Archives mensuelles : mai 2016

imageRéalisateur : William Trent Bell
Date de sortie : 27/01/2016
Nationalité : USA
Durée : 1h38
Genre : Épouvante

Acteurs : Lauren Cohan (Greta), Rupert Evans (Malcolm), Ben Robson (Cole), Jim Norton (M. Heelshire), Diana Hardcastle (Mme Heelshire) …

Pour essayer d’échapper à son passé, Greta, une jeune Américaine, se fait engager comme assistante maternelle en Angleterre, dans une maison perdue en pleine campagne. À son arrivée, elle découvre qu’elle a été embauchée non pas pour s’occuper d’un petit garçon de 8 ans en chair et en os, mais d’une poupée de porcelaine grandeur nature. Seule dans la maison, loin de tout, Greta assiste à des événements tous plus étranges les uns que les autres. La poupée serait-elle vivante ? Il se trouve que Greta n’a pas seulement été engagée, elle a été choisie…

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William Brent Bell s’est spécialisé dans les films d’horreur et s’est fait connaître en 2005 avec Stay Alive, où la mort franchit la barrière du virtuel pour tuer les joueurs du jeu. En 2012 Devil Inside sur l’exorcisme. Pour The Boy, il s’inspire de maison hantée (que l’on retrouve dans La Dame en noir et The Conjuring), et situe son action en Grande-Bretagne, là où les manoirs inspirent.

J’ai quand même hésité à visionner ce film mais je me suis laissée tenter par ma fille.

Dans ce film, le réalisateur, offre à Lauren Cohan, que l’on connaît pour son rôle de Maggie dans la série The Walking Dead, son premier grand rôle au cinéma.

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Même si on pense à une copie du film Annabelle inspiré de The Conjuring, on se retrouve avec un film plus intime et plus noir, en s’appuyant pour cela sur son personnage principal qui suscite la sympathie, l’intrigue est beaucoup plus étoffée et prenante.

Ce château grandiose sert de somptueux décore tout le long du film et on plonge dans un huis clos avec un malaise qui monte en puissance.

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Greta, qui ne se laisse pas convaincre par ce que lui demande le couple, essaie de percer le mystère qui entoure cette famille, mais elle-même va se perdre dans ses cauchemars et dans sa peur de cette époux violent qu’elle a fuie, mais qu’elle sent se rapprocher.

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La musique joue un rôle important dans l’ambiance du film, elle ponctue avec justesse les rebondissements.

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William Brent Bell nous amène jusqu’à un final assez convaincant. Si l’on accepte l’histoire du départ The Boy parvient à nous tenir en haleine, grâce  à un scénario très bien ficelé, qui ne laisse rien au hasard.

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Si vous vous attendez à un film d’horreur, vous risquez d’être déçus, en effet nous sommes en présence d’un film angoissant certes, mais pas d’horreur.

 

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imageAuteur : Florence Dutruc-Rosset

Genre littéraire : Polar

Collection : Mini Syros

Niveau : CE

Genre : Suspense, peur, fausse piste
Pages : 39

 

J’aimerais vous poser une question: est-ce que vous avez déjà eu peur, très peur? Bien sûr, tout le monde a peur de descendre tout seul à la cave ou de se retrouver nez à nez avec une araignée velue! Mais moi, je vous parle de la vraie peur, celle qui fait trembler les genoux et claquer des dents…

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Mon fils de 9 ans, est un bon lecteur, mais ces derniers mois il se cherche et ses lectures sont mises de côtés ! Il me dit qu’il veut lire des livres comme moi ! Mais bien sûr mon fils…. « tiens lis Shining de Stephen King tu verras c’est génial » …

Ah mince me suis trompée tu n’as que 9 ans …. Il veut des livres qui le fassent frisonner et lui donnent des « papillons dans le ventre »…. tout en poésie ce gosse, je vous le dis….

En parfaite maman, j’ai enfilé ma cape de Wonder mum et je suis partie en quête DU livre…. bon ok je suis juste allée à la librairie …. j’ai le droit de me trouver parfaite comme Mum 😉

J’ai découvert une librairie, à Saint-Denis juste sur la place de la mairie, derrière la Basilique, avec de beaux livres mais surtout un rayon bien fourni pour les plus jeunes lecteurs. De bons conseils en rayon avec une vendeuse sympathique, à la caisse sympa mais écoute moyenne (pour les passionnés de lecture on parle beaucoup de nos livres….) et un peu expéditive. … dommage.

