Chacun sa vérité de Sara LÖVESTAM

Parution : 3 novembre 2016 – Editeur : Robert Laffont Collection : La Bête noirePrix papier : 19,00€ – Prix Poche : 6,95€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 304 – Genre : Thriller-psychologique

  

Construire une intrigue qui saura se démarquer se révèle parfois être un vrai challenge pour l’auteur, surtout quand ce même auteur n’avait ni l’intention, ni l’impression d’écrire un polar…

Pourtant son bouquin a obtenu un franc succès, en Suède avec le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

Je ne classerais pas ce livre dans la catégorie des Polars…

L’auteur arrive à planter son intrigue en partant d’une histoire, assez banale, mais qui peut faire basculer la vie des protagonistes, construits avec brio par l’auteur.

D’un côté, on a Kouplan, un détective privé, sans vraiment l’être, qui ne veut qu’une chose, passer inaperçu aux yeux de la police… La seule chose qu’il attend, c’est d’avoir ses papiers…

De l’autre côté, on a cette maman, Pernilla qui perd sa fille Julia, six ans, lors d’une virée au centre commercial. Pourquoi elle ne prévient pas la police ?

L’intrigue va peu à peu se mettre en place, sous la plume de l’auteur qui va entrainer son lecteur dans la réalité des sans-papiers mais pas seulement… La psychologie des personnages est extrêmement bien décortiquée pour laisser place aux questions que le lecteur ne peut que poser…

En se lançant dans son enquête, Kouplan va parcourir tout Stockholm, côtoyer des criminels, pour qui les clandestins sont des proies faciles. Entre le jeune homme qui se sent traqué et cette mère fragilisée, la confiance se construit et va mettre en lumière certaines zones d’ombres…

C’est cette relation qui donne vie à ce livre, car l’histoire en elle-même est assez banale, mais elle devient touchante sous la plume de l’auteur avec des phrases nerveuses et courtes qui transpirent d’émotion.

Un récit, court mais intense qui entraine le lecteur vers un final, que l’on devine, en partie, mais qui se termine par une révélation inattendue… Et c’est là que le talent de l’auteur réside ! Elle met un point final qui explique la construction d’un personnage…

Sara Lovestam décrit l’immigration et le ressenti des réfugiés sans fioritures et de manière touchante. On sent que l’auteur veut faire évoluer le regard de la société et je dois dire que c’est cohérent, bien construit et extrêmement bien mené.

Un polar qui n’en est pas un… Un livre qui trompe, mais un livre où chacun a sa vérité…

Née en 1980, considérée comme l’une des nouvelles voix littéraires suédoises, Sara Lövestam est déjà l’auteur de trois romans parus aux éditions Actes Sud, dont En route vers toi (publié le 5 octobre 2016). Grâce à des personnages souvent en marge ou en quête d’identité, elle réussit à mettre subtilement en lumière les enjeux de société actuels, et amène ses lecteurs à questionner le statu quo. Son talent est salué par la critique, unanime, et par son public, toujours plus fervent.
Premier volet de la tétralogie Kouplan, Chacun sa vérité a reçu le prix de l’Académie suédoise des auteurs de polars 2015.

 

Prix des auteurs inconnus 2017-2018 – Petit point sur mon avancée

Le « Prix des Auteurs Inconnus« , que je vous invite à découvrir Ici ou ici ou encore , récompensera chaque année quatre auteurs issus de l’auto-édition ou publiés en petites maisons d’édition.

Ce prix littéraire est organisé par Amélia Varin et Virginie Wicke, des blogs Les histoires d’Amélia culture geek et Beltane lit en secret.

Mes lectures dans le cadre du Prix avancent bien, du coup j’avais envie de faire un ptit topo pour que vous puissiez suivre l’aventure avec moi 🙂

Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l’Arménien, est retrouvé en forêt de Touffou. Deux balles dans la peau, et partiellement calciné. Assassiné. Mais par qui ? Et qui était vraiment l’Arménien ?
Un trafiquant de cocaïne notoire, comme le pense l’inspecteur Greg Brandt ?
Un copain de virées avec qui écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand, son premier et peut-être unique ami ? Un jeune orphelin perturbé, mais à l’esprit vif et éveillé, comme le pense Françoise de Juignain, sa psychiatre depuis 20 ans ? Rien de tout cela, bien plus encore ?

