Mademoiselle J – Tome 1 : Il s’appelait Ptirou de Yves Sente et Laurent Verron

Pour les fans de Spirou, la question a au moins dû se poser une fois : mais comment l’idée du personnage est-elle née ? Avec cette BD, on remonte aux origines avec l’histoire que l’oncle Paul raconte à ses neveux et nièces, un soir de noël 1959. 

Les planches débutent donc en noir et blanc et l’immersion se fait instantanément ! On redevient un enfant, le temps de découvrir cette belle histoire qui donne vie à un personnage emblématique de toutes les générations.

On s’immerge facilement entre les bulles, aux côtés de personnages attachants et drôlement bien construits, au rythme d’une aventure dense. Les dessins de Laurent Verron sont magnifiques et le scénario est digne de notre Spirou habituel. Pas une fois, on ne doute de la vérité, on se plaît à croire que l’histoire est vraie, tellement les éléments s’imbriquent. 

Quant à la fin, elle donne encore plus de crédibilité à l’ensemble, en basculant sur la création du personnage de Spirou. Mais pas seulement, car c’est aussi la naissance de Mademoiselle J… Que je vais me faire un plaisir de découvrir très rapidement, dans le second volet.

Que l’on aime ou non Spirou, cette BD est à découvrir pour le plaisir qu’elle donne et rien que ça cela vaut son pesant d’or, avec la découverte de la crise 1929, et en filigrane le parti nazi…

C’est une surprenante et dramatique histoire que celle qui fut contée le soir de ce Noël 1959, dans une demeure de la banlieue de Charleroi. Réunis auprès de leur oncle Paul, trois enfants impatients réclament un récit, lequel sera inspiré d’un épisode vieux de presque trente ans… La Grande Dépression fait rage à cette époque malmenée : tensions sociales, grèves et conflits sont le lot quotidien des entreprises industrielles. Celle de Henri de Sainteloi, grand patron de la Compagnie Générale Transatlantique, ne fait pas exception à la règle. Poussé par ses actionnaires à renégocier les frais de locations des quais, Monsieur de Sainteloi doit se rendre à New York et en profite pour y emmener sa fille unique, Juliette, ravissante enfant atteinte d’une grave insuffisance cardiaque. À des kilomètres de Paris, sur les rives pluvieuses de la Seine, le cirque Marcolini est en deuil : Madly, sa trapéziste vedette, est victime d’un tragique accident qui force Ptirou, son fils, à quitter les saltimbanques pour tenter sa chance en Amérique, là où dit-on tout est possible à qui poursuit ses rêves. Sur le paquebot en partance pour le Nouveau Continent, voici l’histoire d’une improbable rencontre, d’une aventure bouleversante.

Parution : 9 octobre 2020 – Editions : Dupuis – Planches : 81 – Yves Sente – Dessins et couleurs : Laurent VerronGenre : BD, roman graphique

Yves Sente est scénariste de bande dessinée. En 1982, il part aux États-Unis. Il suit des études de gestion et de droit à Bruxelles (1986), Louvain-la-Neuve et Chicago. Il sort Licencié en Affaires publiques et internationales en 1989. En 1991, il fut nommé rédacteur en chef aux éditions du Lombard où il devient rédacteur en chef de plusieurs magazines, intègre le comité de direction en 1992 et est nommé directeur éditorial en 1993. En 1998, sur un coup de bluff, il remet un scénario de Blake et Mortimer, d’une main anonyme. Il ne faudra pas longtemps aux éditions Dargaud pour découvrir son talent de scénariste. En janvier 2000, La Machination Voronov, 14ème album des aventures de Blake et Mortimer, sur un dessin d’André Juillard est publié, digne de la lignée de Jacobs. Il gagnera pour cet album le prix Haxtur de la meilleure histoire courte. Il poursuit depuis la production régulière de scénarios pour la bande dessinée: en alternance avec Jean Van Hamme sur les aventures de Blake et Mortimer, à sa suite pour les séries XIII et Thorgal, et pour ses propres créations comme Le Janitor et La Vengeance du Comte Sharbek, le plus souvent des thrillers chez Dargaud.

Après un bref passage dans une agence de pub, il rejoint Bruxelles en devenant l’assistant de Roba. Cette collaboration durera trois ans. Mais il rêve d’animer sa propre bande dessinée, et, à la suite d’une rencontre avec l’éditeur Claude Lefranc, Verron publie en 1991 « Le Maltais » sur un scénario de Loup Durand. Il réalise trois épisodes de cette série. En 1994, avec le scénariste Yann, il propose au Lombard les aventures exotiques et humoristiques du père-missionnaires « Odilon Verjus ». Celles-ci se déroulent vers la fin des années 1920 en Nouvelle Guinée. Il est désigné en 2003 comme dessinateur pour la reprise de Boule et Bill. En 2009, Laurent Verron crée une nouvelle série scénarisée par Cric et intitulée « Fugitifs ».



Catégories :13 ans et +, 9-13 ans, jeunesse, Romans graphiques

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2 réponses

  1. J’avais bien aimé cette bédé, j’avais retrouvé avec plaisir Oncle Paul et ses belles histoires (que j’adorais lire dans les vieux Spirou de papa). J’ai trouvé que l’histoire était bien faite et cela donnait une belle « naissance » au Spirou de Robvel 😉

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  2. Elle est franchement belle cette BD. Je comprends qu’elle ait pu te plaire 🙂

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