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Et ils meurent tous les deux à la fin de Adam SILVERA

Parution : 24 mai  2018 – Editeur : Robert Laffont – Collection : R – Prix papier : 17,90€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 414 – Genre : Dystopie

Dans la même veine que la Faucheuse de Neal Shusterman, avec la mort en toile de fond, ce livre annonce la couleur dès le titre : les personnages vont mourir ! Bon, au moins on ne se perd pas en tergiversations, on sait dès le départ que la fin est proche !

Ici, la mort, n’est pas personnifiée, puisqu’elle reste un élément flou dans le quotidien. Sauf que dans ce futur proche, les personnes qui vont mourir dans la journée, reçoivent un appel téléphonique du Death-Cast. Personne ne sait qui se trouve derrière Death-Cast, ni comment les personnes, sur le point de passer de vie à trépas, sont ciblées. La seule chose que l’on sait, c’est que tous ceux qui ont été contactés sont vraiment morts, moins de 24 heures plus tard. Le but du Death-Cast, serait de permettre aux gens de se préparer à mourir, faire ce qu’ils estiment devoir faire.

L’idée est vraiment intéressante, mais je trouve dommage que l’auteur n’est pas développé cet univers. En effet, sur 414 pages, nous allons suivre ces deux gamins dont la fin est proche, les suivre sur 24 heures mais sans rien apprendre de plus. La collection R des éditions Robert Laffont est une maison d’édition dont j’apprécie les sorties, mais là, ça n’a pas matché entre nous.

Certaines longueurs, lenteurs, apportent du corps à une intrigue, ici cela n’apporte que de l’ennui. Enfin, je parle pour moi ! J’ai vu quelques retours très élogieux et je me suis demandé si quelque chose ne clochait chez moi… Pourtant cette fuite en avant, pour tenter de conjurer le sort, aurait pu être très intéressante, mais l’auteur met du temps à faire décoller son histoire, c’est comme s’il était resté en surface. Tout tourne autour de deux personnages, pour lesquels je n’ai pas réussi à avoir d’empathie, ni une once de pitié. En refermant le bouquin, je me suis dit : « OK, ils sont morts ! On passe à autre chose… »

Je me la joue Cruella, mais  là j’ai vraiment été déçue, je m’attendais à ce que l’auteur développe les choses. On commence, on ne sait rien, on termine cette lecture, on en sait encore moins…

C’est vraiment dommage, car il y a matière avec le postulat de départ… On voit surgir un élément de temps en temps qui laisse présager que l’auteur va enfin nous dévoiler, comment le Death-Cast, a réussi à prévoir la mort… Ah, mais non, on reste sur sa faim et on a hâte que la fin arrive…

Les personnages sont mignons dans cette course contre la vie, cette envie profonde de changer les choses, mais leur fin est inévitable, c’est écrit.

Un récit sur l’amitié, l’amour, l’empathie qui m’a laissé de marbre. Les évènements s’enchaînent et se ressemblent sans un seul rebondissement. Comme un plat très beau, qui se révèle sans saveurs et sans aucune épice pour relever le goût. Un début de romance qui fera prendre conscience aux personnages (en même temps, ils sont très jeunes) qu’ils n’ont rien vécus et qu’avant « leur départ » l’amour se révèle à eux… Comme un miracle… Mais ils vont clamser… Je suis désolée, de présenter les choses aussi durement, mais voilà ! C’est creux et sans saveur…

Je remercie la collection R pour cette lecture ainsi que NetGalley.

Adam Silvera est devenu un auteur best-seller du New York Times dès son premier roman. Il est né et a grandi dans le Bronx. Après avoir travaillé en librairie, il s’est tourné vers l’édition jeunesse où il s’est notamment occupé d’un site de creative writing pour adolescents, tout en écrivant de nombreuses critiques de romans jeunesse et YA. Inexplicablement grand, Adam Silvera vit à New York.

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Les Détectives du Yorkshire – Tome 1 : Rendez-vous avec le crime de Julia Chapman

Parution : 12 avril 2018 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 14,90€ – Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 464 – Genre : Polar-Thriller-humour 

Depuis quelques années on voit fleurir un nouveau genre littéraire dont les anglais raffolent : Le cozy mysteries… Des romans policiers ou à suspens, avec une ambiance chaleureuse et « cosy », des personnages un brin décalés, particulièrement sympathiques, de l’humour « So British » avec le plus souvent, un héros ou une héroïne détective amateur…

On a tous, à un moment donné regardé une série de ce style et les livres commencent à se faire une part belle en France.