Mais j’y retournerais pour le rayon BD adultes et le rayon enfants.

Je reste fidèle à mon libraire qui se trouve dans le 95, accessible et avec qui je peux échanger et avoir de bons conseils, mes commandes de livres ne passent que par lui.

Bref….

J’ai lu ce petit livre court avant de le mettre entre les mains du fiston et c’est vraiment bien, l’histoire plaira aux enfants en quête de frissons (mais sans faire peur) avec une fin sympathique et une certaine morale.

Accessible dès 7 ans, tout dépend de votre enfant lecteur occasionnel ou grand lecteur.

Les petits lecteurs pourront découvrir le monde forain, s’identifier au héros et jouer au détective et se laisser emporter par le suspense.

Les enseignants qui souhaitent en faire une fiche de lecture, pourront faire analyser la narration à la 1ère personne, étudier le roman policier.

Les éditions Syros ont très bien fait les choses puisqu’une fiche pédagogique (cliquez sur l’image ci-dessous) est à la disposition du corps enseignant ou des parents.

 

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L’auteure, Florence Dutruc-Rosset est née à Maisons-Laffitte. Après des études de lettres et de cinéma, elle travaille comme rédactrice en chef du magazine Astrapi. Fan d’Arsène Lupin et de Columbo, elle adore inventer des énigmes pour essayer de les résoudre. Elle écrit de nombreux romans pour enfants dont la série C’est la vie Lulu chez Bayard.

Code 93 d’Olivier Norek

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Titre: Code 93
Auteur :
Olivier NOREK
Éditeur:
 Denoël 
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ages : 363
Prix :
19,95
Parution: 2014

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Coste est capitaine de police au groupe crime du SDPJ 93. Depuis quinze ans, il a choisi de travailler en banlieue et de naviguer au cœur de la violence banalisée et des crimes gratuits. Une série de découvertes étranges – un mort qui ouvre les yeux à la morgue, un toxico qui périt par autocombustion – l’incite à penser que son enquête, cette fois-ci, va dépasser le cadre des affaires habituelles du 9-3. Et les lettres anonymes qui lui sont adressées personnellement vont le guider vers des sphères autrement plus dangereuses… Écrit par un lieutenant de police, 93 Code zéro se singularise par une authenticité qui doit tout à l’expérience de son auteur ; cette plongée dans un monde où se côtoient aménagement urbain et manipulations criminelles au sein des milieux politiques et financiers nous laisse médusés.

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J’étais très emballée par cette lecture, à voir les avis à droite à gauche, je me suis dis « ok, je dois le lire! »

« Ca fait tâche sur le département d’avoir un taré qui s’amuse à torturer sa victime et accessoirement se foutre de notre gueule. C’est pas Hollywood, ici, c’est la Seine-Saint-Denis. »

Bon je ne sais pas si c’est le mois de mai qui me fait ça, mais je n’ai encore pas été embarquée ! Je pense que je vais me lire un genre totalement différent histoire de rebondir ! car c’est ma deuxième plus au moins déception du mois de mai !!!

Je m’explique ! Ce n’est pas que je n’ai pas aimé, mais en tout cas je n’ai pas sauté au plafond !

Ok c’est une écriture simple, directe, chouette un polar à la française réaliste puisque Olivier Norek est dans la partie, flic du 93 donc me suis attendu à du lourd…

« – On va rejoindre deux équipes des compagnies d’intervention pour passer la cité au Kärcher.
– Attention, tu parles aussi mal qu’un président.
– Casse-toi, pauvre con. »

Bon le début est vraiment bien parti, Bébé a perdu un truc vachement trop important…. Yes y a du lourd…. les meurtres se succèdent ainsi que les bizarreries ! et puis plouf, tout est retombée comme un soufflé … pour moi …. le livre retombe dans la seconde partie, on a vite le dénouement de l’intrigue, même si j’ai senti le truc arriver… (peut être que cela a gâché mon plaisir….), le rythme est agréable, mais la fin arrive trop rapidement, quelques chapitres flash back qui cassent le rythme plaisant du début de la lecture en tuant tout suspens.

 » – T’aimes pas trop la mort, toi. Pour un flic…
– A vrai dire, je m’en fous, c’est les pauvres gens qui restent derrière qui m’inquiètent. »

La chose que j’ai en fin de compte le plus appréciée, c’est le point de vu de cet homme de terrain sur la place de la Seine Saint-Denis, avec l’arrivée du Grand Paris… J’ai trouvé l’avis de l’auteur très plausible, sur la vision que certains hommes politiques ont de ce département qui semble être un département poubelle.

