Un livre, un extrait… Innocence de Eva Ionesco

Je me suis avancée la fleur coincée entre les jambes jusqu’aux fenêtres obstruées. Je me suis vue dans les miroirs, en face de moi, au-dessus de son lit, je ne m’aimais pas. Irène ne voulait pas que je mette le soutien-gorge mais que je reste toute nue avec les bas d’Alice […] – Pas mal, tu sais y faire toi quand tu veux ! 

Parution : 23 août 2017 – Editions Grasset –  Pages : 432 – Genre : témoignage, relations mère-fille, photographie

4° de couverture

Elle s’appelle Eva, elle est adorable avec ses boucles blondes et ses bras potelés. Une enfant des années 70. Ses parents se séparent très vite.   Dès lors, sa mère l’enferme dans un quotidien pervers et éloigne le père par tous les moyens en le traitant de «  nazi  ». Photographe, elle prend Eva comme modèle érotique dès l’âge de quatre ans, l’oblige à des postures toujours plus suggestives, vend son image à la presse magazine.
Emportée dans un monde de fêtes, de déguisements et d’expériences limite, entre féerie et cauchemar, la petite fille ne cesse d’espérer et de réclamer l’absent qui seul pourrait la sauver de son calvaire. Mais sa mère, elle-même fruit d’un inceste, maintient l’enfant-objet sous emprise et attendra deux ans avant de lui annoncer la disparition de son père. Enfin, à l’adolescence, le scandale explose.
Comment survivre parmi les mensonges, aux prises avec une telle mère, dans une société qui tolère le pire ? Une seule voie, pour Eva devenue adulte mais restée une petite fille en manque d’amour : mener l’enquête sur son père, tenter de reconstruire ce qui a été détruit. Une expérience vertigineuse.

 



Catégories :Un livre, un extrait...

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4 réponses

  1. Je comprends qu’Eva IONESCO veuille se libérer de l’enfance que lui a fait subir sa photographe de mère, mais pour autant, je n’ai pas envie de lire ce livre. J’aurais trop l’impression de le faire en voyeur.
    Bonne journée, Julie.

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  2. Je comprends ton point de vue, pour ma part, je trouve que cela reflète aussi une époque où en fin de compte ces photos étaient considérées comme de l’art….
    Bonne journée 🙂

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  3. Tout à fait, c’était de l’art, et la société vivait dans le côté permissif issu de Mai 68 (il est interdit d’interdire), et la pédophilie ne choquait personne (dans le milieu de l’art, au moins). Il n’est qu’à voir le peintre BALTHUS nommé directeur de la villa Médicis à Rome, ou certains livres de Gabriel MATZNEFF (ou de COHN-BENDIT).
    Mais le regard que nous avons sur ces faits de société n’est plus le même.

    Aimé par 1 personne

  4. Oui et fort heureusement ! Ce qui me choque ce qualificatif d’art, et mine de rien, ces gens ne comprennent même pas que l’on puisse trouver immonde…

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