Parution : 25 janvier 2018 –  Editions Belfond Prix broché :  19€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages :304 – Genre : Polar-Thriller

Dix-sept ans ! Suffisamment grand pour tuer donc assez vieux pour mourir…

Avec cette intrigue qui tourne autour de Jefferson Petitbois, dernier homme condamné à mort, gracié quelques mois après et dont la peine est commuée en réclusion à perpétuité…

Tout au long des pages, le lecteur est invité à suivre Jefferson, mais peu à peu il va se retrouver enfermé entre les murs glauques, froid et sans humanité… Attention, on ne va pas lui trouver d’excuses, il est là pour une bonne raison et il paie pour les crimes qu’il a commis.

Le monde carcéral est présenté dans ce qu’il a de plus rude et de plus dur sur quelques décennies avec les matons, leurs points de vus et ils ne sont pas tendres… Enfin il ne sont pas là pour ça ! Certains sont abjects, d’autres sont humains mais gardent une distance salvatrice… Mais parfois certains voient autre chose qu’un meurtrier derrière un numéro… Tentent de percevoir l’être humain et de comprendre…

En lui tendant la main, un des surveillants va le ramener vers l’humanité, vers l’espoir non pas de sortie, mais une sorte de rédemption… Une psy va tenter de le faire parler, pour qu’il prenne conscience de ses actes et pourquoi pas avoir l’espoir de sortir… Même si la sortie, il n’y croit pas trop, Jefferson se laisse guider et va peu à peu redécouvrir son humanité et tenter de comprendre ce qui a pu se passer… Ce qui l’a poussé au crime…

La vie te donne parfois un jeu de cartes avec des dés pipés dès le départ… Et pourtant il suffirait de tomber sur une seule personne qui tende la main, pour que les choses soient différentes….

Jefferson n’a pas eu la chance de tomber sur la bonne… Sa rencontre avec Max, qui va être comme un père pour lui, va le faire basculer en lui donnant goût à l’iboga, une drogue puissante, qu’il utilise dans le rituel Bwiti , mais il va mais surtout, lui apprendre à tuer…

L’auteur opère un savant dosage entre une alternance de passages sur la vie, les réflexions de Jefferson, la vie qui s’écoule lentement et un retour en arrière, avant son arrestation et là on prend une grande bouffée d’air histoire de ne pas terminer laminé par les révélations…

On oscille entre empathie et dégoût pour cette homme enfermé entre ces murs, mais on découvre aussi un homme enfermé dans les murs de sa vie… Les crimes sont peu à peu dévoilés, au rythme de l’introspection de Jefferson, les descriptions sont horribles et diablement réalistes. Une violence omniprésente, que ce soit des gardiens ou dans les souvenirs de cette vie jalonnée de rejets, de haine…

La description du milieu carcéral est tellement bien décrite que tout est visuel et palpable, aussi bien les sensations de froid d’humidité que la douleur…

L’évolution du personnage au fil des années est saisissante, l’introspection, l’analyse qu’il accepte de faire, vont le faire évoluer en lui permettant d’accepter certaines choses. L’auteur lui permet tout autant de prendre son envol que de se faire pardonner, une manière aussi de se pardonner à lui-même et de prendre conscience de ses actes…

Auteur de thrillers et romans noirs. Il a été inspecteur, conseiller en formation, proviseur adjoint d’un lycée professionnel. En 2004, il démissionne de l’Éducation nationale pour crée une petite maison d’édition : Les éditions du Barbu, fermée en décembre 2011.  Désormais il se consacre à temps plein à l’écriture. Il est l’auteur de « Parasite » (2012, sélectionné pour le prix intramuros), « Les loups gris » (2013), « Curriculum Vitae » (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2014), « Pulsions salines » (finaliste du prix du polar francophone de Cognac 2015) et « L’Immortelle qui pleurait les morts », parus aux éditions du Palémon. « La salamandre de Kerpape » (2014) est paru aux Éditions Chemin Faisant.

 

Parution : 29 août 2017 – Prix papier :  14,98€ – Prix numérique : 2,99€ – Pages : 367 – Genre : Thriller-fantastique

J’ai abordé cette lecture avec une certaine appréhension par rapport à cette romance … Oui, je sais dès que je vois le mots amour, j’ai peur cela prenne le pas sur l’intrigue et que le livre ne parle que de ça. Pourtant, la plume de l’auteur a su m’entrainer dans son univers fantastique et tout les éléments s’imbriquent sans jamais peser. Un peu comme la magie qui transporte un spectateur, ici le lecteur se laisse transporter, il virevolte, flotte et se retrouve en apesanteur du début à la fin.

