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Les derniers jours de Hugues Boulet


Parution : 25 juin 2018 – Éditeur : La P’tite Hélène – Prix papier : 18,00€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 174 – Genre : fable contemporaine

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume de Hugues Boulet, avec « les gens d’en haut » un roman de science-fiction, frôlant la dystopie.

L’auteur s’attaque ici à un genre quelque peu différent, puisque nous suivons une petite fille originale, un brin rêveuse, tourmentée par les changements qu’elle observe et surtout qu’elle perçoit. Une petite fille tout en finesse dont la vie douce et bien ordonnée, laisse la place aux rêveries les plus farfelues.

Avec une plume poétique tout en délicatesse, l’auteur nous embarque dans une lecture tendre sur le temps qui passe où les premières interrogations existentielles, les premiers élans amoureux, prennent tous leur sens. Mais c’est aussi la prise de conscience de l’état d’homme et de femme de ses parents, indépendamment de leur état de parents.

Une prise de conscience perturbante à bien des égards, puisqu’elle s’accompagne des premiers changements que subit son corps.

Comment faire face à toutes ces modifications ? Quoi de mieux qu’un journal qui lui permettra de prendre le recul nécessaire en couchant ses peurs, ses angoisses mais surtout ses désirs et ses rêves.

Le récit est troublant de réalisme, l’auteur a su transfigurer les émotions de cette petite fille, pour la rendre attachante et donner envie au lecteur de la voir passer de la chrysalide au papillon.

Une petite fille qui se trouve à la frontière du changement, à la frontière entre les derniers jours de son enfance et les premiers jours de son adolescence. Ce basculement est assez prégnant dans la trame de l’auteur, puisque par moment notre petite héroïne ne sait plus où elle doit se situer. Est-elle une petite fille ? La petite fille des ses parents ? De son père ? Ou est-elle une jeune fille dont les sentiments changent au gré de son corps.

Lentement, mais inexorablement… L’évolution se fait. Mais doit-elle « tuer » cette petite fille en elle, pour laisser la place à l’adolescente ? Peu à peu au fil des lignes l’auteur nous entraîne dans ses sentiments et ses interrogations, pour au final permettre au lecteur de retrouver l’enfant qui est en nous, mais surtout de le retrouver, en mettant l’accent sur le fait que nous nous devons le garder présent sans devoir le perdre.

Un récit poétique, en semi-conscience de notre réalité où la dualité entre deux états est assez présente.

Une ambiance feutrée comme l’affectionne si bien l’auteur, dans laquelle le lecteur s’immerge avec plaisir, sans vouloir s’en extraire, de peur de ne plus ressentir la grâce qui parsème cette petite fable sur la fin de l’enfance.

Ce livre envoyé par l’auteur, que je remercie chaleureusement, participe au livre voyageur que j’ai mis en place sur mon profil Facebook et dont je vous parlerais bientôt.

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Nuit sans fin de Douglas Preston et Lincoln Child

Parution : 4 avril 2018 – Editions l’ArchipelPrix papier : 24€ – Prix Numérique : 16,99€ – Pages : 374 – Genre : Policier – Polar

Malgré le nombre, prolifique, d’enquêtes d’Aloysius Pendergast, c’est bien avec la 17ème que je découvre les aventures de ces personnages récurrents du duo Preston & Child.

Pour autant, j’ai été heureuse de pénétrer dans cette intrigue fluide, sans temps morts où les fausses pistes apportent de bons rebondissements.

Deux personnages principaux dont l’agent spécial du FBI, Aloysius Pendergats, d’ailleurs le terme spécial lui va comme un gant. Un côté sherlock Homles couplé à Simon Baker dans «le mentaliste», doté de capacités de discernement hors norme, une excentricité à l’anglaise, avec son majordome et sa Rolls. D’Agosta est un flic plus commun, homme d’action par excellent et terre-à-terre.

Une bonne partie du livre, on a l’impression que Pendergats survole cette enquête assez particulière, puisque de riches New-Yorkais sont retrouvés décapités après avoir été l’objet d’une mise à mort assez étrange et spectaculaire… Mais ce n’est que pour accentuer le flegme de cet homme atypique, puisqu’au final il apparaît dans toute son efficacité dans cette course-poursuite aux prises avec un serial-killer d’une rare intelligence.

Le final est très intéressant, bien amené et les auteurs baladent le lecteur jusqu’à la toute fin, quand à l’identité du tueur.

Une enquête avec en toile de fond une réalité sociale prégnante avec cette lutte des classes et les inégalités qui se creusent. Ces meurtres sont le révélateur d’un mal qui ronge nos sociétés, même si le but recherché était différent.

Malgré le côté fantasque de Pendergast, j’ai trouvé que les auteurs tentaient de lui donner un visage plus humain, où ses capacités, ne seraient pas mises en avant, mais bien sa haute moralité. Une introspection très intéressante quand on sait qu’il est difficile, parfois, pour les personnes aux capacités élevées de prendre du recul.

