De polyamour et d’eau fraîche récit autobiographique et reportage pédagogique de Cookie Kalkair, Elsa Hebert et Cristina Rodriguez

Née dans les années 70, ado fin des années 80, il n’y avait pas autant de connaissances et de communication autour des relations amoureuses. En gros, si on était plus de deux, le terme usité, c’était une partouze. On était soit hétérosexuel, soit homosexuel, et il me semble que l’on commençait, à peine, fin des années 80, à parler de bisexualité, mais je n’en suis pas certaine.

J’ai vu les années passées et les langues se délier avec l’évocation de diverses relations amoureuses, en passant par la reconnaissance d’identités sexuelles différentes de celles que la « norme » imposait.

Cette mise en lumière, je l’ai observé avec plaisir, car j’estime, que personne ne doit être jugé, observé, mis à l’écart, à cause de son identité sexuelle, de son appartenance à tel ou tel « groupe ». Je n’ai d’ailleurs même pas les mots, car la sexualité des personnes ne m’intéresse pas et ne devrait pas être débattue.

Malheureusement, comme pour tout ce qui est différent, cela fait peur. La tolérance ne faisant pas partie de l’inné chez les individus, il y a eu des débats, des dérives, des attaques, des bastonnades, enfin bref, tout a été tenté pour faire rentrer dans le droit chemin, ceux qui n’étaient pas hétérosexuels, donc dans la norme.

La guerre a été longue et elle est loin d’être gagnée, mais les gens osent parler, mettent des mots sur des amours différents.

Depuis plusieurs mois, je m’intéresse, m’interroge, et certainement qu’avoir des enfants dans un contexte sociétal hyper sexualisé, me pousse à mieux comprendre.

C’est comme ça que je suis arrivée à lire cette BD, grâce à Babelio et la masse critique privilège.

L’ouvrage se veut, à la fois une BD et un guide, avec des explications sur le polyamour et un aperçu de leur vie en trouple (couple à trois), ce qui aurait pu être intéressant, si l’ouvrage était une présentation de ce mode de vie, pour les néophytes. Or, sous couvert de guide grand public, et même si j’ai trouvé cela intéressant, je me suis vite noyée sous les termes, les informations susceptibles de n’intéresser que les polyamoureux, les anglicismes et l’écriture inclusive.

Je dois dire que je ressors de cette lecture un peu frustrée, car je n’ai pas appris grand-chose, sauf quelques mots, comme « trouple » « polycule », « partenaire comète », « anarchie relationnelle » et le pompon pour moi a été la « non-monogamie éthique « (ENM).

La seule chose que j’ai trouvé intéressante et bien construite, c’est la mise en page, l’aspect ludique entre la partie gauche explicative d’une notion ou d’un terme et la partie droite, bande dessinée avec 4 cases de mise en scène des 3 protagonistes, le tout avec une touche d’humour, qui je dois le dire ne m’a pas toujours emporté.

En bref, des choses intéressantes, pour autant, j’ai trouvé le ton parfois trop éloigné du public visé, à la limite du ridicule. Je n’ai pas réussi à savoir si, parfois, l’humour en était vraiment, mais surtout, j’ai déploré l’utilisation de mots qui ne devraient pas exister dans une relation de couple ou « trouple », notamment l’utilisation du terme relation éthique pour dire respectueuse… Je ne vois pas ce que l’éthique vient faire là-dedans… Si quelqu’un a une réponse, je suis preneuse.

Parution : 16 septembre 2021 – Éditeur : Steinkis –  Pages : 109 –Genre : sexualité, pédagogie, documentaire



Catégories :Documentaire, essai..., Romans graphiques

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12 réponses

  1. Non, la partouze était : le sexe à plusieurs. Par contre on disait « ménage à trois » pour ce dont tu sembles parler. Il y a une grosse nuance entre un acte sexuel, plus ou moins isolé, à plus de deux, et une histoire de couple avec partenaire(s) supplémentaire, et vie commune, avec de l’amour.

    Aimé par 2 personnes

    • Ce que je voulais dire c’est qu’au-delà de 2 on pouvait dire que c’était une partouze 😉
      On pouvait effectivement parler de couple à trois, mais cela restait assez tabou.
      Oui je sais bien qu’il y a une différence 😉 Je souligne juste qu’il y a une évolution des mentalités et c’est ce qui est le plus important.

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  2. N’y connaissant rien, la BD m’intéresse même si à la lecture de ton avis, il semblerait qu’elle ne soit pas d’un abord particulièrement facile…

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  3. Ça me fait penser à un travail de fin d’études (en BD) de mon enfant (jamais publié) qui s’appelait « le polyamour expliqué à mon chat ».
    Bonne journée, Julie.

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  4. Je suis comme toi, j’ai du mal avec ces nouveaux mots-concepts totalement flou. On ne se posait pas autant de questions dans ma jeunesse. On était ce qu’on était, hétéro ou pas, bisexuel.. J’avoue que je n’aimerais pas être ado aujourd’hui avec cette hypersexualisation dans la société où chacun doit être dans une case.. Pour aborder ces questions, j’adore « sexe éducations » sur Netflix, qui est une série très drôle 😅 Belle soirée Julie 🙂

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    • C’est bien que les choses évoluent et qu’il n’y ait plus de tabous, mais effectivement être dans une case me gêne. Comme si tout se rapportait au sexe. Je pense que la sexualisation à tout va n’aide pas malheureusement à trouver sa place.
      Oui, je connais cette série et effectivement, je trouve qu’elle aborde les choses de manière ludique et casse un peu les codes.
      Bonne soirée à toi également 🙂

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  5. Comme les ados grandissent avec ça, je ne me fais aucun souci pour elleux, iels vont très bien s’en sortir avec tous ces concepts ! Nous-mêmes avons grandi avec des choses que nos parents ne comprenaient pas/n’ont jamais compris.
    Je suis en train de lire le livre et je le trouve, contrairement à toi, très abordable. Je lis quelques pages par jour, entre deux lectures.
    Quant aux cases, quand on en met, il y en a trop, c’est pas bien, et quand on n’en met pas, c’est nul. Donc autant avoir tout plein de cases dans lesquelles les gens peuvent se retrouver, ou choisir de n’entrer dans aucune d’entre elles ^^

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    • Et j’oubliais, concernant la non-monogamie éthique : pour moi, c’est juste respecter l’autre ou les autres, instaurer le dialogue, communiquer sur ses envies, ses besoins, ses doutes, etc. Dans le livre, il est aussi question de valorisation, etc. Tout ce qui devrait être dans un couple, quel qu’il soit, c’est vrai – ce devrait être la base. Sauf qu’à bien y regarder, c’est pas toujours le cas et, au mieux, ça peut pas faire de mal de le rappeler.

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      • J’ai effectivement bien compris que l’on parlait de respect, mais j’ai trouvé que le mot éthique n’avait sa place dans un couple, trouple. Dans une relation amoureuse quelle qu’elle soit. Alors oui, cela ne fait pas de mal de le rappeler, mais nous n’avons pas tous le même rapport au couple, et nécessairement lors d’une lecture on rapporte ça à son vécu 😉

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    • Ah, mais je ne m’inquiète pas pour les ados, effectivement pour eux ces concepts sont familiers. C’est plus moi, en tant que maman, qui cherche à comprendre tout ça, pour mieux répondre, discuter. Nous parlons de tout, et aucun sujet n’est tabou. Pour moi qui ne suis familière de tout ça, j’ai eu du mal, peut-être parce que je l’ai lu d’une traite. J’ai du mal avec le concept des cases, mais je comprends que cela soit important pour d’autres 😉

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