J’ai été transportée par l’univers fantastique de l’auteur, sa plume est aboutie et on a du mal à croire que c’est son premier bouquin ! Un talent rare, profond et emprunt de poésie.

Un livre entre deux mondes, deux univers…

L’auteur arrive à nous faire sentir toutes les sensations vécues par Maïa ou les autres personnages, les descriptions sont magnifiquement palpables et visuelles, c’est beau, c’est coloré.

Tout est d’une incroyable réalité et visuel, j’ai marché dans cette forêt, pied nus et senti cette humidité, cette moiteur… J’ai vécu les premiers émois, les doutes, les maladresses…. Sentie ces odeurs boisées et fleuries et par dessus tout, j’ai eu ce sentiment de légèreté, d’apaisement…

L’auteur livre une grande part d’elle-même dans son récit, on l’imagine très bien marcher dans les pas de Maïa…

L’auteur aborde plusieurs sujets d’actualité, notamment le terrorisme, le réchauffement climatique avec cette source de vie, l’eau, dont on ne prend pas en compte l’importance… L’eau omniprésente, autant dans le récit, que dans sa fluidité. L’eau source de changements et d’évolution…. La nature suit son cour, prend toute sa place…

Peu à peu le récit évolue, on passe d’un récit fantastique à une dystopie, mais les choses se font lentement avec parcimonie mais surtout avec spiritualité, humanité. La lenteur ici n’est pas un défaut, car ce n’est pas une lenteur qui nous ennuie, bien au contraire, elle prend le temps de placer les éléments pour amener le lecteur, là où elle veut le faire.

Vers l’espoir d’une vie meilleure… Vers le nécessaire changement…

Une quête de soi, un voyage initiatique, philosophique… Un récit qui nous embarque que l’on a du mal à abandonner, tellement le bien être enveloppe le lecteur… Une bulle de bonheur…

L’auteur exploite la nature humaine, la décortique, le comportement humain est décrit de manière à soulever des questions, à pousser le lecteur à se remettre en question.

Malgré cette poésie et cette spiritualité, l’aspect scientifique n’est jamais loin pour se confronter à l’imaginaire, au fantastique et c’est là que Maïa va tenter de trouver sa place entre le visible et l’invisible… Comme un effet miroir de la réalisation de soi… Entre le rêve et la réalité…

Les personnages sont construits avec précision et chacun apporte sa touche au récit, en se plaçant dans une temporalité qui les rend vivants et présents.

Je dois dire qu’il est très difficile de faire un retour sur ce livre, lorsque j’ai refermé le bouquin, j’ai eu un temps d’arrêt, j’ai eu besoin de me poser, de souffler et même si je l’ai lu il y a plusieurs semaines, je m’aperçois que l’impression est toujours aussi vivace et les sentiments de bien être et de plaisir qui m’ont envahi sont encore bien présents ! C’est dire le talent de l’auteur et je ne peux que vous conseiller de découvrir ce livre vraiment atypique, qui touche plusieurs genres.

Un univers que l’on sent fragile et réel… De la science qui tente d’expliquer l’improbable… De la spiritualité qui donne un sens et apporte un sentiment de plénitude et de bien-être… De la philosophie qui redonne à l’être humain sa place tout en le mettant en accord avec sa vraie nature, belle mais parfois cruelle, destructrice… Le tout est présenté dans un savant mélange qui match du tonnerre et dont on a hâte de découvrir la suite…

Née au Laos, d’origine Vietnamienne, Vanaly Nomain est arrivée dans la région parisienne à l’âge de cinq ans. Émulsion: Au-delà du visible est son premier roman et le premier volet d’une trilogie, entre fantastique et dystopie. Il lui aura fallu environ deux ans avant d’arriver à la version actuelle de cette histoire qu’elle porte en elle depuis ses 8 ans, qui reprend trois thèmes qui lui tiennent à cœur : la spiritualité, l’évolution de l’humanité et la physique quantique. Elle écrit depuis toujours, notamment des textes courts, comme de la prose poétique, et c’est en apprenant le français qu’elle est tombée amoureuse des mots.

Parution : 19 août 2017 – Prix broché :  16,20€ – Prix Numérique : 3,99€ – Pages : 308 – Genre : Thriller psychologique


C’est grâce à un ami sur Facebook que j’ai eu le plaisir de découvrir ce livre. Un cadeau qui m’a touché… Laurent a très bien cerné la lectrice que je suis…

Un thriller psychologique d’une excellente qualité ! Le ton est donné dès le départ par l’auteur Kate Del Ferra.

