Archives mensuelles : février 2016

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Auteur : Joël Dicker – Edition De Fallois– 22€ – 480 pages

Jusqu au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair.
Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l auteur de La Vérité sur l Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison à Montclair, dans le New Jersey.
Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prospère à qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d une banlieue riche de Baltimore, à qui Marcus vouait une admiration sans borne.
Huit ans après le Drame, c est l histoire de sa famille que Marcus Goldman décide cette fois de raconter, lorsqu en février 2012, il quitte l hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, où il vient s atteler à son prochain roman.
Au gré des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu il éprouva jadis pour cette famille de l Amérique huppée, entre les vacances à Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les écoles privées. Mais les années passent et le vernis des Baltimore s effrite à mesure que le Drame se profile. Jusqu au jour où tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu est-il vraiment arrivé aux Goldman-de-Baltimore ?

« Joël Dicker n’a qu’à tirer sur un fil pour que le magnifique écheveau des Goldman de Baltimore
se détricote et soit réduit à néant. »
Salon littéraire

J’ai découvert l’auteur avec « https://julitlesmots.wordpress.com/2014/06/30/la-verite-sur-laffaire-harry-quebert-plaisant/ », que j’avais trouvé très bon. J’attendais donc beaucoup du « Livre des Baltimore ».

On retrouve le personnage principal du premier roman, l’écrivain Marcus Goldman, qui nous raconte les bonheurs, les secrets, les jalousies, le désespoir, de deux branches de sa famille : les Goldman de Baltimore (famille nantie, installée dans la banlieue chic de Baltimore, son oncle est un avocat reconnu, sa tante est médecin ) et les Goldman de Montclaire, dont Marcus fait partie, (famille modeste, appartenant à la classe moyenne et habitant dans une petite maison de la banlieue de New York).

On comprend très vite que ces 2 familles ont vécu un « Drame » dont on découvre les détails au fur et à mesure.

La construction est travaillée, l’écriture est fluide, le suspens est présent du début à la fin. Une lecture agréable qui fait du bien, après un livre d’horreur, une bonne dystopie ou un bon thriller bien noir.

Une saga familiale bien dépeinte,  émouvante, tragique. On passe un bon moment mais l’auteur aura du mal à s’affranchir de l’histoire surprenante de « La vérité sur l’affaire Harry Québert » dont je n’ai pas retrouvé la fraîcheur.

« Ecrire un livre, c’est comme ouvrir une colonie de vacances. Votre vie, d’ordinaire solitaire et tranquille, est soudain chahutée par une multitude de personnages qui arrivent un jour sans crier gare et viennent chambouler votre existence. »

« Il y a eu une époque où les vedettes en Amérique étaient des cosmonautes et des scientifiques. Aujourd’hui, nos vedettes sont des gens qui ne font rien et passent leur temps à se photographier, eux-mêmes ou leur assiette ».

« Beaucoup d’entre nous cherchons à donner un sens à nos vies, mais nos vies n’ont de sens que si nous sommes capables d’accomplir ces trois destinées : aimer, être aimer et savoir pardonner. Le reste n’est que du temps perdu. »

« Pourquoi j’écris ? Parce que les livres sont plus forts que la vie. Ils en sont la plus belle des revanches. Ils sont les témoins de l’inviolable muraille de notre esprit, de l’imprenable forteresse de notre mémoire. »

 

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Histoire de vous tenir un peu au courant de ce que je fais, en ce moment 😉

Sur mes aiguilles, un gilet joliment baptisé, Fraise des bois ❤ un modèle de chez Drops

45-2_medium2Laine de mon stash, oui il faut bien épuiser le gros stock que j’ai.

De l’Angora pour la douceur et de l’Acrylique pour le côté pratique12746013_10206295818215126_162897974_nCe gilet je l’aime d’amour! Il est beau, il est doux, il est lavé avec Mirlaine 😉

Je n’ai pas pu m’en empêcher !

Une tite photo pour vous mettre en appétit12422219_10206213620600237_1713906685_o_medium2Les explications Drops étant parfois très floues, il m’a fallu me creuser les méninges et l’aide de gentilles tri-copines, pour que je puisse le continuer.

