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Le miroir de Mariam Sirel

Parution : 1er mai 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,75€Prix Papier : 13Pages : 144 – Genre : Thriller-psychologique

 

Ne vous fiez pas aux apparences….

En apparence, c’est un livre léger… Je m’attendais à découvrir une intrigue simple, mais l’auteur perd son lecteur dans une trame assez tordue.

C’est court, mais on est vite immergé dans le vif du sujet, l’auteur ne se perd pas en descriptions trop longues ou superflues, même si j’aurai souhaité en apprendre un peu plus sur certains personnages…

Pour autant, j’ai passé un très bon moment, deux heures de lecture, parsemées de secrets, de doutes… Pour être très surprise par ce final que l’auteur livre… On ne s’ennuie, le suspense est palpable, on se perd dans une trame construite comme une toile d’arraignée, mais qui va se recentrer sur l’essentiel et permettre de comprendre le dénouement. Le lecteur est tout autant malmené que les personnages, par Mariam Sirel, qui nous balade de rebondissement en rebondissement, nous faisant douter.

Une histoire simple, où le tragique s’invite… Une histoire qui peut nous arriver… Une tragédie familiale qui démontre que les secrets ne sont pas toujours bons… Les non-dits sont parfois destructeurs et pires que le secret lui-même…

Comme tout premier roman, la plume est perfectible, pour que la fluidité dans la lecture soit plus agréable. Un langage parfois familier, qui déroute, alors même que l’intrigue est bonne.

L’auteur a prévu une suite, qui sera certainement plus travaillée et que je suis curieuse de découvrir… Je remercie l’auteur, Mariam Sirel, pour sa confiance et sa patience tout en lui souhaitant la bienvenue dans le monde de l’écriture.

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La chambre de lactation de Frédéric Soulier

Parution : 17 mars 2018 – Auto-édité – Prix Numérique : 0,99€Prix Papier : 5,26€125 PagesGenre : Thriller-horrifique-gore

 

Ne vous attendez pas à lire un thriller tout gentil ! Non !

Avec la chambre de lactation, l’auteur nous entraine dans ce qu’il y a de plus sordide chez l’être humain… Enfin chez la femme… Eh bien, oui ! Pour une fois que c’est une femme qui se trouve au cœur de l’intrigue, enfin surtout au cœur d’un thriller-horrifique et que c’est la femme qui est le monstre… C’est assez original, déstabilisant, pour le souligner !

En même temps, quand deux p’tits cons décident de cambrioler une brave dame… Ils ne méritent que ça… Même si au départ c’est exactement la réflexion qu’on se fait, on va vite déchanter… Et même parfois, on va les plaindre… Juste un peu…

On est dans un huis clos où certaines scènes sont à la limite du tolérable, mais d’autres m’ont faites rires ! Je dois avoir un côté sadique quelque part…

Un huis clos où l’horreur est poussée à son paroxysme. Des descriptions ignobles, dégoutantes, parfois à vomir, mais je me suis laissée emportée par cette plume visuelle, ciselée d’une rare qualité littéraire ! Oui ce n’est pas parce que l’auteur livre un thriller-horrifique qu’il tombe dans un langage facile. C’est de la littérature ma bonne dame ! Une plume d’une qualité irréprochable, parsemée de mots familiers, utilisés par nos deux p’tits cons…Mais une plume recherchée avec un langage soutenu.

Une personne peut en cacher une autre… Et c’est bien ce que l’auteur met en exergue… Avec un postulat de départ assez classique, il va balayer les travers de l’être humain et le lecteur devient un spectateur qui va aussi bien se réjouir, que s’offusquer… J’ai adoré cette folie qui monte crescendo, sans temps morts où l’auteur adapte le rythme de sa plume au rythme de cette violence.

