Le fantôme locataire de Henry James

 

Parution : 29 janvier 2015 folio Prix papier : 2€ – Pages : 128 – Genre : thriller-fantastique, nouvelles, littérature anglaise

Le fantôme locataire reprend deux nouvelles, extraites de Nouvelles complètes (tome 1) de la Pléiade.

Histoire singulière de quelques vieux habits écrit en 1868 : Arthur Lloyd vient de s’installer en Amérique, découvre que le Massachusetts recèle la meilleure société qui soit et songe à s’y marier. Mrs Willoughby, a deux jeunes filles, Viola et Perdita qui tombent sous le charme du jeune homme. Il choisit Perdita qui mourra en donnant naissance à leur fille, non sans avoir fait promettre à son mari, de conserver toutes ses robes, dans un coffre fermé à clé, pour que sa fille en hérite au moment de sa majorité.

Quel plaisir de lire cette petite nouvelle, dont la fin bien sombre, nous rappel qu’il faut toujours respecter les promesses faites à un mourant…

Le Fantôme locataire écrit en 1876 : une maison abandonnée sur une route isolée que les gens du village évitent d’emprunter, un jeune homme est intrigué par cet homme qui s’y rend… La culpabilité nous amène parfois à faire des choses impensables… Mais, faire payer sa souffrance à la personne qui nous a fait le plus souffrir peut parfois nous entraîner à faire des actes abjects…

Chaque texte a sa propre construction avec, dans l’un le fantastique qui s’invite à la dernière ligne, alors que dans le second, le fantastique est présente dès le départ, avec une atmosphère un peu gothique.

La plume de l’auteur est particulièrement belle, légère, avec une pointe d’humour qui ne laisse pas indifférente, doublée d’une atmosphère feutrée qui nous entraîne vers deux dénouements magistraux.

Ce livre a été sorti de ma PAL…

Henry James est un écrivain américain, naturalisé britannique. Il reçoit une éducation éclectique et peu conformiste de la part de son père, un intellectuel, disciple de Swedenborg et d’Emerson qui vit grâce à la fortune de son père. Dès son jeune âge, Henry lit les classiques des littératures anglaise, américaine, française et allemande mais aussi les traductions des classiques russes, et trouve sa voie après s’être essayé à la peinture: il sera écrivain. A partir de ce moment, il voyage en permanence entre l’Europe et l’Amérique. C’est à Londres, où il s’établit à partir de 1878, qu’il écrit ses plus grands chefs-d’œuvre. Une série d’études sur la femme américaine dans un milieu européen fut inaugurée par « Daisy Miller » (1878). Le thème opposant innocence américaine et sophistication européenne se retrouve dans « Les Européens » (1878), « Washington Square » (1880), « Portrait de femme » (1881), « Les Bostoniennes » (1885) et « Reverberator » (1888) et atteint sa conclusion avec « Les Ambassadeurs » (1903). Il aborde aussi le genre fantastique avant de trouver sa voie propre dans les histoires de fantômes (Ghost Tales), où il excelle, comme le prouve notamment « Le Tour d’écrou » (1898). Pendant toute sa carrière, Henry James s’est tout particulièrement intéressé à ce qu’il appelait la « belle et bénie nouvelle », ou les récits de taille intermédiaire. Il en écrivit 112. Parmi ces textes, on trouve plusieurs nouvelles très concises, dans lesquelles l’auteur parvient à traiter de sujets complexes. À d’autres moments, le récit s’approche d’un court roman. En 1915, pour protester contre la neutralité américaine au début de la première guerre mondiale, il demande et obtient la nationalité britannique. Henry James est l’écrivain qui a dépeint le plus finement la distance, qui n’a cessé depuis de grandir, entre l’esprit européen et la sensibilité américaine. Henry James ne s’est jamais marié et se présentait comme un célibataire endurci rejetant toute suggestion de mariage évitant toute dispersion pour se consacrer à l’écriture. Il est devenu une figure majeure du réalisme littéraire du XIXe siècle, et il est considéré comme un maître de la nouvelle et du roman pour le grand raffinement de son écriture.

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