Même si j’ai découvert cette série avec cette 17ème enquête, cela ne m’a pas gêné puisque les intrigues sont différentes à chaque fois, avec la présence de personnages récurrents.

Un thriller classique, mais efficace porté par un personnage haut en couleur, que j’ai été ravie de découvrir et que je ne manquerais d’apprendre à connaître, en lisant les prémices de ses aventures.

Je remercie Mylène des éditions l’Archipel pour cette découverte.

Douglas Preston :
Né dans le Massachusetts en 1956, diplômé de littérature anglaise, il a démarré sa carrière en tant qu’auteur et éditeur pour le Muséum d’Histoire Naturelle de New York. Il a également enseigné à l’Université de Princeton. Durant ces huit années passées au Muséum, il a écrit son premier livre de non-fiction. A la même époque , il fait la connaissance de Lincoln Child, rencontre déterminante pour sa carrière d’écrivain. Aujourd’hui, il vit dans le Maine avec sa femme et ses trois enfants.

Lincoln Child :
Né en 1957 dans le Connecticut. Diplômé de littérature anglaise, Lincoln Child a été responsable éditorial aux éditions St Martin’s Press à New York avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Il vit aujourd’hui dans le New Jersey avec sa femme et sa fille.

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Le Grand Vizir de la nuit de Catherine Hermary-Vieille

Parution : 7 mars 2018 – Editions l’Archipel – Prix papier : 19€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 264 – Genre : Roman Historique

 

Les éditions l’Archipel redonnent ses lettres de noblesses au Prix Fémina de 1981, en rééditant ce titre. Et je dois dire que l’écriture poétique et l’atmosphère des milles et une nuit est un vrai plaisir.

Avant de mourir, Ahmed, veut raconter l’histoire du Vizir Djafar, afin que son souvenir perdure malgré le temps qui passe et surtout pour que le monde sache ce qui lui est arrivé. Dix soirs de suite, au péril de sa vie, il va raconter la vie de son maitre,  l’homme qu’il était, ses amours,  ses passions.

Avec un vocabulaire soutenu et une magnifique plume l’auteur nous entraine dans les dédales de son intrigue à travers des odeurs, des paysages que le lecteur sent et visualise pour son plus grand plaisir.

Il faut une certaine ouverture d’esprit pour appréhender cette lecture et surtout se détacher du XXIème siècle, pour se transposer et partir à l’aventure du Moyen-orient du XIème siècle.

Il faut se laisser bercer par la voix de cet homme qui raconte cette magnifique histoire d’amour. Une histoire d’amour torturée, impossible et certainement pas la romance à deux sous que je n’apprécie pas du tout.

Même si au départ la lecture peut sembler fastidieuse, on se laisse emporter par l’histoire de Djafar, condamné à la mort et à l’oubli, par les manipulations et le machiavélisme du Calife…

Une lecture émouvante qui nous transporte avec émotion aux côtés des protagonistes pour les faire vibrer.
Un livre qui se déguste et qui nous fait prendre le temps pour apprécier cette poésie du Moyen-Orient.

Je remercie les éditions l’Archipel pour cette magnifique lecture et particulièrement Mylène pour sa confiance.

Romancière et biographe française.

Après des études classiques, elle passe deux ans à l’École nationale des langues orientales en arabe classique. Elle se marie avec l’ingénieur Jean Vieille et part aux États-Unis pour l’accompagner dans une assignation de trois ans dans la région de New York.

Après le retour à Paris et la naissance d’un fils, en 1978, suivent plusieurs voyages au Liban alors en guerre, en tant que journaliste, et plus tard l’adoption d’une petite fille libanaise, en 1985. Elle retourne aux États-Unis, au sud de Washington, avec son mari et leurs deux enfants, puis ils s’installèrent au Texas, en Floride, à Washington et enfin à Charlottesville, en Virginie, ou ils résident.

En 1981, son premier roman, « Le Grand Vizir de la nuit », inspiré du conte « La Fin de Giafar et des Barmakides » des Mille et Une Nuits, remporte le Prix Femina.

Depuis, Catherine Hermary-Vieille alterne les biographies et les romans avec le même succès. Parmi les plus connus, « La Marquise des ombres » (1983), biographie romancée de la marquise de Brinvilliers, « L’Infidèle » (1987), Grand Prix RTL, « Un amour fou » (1991), Prix des Maisons de la Presse, « La Bourbonnaise » (2003), « Les Années Trianon » (2009), « Merveilleuses » (2011), « Le siècle de Dieu » (2013).

La plus grande part de son œuvre romanesque appartient à la veine du roman historique. « La Bête », paru en 2014, se base sur l’histoire de la Bête du Gévaudan.

En 1986, elle signe « Romy », une biographie de l’actrice Romy Schneider. En 1987, elle devient chroniqueuse à Télématin.

Catherine Hermary-Vieille a obtenu le Prix Georges-Dupau 1984 pour l’ensemble de son œuvre.