Dans la cave de Minette Walters

Parution : 1er mars 2018 – Édition Robert Laffont – Prix papier : 18€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 252- Genre : Thriller

  

Peu de personnages puisque l’intrigue est centrée sur la famille Songoli et Muna. Même si d’autres protagonistes font quelques apparitions, ils restent suffisamment sporadiques pour considérer ce livre comme un huis clos. Un huis clos que l’on pense oppressant avec l’histoire de Muna, adolescente, orpheline séquestrée et exploitée depuis des années.

Pourtant, l’auteur dont c’est le 17ème roman et qui a attendu 10 ans avant de se relancer dans l’écriture, n’arrive pas à faire ressentir toute la noirceur de la situation. Même si lorsque l’on débute la lecture, on est vite pris dans une atmosphère oppressante, rapidement on tourne en rond avec la répétition des évènements, sans aucun rebondissement ni suspense.

Muna est une jeune fille que qu’on a du mal à cerner. Au départ, indifférente, elle va peu à peu se révéler tour à tour sournoise et manipulatrice. Je n’ai pas réussi à m’attacher à elle ! Pourtant ce qu’elle a vécu est horrible, mais l’auteur n’arrive pas à la rendre humaine. Comme si Muna n’était plus… Mais même l’ombre de Muna, ce personnage né de ses malheurs n’arrive pas à attirer la sympathie. J’ai trouvé certaines choses incohérentes et incompatibles avec le vécu qu’elle a eu.

Pourtant l’auteur nous entraine directement dans le vif du sujet, on ne tourne pas autour du pot et c’est révoltant. C’est sombre à l’image de cette cave… Dont Muna n’est pas sortie indemne, malgré sa nouvelle situation et son nouveau statut…

Certaines scènes sont particulièrement violentes, la cruauté est palpable mais en même temps d’une platitude désolante ! L’auteur avait matière à construire une intrigue digne d’intérêt mais, elle reste en surface et les sentiments même s’ils sont bien décrits ne sont pas assez maîtrisés pour les rendre vivants et les faire ressentir par le lecteur.

Une surprise, assez déstabilisante attend le lecteur : deux fins dont celles prévue initialement, mais aucune n’a réussi à me convaincre.

La cave, est un thriller très sombre, qui montre toute la cruauté dont certaines personnes sont capables. Un sujet qui dérange, qui choque et que l’on a déjà pu apercevoir dans les faits divers…

J’étais très contente de pouvoir découvrir ce livre, pourtant j’ai été déçue, car tout est dit dans le résumé ! Du coup aucune surprise ne se profile.

Je remercie les éditions Robert Laffont et NetGalley pour cette lecture.

Au terme de ses études de français à l’université de Durham, elle travaille pour un magazine féminin dont elle devient rédactrice en chef, puis écrit dans divers journaux. Après avoir interrompu pendant sept ans son activité professionnelle pour se consacrer à l’éducation de ses enfants, elle se lance dans l’écriture et choisit d’inscrire son premier livre dans la plus pure tradition du roman noir britannique : « Chambre froide » paru en 1993 est immédiatement salué par la critique. « Cuisine sanglante », lauréat du Edgar Allan Poe Award aux Etats-Unis, et « La Muselière », qui obtient le Gold Dagger Award, connaissent un très large succès. Cinq de ses romans ont été adaptés à la télévision par la BBC à la fin des années 1990.

 

 

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