Archives du mot-clé Challenge de l’épouvante 2017-2018

Tempus Morturorum (l’Ere des morts) Sweet Home de Johan Duval

 

Parution : 10 octobre 2015 – Prix papier :  19,99€ – Prix numérique : 3,99€ – Pages : 502 – Genre : Thriller-fantastique

La Rochelle, janvier 2013, un mystérieux virus s’attaque brutalement à la population ; mues par une poussée d’agressivité extrême, les personnes contaminées s’en prennent à leurs congénères.
Dan, sa famille et quelques voisins se retranchent dans leur petite résidence proche du centre-ville, où ils vont très vite prendre conscience que le virus ne s’arrête pas à l’aliénation suivie de la mort. Comble de l’horreur, il réanime ensuite ses victimes en créatures errantes à la seule recherche de sujets sains, propageant irrémédiablement l’infection.
La survie du petit groupe va de là rapidement devoir s’organiser face à l’effondrement de la société, au retour des morts parmi eux mais également à la réelle folie de l’Homme.

On connait tous ces histoires assez classiques, depuis quelques années, de zombies. Entre les séries, les BD et les romans, le sujet se fait une belle place, dans notre quotidien.

Je suis la première à me « jeter » littéralement dessus, sans même, parfois explorer plus avant la dite intrigue. Je suis une fana du genre. « Walking Dead » est LA référence, en terme de série. En film, j’adore « War World Z » et « Je suis une légende ».

Pour ce qui est de livres, j’en ai lu pas mal, mais ceux que j’ai le plus appréciés : « Je suis une légende » de Richard Matheson et « L’homme des morts » de V.M. Zito.

Du coup, quand je tombe sur un livre auto édite, dont l’intrigue fait référence aux zombies, j’achète…Je me doutais bien que l’intrigue ne serait pas beaucoup plus différente de ce que je connaissais déjà, donc j’attendais l’auteur sur le fond et sur sa manière d’appréhender le récit et de planter les différents points, personnages… Et je voulais surtout qu’il me fasse vibrer avec l’exploration de l’être humain, car même si les morts-vivants sont effrayants, face à la menace, l’Homme l’est plus…

L’auteur nous raconte donc en temps réel l’évolution de l’épidémie mais surtout l’organisation d’une poignée d’individus, à travers Dan qui se retrouve face à une situation qui le dépasse et tente de protéger sa famille et les habitants de son immeuble.

J’ai retrouvé beaucoup de référence à «Walking Dead» et c’est vraiment ce qui parfois m’a dérangé au niveau de l’intrigue… Un groupe de méchants qui veut assujettir les plus faibles… Je sais que c’est récurrent, lorsque l’on parle de zombies, mais on sent la grande inspiration et influence de cette série, dont l’auteur n’a pas réussi, à mon sens, à s’affranchir…

Même si j’ai pris plaisir à lire, je n’ai pas été transportée, ni étonnée, je lisais ce que je connaissais, sans surprise mais sans pour autant avoir envie d’arrêter ma lecture.

Même si l’intrigue est assez commune, elle fait son boulot. Les connaisseurs et les fanas du genre, seront malgré tout vite lassés, surtout que l’auteur nous embarque pour un voyage sur 502 pages !

502 pages, qui auraient pu être plus courtes et même si au départ on se prend vite au jeu et qu’on se dit chouette, l’auteur envisage un second tome…

On se lasse des longueurs, répétitions, tournures maladroites. Je me suis carrément sentie au bord du précipice au vu de certaines tournures (demandé-je, crié-je, la rassuré-je) dont l’auteur abuse…

Plus j’avançais dans ma lecture et plus je désespérais de la terminer… Plus j’avançais, plus j’avais hâte de passer à autre chose…Pourquoi le continuer, me direz-vous ? Parce que ce bouquin me faisait « kiffer » depuis sa sortie en 2015 et que du coup j’en étais frustrée ! Donc frustration pour frustration, autant l’être jusqu’au bout et vous faire partager mon ressenti… Même si certains s’en fichent pas mal…

Johan Duval est né le 1er novembre 1982 et a grandi à Saint-Amand Montrond dans le Cher. C’est en 1994, à l’âge de douze ans, qu’il se découvre un penchant pour l’écriture grâce au jeu littéraire du cadavre exquis. Il écrit alors pendant son adolescence de multiples récits au travers desquels il réinvente sa vie qu’il juge parfois trop sage ou sans reliefs.Bachelier en 2000, il part étudier la géologie à Orléans, dans le Loiret, où il restera dix ans. Pendant cette période, il met l’écriture entre parenthèses pour se consacrer à la photo, son autre passion. Installé à La Rochelle depuis 2011, il décide de reprendre l’écriture, aidé et soutenu par sa compagne.Il revisite ainsi certains de ses anciens textes et finalise en 2015 son premier vrai grand roman, le premier tome d’une histoire de survie se déroulant en Charente Maritime alors qu’un mystérieux virus décime l’espèce humaine et ranime les morts.

