Parution : 21 août 2019 – Editions rivages Prix grand format :  21€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 189 – Genre : thriller-dystopique, thriller psychologique, critique sociale

Quel livre étrange que ce Protocole gouvernante ! Une jeune fille se fait engagée comme gouvernante pour s’occuper d’Elena, petite-fille de 4 ans. Jusque-là, tout est normal… Sauf que la normalité, ne fait pas partie de l’équation…

On ne sait pas grand-chose de la période pendant laquelle se déroule l’intrigue, et c’est ce qui lui confère un air dystopique. Pour autant, je ne suis pas certaine que ce genre puisse s’appliquer à ce livre. Par contre c’est sans conteste un thriller, assez étrange, qui conduit à une certaine fascination.

Une fascination, non pas par l’intrigue en elle-même, mais par la plume de l’auteur et la narration qu’il a mise en place. Le trait de génie, tient à peu de choses mais va donner toute son ampleur à cette intrigue. L’auteur fait le choix d’un lecteur spectateur de ce qui se déroule entre les lignes. En effet, il ne s’adresse pas à nous, mais bien à cette gouvernante, dont on ne sait pas grand-chose. D’une voix lancinante, qui confine à la berceuse, aux litanies, débitées par une voix qui s’immisce en nous… Une voix qui devient notre pensée… Cette voix est la ligne directrice de cette gouvernante. Cette voix, se matérialise sous forme de protocole qu’elle lit, comme un guide, comme un phare dans la tempête qui pourrait se réveiller, si elle déviait de sa route.

Il règne une sensation désagréable d’un drame imminent, une sensation qui colle à la peau, sans que l’auteur n’use de subterfuge. Tout ce fait d’une manière lente, latente, et on attend que l’explosion arrive. On attend le drame. La trame narrative a un effet hypnotique sur nous, alors même que rien de précis ne se passe.

Le rôle de la gouvernante n’est ni facile, ni clairement défini, on le découvre au fil du protocole, la réussite de sa mission réside dans la scrupuleuse application du livret, qu’elle ne quitte jamais même lors d’éventuels déplacements.

Jour après jour, l’étau se resserre sur chacun des membres de cette famille. Tout est calculé, prévu et millimétré. Le protocole, doit réussir, puisque la voix-off, propose même des solutions alternatives en anticipant chaque geste, chaque réflexion…

L’auteur ne fournit aucune explication, restant dans le vague, volontairement, pour laisser le lecteur trouver la direction qu’il souhaite prendre. Beaucoup de questions, restent néanmoins en suspens, notamment aucune indication sur le cerveau de ce protocole, mais surtout, sur ce complot qui touche de nombreux autres foyers.

Les genres se confondent allègrement, puisque le thriller côtoie la dystopie, mais on pourrait aussi y déceler une certaine étude sur nos comportements, métro, boulot, dodo… Chaque geste est calculé, chaque pas est pondéré… On est donc facilement manipulable. Une allégorie très intéressante, si on ose la voir sur nos vies et la manipulation dont on fait l’objet, sans jamais chercher à regarder de plus près si les fondations ne sont pas en train de s’écrouler… A l’image du sol qui se gondole et qui prend l’eau, car notre gouvernante, verse de l’eau tous les soirs, dans un simple petit interstice. Une faille et tout dérape, pourtant on reste aveugle…

Je ne sais pas ce que ce livre me laissera comme souvenir, mais je sais en tout cas qu’il ne m’a pas laissé indifférente et qu’une certaine réflexion pointe le bout de son nez dans cet univers où tout semble aseptisé mais qui va basculer…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et Babelio. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Diplômé de l’INSA de Lyon, il reprend des études en lettres modernes à Rennes, en 2001. En 2007, après son master de lettres, il partage son temps entre son métier d’ingénieur, l’écriture théâtrale et la mise en scène au sein du collectif nantais Extra Muros. Il est notamment auteur d’un conte poétique, « Cheval », joué sur plusieurs scènes en région Pays de la Loire en 2013. En parallèle, il commence la rédaction de son premier roman, « Protocole gouvernante », publié en 2019.