Bien sûr c’est crasseux, immonde, mais on est pas dans le monde des bisounours… La réalité est sous-jacente et c’est tout l’art de la plume de l’auteur de rendre palpable cette réalité qui se cache sous les plus beaux atours… La bête qui sommeille en chacun de nous, mais que certaines personnes laissent s’exprimer…

Dès le départ, vous êtes prévenus : « Cette novella est destinée à un public très averti et à des adultes consentants »… Donc, n’y allez pas si votre cœur n’est pas bien accroché, car l’auteur va vous remuer les tripes dans tous les sens du terme. On est au bord de l’abject et toutes les horreurs sont concentrées en ces quelques pages.

Il y a un peu de « Misery » dans ce livre, mais en beaucoup plus glauque, avec des scènes crues où tous les travers de l’être humain semblent s’être déversés.

C’est pervers à souhait, parsemé d’une rare violence, avec un zeste de gore. Le tout vous filera des envies de vomir ou parfois des envies de meurtres, mais surtout une envie de connaître le fin mot de cette histoire. Préparez votre sceau à vomi… Ou alors ne mangez rien, ni avant, ni après… Préparez-vous à sauter dans le vide, dans une lente descente aux enfers.

Enfin et surtout, préparez-vous à détester ce livre que vous allez adorer.

J’ai tour à tour détesté, adoré ! J’ai adoré détesté… J’ai vécu un moment de pur bonheur dans l’horreur la plus totale, dans ce qu’il y a de plus abject. Et j’ai même parfois trouvé les situations cocasses pour en rire avant de me retrouver au bord de la nausée.

C’est tout l’art de l’auteur, il sait aussi bien malmener ses personnages que ses lecteurs, qu’il ne ménage pas et qui contrairement aux protagonistes, en redemandent…

C’est crade, c’est moche, mais tellement jouissif qu’on en veut encore ….

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – Sublimation de Bastien Pantalé

Parution : 3 décembre 2016 – Auto-édité – Prix Numérique : 3,99€Prix Papier : 15,99€326 PagesGenre : Polar-Thriller psychologique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore

Je suis toujours contente de pouvoir découvrir un nouvel auteur dans un registre que j’apprécie particulièrement. C’est pour ça que je n’ai pas beaucoup hésité, à sélectionner « Sublimation ».

Malgré une intrigue, qui fait une immersion dans le monde de l’art, l’auteur n’arrive pas à tirer son épingle du jeu en se démarquant, alors même que les meurtres sont mystérieux et étranges. Les personnages sont trop caricaturaux pour avoir leur propre personnalité et créer leur propre emprunte dans le monde du polar.

Un flic, Bonhoure, comme on en voit beaucoup, tête brûlée, dont la vie privée est quelque peu chaotique, se retrouve parachuté sur cette enquête dont il se passerait bien… Dont les rapports avec sa hiérarchie ne sont pas différents de ce que l’on a déjà pu lire chez d’autres auteurs…

Ceux qui sont sur le terrain, connaissent le boulot, ceux dans les bureaux ne pensent qu’au résultat… Ok c’est certainement vrai… Mais c’est du déjà lu et j’ai eu l’impression de tourner en rond, car l’auteur lui-même tourne en rond avec des réflexions trop personnelles qui transparaissent et dénaturent l’intrigue.

L’auteur prête à son personnage principal ses pensées, notamment sur les attentats ou sur le malaise des français et cela m’a gêné ! Les jugements ou idées personnelles dénaturent le récit ne lui donnant pas plus de profondeur, au contraire, cela ne permet pas de dégager une réflexion propre à ce flic qui aurait pu avoir une personnalité complètement isolée de celle de son auteur.

J’ai été très gênée, horripilée par la répétition successive de l’origine ethnique de tel ou tel personnage. Si le lecteur n’a pas compris que la nana est éthiopienne, c’est qu’il est vraiment aveugle.

Je ne comprends pas pourquoi l’auteur a insisté sur ces origines… En tout cas, j’ai vraiment été lassée et parfois frustrée de devoir le lire une énième fois…

Bastien Pantalé, aurait pu tirer son épingle du jeu avec la jolie fliquette spécialisée dans le trafic d’art et relancer son intrigue avec ce duo prometteur, mais la vie privée de Bonhoure prend trop de place, alors qu’elle aurait pu simplement évoquée, au détriment des autres et pour laisser l’enquête prendre son essor. Il y a un manque d’équilibre avec les coéquipiers qui sont pourtant dignes d’intérêt.