C’est l’histoire d’une vie qui va à un moment basculer … Le titre ne vous dira rien et pourtant tout tourne autour… Jinjinaji… C’est beau, a une connotation exotique… Ne vous y trompez pas, dans le titre il y a aussi la comédie qui tue… pourtant ici point de sang, point de meurtres et pourtant les envies de tuer sont présentent…

Pour faire un bon thriller, un bon auteur n’a pas besoin de balancer de l’hémoglobine à tout bout de champs, ni balancer des cadavres à toutes les sauces… Il suffit d’avoir du talent et de maîtriser l’art de l’humour noir, du cynisme et que le lecteur comprenne cet humour complètement décalé. Cela nécessite un vrai travail sur l’intrigue, les personnages qui seront au centre du sujet…

Une intrigue d’une rare qualité que l’auteur mène avec brio de la première à la dernière ligne avec une écriture maitrisée et fluide elle entraine le lecteur dans un délire complètement inattendu !

Des personnages dont la construction est faite avec talent, tout tourne autour d’un quatuor qui peut tout à fait se transposer dans la réalité ! Nous sommes cernés et c’est peu de le dire… Contrairement à ce que l’on croit parfois, les pires ne sont pas les étrangers, mais les membres d’une même famille qui peuvent se détruire… Ça nous ressemble et c’est tellement loin de nous en même temps… Ces relations familiales parfois bien tordues qui peuvent nous faire fuir… Que l’on hésite à fuir… Que l’on pense maitriser… Mais à un moment tout bascule et l’on ne maitrise rien… Ou plus rien…

Une lecture qui invite à la réflexion tout en se tordant le bide de rire parfois, avec les situations cocasses et l’on visualise tellement bien les yeux ronds que font certains…

Une construction narrative dans laquelle l’auteur a fait le choix de donner la parole à un personnage, qui va livrer sur un plateau ses interrogations, mais aussi un pan de son existence, de sa manière de voir les choses et de vouloir les contrôler… A travers son regarde le lecteur est invité à comprendre on non…Tour à tour on a les visions des autres membres de cette famille et là le lecteur passe du rire réel et non feint, à l’étonnement le plus total, tellement les situations sont délirantes… On se demande si c’est vrai… Si vraiment les choses se déroulent comme ça…

L’auteur, a un réel talent de conteuse d’histoire, avec un cynisme déconcertant elle plante l’intrigue, ne ménage pas ses personnages et cela pour le plus grand plaisir du lecteur ! C’est jubilatoire, c’est cynique, le sentiment de gêne, de honte, d’horreur… On passe par tout plein de choses qui nous remuent les tripes, nous font rires.

J’adore cet humour complètement décalé et cynique… J’aime cet humour noir qui te permet de prendre de la distance avec les horreurs des situations qui peuvent se présenter…

Il faut un sacré degré d’empathie, d’introspection pour présenter un tel bouquin avec ce cynisme qui te permet de justement de ne pas perdre pied.

Les rapports humains sont décortiqués avec maitrise et surtout l’auteur emmène son lecteur dans une aventure qu’il ne voit pas venir, elle livre peu à peu, avec parcimonie les révélations qui vont tour à tour déstabiliser, étonner le lecteur pour complètement le laisser sur le carreau tellement il ne voit pas venir LE truc …. Ce truc qui sera le déclencheur…

L’auteur tout en douceur et avec humour, pousse le lecteur à vivre l’intrigue comme un miroir dans lequel il pourrait se voir… Qui n’a pas vécu la première rencontre avec ses futurs beaux parents ? Qui n’ pas été, parfois été déstabilisé par une « plaisanterie » limite… La ligne à ne pas franchir avec les familiarités qui sont déstabilisantes ou cet empressement à accueillir « l’autre » comme s’il faisait partie de la famille… Au point de devenir envahissant, harcelant… De ne pas oser y mettre une limite par amour, par peur…

Savoir dire stop, non, ne se fait pas qu’à l’extérieur… Il faut aussi savoir le dire en famille, entre amis… Et à mon sens c’est là que cela s’apprend en premier… Si nous n’en sommes pas capables dans nous sphères familiales et amicales, seront nous armés pour le faire à l’extérieur ? Savoir déceler la perversité sous toutes ses formes, ces manipulations quotidiennes dont nous pouvons être les victimes

Un vrai coup de cœur livresque, d’une excellente qualité avec un humour audacieux, glaçant et grinçant à la fois qui fait sourire, rire, révolte et donne envie de vomir…Qui ne laisse pas indifférent, qui présente la perversion sous des angles bien réels et palpables avec des situations aussi loufoques les unes que les autres et pourtant tellement réalistes, que chaque lecteur devrait pouvoir y retrouver un peu de lui, pour peu qu’il le fasse avec recul et avec un œil emprunt d’empathie, se mettre en retrait pour savoir lire entre les lignes et pour que le plaisir soit total.