Le «cozie», un sous-genre policier, dans lequel le sexe et la violence sont minimisés ou traités avec humour, le crime et l’enquête se produisent dans une petite communauté. Le terme a été inventé pour la première fois à la fin du 20e siècle, lorsque divers auteurs ont produit un travail dans le but de recréer l’âge d’or de la fiction policière.

Miss Marple d’Agatha Christie est souvent considérée comme une œuvre fondatrice du genre, qui s’est ensuite considérablement développée et popularisée avec certains films Hollywoodien ou avec la série télévisée Arabesque avec Angela Lansbury dans le rôle d’un auteur de romans policiers.

Voilà pour la petite histoire…

Plonger dans ce genre de lecture, permet de rester dans le genre policier, thriller, tout en permettant de souffler et de sortir du schéma du meurtre sanglant, ou de serial Killers. Attention, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’enquête ou de meurtres sombres. Cela veut surtout dire que la lecture est parsemée d’humours et situations cocasses, qui permettent d’apporter un peu de légèreté dans un monde de fou.

Côtoyer des meurtriers à temps complet est parfois oppressant et ce genre de lecture te permet justement ce détachement qui peut manquer.

J’ai été très heureuse de trouver une intrigue très bien ficelée, parsemée d’humour. Cet humour bien anglais, qui fait sourire, parfois rire, tellement cela peut sembler invraisemblable. Mais pas tant que cela….

Ne vous fiez pas à cette couverture et quatrième qui laisse présager une intrigue légère, avec une agence de rencontres et une agence de détective…. Julia Chapman brouille les pistes, avant même que le lecteur ne plonge dans son univers.

La trame utilisée pose l’intrigue en douceur et avec délicatesse, pour permettre au lecteur de s’immerger dans ce village du Yorkshire et ainsi s’imprégner de cette atmosphère très particulière que l’on ne retrouve que dans les intrigues policières anglaises. Le décor est planté ainsi que les situations. Les personnages sont nombreux, mais chacun est construit avec un réel plaisir et une réelle identité, permettant de ne pas les confondre. Ce qui est plutôt bien réussi, quand on sait que dans certaines intrigues, le lecteur s’emmêle les pinceaux entre différents protagonistes, au point parfois d’en zapper… Ici chacun a son rôle, qu’il soit médisant, méchant, moqueur ou meurtrier… Et c’est plutôt drôle dans certaines situations, surtout lorsque tout le village est au courant de ce qui se passe…

Si vous voulez garder un secret… Ou cacher un cadavre… Vous êtes mal tombés…

L’auteur prend le temps de bien camper ses personnages et planter son décor, pour amorcer les prochains titres et elle met l’eau à la bouche, puisque dès que l’on ferme le bouquin, on aimerait de suite attaquer la suite. Un pari réussi.

L’auteur a réussi à capter les images pour que les mots s’emboitent à merveille et que la description des paysages soit très visuelle, puisque le lecteur vit à l’anglaise, se balade dans ces vallées grises où le crachin n’est jamais bien loin et où les sentiments sont dépeints avec réalisme au fil de la lecture.

Même si parfois on se demande on veut nous emmener l’auteur, elle ne fait que brouiller les pistes, en parsemant les indices sans que cela ne soit superflu… Puisque tout s’imbrique à la perfection à la fin avec ce dénouement et cette chute qui en étonnera plus d’un…

Grâce à la meute de la collection La Bête Noire, je me suis baladée dans ces paysages du Yorkshire aux côtés de personnages aussi pittoresques les uns que les autres, drôles qui fleurent bon l’humour anglais que j’affectionne particulièrement.

Il ne fait aucun doute que je suis fin prête à découvrir la suite, tellement l’auteur m’a embarqué dans son récit.