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L’église Rouge de Scott Nicholson

Parution : 27 mai 2013 – Prix papier :  12,47€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 398 – Genre : Thriller fantastique

Mes biens chers frères mes biens chères sœurs…. Priez pour nous….

Pour Ronnie Day, âgé de 13 ans, la vie n’est pas drôle : ses parents se sont séparés, son frère Tim est une calamité sans fin, pas moyen de savoir si Melanie Ward l’aime ou le déteste et Jésus-Christ ne veut pas demeurer en son coeur. En plus, il doit passer tous les jours à à côté de l’église rouge, où se cache le Monstre du Clocher.

Mais son plus gros soucis est qu’Archer McFall est le nouveau prédicateur à l’église et que sa maman veut qu’il assiste à des messes de minuit avec elle.

Le Shérif Frank Littlefield déteste l’église. Son petit frère est mort dans un accident à l’église il y a vingt ans de cela et il commence à voir le fantôme de son frère…

L’écriture est fluide, l’imagination du lecteur est très souvent sollicitée et mise à mal… La narration donne plusieurs perspectives, ce qui parfois est difficile à suivre. Pour autant le développement de l’intrigue est très bien fait et cela rend agréable la lecture.

Le rendu d’un esprit mentalement déséquilibré est parfait.

C’est sanglant et effrayant. Mais le plus flippant, ce n’est pas tant le surnaturel, mais bien le pouvoir que les fanatiques religieux ou les gourous peuvent avoir sur leurs victimes confiantes.

A quel moment la ferveur religieuse franchit-elle la ligne? A quel point devient-elle obsession au-delà du raisonnable ?? Plus important encore, qui peut dire que sa croyance est meilleure que celle de son voisin ?

Un livre présenté comme un livre d’horreur, mais c’est plus un thriller fantastique.

Je n’ai pas eu cette peur escomptée, mais tous les ingrédients sont là : un homme qui fait froid dans le dos, un prêtre suicidaire, un rire ambiant effrayant, une maman qui embarque ses gosses dans sa folie religieuse, des petits garçons avec des vers dans la bouche…

L’histoire aurait pu être élaguée d’une centaine de pages,

Le point négatif, qui peut rendre la lecture incompréhensible, c’est la traduction !

Une lecture troublante, une histoire d’hommes effrayants…

Une intrigue bien construite, qui oscille entre surnaturel et enquête policière, l’auteur maintien le suspense avec une histoire intéressante, dont on a envie de découvrir le fin mot, même si certains aspects restent prévisibles.

Malgré un ressenti général assez positif, j’ai été très déçue de la traduction ! Mais que c’est -il passé ?

Beaucoup de phrases mal traduites, ce qui oblige à une relecture pour en comprendre le sens, ce qui casse le rythme de lecture et gâche l’intrigue !

Depuis l’Enfer II de Enrique Laso

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Parution : 3 mars 2016 –  Prix Numérique : 0,84€ – Pages : 70 – Genre : horreur


Cette deuxième partie est bien meilleure, puisque le lecteur est directement immergé dans l’horreur.

Nous sommes confrontés de plus près au diable et entités sombres, c’est vraiment superbe et bien écrit !

L’intrigue continue à se dérouler en approfondissant ce qui se passe dans le premier livre, tout en lui donnant du corps et surtout une dimension beaucoup plus sombre et horrifique !

La traduction est vraiment faite avec talent, l’interaction avec les personnages est vraiment superbe. L’auteur leur a donné du corps et un sens, en les rendant proches du lecteur, qui ne peut ressentir de l’empathie pour eux…

Une fin digne des grands noms de l’horreur avec une ouverture, qui laisse présager une possible suite. C’est court mais c’est tellement bien écrit qu’on en plein ses mirettes, comme si on était devant un excellent film d’horreur…

Je comprends pourquoi le film a été adapté au ciné…

Enrique Laso est spécialiste en marketing et écrivain. Il est diplômé à l’ESIC Business & Marketing School et à l’Institut d’études supérieures de commerce (IESE). Il est auteur d’une trentaine de romans, de recueils de poésies et de nouvelles. Il a remporté de nombreux concours littéraires tout au long de sa longue carrière d’écrivain. En 2005, il publie « Depuis l’enfer » (Desde el Infierno), adapté au cinéma et réalisé par Luis Endera en 2015. Il rencontre un immense succès avec son thriller « Les Crimes Bleus » (El rumor de los muertos, 2014). Il a également écrit sous plusieurs pseudonymes. 

La petite fille aux cheveux noirs de Thomas Desmond

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Parution : 3 janvier 2017 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 16 – Genre : thriller-Horrifique


Si je suis internée dans cet institut psychiatrique, c’est parce que je l’ai demandé.
Si je suis loin des miens, à l’autre bout de la France, c’est pour les protéger.
Si je reste ici jusqu’à ma mort, c’est parce que je n’ai pas le choix.
Si j’écris cette histoire, c’est parce que j’ai perdu l’usage de la parole depuis longtemps.
Si je me dépêche avant que la nuit ne tombe, c’est pour être prête.
Elle arrive…

Encore une fois, l’auteur joue sur les émotions de son lecteur, avec cette couverture.