L’urgence de retrouver ce meurtrier ne transparaît pas… Au contraire, à travers son flic, même s’il ne légitime pas les meurtres, il les comprend…

Point de suspense, puisque l’on devine vite comment les choses vont évoluer… Ce qui aurait pu être une histoire différente tombe comme un soufflet, d’autant plus que c’est un genre que j’apprécie particulièrement. L’auteur reste dans les clous en proposant une intrigue classique qui ne se démarque pas.

L’aspect, qui aurait pu apporter un plus, l’assaut de ces visions qu’un des personnages subit, malgré une explication scientifique cohérente, n’arrive pas à démarquer l’intrigue et malheureusement la mayonnaise n’a pas pris.

Pour autant, on sent que l’auteur a fait un réel travail de recherche sur l’art, pour rendre l’ensemble crédible et pour les novices, c’est un point qui peut être plaisant. L’aspect scientifique avec la gémellité, qui reste aujourd’hui un mystère encore non exploré, est amorcé de manière intéressante, mais pas assez poussée à mon sens pour que cela accroche vraiment le lecteur….

Auteur fureteur, curieux de tout ce qui pourra le nourrir, Bastien Pantalé revendique sa volonté de s’essayer à divers genres littéraires. Un moyen de trouver, si ce n’est la gloire, son style propre.
Polar, thriller, science-fiction, romance, témoignage, érotisme… une palette qu’il complète au fil de ses explorations.
Itinérant culturel, esprit voyageur, cœur prêt à bondir…
Son credo ? Partager ce qui le compose !

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Twitter : https://twitter.com/BastienPantale

 

 

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Imaginaire – À ma vie, à ta mort de Sandra Triname

Parution : 7 mars 2017 – Editions : Plume BlanchePrix Numérique : 7,99€ – Prix Papier : 21,90€ – 371 PagesGenre : Thriller fantastique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore     

Lors des sélections, j’avais été particulièrement emballée par la couverture et le résumé, qui me promettait une jolie découverte livresque… Et puis les 10 premières pages avaient terminé le job… J’étais ferrée… J’avais hâte de découvrir ce thriller-fantastique !

Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais inidentifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire….

Imagines ! Dès les premières lignes, l’auteur te fou un uppercut avec une immersion dans les pensées d’une jeune femme qui vit ses derniers instants sous la torture… La torture est tellement horrible, tellement bien décrite, que c’était forcement un livre pour moi…

Une enquête qui démarre bien sous la houlette d’un duo efficace, Harvey et Sullivan, le vieux flic qui se voit obligé de prendre sous son aile le nouveau, qui va découvrir le grand cœur derrière la grande gueule… Un Schéma qui peut sembler trop « stéréotypé » mais que j’ai trouvé bien construit. Ces deux personnages sont attachants et deviennent la pierre angulaire de l’intrigue. L’auteur leur insuffle un vrai caractère à travers leur construction psychologique et c’est certainement ce qui sauve en grande partie cette lecture…

Un duo pas tellement atypique pour une enquête qui l’est vraiment…

L’enquête que construit l’auteur est rondement menée et cela aurait pu être un très bon thriller-psychologique, si la partie fantastique n’était venue entachée le récit…

Autant j’ai vraiment accroché avec la première partie, autant la deuxième partie m’a vraiment ennuyée… Alors que j’attendais avec impatience de découvrir comment l’auteur allait approfondir l’aspect de la faucheuse et de la Mort…

Beaucoup de longueurs avec, parfois un côté morale, des sous-entendus mais sans jamais rien de concret… L’auteur tourne autour du pot, mais sans jamais accrocher son lecteur…

J’ai parfois eu l’impression d’être complètement larguée, comme si l’auteur ne savait pas où elle allait… Une certaine confusion palpable dans l’écriture, que j’ai trouvé moins attractive, avec un détachement qui pousse le lecteur à prendre ses distances… Aussi bien avec l’intrigue, qu’avec Ambre, cette faucheuse, complètement larguée…. Pour qui je n’ai eu aucune empathie…

