Parution : 6 février 2019 – Flammarion Prix papier : 22,00€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 448 – Genre : thriller, Mi-reportage, mi-roman

Le 28 février 1986, le Premier ministre suédois, Olof Palme, est assassiné en plein centre-ville, sous les yeux de sa femme. L’histoire de la Suède bascule, « elle » qui ne compte qu’une centaine d’homicides par an. 33 ans plus tard, l’homicide n’a toujours pas été résolu et reste très prégnant dans l’imaginaire collectif…

Dans les années 70 et 80, Olof Palme, était un personnage très controversé : leader du parti social-démocrate, les ouvriers lui reprochaient ses origines bourgeoises, alors que la bourgeoisie ne le pas d’un bon œil… Homme engagé, il prend position contre la guerre du Vietnam, l’apartheid et la prolifération des armes nucléaires. Il provoque la rupture des relations diplomatiques entre la Suède et les États-Unis, pour avoir participé personnellement, en tant que ministre, à une manifestation d’opposants à la guerre du Vietnam. Durant la crise des euromissiles, il prend position contre le déploiement des missiles Pershing en Europe… Enfin, il n’a aucune tolérance pour l’apartheid sud-africain et a toujours milité pour son abolition.

Stieg larson a consacré une partie de sa carrière à tenter de résoudre ce meurtre, en tentant de démêler la piste des mouvements d’extrême droite.

Jan Stocklassa, reprend le flambeau et plonge dans les archives de Stieg Larsson, en reprenant toute l’enquête, à travers ce livre qui se présente, sous un format peu usité en littérature, mais très présent dans le monde audiovisuel. Mi-reportage, mi-roman, ce bouquin a de l’envergure et balaie toutes les enquêtes qui ont pu être menées, en apportant de nouvelles pistes, et en donnant la possibilité de trouver des preuves nécessaires…

Un livre très intéressant sur la politique en Suède, sur la montée de l’extrême droite, avec d’excellents développements, et des pistes intéressantes, mais, n’oublions pas, que sans le travail de Larsson, qui avait consacré dix ans de sa vie à tenter de résoudre le meurtre d’Olof Palme, ce livre n’aurait pas vu le jour.

« écrit comme un récit à suspense, mais pensé comme un document qui rétablit la vérité ».

Jan Stocklassa évoque plusieurs hypothèses : du fou solitaire aux groupes d’extrême-droite en passant par les policiers, les conspirations internationales, avec le trafic d’armes avec l’Iran ou la prise de position contre l’apartheid.

Malgré une tentative de simplification des faits, il faut un minimum de concentration, pour arriver à examiner toutes les ramifications possibles… Et même si aucune piste sérieuse, ou preuve n’émerge vraiment, l’auteur a le mérité de vouloir faire éclater la vérité et arrive à proposer au lecteur une sacrée enquête de terrain, tout en se présentant comme un bon polar historique.

Alors même qu’il se présente comme celui qui a trouvé les chaînons manquants d’une vaste conspiration, Jan Stocklassa est persuadé que l’auteur de « Millénium » était sur la bonne piste, mais que c’est lui qui a fini par trouver…

Jan Stocklassa, dit avoir souhaité rendre hommage au journaliste Stieg Larsson, mais, j’ai parfois eu le sentiment qu’il a voulu surfer sur l’aura, toujours très présente de cet auteur de talent, parti trop tôt…

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Né en 1965, ancien diplomate et homme d’affaires suédois. Il a exercé les fonctions de conseiller commercial suédois auprès du Conseil suédois du commerce, la section commerciale de l’ambassade, à Prague, en République tchèque, de 1997 à 2003.

Il est l’auteur d’un livre impliquant Saab et British Aerospace démontrant une corruption, dans un contrat d’avion supersonique tchèque.

Il a siégé au conseil de direction de Boss Media, un fournisseur suédois d’infrastructures logicielles, pour les jeux de hasard en ligne, puis à la tête de la division internationale de la société de logiciels Svenska Spel.

Journaliste indépendant qui a obtenu l’autorisation d’utiliser les archives secrètes du magazine Expo, fondé par Stieg Larsson, auteur de la célèbre trilogie Millenium, vendue à plus de 80 millions d’exemplaires à travers le monde.

 

Parution : 30 août 2018 – Sonatine éditionsPrix papier : 21,00€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 320 – Genre : thriller, roman noir

On ne ressort pas indemne de cette lecture !