Julia Chapman, de son vrai nom Julia Stagg, a exercé comme professeur d’anglais langue étrangère au Japon, en Australie, aux États-Unis et en France. En 2004, elle a même dirigé une auberge dans les Pyrénées, dans l’Ariège, avec son mari pendant six ans. Elle est autrice de nombreux ouvrages écrits sous son patronyme ainsi que d’une série de romans policiers, « Les Détectives du Yorkshire » (The Dales Detective Series) dont le premier tome, « Rendez-vous avec le crime » (Date with Death), a été publié en 2017 sous son pseudonyme. Aujourd’hui, elle habite dans le Yorkshire Dales, dans le nord de l’Angleterre.

son site : http://www.jstagg.com/
Twitter : https://twitter.com/daleswriter?lang=fr
page Facebook : https://www.facebook.com/staggjulia/

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La faucheuse de Neal Shusterman

Parution : 16 février 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : R – Prix papier : 18,90€ –  Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 504 – Genre : Science-fiction – Dystopie – Littérature jeunesse

Un titre qui donne des frissons, une couverture qui te donne envie de te foutre sous le lit et une intrigue où la mort n’a rien de terrible…

Tout est beau… Dans ce futur, agréable où le monde… Enfin la terre… A enfin trouvé un équilibre… Plus rien de mauvais ne subsiste : le chômage, la famine, les guerres, les religions, la politique, les gouvernements ont disparus, les maladies éradiquées et chaque personne peut être régénérée à l’infini… La vieillesse, ne fait plus partie du tableau, puisque rajeunir est devenu une formalité… A fortiori, la mort également… Sauf, qu’il faut bien un minimum d’équilibre ?

La mort c’est la vie… La vie c’est la mort… Vous voyez le truc, si la mort n’existe plus, comment la vie peut perdurer ?

Bref, pour trouver la parade et maintenir l’équilibre, le Thunderhead, grâce à qui cette sérénité existe, a donc décidé de se prendre les choses en main  pour équilibrer, la population, en créant la Communauté des Faucheurs.

Ces Faucheurs tuent, sous forme de quotas, un certain nombre de personnes. Ils ont le droit de vie et de mort… Et autant dire que ces Faucheurs, sont craints… Détestés… Mais admirés…

Le Thunderhead, une intelligence artificielle, a conçu cette société idyllique et dirige tout via le réseau en cloud…

Waouhhh, c’est franchement badass le truc !  L’idée, l’univers, conçu par l’auteur, tout est tellement réaliste que c’est saisissant bluffant.

Dans ce premier tome, l’univers se met en place, le lecteur y est immergé et cela de manière très visuelle.  Maître Farraday, un faucheur dont l’expérience n’est plus à faire, décide de prendre deux apprentis, Cytra et Rowan, pour leur apprendre le boulot.

Ces deux-là vont se retrouver au milieu d’un sombre conflit entre faucheurs corrompus, dont le seul désir est de tuer, mais surtout s’enrichir… Et avoir le pouvoir …

Le Thunderhead, malgré toutes les améliorations, ne peut changer la nature humaine…

Un premier tome avec une intrigue passionnante, une vision d’une société idéalisée, mais malgré tout cet idéal, l’être humain reste fidèle à lui-même et ne cherche qu’à détruire. La corruption fait rage et ronge de l’intérieur… Certains Faucheurs restent fidèles aux premiers percepts : tuer avec respect et surtout tuer pour réguler la population.

L’Homme est un loup pour l’Homme… Le danger ne vient que de nous-même….

Une dystopie qui n’a rien d’ordinaire, qui nous plonge dans un univers futuriste mais tellement proche du notre, que l’on n’est pas dépaysé et surtout c’est ce qui rend l’intrigue plausible. La mort est abordée avec recul et sans donner froid dans le dos, puisque l’approche est différente.

Une lecture sans temps mort, en même temps pour la mort ce serait un comble… On est pris dans l’intrigue, sans pouvoir lâcher le bouquin. Une construction narrative digne d’un bon scénario tellement les descriptions sont visuelles et les personnages bien campés. C’est tellement bon, qu’on en redemande.

Le final s’appréhende de deux manières et laisse la possibilité au lecteur, soit de poursuivre l’aventure avec nos amis les faucheurs, Citra et Rowan ou s’arrêter là.

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Neal Shusterman a déjà écrit de nombreux romans pour adolescents et ses ouvrages ont été largement primés.

Avec Les fragmentés, il a rencontré un grand succès auprès des 13-18 ans.

Neal Shusterman a grandi à Brooklyn (New-York) où très tôt il s’est mis à écrire. Il commence à travailler en écrivant une colonne humoristique célèbre dans un journal avant de se lancer dans la rédaction de livres et de scenarii.

