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Parution : 14/12/2018 – Auto-édition Prix papier : 4,49€ – Prix numérique : 0,99€ – Pages : 56 – Genre : thriller-historique, drame

Un sujet difficile à évoquer, pas évident à appréhender, pourtant Brian B. Merrant, le fait de belle manière, dans cette nouvelle de 56 pages. Arriver à captiver le lecteur avec une nouvelle n’est déjà pas chose aisée, quand en plus l’auteur décide de lui donner une forme épistolaire, l’exercice se complique. J’étais donc curieuse de voir comment l’auteur allait aborder la bête… Et, je dois dire que j’ai été agréablement surprise.

Vous me direz 56 pages, c’est court pour être surprise… Que nenni, car ici la forme, la plume, l’intrigue sous fond de première guerre mondiale, les personnages tout est bien posé.

De par sa longueur, le récit plonge directement dans l’intrigue avec la déclaration de la première guerre mondiale en 1914, et la présentation des orphelins de la Haute-Barde réquisitionnés. C’est à Joseph, le plus jeune orphelin, taiseux et solitaire, que l’auteur va nous faire suivre à travers sa correspondance avec son chat. Cela aurait pu être rigolo, je dois dire qu’au départ c’est ce que je me suis dis… Mais c’est beaucoup plus profond qu’on ne le pense. Cette anecdote ne fait que mettre le doigt sur la jeunesse du personnage principal qui n’est qu’un enfant, qu’on envoie à l’abattoir.

En 56 pages, l’auteur a réussi à m’émouvoir mais surtout à me montrer qu’il a du talent, même si le style littéraire est simple, certainement pour rendre la lecture accessible au lectorat plus jeune. Et surtout, cela met l’accent sur la jeunesse du personnage principal, à travers cette correspondance intime entre Joseph et Louis qui est émouvante.

Emouvante, car suspendue entre deux mondes, entre la vie et la mort, qui peut faucher ce gamin qui n’avait rien demandé…

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Aixois de 28 ans, il a été rédacteur technique dans l’industrie vinicole puis planificateur avant de se consacrer à l’écriture. Nominé au Prix Concours de l’Auteur Indépendant 2017, avec son livre « Espoir, sors-moi du noir »

 

 

Parution : 16 mai 2018 – Sonatine EditionPrix papier : 23€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 448 – Genre : Thriller Historique

Avec Matthew Carr, on se retrouve parachuté dans l’Espagne du 16e siècle. Le 16e siècle où l’odeur du cramé des bûchers de l’Inquisition est très présente. Les bûchers flambent pour la gloire de Dieu et pour la paix des âmes innocentes, perverties par le Malin. Les liens entre l’Église et l’Etat n’ont jamais été aussi forts permettant à l’Inquisition de faire ce qu’elle veut de ces malheureux promis à l’enfer…

L’Espagne a été arrachée à cette longue occupation des Maures, qui aura laissée des traces, tant religieuses, culturelles qu’architecturales. Malgré les conversions en masse, souvent par la force… L’Inquisition vit dans un climat de suspicion omniprésent. Ces conversions, sont-elles sincères ? La torture, la terreur sont palpables et la vie de chacun peut basculer du jour au lendemain sur simple doute ou délation.

Le meurtre d’un simple curé, le Rédempteur qui promet le retour du califat en Espagne et c’est le feu aux poudres, enfin aux bûchers dont les cendres ne sont jamais froides.

L’auteur propose plusieurs genres dans son intrigue, y mêlant tout à la fois une aventure digne des trois Mousquetaires, une enquête menée de main de maître avec des personnages brillamment campés, le tout servi sur une toile historique que l’on connaît peu.

Cette densité dans l’intrigue, trouve un large écho dans notre présent et c’est plutôt agréable, même si j’aime beaucoup les thrillers historiques, cela permet de réaliser que l’histoire n’est que recommencement…

En lisant ce bouquin, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec le film de Youssef Chahine « le destin », dont j’ai savouré chaque minute, tellement il était documenté, travaillé. Nous sommes ici dans le même genre, sans lourdeur ou ennui. La plume est visuelle, parfois poétique avec un brin de malice. On retrouve cette atmosphère particulière, sombre,  mais poétique avec une enquête qui se révèle un apprentissage de fond comme avec « Le nom de la Rose » de Umberto Eco. Dont l’influence n’est pas loin.