Un roman d’une rare intensité, qui nous embarque dans l’Amérique des Appalaches, un cadre idyllique, qui va pourtant être le théâtre d’une descente aux enfers.

Comment s’en sortir, lorsque la vie se charge de nous trainer plus bas que terre…

L’auteur nous fait toucher le fond, le fond de la crasse et de l’humiliation… Un fond tellement sombre que rien ne vient jamais réchauffer ces êtres humains qui ont tout perdu…

A chaque fois que l’on pense pouvoir respirer et sortir sa tête de l’eau, l’auteur nous fait boire, encore plus la tasse…

David Joy dépeint avec noirceur et cynisme une Amérique, désenchantée et où la misère a toute sa place.

Une plume ciselée, rude, âpre, et précise, qui dépeint des personnages qui n’ont aucune possibilité de s’en sortir…

C’est brutal, c’est fort, c’est beau et triste à la fois.

L’auteur, maîtrise son art à la perfection en entrainant son lecteur dans les tréfonds de l’âme humaine.

Ce livre a été lu, en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

David Joy est un jeune auteur américain né en 1983 à Charlotte en Caroline du Nord. Titulaire d’une licence d’anglais obtenue avec mention à la Western Carolina University, il y poursuit naturellement ses études avec un master spécialisé dans les métiers de l’écrit. Il a pour professeur Ron Rash qui l’accompagnera et l’encouragera dans son parcours d’écrivain. Après quelques années d’enseignement, David Joy reçoit une bourse d’artiste du conseil des Arts de la Caroline du Nord. Il se met à écrire pour le Crossroads Chronicle et pour lui-même. Son premier roman, Là où les lumières se perdent, remporte un franc succès et est finaliste du prix Edgar du meilleur premier roman en 2016.
David Joy est également l’auteur d’essais. Growing Gills: A Fly Fisherman’s Journey a été finaliste de deux prix littéraires : le Reed Environmental ainsi que le Ragan Old North State for Creative Non Fiction. Il vit aujourd’hui à Webster en Caroline du Nord au beau milieu des Blue Ridge Mountains et partage son temps entre l’écriture, la chasse, la pêche et des travaux manuels.

 

 

 

Parution : 30 août 2018 – Sonatine éditionsPrix papier : 21,00€ – Prix numérique : 14,99€ – Pages : 288 – Genre : thriller, roman noir

Un livre bien étrange, puisqu’on a l’impression de plonger dans un bon vieux Chabrol. Une intrigue qui prend son temps et avec une lenteur qui pose avec délice les personnages. C’est un livre qui se déguste, qui prend le temps de camper les personnages.

Un livre au premier abord banale, mais qui va se révéler beaucoup plus complexe et profond qu’il n’y parait.

Parfois le tableau semble bien banale, mais l’auteur nous rappel que ce n’est qu’un tableau qui a besoin d’être dépoussiéré, pour enfin révéler toutes les nuances de l’arc en ciel. Sauf qu’ici l’arc en ciel est fait de nuances de gris (on se calme, rien de sexuel…)

On se laisse facilement prendre par cette lecture, dans laquelle on se perd entre réalité et fiction… Entre présent et passé mais surtout entre faits divers réels ou imaginés… Un roman, qui ne vous laissera pas indifférent…

Ce livre a été lu, grâce à NetGalley, en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Graeme Macrae Burnet est l’un des grands espoirs de la littérature écossaise. Né en 1967 à Kilmarnock, il a été professeur d’anglais à Prague, Bordeaux, Porto et Londres, avant de s’installer à Glasgow. Son premier roman, The Disappearance of Adele Bedeau (2014), est un hommage à l’œuvre de Simenon, dont il est tout autant un fervent admirateur qu’un spécialiste aguerri. Ce roman lui vaut de remporter le Scottish Book Trust New Writer Award 2013. L’Accusé du Ross-shire, son deuxième roman arrive dans les finalistes du Man Booker Prize 2016, provoquant un véritable phénomène d’édition en Écosse et dans tout le Royaume-Uni.

 

Parution : 29 janvier 2015 folio Prix papier : 2€ – Pages : 128 – Genre : thriller-fantastique, nouvelles, littérature anglaise

Le fantôme locataire reprend deux nouvelles, extraites de Nouvelles complètes (tome 1) de la Pléiade.