Dans les années qui suivent, Neal Shusterman devient un écrivain et scénariste connu des États-Unis. Ses livres reçoivent beaucoup prix et il est très apprécié par les adolescents.
Aujourd’hui, il vit en Caroline du Sud et est un auteur plébiscité. Il anime des rencontres avec ses lecteurs très souvent.
Bien que son succès soit important aux États-Unis, ses livres et films étant nombreux, Neal Shusterman n’est pas du tout connu en France, seul son livre Les fragmentés (Unwind en anglais) a pour le moment été traduit.

Là où rien ne meurt de Franck Calderon et Hervé de Moras

Parution : 15 mars 2018 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 20,00€ – Prix Numérique : 13,99€ – Pages : 368 – Genre : Thriller romantique

  

Vers l’infini et l’au-delà… Ce livre tout en nuance entraine le lecteur dans une histoire profondément humaine où le hasard a toute sa place…

La collection la bête noire promet très souvent des découvertes assez intéressantes et je dois dire qu’avec ce titre, cela se confirme. « Là où rien ne meurt » est unique de par son style, puisque deux genres, qui peuvent sembler opposer,  arrivent à se côtoyer, mais surtout à fusionner pour le plus grand bonheur du lecteur !

Imaginez une intrigue policière, doublée de mystère, avec un zeste de fantastique le tout saupoudrée de romance … Vous Avez dit ROMANCE ! Oui, vous avez bien lu… Et j’ai aimé ! Non mais attention, ce n’est pas la romance gnangnan qui me hérisse les cheveux sur la tête ! Non c’est une romance douce, qui s’installe lentement mais qui est délivrée avec parcimonie. Pas de rentre dedans, pas de scènes de léchouilles qui n’en finissent plus…

Bref, la romance au service d’un très bon thriller et qui apporte une certaine fraîcheur à une intrigue qui aurait été plus classique sans cette petite touche.

Un homme ordinaire qui va vivre des choses belles et dont le passé a conditionné le présent. Nîmes qui vibre sous les inondations qui vont être le catalyseur de cette intrigue, point banale.

L’allégorie avec les intempéries, les inondations, avec ce passé  douloureux est très bien construite et donne un rythme rapide à cette lecture à l’image des eaux qui ravagent tout sur leur passage. Un évènement peut-être d’une rare violence sur le futur et être destructeur…

Pour autant le récit, prend du temps à démarrer, lui permettant à l’intrigue de se construire et au lecteur de croiser les différents éléments pour enfin parvenir à s’accélérer, donnant un rythme dense et prendre le lecteur dans ses filets, puisqu’il ne pourra plus  poser le livre.

Des allers retours entre passé et présent très bien construits, comme une toile d’araignée, dont on va peu à peu extraire les réponses. Une quête qui va osciller entre le besoin de comprendre et la recherche de la vérité, salvatrice, même si elle est douloureuse.

Une écriture à quatre mains qui tourne autour de l’éternité, de l’alchimie, de la magie… Qui semble frôler le fantastique, mais dont les auteurs brouillent les pistes pour le plus grand plaisir du lecteur, embarqué dans une intrigue digne d’un scénario. Le tout est très visuel, sans que les descriptions ne soient noyées dans le trop, même si parfois, un goût de trop peu nous effleure.

Pourquoi trop peu, me direz-vous ? Mais parce que c’est tellement bon à lire, qu’on aimerait continuer, qu’on aimerait que les auteurs racontent plus longuement. Il y a un côté poétique à cette histoire, qui tout en étant un thriller de très bonne facture, ne verse aucune goutte de sang…

Et même si je suis fana de gore et de choses bizarres, mettre en off mes neurones et me laisser porter par un récit magnifique, s’avère reposant tout en étant jouissif.

Un petit bijou, une pépite dont les auteurs sont les tailleurs de talent !

Je remercie la collection La Bête Noire et NetGalley pour cette très belle lecture.

Note des auteurs :

« Michel de Moras, le papa de l’un des auteurs, Hervé de Moras, est décédé le 18 décembre 2001. Son cercueil a été emporté 8 mois plus tard dans les inondations qui ont frappé la région nîmoise. Peu de temps avant, un astronome japonais pensait avoir repéré dans le ciel une trace de la comète Biela 3D, disparue depuis presque 150 ans. Ces histoires vraies nous ont inspiré ce roman. Tout le reste n’est que pure fiction. »

Franck Calderon est producteur et scénariste de télévision et a produit ou écrit de gros succès d’audience pour les principales chaînes (il a notamment travaillé à TF1 Production).
Il écrit avec son ami d’enfance Hervé de Moras qui est enseignant à Nîmes.