Une comédie dramatique où les sentiments exacerbés sont disséqués, avec une écriture fluide et cynique à souhait avec une pointe d’humour noir. Pas de fioritures, aucun mot n’est inutile.

Tout prête à sourire et pourtant c’est d’une profondeur déroutante.

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Parution : 28 octobre 2017 – Prix papier :  7€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 368 – Genre : Polar- thriller


Un thriller qui commence sur les chapeaux de roues, le lecteur est de suite plongé dans le vif de l’intrigue…. Et tout comme le personnage principal, Milica, on se demande bien dans quoi l’auteur nous embarque.

Un road movie implacable, vers un destin que l’on croit maitriser… Mais dont les embuches, les cadavres et les différentes intrigues, montrent bien qu’elle ne maîtrise pas grand chose… Et cela depuis la première ligne du livre…

J’ai apprécié la partie sur les révélations que l’auteur, livre au lecteur, après l’avoir manipulé dans tous les sens… Après lui avoir fait croire que la vérité était ailleurs…

En fin de compte, nous sommes manipulables par ceux que nous aimons…. Même si nous croyons que nous maitrisons les choses, il suffit de « tomber » sur une personne calculatrice et tout le château de carte s’écroule…

C’est ce qui arrive à Milica… Qui se retrouve entre la Serbie et la France, en quête de vérité….

L’idée est très intéressante, l’expérience Cendrillon est un bon thriller, avec une écriture fluide dans lequel le lecteur n’aura aucun temps mort. C’est cruel à souhait…

Pour autant, je n’ai pas ressenti d’empathie pour Milica, l’auteur n’a pas réussi à me la rendre sympathique. Elle m’a exaspéré par sa naïveté, ses questionnements, son immobilisme, même en étant en mouvement… Je sais c’est paradoxal, mais j’ai trouvé qu’elle subissait les choses malgré les choix qu’elle faisait, tout était dictée…

Comme une marionnette qu’on guide avec une télécommande….  J’ai eu par moment envie de la secouer et de lui dire « eh ! Mais réveille-toi ! »

La mise en scène imaginée par l’auteur, dépasse ce à quoi s’attend le lecteur… Un roman perfectible, le personnage principal, se pose beaucoup trop de question, répétitives et on se lasse vite de ses états d’âmes…  Pour autant, la quarantaines de pages à la fin, apportent une lumière différente à l’intrigue, enfin on comprend et l’auteur dénoue la machination, dont Milica, n’est pas la seule victime…

Du suspense, une intrigue intéressante, un thriller qui se lit bien et avec plaisir, même si le personnage principal manque de personnalité.  Ce manque de personnalité, est certainement voulu par l’auteur, ce qui expliquerait son attitude…

Merci à l’auteur et à SimplementPro pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement. Il a publié sept romans à ce jour, dans des univers et sur des thèmes très différents : romans noirs, contemporains ou historiques, évoquant transmission familiale, influence de la littérature, fidélité dans l’amitié ou violence conjugale. Quelques points communs les relient néanmoins entre eux : un attachement aussi important à la langue qu’à l’intrigue et une petite tendance à manipuler les lecteurs jusqu’aux toutes dernières lignes.

Parution : 8 février 2018 – Editeur : Presses de la cité Prix broché :  21,90€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 528 – Genre : Polar-Thriller


N° 1 des ventes aux États-Unis et au Royaume-Uni depuis sa parution, avant de créer l’évènement lors de la Foire de Francfort où ses droits se sont vendus dans plus de 38 pays en un temps record, avec son premier livre, A.J. Finn entre par la grande porte dans le monde du thriller. La Fox est déjà en train de l’adapter pour le cinéma.

Anna existe derrière les portes et les fenêtres fermées de sa maison, les couleurs qui peuplent ses journées sont sombres et mornes. Elle est à la fois recluse à à l’intérieur et l’extérieur, puisque Anna souffre d’agoraphobie, ce qui la maintient enfermée comme prisonnière de sa propre maison et de son propre esprit.

Ses seules interactions avec le monde extérieur sont les visites hebdomadaires à domicile de son psychiatre, son physiothérapeute et son locataire au sous-sol, David. Anna est séparée de son mari, Ed, et de leur jeune fille, Olivia, ce qui entraîne une existence solitaire et suffocante. Les appels téléphoniques quotidiens ne semblent tout simplement pas remplir le vide.