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Naëlle possède un étrange don de voyance. Le hasard la jette seule en pleine campagne, dans un vieux moulin qu’elle pense pouvoir restaurer. Julien est un gamin de dix ans, solitaire et peu bavard. Une exquise amitié — qui n’aurait pas dû naître — se noue entre eux. Mais pour la jeune femme, cette complicité semble compromise d’avance. Elle est sûre d’une chose : Julien ne pourra pas recevoir longtemps l’amour dont il a besoin. Ses visions lui font savoir que le destin de l’enfant est déjà tracé, et qu’elle n’y est pas étrangère… Une escapade pleine de vie, entre tendresse et suspense, où l’étrange s’invite sur la pointe des pieds.

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Lille, novembre 2010, le corps sans vie d’une adolescente est retrouvé près de la Deûle enneigée, dans d’étranges conditions. Cheveux scalpés, habillée mais sans sous-vêtements, un billet de vingt euros dans la main, tout prête à croire qu’il s’agit d’un crime sexuel. Véronique De Smet, commissaire chargée de l’affaire semble piétiner, les meurtres s’enchainent et l’enquête est au plus bas. Pourtant, un revirement de situation permettra à Véronique de mettre la main sur le présumé meurtrier, un trentenaire qui semble être le coupable idéal. Mais, l’est-il vraiment ? Aidée de l’inspecteur Bernier, Véronique réalisera un travail de fond, sur l’enquête et sur elle-même, pour démêler cette affaire, où rien ne semble être ce qu’il parait…

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Rien ne prédestinait Blake Rivers à une existence hors du commun. Tout juste âgé de vingt ans, le jeune homme n’a jamais poursuivi qu’un seul objectif : survivre. Dans un pays où règnent la dictature, la délation et le mépris des pauvres, faire profil bas est le meilleur moyen de s’en sortir. Pourtant, Blake a du mal à se plier aux règles imposées par La Coalition…
Sa vie bascule le jour où il découvre l’existence de La Brèche, une organisation secrète qui se tapit dans le ventre de la Capitale. Dès lors, toutes les certitudes de Blake vont être remises en cause.

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Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant, poussé par un formidable élan de survie. La rencontre de Margueritte, aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie. Mais qui sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie d’avant ? De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la vérité finira par s’imposer comme une évidence…

lu (chronique en cours)


À la fin de l’année 1923, un corps est repêché dans le fleuve Chicago. Les années qui suivent, chaque mois, à la même date, un homme arpente les allées du cimetière. Il vient fleurir la tombe de la victime. Comment celle-ci a-t-elle filé sa corde ? L’histoire commence deux ans plus tôt, en 1921. Elle relate les événements qui ont conduit au drame.


Si votre cœur est animé par la vengeance, que devient votre âme ?

« Mon frère, si tu crois encore assez en quelque chose pour t’y raccrocher, fais-le ; car je vais te retrouver et te tuer. »

Laissez-vous emporter par ce premier opus des aventures fantastiques de Ray Shepard !


Elle ne connaît rien de ce monde, hormis la noirceur et les ténèbres dans lesquelles elle a évolué pendant dix ans. Bercée par les cris, nourrie par la violence, et déshumanisée, elle avait perdu toute notion de vie et de bonheur. Mais voilà qu’une lueur d’espoir vient percer l’obscurité qui l’habite. Aujourd’hui, elle a été achetée. Aujourd’hui, elle va enfin quitter cet enfer qui l’a vue grandir, et goûter à un semblant de liberté.


L’Imagerie est un roman de science-fiction mettant en scène Alix, jeune étoile montante du cinéma, qui apprend lors des dernières prises de son prochain film la mort de sa femme et de son enfant, Sophie et Max. Pour l’accompagner dans cette épreuve particulièrement douloureuse, Alix peut compter sur Dolorius, sa Souffrance. Il s’agit d’un être à l’origine des maux et des douleurs des hommes. Derrière chaque blessure, qu’elle soit physique ou psychique, une Souffrance est à l’ouvrage. Mais jamais Dolorius n’avait eu affaire à une douleur si aiguë, si inassouvissable. Il comprend vite que pour sauver Alix, il n’y a qu’un moyen. Lui rendre Sophie et Max. C’est ainsi que les deux personnages feront tout pour tenter de rejoindre L’Imagerie, lieu mystérieux et inconnu où finissent les âmes des défunts.


