants, 11/12 ans (attention ce n’est pas une aventure enfantine), en tant qu’adulte on se laisse facilement emporter par cette histoire. les personnages sont attachants et les créatures que l’on découvre au fil du livre sont toutes plus originales les unes que les autres. Les héros sont des jeunes gens sympathiques. Leur aventure nous offre un condensé de magie, d’action, de poésie, de danger et de solidarité. L’histoire est rapidement prenante et évolue vite.

L’auteur préserve une grande part de mystère sur Fablehaven, ce qui nous laisse nous attendre à tout. Les actions s’enchaînent les unes aux autres et l’écriture maîtrisée de l’auteur maintient le suspens.

La fin du livre laisse à présager de nombreuses autres aventures …

Lorsque leurs parents partent en croisière pendant plusieurs semaines, Kendra et Seth sont obligés d’aller passer leurs vacances chez leurs grands-parents paternels, qu’ils n’ont pratiquement jamais vu. D’ailleurs, peu de gens de leur famille les connaisse bien…
Bien que peu ravis d’être forcés à rester là-bas tandis que leurs parents partent s’amuser, le frère et la soeur commencent à changer d’opinion très rapidement. En effet, la propriété de leur grand-père, loin d’être une ferme banale, se révèle être l’un des cinq sanctuaires secrets recueillant toutes sortes de créatures magiques. Mais leur grand-père, aussi gardien du lieu, les a prévenus : les fées ne sont pas aussi gentilles qu’elles en ont l’air… Surtout quand la nuit de la Saint Jean approche… Or cette nuit-là, tout peut arriver.

Effacée de Teri Terry

Je remercie les éditions La Martinière Jeunesse, ainsi que Megworld que vous pouvez trouver ici http://megworld.over-blog.com/

QUATRIEME DE COUVERTURE :

2054. Les criminels de moins de 16 ans sont  hospitalisés, leur mémoire effacée, leur agressivité gommée et leur béatitude  renforcée. Ils doivent repartir de zéro, contrôlés par un appareil greffé sur  leur bras.

Kyla, 16 ans, a ainsi été «réinitialisée» et doit tout  réapprendre sous le contrôle sévère de ses nouveaux parents adoptifs. Malgré son  effacement, elle fait d’étranges cauchemars et se découvre des aptitudes qu’elle  ne devrait plus avoir. Comme si son passé s’obstinait à remonter à la  surface…  Contrairement à la plupart des Effacés, Kyla est moins encline à
l’obéissance, semble être capable de supporter des situations violentes et  lorsque des lycéens commencent à disparaître, elle s’interroge…  Avec l’aide  de Ben, effacé, lui aussi, elle décide de tenter de comprendre mais cela s’avère plus difficile que prévu. Et Kyla n’est pas certaine de vouloir assumer ce passé  qu’elle sent progressivement revenir à elle…

MON AVIS :

L’auteur plante le décor avec soin, un univers où la science du cerveau a pris le pouvoir et où le gouvernement contrôle les individus. Mais si l’atmosphère générale est pesante, on est pas si loin de la vie d’aujourd’hui ce qui donne une dimension réaliste au récit. Les questions que se posent Kyla sont intéressantes et tournent autour du  « peut-on vivre sans passé ? », « Comment construire une vie d’adulte  si l’enfance est oubliée ?  » « Est-ce uniquement notre conscience qui dirige notre existence ?  » « Nos émotions peuvent-elles nous apprendre quelque chose sur nous même ? « 

L’histoire ne s’écoule pas sur un rythme effréné, au contraire c’est plutôt lent, mais cela ne veut pas dire non plus qu’on s’ennuie. On apprend un tas de petites choses, on savoure l’ambiance assez glauque, on se pose beaucoup de questions et on se surprend à attendre la suite avec impatience pour grappiller davantage d’informations.  Il n’y a pas tellement de rebondissements en soit, mais plutôt des découvertes qui s’égrainent petit à petit et qu’on a le temps d’assimiler car elles se fondent dans l’histoire et on parvient à les appréhender sans peine.