Sa rare source de plaisir, vient de la surveillance de ses voisins à travers l’objectif de son appareil photo… Une manière d’aller vers le monde extérieur, de le faire venir à elle…

C’est un thriller psychologique qui se lit bien, assez lent sur une grande partie, mais dont les diverses interrogations accrochent le lecteur.

La claustrophobie de l’emprisonnement traumatique est palpable, l’amour de l’écrivain pour les films classiques ajoute à l’atmosphère tendue où les références et les dialogues brouillent la réalité avec une présence « hitchcockienne » quasi constante.

Même si le livre donne la sensation d’avoir beaucoup emprunté à d’autres thrillers ainsi qu’à quelques-uns des vieux films qu’Anna regarde, on est pris dans le suspense et on veut découvrir la fin mot de cette intrigue.

Pour autant, celle-ci est un peu longue à se mettre en place. On a tendance parfois à s’embrouiller entre les différents états psychotiques d’Anna, sa paranoïa palpable et intense.

L’auteur, A.J Finn, a réussi à m’entraîner dans le monde d’Anna, ressentant sa terreur et vivant ses pensées, mais certaines d’entre elles sont devenues répétitives au point d’être lassantes…

Malgré quelques incohérences, notamment avec la quantité de pilules et de merlot qu’Anna consomme, elle devrait être écroulée… Cela ne gâche pas trop la lecture. En effet, le personnage d’Anna est vraiment intéressant, l’auteur prend le temps de le construire et devient plus attachant que sa propre histoire trop, convenue, et prévisible…

L’auteur distille les indices avec parcimonie pour accrocher son lecteur. Un bon scénario, avec des rebondissements prévisibles, mais qui se lit bien. Avec un final que l’on n’imagine pas. On referme le livre avec un sentiment de soulagement de quitter cette maison où on se retrouve enfermé au même titre qu’Anna.

Une centaine de page en moins aurait permis d’élaguer les passages trop longs, pour autant l’intrigue est fluide et se laisse lire malgré les points négatifs on ne s’ennuie pas… L’écriture a une plume simple, directe avec un style simple mais assez visuel, maitrisé. On sent que l’auteur maitrise les codes de l’écriture, vu qu’il a travaillé dans une maison d’édition, mais il n’a pas non un style qui se démarque et sans être le plus travaillé, il fait son job pour raconter son histoire.

Merci à NetGalley et aux Éditions Presses de la cité.

A.J. Finn a collaboré à de nombreux titres de presse, comme le Los Angeles Times, le Washington Post, et le supplément littéraire du Times. Natif de New York, Finn a vécu dix ans en Angleterre avant de retourner s’installer dans la Grosse Pomme.

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Parution : 24 janvier 2017 – Prix papier :  16,90€ – Prix Numérique : 6,99€ – Pages : 208 – Genre : Polar- thriller

Avec ce livre, Céline Tanguy, te donne un shoot d’adrénaline, une bonne dose,  histoire que tu sois bien accro et que tu en redemande… Une fois commencé, rien n’a plus d’importance.

Dès les premières lignes, le ton est donné. Brutal et direct. C’est une course poursuite, une lutte contre le temps qui passe. L’urgence est palpable même entre les lignes. Les sentiments sont francs et sans concessions. Une écriture fluide et très imagée au point de parfois se croire dans une des séries américaines, que nous affectionnons tous.

Les détails de l’intrigue sont tellement précis, que l’on se demande si l’auteur n’a pas écrit son bouquin à New York ! C’est graphique, tout en étant visuel. Les courses poursuites sont vivantes et les coups de feu laissent une odeur nauséabonde dans le sillage de cette lecture.

Une enquête qui fait ressortir les dérives des services secrets, de la CIA, des hommes politiques véreux qui sont pointées du doigt et bien entendu les traîtres… Mais là l’auteur brouille les pistes avant son final.

Les personnages sont ciselés en quelques phrases, ce qui les rend vite attachants, des dialogues vifs et directs, quelques notes d’humour.

Céline Tanguy effleure le sujet, le met en bouche… Pour que l’on y revienne…

Avec une plume tranchante à souhait, l’auteur entraine son lecteur dans une intrigue digne des grands noms ! Pas de fioritures, rien n’est laissé au hasard et tout se goupille à merveille pour que l’on passe un excellent moment.

J’ai kiffé au point de ne pas avoir envie de terminer cette lecture, car je savais que je voudrais attaquer le second dans la foulée… Mais bon, les bonnes choses doivent s’apprécier et plus on attend, plus c’est bon (Je vous vois venir… Je parle de lecture, pas d’autres choses….)