Parution : 10 avril 2017 – Auto-édité            Prix Numérique : 2,99€Prix Papier : 5,49€206 PagesGenre : Uchronie

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

J’ai vraiment du mal à faire un retour sur cette lecture…

Le Matin des Larmes fait partie des titres que j’ai sélectionné lors de la première étape du Prix. Les 10 premières pages ne m’avaient pas totalement convaincues, alors même que la 4ème de couverture promettait une belle surprise… Et la couverture ne m’emballait pas du tout ! Cette couverture est en totale contradiction avec le genre du récit et peut avoir un effet « repoussoir », ne laissant pas le lecteur s’approprier les choses. Une couverture plus abstraite aurait à mon sens été plus adaptée.

L’auteur tente de mener son intrigue sur plusieurs fronts en tentant de fusionner thriller historique, fantastique et uchronie. 3 genres que j’affectionne particulièrement. Malgré un postulat de départ assez intéressant, l’auteur se perd en route et le lecteur tente de démêler la trame sans y arriver.

Le récit reste plat, alors même que plusieurs rebondissements tentent de se glisser dans l’intrigue, le suspense n’est pas au rendez-vous et ne décolle pas. Je me suis ennuyée du début à la fin sans que mon intérêt ne s’éveille, ni pour l’intrigue ni même pour les personnages que j’ai trouvé apathiques, sans personnalités et à la limite de la caricature.

Quant à la plume, elle est simple, sans fioritures, ce qui peut plaire, mais pour moi elle manque de relief. Pour autant les phrases courtes et simples apportent une certaine fluidité au récit.

L’histoire aurait pu être intéressante, mais l’auteur n’arrive pas à se démarquer de Philip K. Dick et de son magnifique « Le Maitre du Haut Château ».

J’imagine que créer un univers à part entière en partant d’un fait historique n’est pas simple, mais j’ai vraiment été déçue, car j’espérais que l’auteur arriverait à rebondir, malheureusement cela n’a pas été le cas…

J’aurais souhaité que l’auteur apporte plus de nervosité, plus d’action. Ce n’est qu’à la toute fin que cela bouge un peu… Mais ça y est c’est fini…

Musicien et membre de la SACEM, il crée dans les années 1990, en compagnie de ses deux frères le groupe 5è Avenue avec lequel il enregistre l’album, « Les baratins du bar atteint ».

Après avoir écrit des chansons, des poèmes et des nouvelles, Bruno Sanna s’est lancé dans l’écriture de son premier roman, « Le matin des larmes » (2017).

 

 

La sensation de devenir folle commençait à lui effleurer l’esprit. Sa longue expérience de médecin ne suffisait pas à apaiser l’émoi qu’elle ressentait face à cette invraisemblance. Dans ses pensées, elle fit dérouler le film de sa journée de la veille en espérant trouver un détail qui lui permettrait de comprendre ce qui était en train de se passer. Elle se tortura l’esprit mais rien n’y fit, elle n’eut aucun début de réponse. Elle, qui arrivait toujours à remonter le moral de ses patients lors de ses consultations, s’effondra en larmes.

 

Auteur : Bruno Sanna

Éditeur: TohuBohu

Parution : 02/03/2018

Catégorie : Science-fiction

Nombre de pages: 144

Prix broché : 17€

 

 

À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour. Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau… Bruno SANNA est né en 1966 à Belfort, une ville de l’est de la France. Dans ce premier roman, il entraîne les lecteurs dans une aventure où le bien affronte le mal absolu.

 

Parution : 17 janvier 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 1,00€Prix Papier : 10,02€254 PagesGenre : Thriller humoristique

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore   🙂

En lice dans la catégorie Imaginaire, 11 serpents t’embraque dans une lecture atypique, cynique aux situations bien loufoques !

11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort. Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir l’auteur avec « le Fossile d’acier », un genre tout à fait différent, dont j’avais apprécié l’intrigue.

Ici, Philippe Saimbert s’attaque à un genre totalement différent et je dois dire que sa plume s’y prête bien. Même si j’ai eu du mal au départ, je ne voyais pas trop où il voulait m’emmener, au fil des pages je me suis prise au jeu.

Une lecture assez comique avec des situations aussi cocasses les unes que les autres. C’est jouissif, cynique mais les situations sont tellement farfelues, que cela en devient hilarant.