logo-plon

 

Parution : 26 septembre 2019 – Editeur : Plon – Prix grand format :  21€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 320 – Genre : thriller-psychologique, polar

Avant de faire un retour sur une lecture, en général, je jette mes idées et je me laisse le temps de digérer (ou pas)…

Mais là, je dois dire que j’ai peur de ne pas réussir à vous transmettre toutes les émotions que j’ai pu ressentir…

Une première pour moi, j’ai décidé de profiter du temps de transports (Quand on sait que sur Paris, cela peut doubler… Merci au passage à mon collègue Samuel, pour cette idée précieuse) pour travailler mes avis et j’avoue, c’est un temps tellement précieux…

L’entrée en matière dans la tête du prédateur est excellente, sur quelques pages nous vivons sa traque, la chasse de sa perle rare. Il jauge, choisi et s’abat sur sa proie…

La lecture peut débuter, on respire un coup et on sait que ce prédateur ne sera pas facile à appréhender… Plus on avance dans sa lecture, plus le faussé se creuse et on se dit qu’encore un prédateur d’enfant passera entre les mailles du filet. Sauf que l’auteur n’a pas fini de se jouer de nous… De simples lecteurs, spectateurs malmenés, nous devenons acteurs, comme si l’auteure voulait nous intégrer dans son intrigue…

L’auteure dépeint avec une dextérité rarement atteinte la culpabilité des parents, face à la perte d’un enfant en une fraction de seconde ; mais également avec empathie, mais avec le recul adéquat, sans tomber dans le voyeurisme, elle décrit l’espoir de retrouver cet enfant disparu. Perdre son enfant, suffit à mettre la vie des parents en parenthèse, dans cette folle attente, parfois veine…

De simple lecteur, nous franchissons une barrière invisible qui nous pousse à vouloir connaître le fin mot de cette intrigue diabolique. Diabolique, puisque à aucun moment on imagine ce que l’auteure nous a réservé. On devient juge et partie, on prend fait et cause, pour en fin de compte se dire que nous aussi nous sommes des monstres… Du moins parfois…

Le monde des médias nous pousse au voyeurisme… Le sensationnel, gloire du journaliste, n’existe que parce que nous aimons le goût du sang, du malheur… Le malheur des uns, nous rend vivant et est une sorte de répulsif aux malheurs qui pourraient nous toucher… Le malheur n’est pas contagieux et ne peut nous atteindre… Nous le savourons, nous en pourléchant les babines… Sommes-nous prêts à tout pour un instant de plaisir, de gloire ? Ne sommes nous pas tous des monstres d’une certaine manière ?

Je ne suis pas un monstre… Mais un monstre habite en chaque être humain… A chacun de le laisser s’échapper ou de le dompter… C’est un choix que parfois, on ne maîtrise pas… Ou que l’on ne souhaite pas maîtriser….

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et grâce à BePolar. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Carme Chaparro (Barcelone, 1973) mène une carrière de journaliste, présentatrice et rédactrice en chef à la télévision.
Elle a combiné son travail à la télévision avec des collaborations en tant que chroniqueuse pour les magazines Yo Dona – dans lesquels il a un espace hebdomadaire – GQ et Woman Today.
Je ne suis pas un monstre est son premier roman.

 

Parution : 06 septembre 2018 – Editeur : Robert Laffont – Collection : La bête noirePrix grand format :  20€ – Prix numérique : 13,99€ – Prix Poche : 7,90€ – Pages : 432 – Genre : thriller-psychologique, polar

Nouveau flic dans le monde du polar, on peut d’ores et déjà compter sur Teresa Battaglia, bourrue, sensible et humaine, attachante, le lecteur la découvre au fil d’une intrigue aux thèmes qui touchent à notre sensibilité, mais surtout qui va remuer les tripes…

L’action se déroule dans les montagnes du Frioul, où les habitants vivent repliés sur eux-mêmes. Ils sont à l’image de ces forêts, silencieux, mystérieux, où règne la neige et le froid. Des villageois suspicieux, taiseux, créant une atmosphère inquiétante et oppressante.