Depuis toujours, Elle nourrit de grandes ambitions. Sur le point de démarrer une thèse en sociologie, elle rencontre le beau et charismatique Pierre, tout aussi ambitieux qu’elle. Néanmoins, deux ambitieux dans le couple, cela fait un ambitieux de trop. Aujourd’hui mariée et mère de trois enfants, après avoir mis sa vie professionnelle entre parenthèses depuis sept ans et s’être entièrement consacrée à sa famille, la jeune femme aspire à autre chose qu’à sa position de maman et d’épouse. Plus que tout, elle souhaite changer de vie, lassée de ce morne quotidien dans lequel elle se consume peu à peu. Devant la détresse de la jeune femme, Pierre joue les aveugles car pour lui, rien ne doit changer. Les relations dans le couple deviennent de plus en plus tendues. Le combat se fait de plus en plus acharné. Jusqu’au jour où… l’orage éclate. Une tempête aux dommages irréversibles pour toute la famille ?


Catégorie qui regroupe les romans Science-Fiction-Fantasy-Fantastique, ainsi que les Thrillers et les polars.


Rencontrez le fabuleux alchimiste à tête de chat. Suivez la timide adolescente aux mille masques. Admirez les lueurs du dresseur de feux follets. Sauvez l’enfant tombée dans un coma lunaire. Entre carnavals nocturnes et labyrinthes oubliés, tentez le plus impossible des voyages.

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La terrible cousine Abeline, aussi riche qu’originale, convie amis et famille dans son domaine pour leur faire une étrange proposition. Elle leur propose un jeu où les participants devront se montrer drôles et machiavéliques. Elle cédera la moitié de sa fortune à celui ou celle qui remportera le défi.
11 invités. 11 serpents. Le gagnant sera celui qui mordra le plus fort. Coups de théâtres, scènes cocasses et parfois cruelles vont s’enchaîner jusqu’à l’incontournable twist final.

lu (chronique en cours)


Un alchimiste. Un trésor englouti. Une magie oubliée qui se goûte et se savoure…

Du haut de sa tour du Palais Suspendu, Misha étudie ses grimoires et réchauffe ses alambics. L’alchimiste du roi est un créateur talentueux. Il invente des sortilèges et murmure des poèmes pour transformer la magie en outils insolites.

Son quotidien est bouleversé par la capture de trois rebelles des îles Liberté qui luttent pour leur indépendance. Pourquoi la princesse Séléna s’est-elle livrée à ses ennemis ? L’alchimiste soupçonne la prisonnière de profiter de sa captivité pour leur tendre un piège.

La belle étrangère prétend que son navire contient des trésors dignes des légendes, l’héritage d’un antique peuple des mers. Ses ruses et ses manigances se teintent de mystère, de magie, et d’une alchimie fabuleuse qui pourrait changer le destin du royaume.

lu (chronique en cours)


À son réveil, avec un mal de tête et des courbatures partout, Sophie crut apercevoir son mari sortir de la chambre. L’émotion qui l’avait submergée la veille en regardant les photos devait probablement lui jouer des tours. Cependant, elle trouva qu’il régnait une étrange atmosphère dans la pièce. Pour s’assurer que ce n’était pas le fait de son imagination, elle se leva et ouvrit les volets roulants pour laisser entrer la lumière du jour.
Elle fut stupéfaite en découvrant que cette chambre ne correspondait en rien à la sienne. De la décoration au mobilier, tout était différent. Elle resta immobile, seul son regard balayait cette pièce qui lui semblait étrangère. Après une brève réflexion, elle se précipita dans la chambre de sa fille et fut surprise de découvrir une pièce complètement vide. Abasourdie, elle se rendit dans celle de son fils et s’aperçut qu’il s’agissait cette fois d’un bureau…

lu (chronique en cours)


Quand l’Amour entraîne l’âme vers les Ténèbres…

À 17 ans, Seïs Amorgen est nommé pour intégrer la plus grande confrérie du royaume d’Asclépion. S’il accepte, il deviendra l’un des guerriers les plus éminents de la monarchie. S’il refuse, il restera le gamin frivole et arrogant qui fraye avec les bandits de sa ville natale.
Alors que l’ombre du Renégat s’étend sur sa terre d’origine, Seïs va devoir prendre la décision qui bouleversera sa vie et, bientôt, il devra faire face à ses propres démons.

