Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – La brèche de Pauline Perrier

 

Parution : 24 juin 2017 – Auto-édité – Prix Numérique : 0,99€236 PagesGenre : Dystopie

 

Ce livre a été sélectionné pour le Prix des Auteurs Inconnus, que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore là….

Dans un pays où règnent la dictature, la délation et le mépris des pauvres, faire profil bas est le meilleur moyen de s’en sortir. Pourtant, Blake a du mal à se plier aux règles imposées par La Coalition… Rien ne le prédestinait à une existence hors du commun. Son seul objectif : survivre.
Sa vie bascule le jour où il découvre l’existence de La Brèche, une organisation secrète qui se tapit dans le ventre de la Capitale. Dès lors, toutes les certitudes de Blake vont être remises en cause.

Dès les présélections du Prix des Auteurs Inconnus, j’ai été intriguée par la mise en route du récit, même si j’avais un peu peur, que ce soit trop calqué sur les différentes dystopies, manquant ainsi d’originalité.

Ces dernières années, les dystopies ont le vent en poupe et se démarquer en construisant une intrigue originale n’est pas une chose aisée… Pour autant, l’auteur Pauline Perrier arrive très bien à construire un monde semblable au nôtre, ancré dans notre réalité, tout en lui conférant un univers à part.

Ici, nous ne sommes pas dans Hunger Games ou dans Divergentes… Il y a un côté réaliste qui dépasse largement la dystopie…

On transpose la Brèche dans certaines contrées du monde et nous ne sommes plus dans une Dystopie… Mais bien dans une réalité alternative…

Le fait de ne pas ancrer son récit dans une réalité précise, permet au lecteur de se l’approprier et de transposer où il veut.

Avec une plume très imagée et agréable, l’auteur nous entraine dans le sillage de Blake, un jeune homme de 20 ans, qui a grandit dans un État policier, violent. Le pays est complètement enfermé… Fermé, pour le « bien de tous », pour « protéger »…. Tout est sous contrôle et aucune information ne parvient de l’extérieur…

Pour couronner le tout, l’argent et la nourriture se font rares. La pauvreté et les pauvres sont identifiés comme le rebus de la société… Il est interdit de donner aux mendiants sous peine d’être arrêté. Pour entretenir cette peur, les médias sont manipulés et les émissions diffusées ne font qu’entretenir ce climat de méfiance et de peur…

Avec la Brèche, l’auteur présente une analyse grandiose de la dictature et de la peur. Les personnages sont très bien travaillés, ce qui permet au lecteur de facilement s’identifier et de vivre l’action à leur côtés, sur un rythme qui va crescendo pour se terminer en apothéose…

Tout est visuel chez l’auteur, les moindres descriptions, les odeurs et surtout cette lutte prégnante qui transpire à travers les lignes. Le tout donne un rythme dense et d’une belle qualité visuelle qui arrive à convaincre le lecteur.

Le récit prend de l’ampleur une fois que la Révolution fait profiler l’espoir d’une vie meilleure… La lutte se construit pour passer à une autre étape et s’affranchir de cette dictature. L’auteur maintien le suspens jusqu’à la toute fin, puisqu’elle n’hésite à retourner les situations et à malmener ses personnages. Comme dans la réalité, les échecs permettent de faire avancer les choses, pour mieux appréhender l’avenir…

On sent une certaine maturité dans le récit, mais surtout dans la partie où l’auteur s’adresse au lecteur, avec une pointe de moralité : « croire en soi et en ses rêves »

Un premier roman, avec une écriture fluide et imagée, l’auteur accroche son lecteur avec des personnages attachants, d’une réalité saisissante et une intrigue de qualité.

Un seul bémol, mais cela n’enlève rien à mon ressenti général, j’aurais souhaité avoir plus d’information, notamment sur l’idéologie du régime ou sur l’intérêt du gouvernement d’isoler les pauvres en les bannissant ?

Née à Nîmes en 1995, Pauline Perrier se tourne très tôt vers l’écriture. A 17 ans, elle gagne le premier prix du concours littéraire de la Fête des Chants de Marins, un prix organisé par la ville de Saint-Jean-Port-Joli au Québec. Après un bac ES, elle effectue une hypokhâgne-khâgne au lycée Joffre de Montpellier, passe les concours de l’Ecole Normale Supérieure, où elle obtient la sous-admissibilité, ainsi que les concours d’entrée aux écoles de commerce.
Elle intègre Toulouse Business School en 2015, où elle se spécialise en marketing. C’est en 2017, à seulement 21 ans, que son premier roman « La Brèche » est publié par la maison d’édition suisse 5 Sens.

– Site officiel : http://paulineperrier.com/
– Twitter : https://twitter.com/PaulinePerrier_
– Instagram : https://www.instagram.com/paulineperrier_/
– Facebook : https://www.facebook.com/pauline.perrier.auteure/

2 réflexions sur « Prix des Auteurs Inconnus – Catégorie : Premier roman – La brèche de Pauline Perrier »

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