Une enquête policière doublée d’un thriller psychologique avec un personnage principal qui aime étudier avec finesse la psychologie de ceux qu’elle traque. J’ai apprécié cet aspect, car Teresa Battaglia, ne tombe pas dans la facilité et remet à chaque fois l’accent sur la psychologie. Beaucoup de thèmes sont abordés, à travers cette histoire peu banale. La solitude, la maltraitance, la maladie, la mort et notamment la peur qu’elle engendre.

L’auteur nous entraîne dans les peurs profondes qui touchent chaque être humain et qui parlera à chacun d’entre nous, au-delà de l’intrigue elle-même.

L’auteur revient sur les travers de l’être humain, avec notamment les expérimentations que certains ont faites au niveau de la psychologie. Et là on bascule dans l’horreur totale et on a des images qui nous collent à la peau, comme celles des orphelinats où l’enfant ne recevait aucun geste de tendresse et je ne parle même pas d’amour… Aucun stimuli émotionnel, élevés comme des bêtes que l’on étudie… C’est horrible, c’est bien construit, même si j’ai déploré quelques passages ennuyeux.

On découvre l’intrigue par bribes, au fil de la lecture ponctuée des coups de gueule de Teresa Battaglia à qui on s’attache. J’ai souvent pensé à Vera Stanhope inspectrice dans la série du même nom.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Ilaria Tuti, née en 1976, vit à Gemona del Friuli, dans les montagnes de la province d’Udine, au nord-est de l’Italie. Best-seller depuis sa sortie en Italie, sa série policière mettant en scène le commissaire Teresa Battaglia, dont le premier volet s’intitule Sur le toit de l’enfer, lui a valu d’être surnommée la « Donato Carrisi au féminin » par la presse italienne.

Parution : 5 septembre 2018 – Le Livre de Poche Collection : Imaginaire – Prix poche : 6,70€ – Prix numérique : 5,99€ – Pages : 160 – Genre : thriller-fantastique, suspense

Gwendy, 12 ans, ne se sent pas bien dans sa peau, elle porte des lunettes, a quelques kilos en trop, mais elle décide de prendre les choses en main avant d’entrer au collège… Elle n’a pas tellement envie que le surnom de Bibendum lui colle à la peau pendant des années, à cause du petit minable Francky Stone…

Un inconnu lui confie une boite, après quelques recommandations, il disparaît. Une boite avec des boutons de couleurs… Elle sent une responsabilité lui tomber sur les épaules, mais ce n’est qu’une gamine de 12 ans… La boite lui fait peur, mais l’attire en même temps… By by les kilos, bonjour la réussite, les amies…

L’histoire est simple et sans fioriture. On retrouve tous les ingrédients dont Stephen King est friand. L’enfance, l’angoisse, les drames…

Une lecture courte, mais pleine d’émotions. La boîte est une responsabilité, mais surtout une tentation permanente…

Dans ce conte fantastique, on suit Gwendy confrontée à des choix, des interrogations. On oscille, marche aux côtés de Gwendy, au gré de ses craintes, de ses tentations mais surtout de sa peur face à ses choix.

Stephen King nous entraine en 1974, autour de l’adolescence, du collège, au cœur de Castle Rock avec des références à ses anciens ouvrages. Et c’est ce que j’apprécie le plus chez King, on a l’impression que l’on retrouve une grande famille…

Ce livre a été sorti de ma PAL et a été lu dans le cadre du challenge : L’automne avec Stephen King que vous pouvez retrouver avec ce hashtag : #automneduking organisé par Tomabooks