 

Un livre, un extrait… Là où rien ne meurt par Franck Calderon et Hervé de Moras

Un mort donne fort peu de joie aux beaux esprits ;
Un cercueil bafoué ne vaut pas qu’on s’en vante ;
Ce qui plaît, c’est de voir saigner la chair vivante ;
Contre ce qui n’est plus pourquoi s’évertuer,
Et, quand un homme est mort, à quoi bon le tuer ?

Auteurs : Franck Calderon et Hervé de Moras

Éditeur : Robert Laffont

Collection : LA BÊTE NOIRE

Parution : 15/03/2018

Nombre de pages: 368

Paul Bénévent, auteur nîmois à succès, ne se remet pas de la disparition de sa femme, survenue trois ans plus tôt. N’ayant plus rien écrit depuis, il s’apprête à en finir lorsque de soudaines inondations dévastent sa ville et déposent devant sa porte le corps sans vie d’Alexandre, un ami d’enfance.
Très vite, l’enquête révèle que la victime n’est pas morte noyée, mais assassinée. Paul devient le principal suspect. Dans sa quête pour s’innocenter, il découvre bientôt que son ami avait un mystérieux rendez-vous avec une inconnue. Alors que l’étau de la police se resserre, Paul décide de partir sur ses traces…

Ragdoll de Daniel COLE

Parution : 9 mars 2017 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 21,00€ – Prix Poche : 8,10€ – Prix Numérique : 8,99€ – Pages : 464 – Genre : Polar-Thriller-psychologique

  

Ragdoll ? Késako ? Des bouts de chiffons assemblés, pour former une tête et un corps de poupée. Des petites poupées bien mignonnes qui font rêver les petites filles… Mais ici, c’est du sordide, de l’horreur à l’état brut.. ! Ici Ragdoll, c’est une poupée de chair et de sang, une poupée composée de six personnes différentes… Un corps, six victimes…

Tout commence d’une manière assez classique avec des meurtres, une enquête et les flics qui vont avec ! Oui mais ici, l’auteur a décidé de se jouer du lecteur… Les cartes distribuées au départ vont se révéler bien différentes en fin de partie…

On a ce flic un peu borderline dont la vie a basculée… Et cette équipe constituée de bons éléments… Chacun avec ses failles tente de déjouer les plans d’un meurtrier inventif et qui les mène en bateau…

En lisant la quatrième de couverture, je m’attendais à une lecture sanglante avec moult détails bien gores, mais ce ne fut pas le cas.

L’intrigue est centrée sur le suspense et le compte à rebours dans lequel le tueur entraine les flics…

On ne peut pas dire que l’auteur mette du temps à nous immerger dans son intrigue, ça démarre fort, pour peu à peu se retrouver dans une course contre la montre…

Les minutes, les heures, s’égrainent au fil de la lecture, le tueur a sa feuille de route, avec une liste de victimes associée à des jours précis. Il faut déjouer ses plans, mais il faut surtout savoir comment il va s’y prendre.

La psychologie des personnages est décortiquée pour laisser place aux questions… Le tout est mener d’une main de maître avec une plume ciselée, des phrases nerveuses, courtes et une atmosphère frôlant la folie…

Je me suis laissée embarquée, aussi bien par l’intrigue, que par le rythme effréné, sans pouvoir reprendre mon souffle, tellement les évènements s’enchainent.

L’auteur a une écriture très visuelle, qui permet de totalement vivre les différents rebondissements, mais surtout d’être mené par le bout du nez, par une enquête intense au final brillant !

Né en 1984, a été ambulancier dans une vie antérieure. Guidé par un besoin irrépressible de sauver les êtres, il a également été membre actif de la Royal Society for the Prevention of Cruelty to Animals, l’équivalent anglais de notre SPA. Plus récemment il a travaillé pour la Royal National Lifeboat Institution, une association dédiée au sauvetage en mer le long des côtes britanniques. Cet altruisme est-il la manifestation de sa mauvaise conscience quant au nombre de personnes qu’il assassine dans ses écrits ? Il vit sous le soleil de Bournemouth, au Royaume-Uni, et on le rencontre souvent sur la plage.