Il y a pourtant dans « Les Diables de Cardona » une modernité sous-jacente qui ne fait que mettre en exergue les limites de notre époque… Je dirais même les régressions de notre époque. La peur de l’autre, de l’inconnu, la haine des homosexuels, la condition des femmes… Bref tout y est sauf que nous sommes au 16e siècle ! Et c’est plutôt effrayant, car on réalise avec cette lecture, que notre modernisme ne fait qu’accroître la régression. Mais surtout, que malgré la modernité, les idées sont toujours présentent et n’ont pas évolué…

Une lecture qui laisse quelque peu un goût amer lorsque l’on observe le peu d’avancement dans le domaine de la tolérance et surtout à quel point la bêtise humaine est toujours présente… Larvée pour certaines, mais prégnantes pour d’autres…

L’auteur ne se contente pas de nous servir une simple fresque historique, puisqu’il l’agrémente d’une belle intrigue policière où le lecteur va tout à tour se perdre entre les fausses pistes et les personnages parfois discutables qui ne sont là que pour brouiller les indices.

Une intrigue brillante, menée avec brio, un page turner qu’on ne lâche pas facilement, tellement la plume est belle.

Avec « Les Diables de Cardona », on se sent plus intelligent en refermant le livre. Non seulement, on a lu un très bon thriller, mais en plus, un pan entier de l’histoire de l’Espagne n’a plus de secret pour nous. C’est malin et c’est bon.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Historien et spécialiste des religions, Matthew Carr est l’auteur de plusieurs livres de non-fiction. Également journaliste, il écrit pour The Guardian ou encore The New York Times et participe régulièrement à des conférences et à des séminaires. Né à Londres en 1955, Matthew Carr est reporter pour The Observer, The Guardian, ainsi que pour la BBC. Il a couvert de nombreux conflits : affrontements mafieux en Sicile, escouades de la mort espagnoles, conflit israélo-palestinien. Il vit actuellement dans le Derbyshire.

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Parution : 18 janvier 2018 – Éditeur : Taurnada – Prix papier : 9,90€ – Prix Numérique : 5,99€ – Pages : 260 – Genre : Thriller- historique

J’ai déjà eu le plaisir de découvrir la plume d’Estelle Tharreau avec l’impasse et j’ai été très heureuse de pouvoir me plonger dans son thriller-historique. Une plume toujours aussi sombre qui porte une intrigue avec en toile de fond une vérité historique dont on parle peu.

Même si nous sommes dans une fiction, le fait d’ancrer ses personnages dans ces évènements historiques, apporte un nouveau regard sur ce qu’un pan de notre passé peu glorieux, tente de cacher.

Estelle Tharreau met sa plume au service de ces oubliées de la seconde guerre mondiale, car rien n’est soit blanc ou noir, plusieurs nuances de gris sont toujours là pour apporter un éclairage différent et enfin mettre en exergue certains points que beaucoup souhaiteraient occulter…

Les personnages servent une intrigue très bien ficelée, dans un petit village théâtre des drames humains. L’amour, la haine, la peur, la trahison, sont des sentiments encore prégnants plus de quarante ans après les évènements, car personne n’a oublié et les souvenirs vivaces ne vont faire que raviver ces sentiments au service de faits historiques.

Pourtant, les non-dits trouvent toujours le chemin de nos cœurs.

Estelle Tharreau créée des personnages de fiction avec une résonance sensible et profonde où l’humanité prend tout son sens. Car c’est bien de cela dont elle nous parle ! L’humanité dans tout ce qu’elle peut avoir de cruelle mais surtout de beauté, de bonté et le futur est nécessairement imprégné par les empreintes profondes de notre passé.

Mais ses personnages ne sont pas seulement des êtres humains, en effet les lieux sont profondément visuels campant un rôle à part entière. Le Mont-Eloi ressemble à tout ces villages où chaque habitant participe à la vie de l’autre. Tout se sait, mais rien ne se divulgue… Rien ne doit transpirer des horreurs faites. Un peu comme dans une famille où chacun fait semblant de ne pas savoir…

Tout un village connaissait les faits, tout un village a participé aux horreurs, mais surtout chaque habitant à choisi de se taire afin d’enfouir ce secret… Un secret honteux… Mais qui va meurtrir les concernés une fois divulgué.

Un roman sur les choix de vie, sur les non-dits mais surtout un roman qui montre que malgré les horreurs de la guerre, l’être humain reste un humain et ne peut échapper à ses sentiments. Des sentiments exploités avec brio et portés par une plume d’une grande humanité malgré la noirceur qui les imprègnent.