Après avoir obtenu son diplôme de fin d’études secondaires, il étudie la littérature à l’Université du Maine d’Orono de 1966 à 1970. Il a publié « Carrie », son premier roman, en 1974 et est rapidement devenu célèbre pour ses contributions dans le domaine de l’horreur mais a également écrit des livres relevant d’autres genres comme le fantastique, la fantasy, la science-fiction et le roman policier. Parmi ses romans les plus connus, figurent « Shining » (1977), « Misery » (1987), « Christine » (1984), « Ça » (1988) ou encore « La Ligne Verte (1996). Auteur très prolifique, dont les œuvres ont souvent été transposées au cinéma et à la télévision, il a écrit et publié plus de cinquante romans, dont sept sous le pseudonyme de Richard Bachman, et environ deux cents nouvelles. Il a également écrit, sous le pseudonyme de John Swithen, la nouvelle « Le Cinquième Quart » (1972).

Depuis son grave accident de voiture survenu en 1999,il a un peu ralenti son rythme d’écriture. Entre 1982 et 2012, il a publié les huit romans du cycle « La Tour sombre ». En 2003, il reçoit la médaille de la National Book Foundation pour sa contribution à la littérature américaine et, en 2007, l’association des auteurs de romans policiers américains, Mystery Writers of America, lui décerne le titre de « grand master ». Il a remporté treize fois le prix Bram Stoker. Ses derniers romans sont « 22/11/63 » (2011) (dont une mini-série a été adaptée en 2016), « Joyland » (2013), l’histoire d’un tueur en série sévissant dans les parcs d’attractions, et « Docteur Sleep » (2013), la suite tant attendue de « Shining », les livres de la trilogie Bill Hodges dont « Mr Mercedes » (2014) et ses suites  »Carnets noirs » (2015) et « Fin de ronde » (2016), font partie, ainsi que « L’Outsider » ( 2019 ). En 2017, il a publié « Sleeping Beauties », livre écrit à 4 mains avec son fils Owen .

Stephen King vit avec sa femme, l’écrivain Tabitha King (1949), qu’il a épousée le 2 janvier 1971. Ils ont trois enfants : Naomi (1971), Joe (1972) et Owen (1977), les deux derniers étant également écrivains.

ok

 

Parution : 13 septembre 2019 – Éditions : Le Lombard – Prix papier :  14,45€ – Pages : 64 – Genre : polar

Avec ce premier tome d’une nouvelle série de BD, un bon polar/thriller, « Purple Heart » : le sauveur, nous faisons la connaissance de Josuah Flanagan, ancien soldat, décoré de la « Purple Heart », pendant la Seconde Guerre mondiale. Médaille militaire américaine, décernée au nom du président des États-Unis, accordée aux soldats blessés ou tués.

On le retrouve 6 ans après la guerre, dans le New York des années 50. Il est devenu enquêteur pour le cabinet d’avocat de Layton, son ancien commandant au front.

Malgré un scénario basique, l’ambiance des années 50 est très bien rendue et palpable, notamment dans les planches avec un trait de crayon fin, maîtrisé et réaliste, avec le jeu des ombres et des lumières rendant le tout très réaliste et visuel. Un héros sombre, torturé, homme à femmes, collant parfaitement à l’intrigue et au genre de cette BD.

On sent bien que c’est un premier tome, l’intrigue se pose, je trouve malgré tout qu’elle manque d’action. J’espère que cela sera le cas dans le second tome, que je ne manquerais pas de lire.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition grâce à BePolar. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

À l’instar de ses frères Marc-Renier et Roland, Eric Warnauts se destine très jeune à la bande dessinée. Il fait honneur à la fratrie en publiant son premier album, « Passion Vinyle », chez Futuropolis. Deux albums indépendants plus tard, il fait une rencontre qui va changer sa vie artistique, celle de Guy Raives, pour qui il écrit deux tomes de « Paris Perdu ». Mais c’est à l’occasion de leur passage dans le mensuel (À Suivre) des Éditions Casterman que leur collaboration prend réellement forme : tous deux scénarisent, puis dessinent à quatre mains un nombre impressionnant de one-shots, inscrivant leurs récits dans des lieux, acteurs à part entière, et des époques dont ils cherchent à restituer l’atmosphère. Il arrive toutefois à Eric Warnauts de faire quelques infidélités à son compère, notamment pour écrire pour son frère Marc-Rénier. Trente ans après ses débuts, Warnauts peut revendiquer une belle carrière, riche et éclectique, avec la collaboration pour fil rouge.