lecture en cours


Recouvert de symboles grecs faisant référence à Hadès, un corps mutilé et désormais in-identifiable, est retrouvé dans une cave à New York. Jeune flic fraichement sorti de l’école de police, Mike Sullivan se retrouve chargé de cette affaire qui le mènera jusqu’au pied du World Trade Center, ce terrible jour du 11 septembre 2001. Une fois son bras vengeur lancé et bien que la faucheuse soit belle à couper le souffle, rien ne peut la stopper. Instrument du Destin ou de la Mort elle-même, il devra résoudre cette affaire en empruntant des sentiers dont personne ne revient jamais.

lu (chronique en cours)


Bordeaux, place de la Bourse, une oeuvre d’art intrigue les passants. Le meurtre atroce qu’elle dissimule annonce une psychose sans précédent. Dans son atelier parisien, Damian Leisenberg subit les assauts de visions persistantes, des scènes macabres laissant présager le pire. Le controversé Capitaine Bonhoure se lance sur la piste d’un tueur en série pour le moins créatif, mais face à la complexité de l’enquête, ses dons de criminologue ne seront rien sans les avis éclairés du Lieutenant Torrès.
Du port de la lune à Paris, le duo d’enquêteurs, impuissant, assiste au décompte des victimes.

lu (chronique en cours)


Nora est une jeune diplômée, blogueuse mode à ses heures, qui vit à Londres et cherche du travail ! Lorsqu’elle découvre cette alléchante offre d’emploi sur Internet, elle ne se pose pas de question : elle fonce… Droit dans un bus ! Accident dont elle ressort sans une égratignure. Cet exploit lui vaut d’être embauchée chez Sorceraid, société de conseil en solutions magiques. Nora passe donc ses journées à fournir à des sorciers décadents (ayant utilisé l’intégralité de leurs ressources en magie) les solutions aux problèmes existentiels de leur quotidien, tels que la résurrection d’Elvis Presley pour un anniversaire ou la traque d’un fantôme inopportun. Bienvenue chez Sorceraid !


Si seulement j’avais su combien ma vie allait basculer. Comment l’enfer m’aurait enchaînée. Si seulement j’avais pu entrevoir les rouages du destin. Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations. Si j’avais su mieux distinguer bontés et malveillances. Amours, amitiés ou loyautés. Cette histoire serait tout autre. Mon histoire. Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.
​Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.


Et si le dénouement de la Seconde Guerre mondiale n’était pas celui que l’on connaissait ?

200 ans après la victoire d’Hitler, Germania n’est plus un mythe. La race aryenne tant espérée par le Führer domine le monde et toutes les autres ethnies ont été éradiquées de la planète. Krista, jeune Aryenne, travaille dans un Lebensborn. Elle a été élevée dans le moule de la race pure et ne connaît que ce mode de vie, jusqu’au jour où elle suit malgré elle une femme dans les égouts de la ville. Ce qu’elle y découvre va ébranler toutes ses convictions et peut remettre en question le fonctionnement même du monde dans lequel elle vit.


Mon coup de cœur : Naboja de Catherine Jolibois Silvestre, est hors concours, il clôturera mes lectures pour le prix.

Quand Benjamin s’endort, il sourit. Il est impatient et plutôt pressé. D’ailleurs, il voudrait être arrivé. Mais où ça ?

Naboja, c’est l’aventure palpitante et magique d’un petit peuple de l’ombre, les Semeurs de Peur, et d’un enfant extraordinaire qui avait juste oublié qu’il l’était. C’est l’histoire d’un jeune garçon qui doit trouver sa place malgré un handicap pesant qui le fait beaucoup souffrir. C’est l’histoire, basée sur des faits réels transposés dans un monde imaginaire, du fils de l’auteure. C’est une histoire pour l’espoir, l’espérance, le courage et la volonté, pour la différence vue comme un trésor inestimable. Un roman touchant où se mêlent humour, action, magie, suspense, romance, amitié, émotion et rebondissements… Un premier roman très complet et plein de fantaisie. Tout public (à partir de 12 ans, bon lecteur). Roman de type conte philosophique fantastique (Dans le style des Narnia, Nurse Mathilda (Nanny Mc Phee), La croisée des Monde…). Structure aérée, dynamique, belles polices, vocabulaire riche.