Les années n’effacent pas les faits et le temps qui passe ne fait peut-être que mettre en évidence une réalité encore présente…

« Tous, hommes, femmes et enfants présents avaient péri. Elsa se perdait dans cette vision d’horreur. Elle gravait dans sa mémoire ces quelques ares de forêt qui, des années après, respiraient encore la souffrance et la mort. »

Merci à Joël pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’accorde.

Passionnée de littérature depuis l’adolescence, Estelle Tharreau parcourt les genres, les époques et les pays au fil des auteurs qu’elle rencontre. De cet amour de la littérature est née l’envie d’écrire. Ayant travaillé dans le secteur public et privé, elle vit actuellement en Franche-Comté où elle partage son temps entre sa famille et l’écriture.

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Parution : 27 mai 2013 – Prix papier :  12,47€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 398 – Genre : Thriller fantastique

Mes biens chers frères mes biens chères sœurs…. Priez pour nous….

Pour Ronnie Day, âgé de 13 ans, la vie n’est pas drôle : ses parents se sont séparés, son frère Tim est une calamité sans fin, pas moyen de savoir si Melanie Ward l’aime ou le déteste et Jésus-Christ ne veut pas demeurer en son coeur. En plus, il doit passer tous les jours à à côté de l’église rouge, où se cache le Monstre du Clocher.

Mais son plus gros soucis est qu’Archer McFall est le nouveau prédicateur à l’église et que sa maman veut qu’il assiste à des messes de minuit avec elle.

Le Shérif Frank Littlefield déteste l’église. Son petit frère est mort dans un accident à l’église il y a vingt ans de cela et il commence à voir le fantôme de son frère…

L’écriture est fluide, l’imagination du lecteur est très souvent sollicitée et mise à mal… La narration donne plusieurs perspectives, ce qui parfois est difficile à suivre. Pour autant le développement de l’intrigue est très bien fait et cela rend agréable la lecture.

Le rendu d’un esprit mentalement déséquilibré est parfait.

C’est sanglant et effrayant. Mais le plus flippant, ce n’est pas tant le surnaturel, mais bien le pouvoir que les fanatiques religieux ou les gourous peuvent avoir sur leurs victimes confiantes.

A quel moment la ferveur religieuse franchit-elle la ligne? A quel point devient-elle obsession au-delà du raisonnable ?? Plus important encore, qui peut dire que sa croyance est meilleure que celle de son voisin ?

Un livre présenté comme un livre d’horreur, mais c’est plus un thriller fantastique.

Je n’ai pas eu cette peur escomptée, mais tous les ingrédients sont là : un homme qui fait froid dans le dos, un prêtre suicidaire, un rire ambiant effrayant, une maman qui embarque ses gosses dans sa folie religieuse, des petits garçons avec des vers dans la bouche…

L’histoire aurait pu être élaguée d’une centaine de pages,

Le point négatif, qui peut rendre la lecture incompréhensible, c’est la traduction !

Une lecture troublante, une histoire d’hommes effrayants…

Une intrigue bien construite, qui oscille entre surnaturel et enquête policière, l’auteur maintien le suspense avec une histoire intéressante, dont on a envie de découvrir le fin mot, même si certains aspects restent prévisibles.

Malgré un ressenti général assez positif, j’ai été très déçue de la traduction ! Mais que c’est -il passé ?

Beaucoup de phrases mal traduites, ce qui oblige à une relecture pour en comprendre le sens, ce qui casse le rythme de lecture et gâche l’intrigue !

Parution : 15 février 2017 – Editeur : Presses de la cité Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 316  – Genre : Thriller historique

J’ai d’abord été très surprise par le choix de certains mots, mais en fin de compte on se laisse facilement transporter par cette enquête atypique et ce Cap’taine Hube, un homme au grand cœur qui pour l’époque se fou pas mal de la couleur de la victime. Il est révolté par le meurtre de cette petite fille, esclave noire, retrouvée assassinée, le corps recouvert de symboles vaudou…

La Nouvelle-Orléans est décrite d’une manière tellement incroyable, au point de se balader dans ses rues et de sentir les effluves qui s’en dégagent et malgré l’horreur, cela rend cette ville « humaine ».