L’intrigue est construite comme une BD, c’est très visuel, même en l’absence de planches de dessins, on retrouve cette trame lorsque l’on plonge dans une BD déjantée !

La cousine Abeline, aussi riche qu’originale, propose à ses amis et famille, un jeu où ils devront se montrer drôles et machiavéliques. Et là, les personnages se lâchent et tout les coups bas sont permis pour arriver à leurs fins. Chacun d’entre eux, va user de ce qu’il a de plus machiavélique pour manipuler, faire mal et gagner ses faveurs et elle s’éclate bien, et nous aussi, tellement les situations sont réalistes et tordues.

Même si le début, peut paraitre long à se mettre en place, les stratagèmes sont efficaces, tordus et on en redemande.

Le personnage principal, Philippe est un auteur dont la réussite est assez fluctuante, il dit de lui-même que c’est un « looser ». Il enchaîne les problèmes, subit les humiliations de  ses proches, qui le prennent de haut, lui font bien sentir à quel point ils le trouvent minable, sans talent et sans volonté.

Je l’ai trouvé amusant, surtout dans sa manière de se dépeindre, de se raconter. A travers ses mots, l’auteur nous livre une part de ses pensées, il y a un peu de lui dans ses réflexions sur le monde de l’édition, sur le fait d’être un auteur, sur l’image qu’il dégage… Il y a une part de réalité, aussi dans la manière qu’a sa famille de le percevoir…

C’est un auteur raté, dont les bouquins « ne sont bons qu’à faire du feu de cheminée » qui se raconte de manière détachée et se veut observateur de cette famille, complètement déjantée et de la situation dans laquelle ils se retrouvent tous… Il est observateur plus qu’acteur de cette tragédie humaine qui se déroule sous nous yeux.

Tragédie qui fait ressortir les travers de l’être humain, capable de tout, même du pire, pour arriver à ses fins….

Un fois que l’on passe le premier tiers, on assiste à un feu d’artifice qui va se poursuivre jusqu’au twist final et là, je dis bravo à l’auteur, qui n’a vraiment pas mené ses lecteurs en bateau !

Avec ce final, on oscille entre stupéfaction et ahurissement, car rien ne le laisse présager, pourtant l’intérêt est maintenu tout le long des 200 dernières pages, par un auteur qui ne se contente pas d’une fin bâclée, bien au contraire, il colle un dernier rebondissement histoire de bien clouer le lecteur sur place. 

On va de surprise en surprise, parsemées de rebondissements aussi cocasses et cyniques les uns que les autres, le tout avec une plume travaillée, acide, hilarante et visuelle. 

Même si on peut s’interroger sur cette couverture un brin BD, elle prend tout son sens.

Sous ses airs de Légèreté, c’est un vaudeville, une comédie de mœurs à la Feydeau, qui décrit la médiocrité de ceux capables de toutes les bassesses pour arriver à leurs fins.

 

 

Elle m’avait répondu avec un sourire caustique :

Tout cela n’est que du gadget. Tu vois, le gros avantage des versions papiers, quand on tombe sur un mauvais livre, comme ton dernier, eh bien on peut s’en servir pour allumer un feu !
Et sous mes yeux effarés, elle avait balancé la liseuse dans la cheminée qui trônait dans sa salle à manger.

Auteur : Philippe SAIMBERT

Éditeur: Auto-édition

Parution : 04/03/2017
Catégorie: Thriller humoristique
Nombre de pages: 300

Prix papier : 9,99€

Prix Numérique : 3,99€

 

La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques.
Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort.
Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

Parution : 8 mars 2018 – Sonatine EditionPrix papier : 21€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 416 – Genre : Thriller psychologique

 

Après plusieurs années d’absence Mags, retrouve son frère dans le coma suite à une chute de plus de dix mètres de hauteur, dans l’immeuble où il vit. Un immeuble dont les logements sont destinés, aux personnes fragiles, que ce soit mentalement ou financièrement.

Lorsque Mags apprend que la police pense au suicide, elle n’y croit pas.

« Une autre histoire » nous entraine donc dans la recherche de la vérité par Mags, sa quête de vérité… Mais à travers ses recherches, elle part à la découverte de ce frère qu’elle ne connait pas.