Vers la fin, l’histoire s’emballe un peu et augure d’un tome 2 plus dans l’action maintenant que les choses sont plus claires dans l’esprit de l’héroïne.

Une dystopie intéressante car tous les personnages sont troubles et comme emprisonnés par la société, ses règles et ses non-dits. Comme indiqué, il s’agit d’un premier tome car la fin est tout à la fois ouverte et déconcertante.

L’auteur, avec subtilité, nous amène  à nous interroger sur notre propre morale, notre positionnement en tant qu’individu dans la société.

Le tome 2 est sorti en septembre 2013 aux Etats-Unis, nous l’aurons surement fin 2014, le mien est déjà sur ma liste à commander 😉

Hunger Games – Tome 1

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Chaque année, dans les ruines de ce qui était autrefois l’Amérique du Nord, le Capitole, l’impitoyable capitale de la nation de Panem, oblige chacun de ses douze districts à envoyer un garçon et une fille – les « Tributs » – concourir aux Hunger Games. A la fois sanction contre la population pour s’être rebellée et stratégie d’intimidation de la part du gouvernement, les Hunger Games sont un événement télévisé national au cours duquel les tributs doivent s’affronter jusqu’à la mort. L’unique survivant est déclaré vainqueur.
La jeune Katniss, 16 ans, se porte volontaire pour prendre la place de sa jeune sœur dans la compétition. Elle se retrouve face à des adversaires surentraînés qui se sont préparés toute leur vie. Elle a pour seuls atouts son instinct et un mentor, Haymitch Abernathy, qui gagna les Hunger Games il y a des années mais n’est plus désormais qu’une épave alcoolique. Pour espérer pouvoir revenir un jour chez elle, Katniss va devoir, une fois dans l’arène, faire des choix impossibles entre la survie et son humanité, entre la vie et l’amour…

MON AVIS :

Cela fait des mois que j’en entends parler sans pour autant sauter le pas.  Et puis,j’ai pu voir le film. Plus par curiosité qu’autre chose parce qu’ à force d’en avoir entendu parler partout, j’ai eu envie de me faire mon propre avis. La société décrite dans Hunger Games est mythologique par essence mais pourrait apparaître comme l’avatar ultime d’une société contemporaine ayant décidé d’avoir une paix éternelle en dévorant ses propres enfants. La terreur joyeuse et festive comme mode de gouvernement, voilà ce que propose Panem, ce pays mythique, à travers les décisions des cadres dirigeants du Capitole.

Sur la base de thématiques très actuelle comme la télé-réalité, Hunger Games chaque district se doit d’offrir en souvenir de sa défaite, 2 tributs qui s’engageront dans un combat à mort où il ne pourra en rester qu’un ! Ces jeunes gens jetés en pâture aux habitants du Capitole, cité victorieuse et vivant dans l’opulence, n’ont qu’à compter sur eux-mêmes pour éliminer ceux qui sont pourtant leurs égaux…

Le gros plus par rapport au film, c’est que l’on est dans la tête de Katniss, on connait toutes ses pensées, ce qui a été dur à transcrire en film j’en suis consciente !

Le livre est écris au temps du présent, et non du passé mais après un petit temps d’adaptation ce n’est pas du tout gênant.

Suzanne Collins ne laisse que très peu de temps pour se remettre de nos  émotions, il y a constamment de l’action – avec quelques baisses de régimes, quand même. Même si je savais ce qu’il se passerait, j’étais prise dans l’action et le suspense des Hunger Games, dans une arène truffée de pièges, où Katniss ne peut se fier à rien ni personne, où la « nature » est aussi contrôlée par la société. Le côté stratégique m’a beaucoup plu : chaque tribut ayant sa propre stratégie, j’ai trouvé intéressant d’avoir un aperçu de l’évolution et de la survie de quelques uns.

