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Livre voyageur : Apparences de Lydia Le Fur

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Parution : 26 mai 2017 – Auto-édition Prix  broché : 12,65€ – Pages : 144  – Genre : Thriller psychologique

Un livre qui se lit rapidement, sur les chapeaux de roues, comme le rythme effréné dans lequel l’auteur nous entraîne.

Une couverture sobre pour mettre en valeur une intrigue quelque peu différente de celles que l’on a déjà pu lire…

On est vite plongé dans le vif du sujet, pas de chichis, on ne tourne pas autour du pot.

« Et comme tout ce qui est posté sur les réseaux sociaux prend un goût de vérité, sans même en avoir vérifié la source, le tour est joué. Ça fait le buzz et tout le monde y croit. »

On débute avec une artiste qui se voit proposer l’exposition de ses œuvres à New-York et qui se trouve embarquée dans un jeu de chat et de souris! Sauf que j’ai trouvé l’héroïne bien naïve trop confiante et parfois avec un comportement immature ! Elle se fait tirer dessus mais attrape un taxi pour l’aéroport et sa mère lui ramène sa valise comme ça !?

Une fois à New-York elle va repartir pour Londres comme ça juste parce qu’on lui demande !? De Paris à Oxford, en faisant escale à New York, Liza va vivre une histoire peu banale…

Certaines incompréhensions m’ont suivies une partie de ma lecture… Mais ! Il y a un Mais…

Liza a une vie bien rangée lisse elle a réussi et débute une carrière qui semble prometteuse. On la sent confiante, un peu trop parfois… Mais les artistes sont à fleur de peau…

Pourquoi veut-on la tuer ?

Un parallèle intéressant est fait entre cette idylle naissante, entre Liza et un autre personnage, que vous découvrirez… et cette course effrénée à travers le globe…

C’est un bon thriller qui peut sembler simple mais qui se révèle plus complexe au fil de l’intrigue. La trame est très intéressante et je ne m’attendais pas à certaines révélations…

Méfiez-vous ! Ne vous fiez pas aux apparences !

« Les actualités ce sont les jeux Moderne. Du pain et des jeux, du pain et des infos, voilà ce que réclame le peuple et tout le monde est content. Un peu de guerre, un peu de sexe, un peu d’amour et de beaux sentiments, un peu de terroir et de région, un peu de sport de Balle sur une pelouse verte et des scandales financiers et hop ! C’est fait, les gens font de beaux rêves. »

L’évolution des personnages est une belle découverte et Liza devient moins immature, cette aventure l’aura faite grandir…

Les sujets abordés, que je ne vous dévoile pas intentionnellement… posent une question dont la réponse, au vu de cette lecture, ne sera pas aussi tranchée que ce que vous pourriez imaginer… L’éthique sera de la partie… Un thème rarement abordé sous forme de thriller et c’est ce qui en fait toute l’originalité…

Dans l’ensemble, j’ai apprécié ce livre, avec son rythme rapide, le tout est bien construit avec un style agréable, une écriture simple et fluide.

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Livre voyageur : Quand les hirondelles me reviennent de Yann Déjaury

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Parution : 2 décembre 2016Editeur : Librinova – Prix Numérique : 2,99€ – Prix Papier : 15,90€313 Pages – Genre : Littérature

Rien ne m’attirait dans cette lecture… Cette couverture, trop fleur bleue, trop lisse… Trop rose… Un côté trop sensible qui a tendance à me repousser… Les 10 premières pages, que je trouvais trop lentes à mettre en place une intrigue, que je ne percevais pas…

En fait d’intrigue, c’est un récit, une initiation, une quête de soi…

Avec une plume douce, lente qui aurait pu décourager, l’auteur arrive à transporter le lecteur dans un univers en construction… En devenir…. Cet homme, à la mémoire qui flanche, ne ressemble-t-il pas à ce que nous voudrions parfois vivre…

Pour oublier…

La mémoire est le centre de la connaissance de l’être humain… L’amnésie est ici, vécue comme une certaine délivrance, malgré les interrogations… Cet homme en pleine errance, qui n’a aucun souvenir de son passé… On ne sait rien de lui… Pourtant, son parcours va être jalonné de rencontres…

C’est un livre avec lequel on évolue au rythme du personnage…

La route a été agréable et contre toute attente, je l’ai terminé de belle manière en faisant une jolie découverte…

Cet homme, va cherche à comprendre pourquoi il se retrouve parachuté dans un endroit paumé, au contact de gens qu’il ne connait pas, mais qui sont tous d’une gentillesse déconcertante… Malgré un sentiment, qu’il n’arrive pas à cerner, entre l’envie de se poser, de passer à autre chose, malgré un sentiment d’inachevé…

Même si on devine le chemin que l’auteur souhaite nous faire prendre, sa plume est empreinte de bienveillance et nous embarque dans ce récit, nous prend par la main et nous guide… On tourne les pages, impatient de comprendre….

