Murder Game de Rachel Abbott

Deuxième volet avec la Detective Superintendant Stephanie King et même si c’est sympa d’avoir lu le livre précédent, les deux peuvent se lire de manière totalement dépendante.  

L’histoire est racontée par Jemma, l’épouse de Matt, à la première personne, avec l’alternance de point de vue de quelques personnages.

Une bande de potes se retrouvent à Polskirrin, un magnifique domaine au cœur de Cornwall, à l’occasion du mariage de leur ami Lucas avec Nina. Le lendemain d’un dîner bien arrosé et convivial, Alex, la sœur de Lucas, est découverte morte. Elle se serait suicidée. Un an plus tard, on retrouve les mêmes personnages, invités pour des retrouvailles que peu comprennent… Finalement Lucas, n’a pas dit son dernier mot, il ne se résout pas à accepter le suicide de sa sœur et décide de jouer à un jeu où chacun devra abattre ses cartes pour prouver son innocence.

Même si j’ai apprécié la dynamique du groupe autour de Lucas, il faut attendre plus de 150 pages avant que l’on n’arrive à entrer dans l’intrigue et qu’elle puisse prendre forme. Et franchement, je suis contente de m’être accrochée, car sans la LC avec Annesophie books je pense que j’aurais pu laisser tomber, alors que j’ai bien accroché au final, puisque le rythme s’accélère quelque peu et que l’auteur nous balade un peu dans tous les sens. Je n’ai d’ailleurs pas vu venir la fin, ni pensée à un meurtrier en particulier. Je me suis laissé porter par l’intrigue et ça m’a fait du bien. C’est le genre de lecture que l’on apprécie entre deux livres plus noirs ou moins légers.

Même si la lecture n’a pas démarré comme je l’aurais voulu, j’ai quand même été surprise et c’est tout ce que je demande à mes lectures !

Le livre est présenté comme une enquête de Stephanie King et même si elle est présente, son rôle se joue à la périphérie des personnages et de la résolution. Disons qu’elle explore les pistes, mais qu’elle ne résout rien. Cela aurait pu être un huis clos et un vrai mystery cosy, sans sa présence, même si le sous-genre est quand même bien exploité.

Au final c’est une belle surprise, avec une construction classique du huis clos, une exploration psychologique des personnages, sans être trop manichéens, chacun a ses petits secrets, tout le monde passe par la case suspect, et c’est bien construit. L’auteur essaie de nous embrouiller, mais cela reste léger et le suspect est démasqué pour notre plus grand plaisir. La chute que sert l’auteure est assez inattendue, ajoutant une touche supplémentaire à mon plaisir.

La première fois que Jemma s’est rendue au manoir de Polskirrin, c’était avec Matt, son époux, pour célébrer le mariage du richissime Lucas Jarrett.
Jamais elle n’oubliera la vue saisissante de cette demeure dominant la mer, perchée sur un éperon de Cornouailles. Jamais, non plus, elle n’oubliera la vue du corps sans vie d’Alex, la sœur du marié, le jour des noces, sur cette plage de galets…
Un an plus tard, les invités sont de retour à Polskirrin, à la demande de Lucas. Pourquoi ce dernier tient-il tant à célébrer le premier anniversaire de ses noces funestes ?
C’est en réalité à une fête macabre qu’il les a conviés, un murder game visant à faire rejouer à chacun son rôle de l’an passé et révéler ainsi la vérité sur la mort d’Alex. Mêmes personnes, mêmes tenues, même repas, mêmes discussions, la nuit qui a vu mourir la
jeune femme se répète dans une mise en scène terrifiante.
Apparences trompeuses, manipulation et faux-semblants : Rachel Abbott déploie tout l’éventail de son talent dans un roman à énigme digne d’Agatha Christie.

Parution : 25 mars 2021 2021 – Editions Belfond – Pages : 400 – GenreThriller, policier, polar, cosy mystery

Née près de Manchester, Rachel Abbott a longtemps occupé un poste d’infographiste, avant de se lancer à la poursuite d’un vieux rêve, rénover de vieilles demeures en Italie, où elle vit désormais une partie de l’année. La parution d’Illusions fatales (2014), son premier roman autopublié, classé numéro un des ventes Amazon en Angleterre, a marqué le début d’une formidable success story. S’en suivent quatre autres romans, dont Ce qui ne tue pas (2019), qui font d’elle une voix incontournable sur la scène du polar britannique.



Catégories :Challenge Polars et Thrillers, Policier/Polar, Thrillers

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8 réponses

  1. Non merci, depuis « la disparue de Noël », je ne reviendrai pas à l’auteure 😛

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  2. Je ne suis pas certaine de la relire non plus 😉
    C’est trop doux pour moi 😜

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  3. Trop foutraque de mon côté et les personnages pas réalistes dans leur comportement.

    Aimé par 1 personne

  4. je comprends ce que tu veux dire. ça se lit, mais ce n’est pas une lecture inoubliable…

    Aimé par 1 personne

  5. Et vu tout ce que j’ai envie de lire, faut sélectionner drastiquement 🙂

    Aimé par 1 personne

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  1. Bilan du Challenge polar et thriller 2020-2021 – Ju lit les mots
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