Quand on habite en Seine Saint-Denis on est forcément différent, forcément pointé du doigt, on parle de dénis de faciès mais cela s’applique très bien au lieu de résidence! les gens se sentent piégés dans un département bidonville, alors qu’il y a sûrement des bons côtés à y vivre….

« C’est de cette manière que l’on respecte le 93 et ses citoyens : au point de leur foutre sous le nez des montagnes de poubelles. Une idée que l’on devrait proposer à la capitale, en intra-muros. Juste pour voir la réaction des parisiens. A moins que les pauvres et les immigrés n’aient un sens de l’odorat moins développé… »

Dans ce livre, on se dit que l’auteur va se perfectionner et j’ai plaisir à me dire que je vais lire la suite avec plaisir.

Donc un avis mitigé mais avec de bons points positifs malgré tout.

« Dans le XVIè, quand on gueule « police » tout le monde se paralyse, même ceux qui ne sont pas concernés. Quand on annonce « police » dans le 93, les racailles entendent « pool » et sortent les fusils. »

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Titre : Ceux de l’autre rive (Those Across the River, 2011)
Auteur : Christopher Buehlman
Traduction de l’anglais (États-unis) : Alexandra Maillard
Couverture : atelier dpcom / Trevor Payne / revillion Images
Éditeur : Fleuve Noir
Pages : 353
Format (en cm) : 14 x 22,5
Dépôt légal : septembre 2013
Prix : 21,50 €

1935. Suite à un héritage, Frank et Eudora s’installent à Whitbrow, en Géorgie, où le grand-père de Frank possédait une plantation. Le village, entouré d’une forêt obscure, se révèle accueillant et le couple s’intègre vite à la communauté. Pourtant, en cherchant à retracer l’histoire de son aïeul, un général de l’armée confédérée esclavagiste, Frank va réveiller des forces qui le dépassent. D’où vient l’étrange coutume des habitants d’envoyer des animaux dans la forêt ? Qui vit de l’autre côté de la rivière ?

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Lu grâce à mon bocal à bouquin, il attendait sagement depuis plus d’un an que je le découvre.

On suit un couple, Frank et Eudora, qui se rend dans une petite ville du Sud à l’époque de la Dépression, où appeler une personne de couleur « nègre » ne choque personne, où les femmes avec de l’instruction sont une exception.

Frank hérite d’une maison et espère écrire un best-seller sur l’histoire violente de la plantation de son arrière-grand-père.

Après leur arrivée, la ville est terrorisée par … Ceux de l’autre rive !

Un titre accrocheur, un résumé plein de mystère et une comparaison entre F .Scott Fitzgerald et Dean Koontz m’ont convaincue.

J’étais fin prête pour kiffer ce grand moment livresque ! Eh bien ce fut un flop total ! L’intrigue ne décolle pas, le rythme est lent alors qu’on est sensé lire du fantastique et de l’horreur. Je n’ai pas accroché, les personnages ne m’ont pas touché, froids et trop lisses. C’est comme si je regardais un film au ralenti !

Le résumé et les premières lignes promettaient de l’étrange et une intrigue à se faire pipi dessus (ouais c’est degueu mais c’est l’image !) de peur.

Un premier roman avec des critiques élogieuses à travers la blogo, tout y est, ce livre semblait avoir un grand potentiel …. malheureusement j’ai dû louper un truc …

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Christopher Buehlman est né en 1969 à Tampa en Floride. Il est l’auteur de deux romans et a obtenu le prix Bridport 2007 en poésie. Il a également publié plusieurs pièces de théâtre et incarne, en tant que comédien, le personnage  » Christophe the Insultor  » devenu culte grâce à de nombreux festivals. Il est diplômé en histoire et en français, et vit à St. Petersburg, en Floride.