La cause des esclaves est déterminante dans ce récit et l’intrigue tend à montrer que la lutte s’est faite aussi bien par les noirs que par des blancs, convaincus par une cause juste…

Malgré l’opposition de son supérieur, il se lance corps et âme dans cette enquête qui le mènera bien plus loin qu’une simple résolution… Une enquête qui met en exergue la guerre de Sécession se profile, l’affranchissement des esclaves. Mais aussi la place de la femme, à travers cette sorcière vaudou, par laquelle le destin se joue… Le destin d’une Nation… Le destin d’hommes de fois et d’honneurs…

Le lecteur se laisse facilement transporter par l’écriture très visuelle de l’auteur.

Les descriptions sont étayées, sans tomber dans des longueurs superflues, parsemées de reconstitutions historiques avec des scènes et des mots qui peuvent parfois choquer, mais cela cadre bien avec l’époque choisie. Cela rend la lecture encore plus précise sur l’esclavagisme et sa perception.

L’auteur a fait un travail de recherche d’une grande qualité pour en faire un livre d’une très bonne facture, pour qui s’intéresse à cette période historique et à l’esclavage.

Je ne connaissais pas l’auteur, mais j’ai beaucoup aimé sa plume et cet auteur canadien a une carrière assez prolifique.

Camille Bouchard entraîne ses lecteurs, grands et petits, sur divers continents en de nombreuses époques. Auteur et aventurier, il écrit constamment et voyage inlassablement. Ses œuvres ont remporté de multiples et importantes récompenses. Il fut lauréat du Prix littéraire du Gouverneur général en 2005, puis finaliste à six reprises, notamment pour Les Forces du désordre et pour Nouvelle-Orléans, publiés chez Québec Amérique.

 

 

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Parution : 28 octobre 2017 – Prix papier :  7€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 368 – Genre : Polar- thriller


Un thriller qui commence sur les chapeaux de roues, le lecteur est de suite plongé dans le vif de l’intrigue…. Et tout comme le personnage principal, Milica, on se demande bien dans quoi l’auteur nous embarque.

Un road movie implacable, vers un destin que l’on croit maitriser… Mais dont les embuches, les cadavres et les différentes intrigues, montrent bien qu’elle ne maîtrise pas grand chose… Et cela depuis la première ligne du livre…

J’ai apprécié la partie sur les révélations que l’auteur, livre au lecteur, après l’avoir manipulé dans tous les sens… Après lui avoir fait croire que la vérité était ailleurs…

En fin de compte, nous sommes manipulables par ceux que nous aimons…. Même si nous croyons que nous maitrisons les choses, il suffit de « tomber » sur une personne calculatrice et tout le château de carte s’écroule…

C’est ce qui arrive à Milica… Qui se retrouve entre la Serbie et la France, en quête de vérité….

L’idée est très intéressante, l’expérience Cendrillon est un bon thriller, avec une écriture fluide dans lequel le lecteur n’aura aucun temps mort. C’est cruel à souhait…

Pour autant, je n’ai pas ressenti d’empathie pour Milica, l’auteur n’a pas réussi à me la rendre sympathique. Elle m’a exaspéré par sa naïveté, ses questionnements, son immobilisme, même en étant en mouvement… Je sais c’est paradoxal, mais j’ai trouvé qu’elle subissait les choses malgré les choix qu’elle faisait, tout était dictée…

Comme une marionnette qu’on guide avec une télécommande….  J’ai eu par moment envie de la secouer et de lui dire « eh ! Mais réveille-toi ! »

La mise en scène imaginée par l’auteur, dépasse ce à quoi s’attend le lecteur… Un roman perfectible, le personnage principal, se pose beaucoup trop de question, répétitives et on se lasse vite de ses états d’âmes…  Pour autant, la quarantaines de pages à la fin, apportent une lumière différente à l’intrigue, enfin on comprend et l’auteur dénoue la machination, dont Milica, n’est pas la seule victime…

Du suspense, une intrigue intéressante, un thriller qui se lit bien et avec plaisir, même si le personnage principal manque de personnalité.  Ce manque de personnalité, est certainement voulu par l’auteur, ce qui expliquerait son attitude…

Merci à l’auteur et à SimplementPro pour cette lecture et pour la confiance qu’il m’a accordé.

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement. Il a publié sept romans à ce jour, dans des univers et sur des thèmes très différents : romans noirs, contemporains ou historiques, évoquant transmission familiale, influence de la littérature, fidélité dans l’amitié ou violence conjugale. Quelques points communs les relient néanmoins entre eux : un attachement aussi important à la langue qu’à l’intrigue et une petite tendance à manipuler les lecteurs jusqu’aux toutes dernières lignes.