À noter : Quand vous commencerez à lire, assurez-vous d’avoir au moins quelques heures devant vous car il vous sera difficile de passer à autre chose sans connaître la fin. (Assurez-vous aussi d’avoir les prochains tomes à proximité)

En bref : Lecture très addictive !!

Je vous le recommande vivement!

L’équilibre du monde de Rohinton Mistry

Parution : 20 juin 2001 – Edition poche : 9,90€ – Edition Albin Michel : 25,40€ – Pages : 896 – Genre : fresque historique-fresque familiale

Un livre sur le temps qui passe. Un livre aussi sur l’utilité ou le sens de la vie. un livre enfin sur un pays puissant, violant, incohérent et magnifique à la fois. Les personnages tous meurtris par la vie, se trouvent, s’aiment et s’entraident dans ce pays sans pitié qui écrase ceux qui ne peuvent suivre. 5 personnages de castes différentes, nous entrainent dans une Inde impitoyable où le mot « destinée » prend tout son sens. Poids des traditions, lois absurdes du gouvernement, malchance… et pourtant l’envie de vivre est la plus forte. Presque, même si celui-ci est inégalable, à la hauteur de la « Cité de la Joie » (j’ai aimé à en pleurer)

J’ai passé un très bon moment, je vous le conseil le nombre de pages ne doit pas inquiéter. On voudrait que cela ne s’arrête jamais. Ce texte est sublime, ces personnages attachants ou révoltants à la fois. On arrive même à trouver le chef des mendiants sympathique. C’est foisonnant et chatoyant, et si on ferme les yeux (ce serait dommage, on ne pourrait plus lire), on peut sentir les effluves issus des bidonvilles, de masala… Quel portrait saisissant de l’Inde contemporaine et de la complexité de sa société.

C’est précisément en 1975 à Bombay, lorsque Indira Gandhi décrète l’Etat d’urgence, que quatre destinées radicalement différentes se rejoignent contre toute attente dans l’appartement de Dina Dalal. Jolie veuve d’une quarantaine d’années, Dina est la digne fille de son père, médecin parsi qui s’était sacrifié pour soigner les pauvres dans les campagnes. Rejetant l’autorité de son frère Nusswan, Dina avait épousé par amour un homme sans envergure sociale. Sa mort accidentelle l’avait laissée dans la misère. Sa seule ressource: le modeste appartement conjugal. Elle y ferait de la confection avec l’aide de deux tailleurs, y ajouterait un hôte payant, le tout en cachette du redoutable propriétaire et de son pittoresque collecteur de loyers.Les deux tailleurs, Ishvar et son neveu Omprakash, appartiennent à la caste des intouchables Chamaar. Leur effroyable histoire soulève le gravissime problème des castes en Inde: en abandonnant le métier de tanneur de cuir auquel le vouait irrémédiablement sa naissance, le frère d’Ishvar avait dramatiquement bousculé l’ordre des choses. Lorsque Ishvar et son neveu tentèrent leur chance à la ville après le massacre de leur famille, ils se retrouvèrent au chaud dans l’appartement. Le locataire enfin, Maneck Kohlal, quitte une montagne admirable et un père rétrograde pour étudier en ville les techniques de la réfrigération. Voilà un conflit de générations froidement réglé. Quatre personnages apprendront à se connaître, à cohabiter, malgré leurs différences de caste, d’âge, de classe, de religion, pendant qu’au dehors l’Etat d’urgence fait rage avec le massacre des opposants et le scandale des stérilisations forcées. Outre l’étude des caractères, les tragédies personnelles et politiques, une multitude de silhouettes et d’aventures cocasses ou dramatiques animent cette fresque grouillante d’humanité, qui couvre avec humour et tendresse huit ans de vie contemporaine en Inde.