Je le voulais coloré, pétillant. Je pense que je ne suis pas loin de réaliser mon souhait. Il est aussi beau à l’endroit qu’à l’envers12575768_10206154961573798_259832213_nNe pouvant rester deux jours sans tricoter, le temps de résoudre mon incompréhension de ces foutues explications, j’ai commencé un beau cache coeur, tiré du livre de Lilofil, plusieurs modèles me font de l’oeil, si vous voulez en voir un peu plus c’est par ici

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12736097_10206294706227327_54176319_n_mediumIl est pas beau ce petit cache coeur La laine de mon stash, tricotée en aiguilles 7 avec un échantillon parfait 🙂12754942_10206294707107349_1065873314_o_medium2

Pour mes envies tricot, j’en ai pas mal! mais j’essaie vraiment de ne pas avoir plus de 2/3 projets en même temps, depuis que je fais ça, je vois mes projets aboutir et mes ambitions vont plus loin que le snood, l’écharpe ou les brassières.

Mais j’avoue que cela est très dur de résister, car de jolis KAL sont en cours et j’aimerais vraiment participer :

Mon choix de fil est déjà fais. Ce sera une laine teinte par Candy Wool, très flashy, comme j’aime 🙂

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Impression

Le but étant de tricoter au moins 6 paires de chaussettes! pour quelqu’un qui n’en a jamais fait, c’est un sacré défit 😉

Bon je m’arrête là, pour le moment 😉

Niveau lecture, j’en suis à la moitié de « Le livre des Baltimore » de Joël Dicker donc me reste encore 275 pages.

J’ai commencé en parallèle la fille du train, j’en suis au tout début 😉

Après le boulot et les enfants, il ne me reste pas beaucoup de temps, pour mes petites envies 😉

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les-Enfants-de-Toumai-Thomas-Dietrich

Auteur : Thomas DIETRICH – Edition Albin Michel – 19,50€ – 288 pages

Emmanuel et Sakineh viennent tous deux du Tchad. Elle est musulmane, issue d’une famille de haut rang. Lui est un étudiant pauvre, un doux rêveur qui a troqué la foi chrétienne de sa mère pour le Petit livre rouge. Ils se rencontrent au Caire et c’est comme s’ils n’avaient vécu que pour ce moment-là. Leur amour impossible empruntera dès lors toutes les routes de l’exil, de l’injustice – notamment celle faite aux femmes – mais aussi de la foi en l’autre.

Merci à babelio et aux Editions Albin Michel.

Qui est Thomas DIETRICH ? Il est diplômé de Science Po Paris, a vécu et travaillé dans plusieurs pays africains en particulier la République Centrafricaine (cadre de son premier roman, « Là où la terre est rouge »). Il est engagé aux côtés du peuple tchadiens dans la lutte contre la dictature d’Idriss DEBY.
Dernièrement, lors d’une interview, il a dénoncé le financement actuel de la vie politique française par des dictateurs africains, notamment Idriss DEBY du Tchad et Denis SASSOU-NGUESSO du Congo.

Qui est Toumaï ? toumai_jpg2

Lucy, longtemps restée la plus ancienne représentante connue de la lignée humaine,  a perdu ce statut au profit de Toumaï, qui signifie « espoir de vie » en langue Goran, dont le crâne a été découvert au Tchad en 2001, dans le désert du Djourab à 800 km au nord de Ndjamena et dont on estime l’âge à 7 millions d’années environ.

Un fossile dont la découverte est lourde d’implications et de controverses paléontologiques.

Mon avis :
Une belle écriture, fraîche, attachante, remplie de bonté, énergique et poétique dans un français soutenu.

L’injustice est évoquée sous toutes ses formes. Celle faite aux femmes dont la liberté est plus que réduite. Le racisme entre africains musulmans et africains subsahariens, chrétiens ou animistes. La dictature, comme fil d’Ariane tout le long du livre, en place au Tchad avec le président Idriss DEBY arrivé au pouvoir par les armes et en place depuis 25 ans.