Une nouvelle maison… Des craquements, des murmures, des respirations….

Une grossesse qui entraine la folie…

Une petite fille…

Réalité ou folie…

Une femme, personnage principal, explique son histoire au chef psychiatre de l’établissement où elle a demandé à être internée… Son récit oscille entre folie et peur et la frontière est parfois très mince, au point de pouvoir faire des aller retours entre les deux…

Si elle écrit, c’est parce qu’elle a perdu l’usage de la parole depuis longtemps…

L’auteur a le don d’entrainer son lecteur dans son intrigue et de l’immerger dans une folie douce qui s’immisce entre chaque interstice et la peur devient l’amie du lecteur, le temps de terminer cette nouvelle.

Il fait monter la tension, jusqu’à son paroxysme, pour que le lecteur soit complètement pris dans ses filets.

Comme d’habitude c’est court, c’est intense et on en redemande.

 

Peau morte de Thomas Desmond

https://julitlesmots.files.wordpress.com/2017/09/jelisdesauton_ditn_s.png?w=123&h=113

Parution : 20 novembre 2016 – Prix Numérique : 0,99€ – Pages : 14 – Genre : Thriller-Horrifique


Au fond des bois se cache une vieille cabane. Elle semble abandonnée, mais un homme atteint d’une maladie mystérieuse y vit seul, loin de la société, oublié. Mais ce soir, il a un invité très spécial. Ça fait longtemps qu’il n’a pas eu un peu de compagnie. Il n’a plus l’habitude de discuter, bavarder, tailler le bout de gras… Pourtant Dieu sait qu’il aime ça. Arrivera-t-il à tenir sa langue ?

Tout commence avec cette couverture, bien flippante, surtout lorsqu’on la décortique ! On plonge dans l’horreur avant même d’avoir commencé à lire…

L’auteur joue la carte de l’horreur avec cette couverture, mais les premières lignes, démarrent d’une manière inattendue… Un homme, sympathique, chaleureux, partage son savoir et ses secrets avec un homme silencieux et attentif venu le rencontrer…

Malgré ce qui semble être un entretien convivial, le lecteur perçoit une certaine tension et un malaise se distille en lui, comme un goutte à goutte, l’horreur s’insinue dans ses veines… Peut-être influencé par cette couverture… Mais surtout, par le talent de l’auteur, qui tout en se basant sur une maladie génétique rare, créé un personnage, qui aurait pu être sympathique, mais qui au fil des mots devient un monstre…

Un monstre, qui manie aussi bien l’art des mots, que l’art du scalpel. Sous ses mains, la toile se dévoile pour enfin livrer ses secrets les plus glauque… Ses secrets, que le lecteur ne fait qu’effleurer pour enfin en comprendre toutes les nuances et tomber dans les filets que l’auteur a tisser.

14 pages, c’est court, mais punaise qu’elles sont bien faites et bien écrites ces 14 pages ! L’auteur a su créer, une ambiance tellement sombre, horrible, de la terreur à l’état pur.

Sanctuaire de James Herbert

Fenn, journaliste, a presque renversé une petite fille avec sa voiture alors qu’il traversait une petite ville la nuit. Elle traverse un cimetière près d’une petite église et il la perd de vue. Pourtant quand il la revoie, la jeune fille est devant un arbre mort, laid, souriante et tout à coup elle a dit, ‘Elle est belle!’

Qu’est-ce que la fille a vu ?

Le mystère ne fait que commencer. Quand il l’emmène à l’église, il apprend du prêtre que la fille ne pourra rien dire puisqu’elle est sourde et muette… Peut-être que c’était juste son imagination, il est probablement fatigué, imbibé d’alcool… Mais la fille parle encore et ainsi commence ce qui ressemble à un miracle.

Alice, prétend qu’elle peut voir la Vierge Marie dans le vieil arbre. Des guérisons miraculeuses commencent à se produire et le monde entier focalise son attention sur la petite ville … Mais a-t-elle des visions de la Mère de Dieu, si oui, pourquoi le prêtre devient si nerveux , de quoi essaie-t-il d’avertir tout le monde lorsqu’il meurt…

Une fois qu’on commence la lecture il est impossible de l’arrêter ! Même s’il a été réédité par les éditions Milady, la première édition date de 1993 et je dois dire que cela se ressent un peu dans l’écriture, moins « moderne » par rapport à ce que l’on peut lire du même genre. Pour autant, on se laisse vite prendre au jeu entre le bien et le mal. Un livre d’horreur que j’ai eu plaisir de découvrir et qui m’a tenu en haleine.

Une première partie qu’on lit avec recul et désillusion sur le le livre, en se disant que ce bouquin n’a rien de transcendant et puis à un moment le récit bascule et là l’angoisse saisie le lecteur qui réalise que la première moitié du livre n’était qu’une entrée en matière, une mise en bouche, à l’horreur, à l’apocalypse…

Même si la fin est prévisible, classique on lit avec frénésie. James Herbert entraine son lecteur avec sa plume visuelle et cinématographique et même si j’ai lu de bien meilleurs livres, celui-ci reste tout à fait divertissant, angoissant.