Ambre au Pays des Dieux n’a pas trouvé sa place et le lecteur se retrouve malmené entre ses réflexions, parfois trop moralisatrice… Et sa naïveté exaspérante…

La troisième partie, est bien plus intéressante avec la reprise de cette enquête au meurtrier sanglant et à l’imagination débordante… Ça tient la route et notre duo match toujours aussi bien et même la partie fantastique prend un côté beaucoup plus sympa en prenant du recul par rapport au monde des Morts…

Le portrait du tueur est très bien travaillé, sa construction est fine et je dois dire que sur cette partie l’auteur m’a vraiment surprise, car tout s’emboite à merveille et la construction de son récit prend son sens avec un final qui arrive à lier le fantastique et le thriller avec talent.

L’intrigue est inégalement répartie et c’est vraiment dommage car l’idée est vraiment très intéressante.

Ce qui qui est le plus dérangeant, ce n’est pas tant les personnages, leur construction, le récit, car nous touchons au subjectif… Ça match ou pas ! Ce qui est le plus dérangeant c’est le nombre de fautes qui reste…

Je ne parle pas simple petites coquilles… Une vraie relecture s’impose, pour supprimer les répétitions, fautes d’accords, mots faisant contresens, obligeant le lecteur à faire une gymnastique avec ses neurones, n’aidant certainement pas dans la confusion que l’on peut ressentir à la lecture de certains passages…

 

 

 

 

 

APPEL A CHRONIQUEURS – Prix des Auteurs Inconnus 2018

Le prix des Auteurs Inconnus est organisé par Virginie Wicke, Amélia Varin et Julie Perrier, des blogs Beltane (lit en) secret, Les histoires d’Amélia Culture Geek, et Ju Lit Les Mots, représentantes de l’association à but non lucratif « Le Cercle Anonyme de la Littérature »

C’est un Prix dont le but est de promouvoir les auteurs publiés, en autoédition, chez des micro éditeurs ou dans des maisons à compte d’auteur.

Afin de découvrir le règlement des soumissions pour l’année 2018,  je vous invite à faire un petit tour ici…..

Pour 2018, le prix fait peau neuve et se compose de cinq catégories, comprenant cinq romans chacune :

  • Catégorie Romance : romance contemporaine, érotique, polyamoureuse, homoromance, dark romance.
  • Catégorie Imaginaire: science-fiction, fantasy, fantastique.
  • Catégorie Littérature Blanche : littérature générale.
  • Catégorie Young Adult : romans adressés à un public adolescent, jeune adulte (15 à 30 ans), traitant de thématiques sociétales en filigrane.
  • Catégorie Littérature Noire : polars, thrillers, romans horrifiques.

Pour faire partie de la Team de blogueurs :

– Vous ne pouvez pas proposer de romans à concourir.
– Vous devez lire un roman par mois, selon un planning établi par avance.
– Vous devez pouvoir lire en version numérique.
– Vous devez rédiger une chronique par livre de votre (vos) catégorie(s) par mois, dans laquelle vous devrez faire part de vos impressions sur deux grands axes : l’histoire, et le style de l’auteur.
– Vous devrez respecter les consignes données par les organisatrices du groupe.

Comment nous rejoindre ?

Envoyez un émail à recrutement@prixdesauteursinconnus.com avec pour objet : Candidature chroniqueur + nom de la ou les catégories souhaitées.

Avec les informations suivantes :

• Nom :
• Prénom :
• Âge :
• Région du domicile :
• Format de vos chroniques (écrites ou vidéo) :
• Lien du site principal de vos chroniques :
• Lien vers vos réseaux sociaux :
• Lien de trois chroniques que vous considérez représentatives de votre style dans le genre de la (les) catégorie(s) dans laquelle (lesquelles) vous souhaitez participer.
• Vos motivations

Date limite d’envoi des candidatures :

  • Catégories Romance et Imaginaire : 30 avril 2018
  • Catégories Littérature Blanche, Young Adult et Littérature Noire : 31 août 2018

Si votre candidature est retenue :

vous participez aux présélections de la (les) catégorie(s) choisie(s).

