Le Voile de Guillaume Lecasble

Parution : 2 mars 2018 – Editions TohuBohuCollection : Roman – Prix papier : 17€ – Pages : 144 – Genre : Science-Fiction – Thriller apocalyptique

Un roman sur le début de l’Apocalypse. Dans le silence de l’angoisse.

Un roman qui ne laissera personne indifférent ! Il est assez difficile de parler de ce bouquin, tellement les sentiments sont multiples. C’est un livre à part, avec une écriture emprunte de poésie. Un livre que l’on peut qualifier d’objet littéraire non identifié.

L’histoire en elle-même est très largement atypique, un brin décalée, que l’on peut difficilement classifier dans un genre précis. Pas d’indication temporelle, pourtant certains passages laissent à penser que l’ère numérique n’est toujours pas passée…

J’ai été intriguée par la 4ème de couverture qui ne dévoile rien et laisse planer le mystère. Je ne savais pas à quoi m’attendre et lorsque j’ai commencé à le lire, j’ai eu l’impression d’être aspirée et de perdre pied… C’est un genre totalement éloigné de mes lectures habituelles et cette fameuse zone de confort, même si j’aime m’en éloigner, est assez confortable pour être déstabilisée par le Voile.

Ici chaque voix a son propre flux, un corps immatériel et une âme, qui lorsqu’elle est diffusée se retrouve séparée du corps matériel. Elles s’envolent jusqu’à l’orée de l’atmosphère, afin d’attendre leur réunification… A force ces âmes forment un voile qui entoure la terre empêchant la lumière de passer. La fin du monde est programmée malgré la prise de conscience du phénomène… Oui je vous ai prévenu c’est vraiment décalé mais tellement métaphorique… L’image utilisée par l’auteur comme métaphore de la pollution est pour moi saisissante…

L’auteur a une imagination déstabilisante et même si parfois j’ai eu du mal à le comprendre ou le suivre, on est transporté comme dans un rêve dont aimerait bien s’extraire tout en essayant de comprendre.

Les silences sont salvateurs… Le calme avant la tempête est perceptible dans cette urgence apocalyptique et pourtant l’humanité qui transpire est tellement belle et palpable. L’ambiance est certes très particulière, mais c’est tellement bien écrit et tellement beau que cette fin du monde est vécue avec calme et sérénité. J’ai eu le sentiment de retrouver cette ambiance étrange que j’avais eu le plaisir de découvrir dans « Melancholia », un film de Lars von Trier sorti en 2011, avec Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg…

Chacun se recentrant sur ce qu’il a de plus important à ses yeux retrouve une paix palpable dans cette atmosphère apocalyptique.

Je remercie Charlotte de la maison d’édition Tohu-Bohu pour sa confiance et pour le plaisir que j’ai pris avec cette lecture.

Romancier, peintre, cinéaste. Pour ses amis, il est jardinier et cuisinier. Dans sa bibliographie, des livres d’enfants, un livre de recettes de cuisine, un petit livre d’humour et d’amour – Le Code de l’amour. Et surtout des romans : Lobster, Seuil, 2003 ; Cut, Seuil, 2004 ; Celluloïd, Panama, 2005 ; Linge sale, Panama, 2008 ; Le Fils de la bonne, Jbz & Cie, 2010 ; Novice, La Fanfare, 2015. (source Amazon)

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