Les personnages sont présentés avec leurs contradictions et leurs rêves avec une envie forte de se réaliser et de vivre malgré les difficultés qu’ils rencontrent. Ils souffrent et leur rencontre va leur permettre d’accomplir l’improbable pour vivre leur histoire et s’épanouir.
On prend conscience de la souffrance de l’être humain qui doit lutter contre la soumission pour accéder à la liberté d’aimer, de penser, de vivre.
La réalité sociale et politique est décrite avec soin, les mariages arrangés, le poids des traditions, la religion, l’immigration illégale, la répression policière, tout y est.
 Sans la masse critique de Babelio, je ne me serais pas dirigée vers ce livre, alors que c’est une belle découverte !
Citations :
« Depuis toute petite, elle a appris à dissimuler ses émotions, aussi indomptables soient-elles. Elle s’est laissé forger au fer du silence, ce qui, pour la société musulmane de son pays, est sans doute la qualité la plus estimable chez une femme. Ne rien montrer. Ne jamais rien montrer. Même dans les situations les plus désespérées. »
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Les-Enfants-de-Toumai-Thomas-Dietrich

Auteur : Thomas DIETRICH – Edition : Albin Michel – 19,50€ – 400 pages

Emmanuel et Sakineh viennent tous deux du Tchad. Elle est musulmane, issue d’une famille de haut rang. Lui est un étudiant pauvre, un doux rêveur qui a troqué la foi chrétienne de sa mère pour le Petit livre rouge. Ils se rencontrent au Caire et c’est comme s’ils n’avaient vécu que pour ce moment-là. Leur amour impossible empruntera dès lors toutes les routes de l’exil, de l’injustice – notamment celle faite aux femmes – mais aussi de la foi en l’autre.

Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.

Masse critique ? Kesako?

 

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C’est un rendez-vous organisé environ une fois par mois par le site Babelio, une opération grâce à laquelle les membres du site peuvent recevoir un livre gratuitement. En contrepartie, il faut rédiger une critique pour donner son avis sur le site. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce rendez-vous, suivez le lien Masse Critique Babelio.

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Auteur : Mickaël Koudero – Edition : Auto-édition – 14,99€ – 400 pages

« Je sens l’odeur du sang et l’ère des
hommes mauvais arriver à grands pas. »
Wystan Hugh Auden

Novembre 2010. La neige, le froid, l’horreur. D’abord en France. Un homme est retrouvé assassiné dans une église à Lyon. Son dos a été tailladé, sa langue coupée. À 700 kilomètres de distance, du côté de Lille, sa fiancée est découverte pendue à un arbre. Un meurtre maquillé en suicide. Le sang poursuit sa route jusqu’en Belgique. Dans un asile abandonné, on retrouve le cadavre d’une femme, entièrement nue, le visage arraché. Une folie sans nom. Les meurtres s’enchaînent, des trajectoires se brisent.Tous portent la signature d’un tueur en série libéré un an plus tôt, le Borgne. L’homme aurait-il décidé de reprendre du service ? Difficile de l’imaginer vu son âge avancé et son état de santé. Non, la réalité est bien plus noire. « Nous ne sommes pas face à un tueur en série, mais à une série de tueurs ». Laura, Milan et Adami, des policiers venus de tout horizon, aux rapports singuliers avec cette enquête, vont très vite le comprendre. Ils se sont réunis en force, décidés à entrer dans la postérité, à marquer les consciences par leurs crimes. Ils…Les enfants d’Érostrate.

Mon avis :

Ce qui m’attire souvent en premier dans un bouquin, c’est sa couverture (ici réalisée par  Augusto Cabral ) que je trouve sublime, mystérieuse et froide et ensuite le titre, celui-ci « les enfants d’Erostrate » avait de quoi m’intriguer.

Des meurtres sur le même scénario qu’un tueur en série arrêté 24 ans plus tôt et libéré depuis 1 an, il n’y a qu’un pas à franchir pour croire qu’il est l’auteur de ces crimes, mais c’est sans compter sur l’imagination de l’auteur…

On plonge de suite dans l’horreur, les évènements d’une rare violence s’enchaînent. La plupart des livres traitent de tueur en série et non pas d’un groupe de tueurs, ce qui donne une particularité qu’il faut souligner, car c’est une idée originale.

Les personnages sont intéressants et à vifs… le final est très bien amené…

Un bon thriller, les « mordus » du genre, ne s’y retrouveront peut être pas.

Citations :

« Je suis le premier de la lignée. Je suis le premier des sanguinaires. Je suis un éternel retour. »

« Laure resserra sa prise sur son Sig-Sauer. Elle se l’était jurée. Quand viendrait le moment, elle n’hésiterait pas à cracher les feux de la délivrance. »

« Les flots d’informations cognaient dans son crâne, tels des moustiques contre une fenêtre éclairée en pleine nuit. »

« Milan plongea dans les abysses de sa mémoire pour lui donner un nom. Des images défilèrent comme dans un film en accéléré. »

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