N’hésitez pas à consulter la liste des sélectionnés des autres catégories et à visiter les blogs qui participent…

Team des blogueurs qui décortique la catégorie « Premier Roman » :

Team des blogueurs qui décortique la catégorie « Imaginaire » :

Tempus Morturorum (l’Ere des morts) Sweet Home de Johan Duval

 

Parution : 10 octobre 2015 – Prix papier :  19,99€ – Prix numérique : 3,99€ – Pages : 502 – Genre : Thriller-fantastique

La Rochelle, janvier 2013, un mystérieux virus s’attaque brutalement à la population ; mues par une poussée d’agressivité extrême, les personnes contaminées s’en prennent à leurs congénères.
Dan, sa famille et quelques voisins se retranchent dans leur petite résidence proche du centre-ville, où ils vont très vite prendre conscience que le virus ne s’arrête pas à l’aliénation suivie de la mort. Comble de l’horreur, il réanime ensuite ses victimes en créatures errantes à la seule recherche de sujets sains, propageant irrémédiablement l’infection.
La survie du petit groupe va de là rapidement devoir s’organiser face à l’effondrement de la société, au retour des morts parmi eux mais également à la réelle folie de l’Homme.

On connait tous ces histoires assez classiques, depuis quelques années, de zombies. Entre les séries, les BD et les romans, le sujet se fait une belle place, dans notre quotidien.

Je suis la première à me « jeter » littéralement dessus, sans même, parfois explorer plus avant la dite intrigue. Je suis une fana du genre. « Walking Dead » est LA référence, en terme de série. En film, j’adore « War World Z » et « Je suis une légende ».

Pour ce qui est de livres, j’en ai lu pas mal, mais ceux que j’ai le plus appréciés : « Je suis une légende » de Richard Matheson et « L’homme des morts » de V.M. Zito.

Du coup, quand je tombe sur un livre auto édite, dont l’intrigue fait référence aux zombies, j’achète…Je me doutais bien que l’intrigue ne serait pas beaucoup plus différente de ce que je connaissais déjà, donc j’attendais l’auteur sur le fond et sur sa manière d’appréhender le récit et de planter les différents points, personnages… Et je voulais surtout qu’il me fasse vibrer avec l’exploration de l’être humain, car même si les morts-vivants sont effrayants, face à la menace, l’Homme l’est plus…

L’auteur nous raconte donc en temps réel l’évolution de l’épidémie mais surtout l’organisation d’une poignée d’individus, à travers Dan qui se retrouve face à une situation qui le dépasse et tente de protéger sa famille et les habitants de son immeuble.

J’ai retrouvé beaucoup de référence à «Walking Dead» et c’est vraiment ce qui parfois m’a dérangé au niveau de l’intrigue… Un groupe de méchants qui veut assujettir les plus faibles… Je sais que c’est récurrent, lorsque l’on parle de zombies, mais on sent la grande inspiration et influence de cette série, dont l’auteur n’a pas réussi, à mon sens, à s’affranchir…

Même si j’ai pris plaisir à lire, je n’ai pas été transportée, ni étonnée, je lisais ce que je connaissais, sans surprise mais sans pour autant avoir envie d’arrêter ma lecture.

Même si l’intrigue est assez commune, elle fait son boulot. Les connaisseurs et les fanas du genre, seront malgré tout vite lassés, surtout que l’auteur nous embarque pour un voyage sur 502 pages !

502 pages, qui auraient pu être plus courtes et même si au départ on se prend vite au jeu et qu’on se dit chouette, l’auteur envisage un second tome…

On se lasse des longueurs, répétitions, tournures maladroites. Je me suis carrément sentie au bord du précipice au vu de certaines tournures (demandé-je, crié-je, la rassuré-je) dont l’auteur abuse…

Plus j’avançais dans ma lecture et plus je désespérais de la terminer… Plus j’avançais, plus j’avais hâte de passer à autre chose…Pourquoi le continuer, me direz-vous ? Parce que ce bouquin me faisait « kiffer » depuis sa sortie en 2015 et que du coup j’en étais frustrée ! Donc frustration pour frustration, autant l’être jusqu’au bout et vous faire partager mon ressenti… Même si certains s’en fichent pas mal…