Tous les indices parsemés, ajoutent une note de mystère entretenue, jusqu’à la fin…

Un hymne à la vie… La trace qu’on laisse… Le sentiment de plénitude qui t’envahit quand tu comprends le sens de tes actes, de tes choix… Mais surtout quand tu comprends que certains de tes actes influencent ton parcours…

Sans le Prix des auteurs inconnus, c’est un livre que je n’aurais pas lu et je serais passée à côté d’une plume très agréable, lente, mais de cette lenteur qui te donne envie de prendre le temps, de laisser l’auteur te prendre par la main et te guider vers la vérité… Du moins une vérité…

Une très belle découverte. Une quête de soi… Une quête d’identité qui permet de trouver une réponse, parmi tant d’autres…

Il est parfois des livres, que vous ne choisissez pas, mais qui s’imposent à vous…

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture.

Plus d’infos sur l’auteur :

– Twitter : https://twitter.com/YannDejaury
– Instagram : https://www.instagram.com/yanndejaury/
– Facebook : https://www.facebook.com/yanndejauryauteur/

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

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Livre voyageur : Les derniers jours de Hugues Boulet


Parution : 25 juin 2018 – Éditeur : La P’tite Hélène – Prix papier : 18,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 174 – Genre : fable contemporaine

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume de Hugues Boulet, avec « les gens d’en haut » un roman de science-fiction, frôlant la dystopie.

L’auteur s’attaque ici à un genre quelque peu différent, puisque nous suivons une petite fille originale, un brin rêveuse, tourmentée par les changements qu’elle observe et surtout qu’elle perçoit. Une petite fille tout en finesse dont la vie douce et bien ordonnée, laisse la place aux rêveries les plus farfelues.

Avec une plume poétique tout en délicatesse, l’auteur nous embarque dans une lecture tendre sur le temps qui passe où les premières interrogations existentielles, les premiers élans amoureux, prennent tous leur sens. Mais c’est aussi la prise de conscience de l’état d’homme et de femme de ses parents, indépendamment de leur état de parents.

Une prise de conscience perturbante à bien des égards, puisqu’elle s’accompagne des premiers changements que subit son corps.

Comment faire face à toutes ces modifications ? Quoi de mieux qu’un journal qui lui permettra de prendre le recul nécessaire en couchant ses peurs, ses angoisses mais surtout ses désirs et ses rêves.

Le récit est troublant de réalisme, l’auteur a su transfigurer les émotions de cette petite fille, pour la rendre attachante et donner envie au lecteur de la voir passer de la chrysalide au papillon.

Une petite fille qui se trouve à la frontière du changement, à la frontière entre les derniers jours de son enfance et les premiers jours de son adolescence. Ce basculement est assez prégnant dans la trame de l’auteur, puisque par moment notre petite héroïne ne sait plus où elle doit se situer. Est-elle une petite fille ? La petite fille des ses parents ? De son père ? Ou est-elle une jeune fille dont les sentiments changent au gré de son corps.

Lentement, mais inexorablement… L’évolution se fait. Mais doit-elle « tuer » cette petite fille en elle, pour laisser la place à l’adolescente ? Peu à peu au fil des lignes l’auteur nous entraîne dans ses sentiments et ses interrogations, pour au final permettre au lecteur de retrouver l’enfant qui est en nous, mais surtout de le retrouver, en mettant l’accent sur le fait que nous nous devons le garder présent sans devoir le perdre.

Un récit poétique, en semi-conscience de notre réalité où la dualité entre deux états est assez présente.

Une ambiance feutrée comme l’affectionne si bien l’auteur, dans laquelle le lecteur s’immerge avec plaisir, sans vouloir s’en extraire, de peur de ne plus ressentir la grâce qui parsème cette petite fable sur la fin de l’enfance.

Ce livre envoyé par l’auteur, que je remercie chaleureusement, participe au livre voyageur que j’ai mis en place sur mon profil Facebook et dont je vous parlerais bientôt.

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