Guy Servais, dit Raives, est un homme fidèle, pour dire le moins ! C’est au cours de ses études, à l’Académie des Beaux-Arts à Liège, qu’il fait la connaissance d’Eric Warnauts. Ce dernier va devenir son scénariste attitré, et même un peu plus que cela, puisque les deux amis développent une technique de réalisation qui ne peut exister qu’au sein d’un duo parfaitement rodé : le scénario écrit, ils dessinent les planches à quatre mains, puis Raives les colorise. Transcendant l’idéal de collaboration artistique, ils publient rapidement dans le magazine « (A Suivre) » édité par Casterman. S’ensuivent un grand nombre d’albums, dont « Intermezzo », « Fleurs d’Ebènes », « Liberty »… qui ont pour dénominateur commun de mêler passion amoureuse et époques distinctes de l’Histoire. De la Belgique des charbonnages à l’Amérique d’Obama en passant par les Antilles françaises, les deux auteurs nous font voyager, tout en explorant les facettes du mythe amoureux. Il n’est pas indu de parler d’une approche littéraire en considérant l’oeuvre colossale de ce duo à l’histoire aussi belle que leurs scénarios. Raives a donné des couleurs inimitables à ces créations bicéphales qui rejoignent aujourd’hui les griffes de la collection Signé.

 

 

 

Parution : 23 mai 2019 – French Pulp éditionsPrix papier :  16€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 272 – Genre : polar

J’ai eu le plaisir de remporter le concours organisé par Les cibles d’une lectrice « à visée ». Un concours quelque peu différent, puisqu’elle proposait de chroniquer à sa place, un livre envoyé par la French Pulp. J’ai trouvé le principe excellent et me voilà donc à vous livrer mon avis sur les aventures de Nestor Burma, sous la plume de Jacques Saussey.

Léo Mallet, père de Nestor Burma, lui a consacré plus de vingt épisodes et sous la houlette des éditions French Pulp, de grandes plume s’essaient à l’exercice, en remettant au goût du jour ce personnage atypique.
Jacques Saussey, signe le troisième épisode de ce nouveau Nestor Burma,  moderne et ancré dans son temps… Enfin, il n’est pas très à l’aise, mais il a un téléphone portable et utilise internet…

L’auteur, se sert de son premier métier pour la trame de cette enquête, la joaillerie est un domaine qu’il connait très bien et cela se sent dans la construction de l’intrigue et la fluidité du récit. Il nous immerge dans cet univers luxueux aux côtés d’un Nestor Burma qui mène l’enquête pour tenter de démêler les fils tortueux d’un cambriolage de hauts vols et de plusieurs meurtres sordides… Il redonne vie à ce personnage avec des propos ironiques, bourrés de sarcasmes à l’égard des riches, des profiteurs et de la société dans son ensemble. 

Dans cette enquête, Nestor Burma, plonge dans le Paris sordide, le Paris déshumanisé, le Paris jalonné de SDF, d’immigrés qui survivent dans l’indifférence générale.

Je n’ai jamais lu les œuvres de Léo Mallet, mais je me souviens très bien de la série, avec Guy Marchand incarnant ce que l’on peut considérer comme le premier détective privé de la littérature policière française.

J’ai trouvé le clin d’œil de l’auteur à son pote Fabrice Pichon, alias Verlaine, très touchant. Un hommage qui aurait certainement fait sourire cet auteur parti trop tôt…

Ce livre a été lu grâce à Les cibles d’une lectrice « à visée », que je remercie, ainsi que la maison d’édition French Pulp pour l’envoie du livre.

photo-jacques-saussey

Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007). « La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs. Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société. Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 1995 et un par équipe en 1992.