Johan Duval est né le 1er novembre 1982 et a grandi à Saint-Amand Montrond dans le Cher. C’est en 1994, à l’âge de douze ans, qu’il se découvre un penchant pour l’écriture grâce au jeu littéraire du cadavre exquis. Il écrit alors pendant son adolescence de multiples récits au travers desquels il réinvente sa vie qu’il juge parfois trop sage ou sans reliefs.Bachelier en 2000, il part étudier la géologie à Orléans, dans le Loiret, où il restera dix ans. Pendant cette période, il met l’écriture entre parenthèses pour se consacrer à la photo, son autre passion. Installé à La Rochelle depuis 2011, il décide de reprendre l’écriture, aidé et soutenu par sa compagne.Il revisite ainsi certains de ses anciens textes et finalise en 2015 son premier vrai grand roman, le premier tome d’une histoire de survie se déroulant en Charente Maritime alors qu’un mystérieux virus décime l’espèce humaine et ranime les morts.

Le meurtre était écrit de David Guidat

 Parution : 4 octobre 2017- EditeurEvidence Edition – Prix papier :  20,00€ – Prix Numérique : 7,99€ – Pages : 480 – Genre : Policier

Le meurtre du favori à la présidentielle, lance le début d’un thriller à l’intrigue originale. Une descente dans les bas-fonds les plus sordides où l’éthique n’a pas sa place… Ou si peu…  Le système judiciaire américain est décortiqué à souhait. Des hommes politiques en constante représentation, mais qui demeurent des hommes, une fois que la caméra est coupée…

Plusieurs meurtres aussi sordides les uns que les autres, une enquête rondement menée qui mettra l’accent sur le caractère bestial, en les orientant vers l’élément déclencheur…  Qui va aussi bien horrifier les enquêteurs que les lecteurs…

L’auteur construit une intrigue digne d’intérêt avec des personnages tous aussi différents les uns que les autres… Même si je n’ai pas réussi à m’attacher à eux… En même temps, ils sont assez nombreux pour garder un recul nécessaire et ne pas avoir d’empathie… Sauf peut-être…. A vous de le découvrir…. Il y a bien un personnage et ce n’est pas celui que l’on pourrait imaginer pour lequel l’empathie s’insinue peu à peu dans le cerveau du lecteur… Des personnages tourmentés, malmenés par l’auteur qui ne leur épargne rien… Même le plus sordide…

Une intrigue qui fait ressortir le côté sombre de l’être humain, sa capacité à faire le mal… Juste pour le plaisir…

L’auteur a fait des recherches et cela se sent pour cadrer avec l’implantation de son récit.

Malgré une intrigue très intéressante, la construction narrative aurait pu être quelque peu élaguée d’une centaine de pages. Trop de longueurs perdurent, ce qui gâche le rythme de lecture… Je ne parle pas de descriptions, mais bien de longueurs dans certains dont l’auteur aurait pu s’affranchir… Cela aurait donné plus de fluidité au récit.

C’est le 3ème livre que je lis de cette maison d’édition et je dois dire que c’est la troisième fois que je pointe les mêmes défauts, qui ne sont donc pas inhérents à l’auteur. En effet, une ME doit pouvoir accompagner son auteur et cela en mettant toutes les chances de son côté, surtout quand la qualité de l’intrigue est au rendez-vous.

Il y a encore pas mal de coquilles, de répétitions et de tournures de phrases maladroites, qu’une relecture beaucoup plus poussée aurait pu éviter, pour apporter une fluidité, inhérente à un bon roman. Des répétitions qui gâchent le plaisir, cassant ainsi un rythme de lecture qui aurait pu être à l’image de l’intrigue produite par l’auteur.

Encore une fois, être auteur avec une ME c’est aussi faire confiance à sa ME et là ça m’énerve que les ME ne fassent pas un minimum de boulot!

David Guidat, interpelle le lecteur avec une intrigue différente et très intéressante, je lui souhaite de pouvoir corriger les différentes coquilles et élaguer quelque peu les passages qui pourraient l’être, car sans cela ce serait un sans-faute…

Il est parfois à se demander, si l’auteur n’a pas intérêt à s’auto-éditer, en se faisant aider de bêta lecteurs…

Marié et père de deux enfants, David Guidat travaille comme technicien help desk et vit près de Strasbourg. Titulaire d’un BTS en tant que technicien support aux utilisateurs, il est en prestation pour Econocom à la Société Générale-Transactis depuis 2014. « Le meurtre était écrit » (2017) est son premier roman.

L’église Rouge de Scott Nicholson

Parution : 27 mai 2013 – Prix papier :  12,47€ – Prix Numérique : 2,99€ – Pages : 398 – Genre : Thriller fantastique

Mes biens chers frères mes biens chères sœurs…. Priez pour nous….