Histoire singulière de quelques vieux habits écrit en 1868 : Arthur Lloyd vient de s’installer en Amérique, découvre que le Massachusetts recèle la meilleure société qui soit et songe à s’y marier. Mrs Willoughby, a deux jeunes filles, Viola et Perdita qui tombent sous le charme du jeune homme. Il choisit Perdita qui mourra en donnant naissance à leur fille, non sans avoir fait promettre à son mari, de conserver toutes ses robes, dans un coffre fermé à clé, pour que sa fille en hérite au moment de sa majorité.

Quel plaisir de lire cette petite nouvelle, dont la fin bien sombre, nous rappel qu’il faut toujours respecter les promesses faites à un mourant…

Le Fantôme locataire écrit en 1876 : une maison abandonnée sur une route isolée que les gens du village évitent d’emprunter, un jeune homme est intrigué par cet homme qui s’y rend… La culpabilité nous amène parfois à faire des choses impensables… Mais, faire payer sa souffrance à la personne qui nous a fait le plus souffrir peut parfois nous entraîner à faire des actes abjects…

Chaque texte a sa propre construction avec, dans l’un le fantastique qui s’invite à la dernière ligne, alors que dans le second, le fantastique est présente dès le départ, avec une atmosphère un peu gothique.

La plume de l’auteur est particulièrement belle, légère, avec une pointe d’humour qui ne laisse pas indifférente, doublée d’une atmosphère feutrée qui nous entraîne vers deux dénouements magistraux.

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Henry James est un écrivain américain, naturalisé britannique. Il reçoit une éducation éclectique et peu conformiste de la part de son père, un intellectuel, disciple de Swedenborg et d’Emerson qui vit grâce à la fortune de son père. Dès son jeune âge, Henry lit les classiques des littératures anglaise, américaine, française et allemande mais aussi les traductions des classiques russes, et trouve sa voie après s’être essayé à la peinture: il sera écrivain. A partir de ce moment, il voyage en permanence entre l’Europe et l’Amérique. C’est à Londres, où il s’établit à partir de 1878, qu’il écrit ses plus grands chefs-d’œuvre. Une série d’études sur la femme américaine dans un milieu européen fut inaugurée par « Daisy Miller » (1878). Le thème opposant innocence américaine et sophistication européenne se retrouve dans « Les Européens » (1878), « Washington Square » (1880), « Portrait de femme » (1881), « Les Bostoniennes » (1885) et « Reverberator » (1888) et atteint sa conclusion avec « Les Ambassadeurs » (1903). Il aborde aussi le genre fantastique avant de trouver sa voie propre dans les histoires de fantômes (Ghost Tales), où il excelle, comme le prouve notamment « Le Tour d’écrou » (1898). Pendant toute sa carrière, Henry James s’est tout particulièrement intéressé à ce qu’il appelait la « belle et bénie nouvelle », ou les récits de taille intermédiaire. Il en écrivit 112. Parmi ces textes, on trouve plusieurs nouvelles très concises, dans lesquelles l’auteur parvient à traiter de sujets complexes. À d’autres moments, le récit s’approche d’un court roman. En 1915, pour protester contre la neutralité américaine au début de la première guerre mondiale, il demande et obtient la nationalité britannique. Henry James est l’écrivain qui a dépeint le plus finement la distance, qui n’a cessé depuis de grandir, entre l’esprit européen et la sensibilité américaine. Henry James ne s’est jamais marié et se présentait comme un célibataire endurci rejetant toute suggestion de mariage évitant toute dispersion pour se consacrer à l’écriture. Il est devenu une figure majeure du réalisme littéraire du XIXe siècle, et il est considéré comme un maître de la nouvelle et du roman pour le grand raffinement de son écriture.

 

 

 

Publication : 5 juin 2019 – Editions : Actes sud – Prix papier : 22,80€ – Prix numérique : 16,99€ – Pages : 330 – Genre : thriller, polar sportif

Un polar vraiment atypique puisque l’intrigue se déroule au moment du tour de France. Un choix d’univers que l’on a du mal à comprendre, surtout, si comme moi, on n’est pas fan du tour de France.

Le cyclisme n’est franchement pas mon truc ! Pourtant, j’avais envie de découvrir ce bouquin, et même si cela n’a pas été un plaisir tout du long, je lui reconnais pas mal de qualités.

