Parution : 15 novembre 2018 – French Pulp éditionsPrix papier :  15€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 240 – Genre : polar, policier, humour

De l’humour, en veux-tu en voilà, un superbe sens de la répartie, qui donne un sacré peps à la lecture et l’intrigue. L’intrigue qui, malgré ces meurtres glauques, garde une fraîcheur sans pareil, grâce au personnage déjanté qu’est Requiem.

L’intrigue est déjantée et farfelue, Requiem, prêtre exorciste et agent secret travaillant pour l’Église, doit résoudre plusieurs meurtres de SDF, la mise en scènes emprunte à la fois à la religion et aux chansons de Johnny Hallyday.

L’auteur, révèle avec parcimonie les éléments permettant de comprendre le sens de son intrigue, mais sans jamais que le lecteur ne s’ennuie. Requiem est à la fois enquêteur et narrateur, multiplie les clins d’œil à ses lectrices, ce qui est vraiment complètement barge, mais donne une touche marrante à la lecture, tout en créant une complicité entre le lecteur et l’auteur.

L’auteur ne se contente pas de nous entraîner dans un polar ordinaire, son livre est aussi un message sur le sort des SDF, la place de ceux qui les aident, notamment en nous parlant de l’association Magdalena créée par un prêtre en 1998, qui consacre son œuvre aux parias de la société.

J’ai été très touchée par les mots de Requiem, notamment sur le regard que l’on porte sur les SDF, « en ne pensant à eux qu’en hiver, alors qu’en été cela est tout aussi dévastateur »…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et avec le concours de NetGalley. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

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Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie. C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

       

 

 

 

Parution : 12 septembre 2019 – Editions TaurnadaPrix papier :  12,99€ – Prix numérique : 7,49€ – Pages : 409 – Genre : polar, thriller

Dès les premières pages, on sait dans quoi, on embraque !

Avec Lésions intimes, Christophe Royer, propose un premier thriller, qui ne fait pas dans la dentelle… Avec des sujets qui touchent, qui révoltent, qui mettent surtout l’accent sur toute la perversion de certains êtres humains… Un premier thriller qui avait tout pour me plaire, puisque les premières pages, sont une mise en bouche bien glauque et dégueu… Comme j’aime… Mais… Il y a un, mais… Je ressors assez mitigée… Et cela me désole, car c’est un bon livre, mais il m’a maqué certaines choses, pour ce que cela soit une très bonne lecture.

Le prologue, « Mise en bouche », nous plonge directement dans l’action, sans fioritures et sans filets, on s’en prend plein la tronche et j’avoue que je suis assez friande de ce genre de début. Et je suis certaine que la petite pilule bleue sera dorénavant associée à l’image du couperet tombe sec…

Ensuite, l’enquête démarre et là, je dois dire que je me suis un peu ennuyée… J’ai du mal à décrire mon sentiment, mais c’est comme si j’étais sur des montagnes russes. Dans un même chapitre l’auteur donne trop de détails, mettant largement le lecteur sur la voie, ne me permettant pas de me triturer les méninges et en même temps, il réussit à m’embarquer dans son univers glauque avec la prostitution, le sexe dans toute sa perversion, enfin je devrais dire l’être humain dans toute sa perversion et l’horreur que cela peut être. Car nous ne sommes plus dans de la fiction ! Il y a un réel travail de recherche.

Comme si l’auteur avait du mal à imbriquer son intrigue, sa trame à toutes les recherches qu’il avait faites. Il y a un côté froid, distancé et un côté psychologique, avec lequel l’auteur est moins à l’aise. Même si le dédoublement psychologique peut s’expliquer, il arrive trop vite et surtout comme un cheveu sur la soupe… On ne comprend qu’à la toute fin comment il arrive… Alors même que l’on comprend très vite ce qui se passe, puisque l’auteur dévoile vite ses cartes. Volontairement ou maladroitement, je ne peux dire… Toujours est-il que cela gâche un peu l’immersion totale dans la lecture.

Rapidement, la fliquette a une intuition, qui se révèle être la bonne. C’est servi sur un plateau, alors qu’il aurait fallu que l’auteur laisse le lecteur ramer un peu… Ce qui rend les choses trop simples et fait retomber l’intérêt, alors même que le choix de l’intrigue était intéressant.

Malgré cet aspect négatif, l’auteur a la plume faite pour les descriptions sombres et glauques et ce sont les parties que j’ai le plus apprécié, puisqu’il dénonce certaines choses bien réelles, avec une organisation secrète « Gorgona » qui surfe sur toutes les déviances sexuelles et permet à ses membres de les assouvir… L’auteur ne nous épargne aucun détail, aucune vulgarité et c’est franchement bon !

Il y a comme une retenue, comme si Christophe Royer, ne s’était pas complètement lâché. Comme s’il n’avait pas osé… Comme s’il voulait frapper un grand coup, mais au lieu de mettre des gants de boxe, il avait mis des moufles… Ne faites pas dans la demi-mesure… Lâchez-vous monsieur l’auteur ! Et n’hésitez pas à proposer des lectures différentes… Qui ne laisseront pas indifférentes.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Né en 1971 au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie Projet Sapience mêlant aventure et réflexion humaine. Aujourd’hui, avec Lésions intimes, il se tourne vers le thriller.