Pour Ronnie Day, âgé de 13 ans, la vie n’est pas drôle : ses parents se sont séparés, son frère Tim est une calamité sans fin, pas moyen de savoir si Melanie Ward l’aime ou le déteste et Jésus-Christ ne veut pas demeurer en son coeur. En plus, il doit passer tous les jours à à côté de l’église rouge, où se cache le Monstre du Clocher.

Mais son plus gros soucis est qu’Archer McFall est le nouveau prédicateur à l’église et que sa maman veut qu’il assiste à des messes de minuit avec elle.

Le Shérif Frank Littlefield déteste l’église. Son petit frère est mort dans un accident à l’église il y a vingt ans de cela et il commence à voir le fantôme de son frère…

L’écriture est fluide, l’imagination du lecteur est très souvent sollicitée et mise à mal… La narration donne plusieurs perspectives, ce qui parfois est difficile à suivre. Pour autant le développement de l’intrigue est très bien fait et cela rend agréable la lecture.

Le rendu d’un esprit mentalement déséquilibré est parfait.

C’est sanglant et effrayant. Mais le plus flippant, ce n’est pas tant le surnaturel, mais bien le pouvoir que les fanatiques religieux ou les gourous peuvent avoir sur leurs victimes confiantes.

A quel moment la ferveur religieuse franchit-elle la ligne? A quel point devient-elle obsession au-delà du raisonnable ?? Plus important encore, qui peut dire que sa croyance est meilleure que celle de son voisin ?

Un livre présenté comme un livre d’horreur, mais c’est plus un thriller fantastique.

Je n’ai pas eu cette peur escomptée, mais tous les ingrédients sont là : un homme qui fait froid dans le dos, un prêtre suicidaire, un rire ambiant effrayant, une maman qui embarque ses gosses dans sa folie religieuse, des petits garçons avec des vers dans la bouche…

L’histoire aurait pu être élaguée d’une centaine de pages,

Le point négatif, qui peut rendre la lecture incompréhensible, c’est la traduction !

Une lecture troublante, une histoire d’hommes effrayants…

Une intrigue bien construite, qui oscille entre surnaturel et enquête policière, l’auteur maintien le suspense avec une histoire intéressante, dont on a envie de découvrir le fin mot, même si certains aspects restent prévisibles.

Malgré un ressenti général assez positif, j’ai été très déçue de la traduction ! Mais que c’est -il passé ?

Beaucoup de phrases mal traduites, ce qui oblige à une relecture pour en comprendre le sens, ce qui casse le rythme de lecture et gâche l’intrigue !

Depuis l’Enfer II de Enrique Laso

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Parution : 3 mars 2016 –  Prix Numérique : 0,84€ – Pages : 70 – Genre : horreur


Cette deuxième partie est bien meilleure, puisque le lecteur est directement immergé dans l’horreur.

Nous sommes confrontés de plus près au diable et entités sombres, c’est vraiment superbe et bien écrit !

L’intrigue continue à se dérouler en approfondissant ce qui se passe dans le premier livre, tout en lui donnant du corps et surtout une dimension beaucoup plus sombre et horrifique !

La traduction est vraiment faite avec talent, l’interaction avec les personnages est vraiment superbe. L’auteur leur a donné du corps et un sens, en les rendant proches du lecteur, qui ne peut ressentir de l’empathie pour eux…

Une fin digne des grands noms de l’horreur avec une ouverture, qui laisse présager une possible suite. C’est court mais c’est tellement bien écrit qu’on en plein ses mirettes, comme si on était devant un excellent film d’horreur…

Je comprends pourquoi le film a été adapté au ciné…

Enrique Laso est spécialiste en marketing et écrivain. Il est diplômé à l’ESIC Business & Marketing School et à l’Institut d’études supérieures de commerce (IESE). Il est auteur d’une trentaine de romans, de recueils de poésies et de nouvelles. Il a remporté de nombreux concours littéraires tout au long de sa longue carrière d’écrivain. En 2005, il publie « Depuis l’enfer » (Desde el Infierno), adapté au cinéma et réalisé par Luis Endera en 2015. Il rencontre un immense succès avec son thriller « Les Crimes Bleus » (El rumor de los muertos, 2014). Il a également écrit sous plusieurs pseudonymes.