Une construction intéressante avec un chapitre par étape, jalonnée de flash-backs mettant en lumière les personnages et leur psychologie. D’ailleurs, l’auteur créé une personnalité à chacun, permettant au lecteur une certaine empathie ou antipathie…

Même si on n’y connait pas grand chose, l’auteur retranscrit bien l’univers et arrive à rendre ce monde accessible, notamment en nous expliquant les stratégies et les conditions physiques des coureurs…

Alors oui, le cadre de l’intrigue n’est pas habituel, j’avais une certaine appréhension, mais j’ai réussi à prendre la route aux côtés de ces cyclistes, grâce à la plume visuel de l’auteur. Malheureusement, ce bouquin n’a rien d’un thriller ou d’un polar, le fond reste très léger.

Pour autant, je ne ressors pas complètement déçue, puisque j’ai appris des choses, l’auteur a réussi à mettre en avant, le côté technique et les performances humaines du tour de France.

 

Ce livre a été lu, en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Économiste, sociologue et chroniqueur politique, Jorge Zepeda Patterson est né au Mexique en 1952.
Formé à l’université de Guadalájara et de la Sorbonne, il fait ses armes de journaliste au sein de El País, en Espagne, avant de rentrer au Mexique où il a fondé et/ou dirigé de nombreux organes de presse, dont Siglo 21, Público et El Universal, auquel il collabore encore. Sa chronique hebdomadaire est publiée dans vingt et un journaux du pays. Il est l’auteur de six essais sur la vie politique mexicaine.

Réédition : 14 mars 2019 – Editions : Taurnada Prix papier : 9,99€ – Prix numérique : 5,99€ – Pages : 241 – Genre : thriller, polar

Haut le cHœur… Oui, il y a un petit peu de ça dans l’intrigue de Gaëlle Perrin-Guillet… Non pas que le bouquin soit truffé de scènes bien glauques, quoi que… Mais vous en reprendrez bien un peu…

Une intrigue assez originale, le choc des titans, entre, une tueuse en série et la journaliste qui l’a interviewé pendant plusieurs années. Elles ont appris à bien se connaître, peut-être un peu trop d’ailleurs, pour garder le détachement nécessaire… L’une, vient de s’évader… L’autre, sait qu’elle a du souci à se faire…

Les intrigues avec des femmes meurtrières sont assez rares… Et je suis pour la parité… Pourquoi, la vengeance serait l’apanage des hommes ? A moins que la femme ne soit plus perverse et ne tombe pas aussi facilement entre les mailles du filet de la justice, j’avoue que je m’interroge sur le peu de femmes tueuses, mais il y a un peu de ça…

Lors de grands procès impliquant des femmes, la société ne comprends pas, comment une femme peut être capable des pires horreurs, alors même qu’elle est toujours perçue comme l’archétype de la mère, donc gentille et gracieuse… Pourtant, elles peuvent être beaucoup plus perverses que certains hommes et elles sont, elles aussi, soumises aux mêmes fantômes qui touchent les hommes…

Même si l’auteur, met l’accent sur la relation entre ces deux femmes, sans évoquer lourdement les meurtres déjà commis, la route est pavée de cadavres, au fil de chapitres courts, s’alternent les points de vue , donnant ainsi une dynamique très intéressante.

Même si le rythme soutenu, ne permet toutefois pas toujours de prendre le temps d’apprécier les personnages, l’auteur réussit à en mettre plein la vue en entraînant son lecteur dans une course à la vie à la mort…

Un bon thriller, mené tambour battant, qui emporte son lecteur dans une course contre la montre, pour stopper la folie meurtrière d’une femme amoureuse…

Ce livre a été lu, en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Après deux romans auto-publiés (« Le Sourire du diable » en 2010 et « Au fil des morts » en 2011), elle participe à deux recueils des « Auteurs du noir face à la différence » (en 2012 aux éditions JIGAL puis en 2013 à L’atelier Mosesu).

« Haut-le-cœur » (2013) est son premier roman publié aux Éditions Rouge Sang. En 2017 elle a publié aux éditions Bragelonne/Milady « Soul of London », pour lequel elle a reçu les prix du Salon du livre policier de Neuilly-Plaisance et du festival Les Polars du Chat du Creusot. Les fantômes du passé est son dernier opus paru chez City éditions en août 2018.