  • Cette phase de présélections se déroule en deux temps.

Si vous avez choisi la catégorie Romance et/ou Imaginaire, vous lirez les 10 premières pages d’une cinquantaine de romans du 1er mai au 12 août.

Si vous avez choisi la catégorie Littérature Blanche et/ou Young Adult et/ou Littérature Noire, vous lirez les 10 premières pages d’une cinquantaine de romans du 1er septembre au 16 décembre.

Vous sélectionnerez par la suite, 5 romans dont les premières pages vous ont particulièrement plu et nous déterminerons la sélection finale en regroupant les votes de tous les chroniqueurs.

  • Vous lirez les romans du prix selon un planning établi par avance : un roman particulier par mois :

– Pour les catégories Romance et Imaginaire : du 1er septembre 2018 au 31 janvier 2019.
– Pour les catégories Littérature Blanche, Young Adult, et Littérature Noire : du 1er mars au 31 juillet 2019.

IMPORTANT :

Vous vous engagez à ne pas diffuser les fichiers des romans !

Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – Quand les hirondelles me reviennent de Yann Déjaury

Parution : 2 décembre 2016Editeur : LibrinovaPrix Numérique : 2,99€Prix Papier : 15,90€313 PagesGenre : Littérature

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

Rien ne m’attirait dans cette lecture, lors des sélections du prix… Cette couverture, trop fleur bleue, trop lisse… Trop rose… Un côté trop sensible qui a tendance à me repousser… Les 10 premières pages, que je trouvais trop lentes à mettre en place une intrigue, que je ne percevais pas…

En fait d’intrigue, c’est un récit, une initiation, une quête de soi…

Avec une plume douce, lente qui aurait pu décourager, l’auteur arrive à transporter le lecteur dans un univers en construction… En devenir…. Cette homme, à la mémoire qui flanche, ne ressemble-t-il pas à ce que nous voudrions parfois vivre…

Pour oublier…

La mémoire est le centre de la connaissance de l’être humain… L’amnésie est ici, vécue comme une certaine délivrance, malgré les interrogations… Cet homme en pleine errance, qui n’a aucun souvenir de son passé… On ne sait rien de lui… Pourtant, son parcours va être jalonné de rencontres…

C’est un livre avec lequel on évolue au rythme du personnage…

La route a été agréable et contre toute attente, je l’ai terminé de belle manière en faisant une jolie découverte…

Cet homme, va cherche à comprendre pourquoi il se retrouve parachuté dans un endroit paumé, au contact de gens qu’il ne connait pas, mais qui sont tous d’une gentillesse déconcertante… Malgré un sentiment, qu’il n’arrive pas à cerner, entre l’envie de se poser, de passer à autre chose, malgré un sentiment d’inachevé…

Même si on devine le chemin que l’auteur souhaite nous faire prendre, sa plume est emprunte de bienveillance et nous embarque dans ce récit, nous prend par la main et nous guide… On tourne les pages, impatient de comprendre….

Tous les indices parsemés, ajoutent une note de mystère entretenue, jusqu’à la fin…

Un hymne à la vie… La trace qu’on laisse… Le sentiment de plénitude qui t’envahit quand tu comprends le sens de tes actes, de tes choix… Mais surtout quand tu comprends que certains de tes actes influencent ton parcours…

Sans le Prix, c’est un livre que je n’aurais pas lu et je serais passée à côté d’une plume très agréable, lente, mais de cette lenteur qui te donne envie de prendre le temps, de laisser l’auteur te prendre par la main et te guider vers la vérité… Du moins une vérité…

Une très belle découverte. Une quête de soi… Une quête d’identité qui permet de trouver une réponse, parmi tant d’autres…

Il est parfois des livres, que vous ne choisissez pas, mais qui s’imposent à vous…

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture.

Plus d’infos sur l’auteur : Twitter https://twitter.com/YannDejaury
Instagram : https://www.instagram.com/yanndejaury/
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