Les chapitres qui lui donnent la parole, sont jalonnés de réflexions intimes, mais surtout on va peu à peu apprendre à connaitre Abe et Mags, on va connaitre leur fragilité, leur vécu… Leur différence est flagrante : elle avocate à Las Vegas, lui aide soignant auprès de personnes âgées, fragiles… Deux caractères, deux vies, deux vécus…Mags en cherchant à prouver que son frère n’a pas pu se suicider est en quête de rédemption, en quête de cet amour fraternel, en quête d’elle-même, même si au départ elle ne le sait pas… Alcoolique notoire, elle a choisi d’être l’avocate des véreux, comme un pied de nez à son passé… Dont on apprend peu à peu les travers, comme des désillusions…

L’auteur construit ses personnages à la serpe, d’une manière incisive, crue et sans délicatesse, pour mettre en avant leur caractère, mais surtout les rendre palpable. Chacun aura la parole, par chapitre interposé et chacun apporte une réponse à l’accident d’Abe… Ils s’étoffent au fil de l’intrigue et c’est comme si l’auteur avait fait le choix de les faire « grandir » au rythme de son récit, pour enfin les dévoiler complètement aboutis.

Cette construction permet d’avoir une intrigue avec une dynamique et un rythme ne permettant pas au lecteur de s’ennuyer.

La début a été un peu laborieux à se mettre en place… Mais plus je lisais, plus je voulais continuer… Une construction en entonnoir, qui peut être assez déstabilisante, car chaque chapitre représente un personnage… Du moins un point de vue, une information…. Avec un aperçu de ce que chacun a traversé quand il était enfant, permettant de déceler un « déclencheur ».

Sarah J Naughto, jongle avec nos émotions, en explorant la psychologie humaine, mais également des thèmes très noirs, destructeurs…

L’auteur arrive à mener par le bout du nez le lecteur avec plusieurs rebondissements, même lorsque l’on pense avoir tout compris, elle nous entraine vers « une autre histoire »…

Le final est diablement bien amené, surprenant…

Je remercie les éditions Sonatine pour leur confiance et NetGalley, grâce à qui j’ai pu découvrir cette plume vers laquelle je retournerai avec plaisir.

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Sarah Naughton est née dans le Dorset en 1975. Elle a travaillé une dizaine d’années comme publicitaire depuis la parution de son premier roman The Hanged Man Rises, en 2013 un thriller pour ado, elle se consacre à l’écriture et vit dorénavant à Londres avec sa famille. Une autre histoire, un thriller adulte, est son nouveau roman.

 

La vérité, ça n’existe pas ; la seule chose qui compte, c’est ce qu’on arrive à faire croire aux gens.

Auteur : Sarah J. NAUGHTON

Éditeur: Sonatine

Parution : 08/03/2018

Catégorie : Thriller psychologique

Nombre de pages: 416

Prix broché : 21,00€

Prix Numérique : 14,99€

 

La vérité n’est jamais là où on l’attend.

Élevée par un père violent et une mère soumise, Mags a fui l’Angleterre dès qu’elle a pu pour devenir une brillante avocate à Las Vegas. Lorsqu’elle apprend que son jeune frère, Abe, a été victime d’un accident et se trouve dans le coma, elle revient pour la première fois depuis longtemps à Londres. Là, elle a la surprise de rencontrer sa petite amie, Jody, dont il ne lui avait jamais parlé. Elle est plus surprise encore quand Jody, inconsolable, lui révèle qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un suicide. Dépressif, Abe s’est jeté par la fenêtre. Peu à peu, la version officielle semble néanmoins présenter d’étranges incohérences. Jody dit-elle toute la vérité ? Était-elle vraiment la petite amie d’Abe ou une experte en manipulation ?
À ce stade du résumé, votre opinion est sans doute déjà faite. Jody est coupable, elle a d’une façon ou d’une autre participé à la chute d’Abe, Mags va découvrir la vérité. C’est du tout cuit : un thriller de plus parmi tant d’autres. Eh bien, détrompez-vous. Si les apparences sont en effet trompeuses, vous n’imaginez pas à quel point. Vous êtes surtout loin de vous douter avec quelle maestria Sarah Naughton vous manipule.

Vous croyez lire une histoire et c’en est une autre, bien plus captivante, qui va se dévoiler.