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Réalisateur : Jim Mickle
Date de sortie : 2013
Sortie DVD : 03/09/2014
Nationalité : USA
Durée : 1h33
Genre : Drame, Épouvante

Acteurs : Bill Sage (Mr Parker), Ambyr Childers (Iris Parker), Julia Garner (Rose Parker), Michael Parks (Dr Barrow), Kelly McGillis (Marge), Laurent Rejto (le curé), Kassie DePaiva (Emma Parker), Jack Gore (Rory Parker), Wyatt Russell (Anders)…

Les Parker sont connus dans le village pour leur grande discrétion. Derrière les portes closes de leur maison, le patriarche, Franck, dirige sa famille avec rigueur et fermeté. Après le décès brutal de leur mère, Iris et Rose, les deux adolescentes Parker, vont devoir s’occuper de leur jeune frère Rory. Elles se retrouvent avec de nouvelles responsabilités et n’ont d’autre choix que de s’y soumettre, sous l’autorité écrasante de leur père, déterminé à perpétuer une coutume ancestrale à tout prix. Une tempête torrentielle s’abat sur la région, les fleuves débordent. Les autorités locales commencent à découvrir des indices qui les rapprochent du terrible secret des Parker…

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Directement adapté du film mexicain de Jorge Michel Grau, sorti en 2010, ce remake américain est moins gore que l’original, beaucoup plus axé sur la psychologie des personnages au détriment de l’imagerie sanguinolente (le titre original du film de Jorge Michel Grau était Ne nous jugez pas, transformé en We are what we are pour sa distribution internationale).

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En général les americains font un remake lorsqu’ un bon film étranger rencontre un certain succès à l’international, au lieu de sortir dans leurs salles le film original doublé ou avec des sous-titres… la démarche est ici assez surprenante car « ne me jugez pas » n’a rencontré qu’un succès moyen au Mexic.

« We are what we are » n’est pas un chef d’oeuvre, pas de sursauts à répétition, pas d’hémoglobine, mais une lenteur mesurée avec des plans très réussis.

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L’horreur prend tout son sens dans ce film froid et dérangeant, il vous glace le sang.

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On est immergé dans la vie de cette famille, dans l’horreur que l’on découvre petit à petit et que l’on se refuse de croire.

Le final est hallucinante, je ne m’y attendais pas.

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imageScénario :  Wagner, John
Dessin : Locke, Vince
Editeur : Delcourt
Planches : 287
Collection : Contrebande

Dans une petite bourgade paisible des Etats-Unis, deux braqueurs sont abattus par Tom McKenna, qui devient une célébrité bien malgré lui, attirant l’attention des médias mais aussi de maffiosi qui le pensaient disparu. Ils croient reconnaître, dans ce père de famille en apparence tranquille, le tueur qu’ils recherchent depuis 20 ans. Le lourd passé de Tom McKenna lui revient alors en pleine figure. Il doit faire face à un groupe de gangsters assoiffés de sang et de vengeance. Prêt à tout pour préserver sa famille, il réalise qu’on ne brise pas aussi aisément le cercle de la violence. Ce récit dense, sombre et à la puissance rare a été porté à l’écran par David Cronenberg, avec Viggo Montensen, Ed Harris et William Hurt dans les rôles principaux.

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Cette histoire est parue pour la première fois en 1997. Elle a servi de base au film « A History of Violence » de David Cronenberg avec Viggo Mortensen.

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Un polar assez noir, à la frontière du thriller au fur et à mesure que l’histoire se dévoile.

Chaque dessin ressemble à une esquisse. Il faut un peu de temps pour s’habituer à cet unique épaisseur de trait !

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Ce style de dessins, rend parfaitement la violence et la torture des individus.

Ces 287 pages se lisent assez vite, le style étant simple et directe.

Je n’ai pas réussi à m’attacher à ces personnages trop lisses, trop détachés de ce qui leur arrive. Lorsque Edie découvre la vérité sur son mari, elle ne semble pas être perturbée, cela lui glisse dessus, comme si son mari venait de lui dire qu’il avait cassé un verre!!! Son amour serait à ce point une évidence ? Pour qu’elle ne remette rien en question? car après tout ce n’est pas si grave que ça… !!!! Ok un truc a dû m’échapper dans les relations de couple, ou alors suis pas assez moderne !

Quand Tom McKenna, apprend qu’un de ses amis a été torturé pendant 20 ans, aucune émotion ne transpire …. Vive les copains !!!

Dommage que John Wagner n’ai pas réussi  à impliquer son lecteur dans les épreuves vécues par ses personnages. Ok c’est « History of violence », mais un peu d’émotion aurait fait ressortir le côté humain aux personnages, ainsi que du relief à une histoire somme toute bien plate sans ces émotions qui nous caractérisent même au plus fort de la violence.

Au final, aucun enjeu moral, aucune profondeur psychologique, une histoire facile et rapide à lire.

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