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Parution : 13 septembre 2019 – Éditions : Le Lombard – Prix papier :  14,45€ – Pages : 64 – Genre : polar

Avec ce premier tome d’une nouvelle série de BD, un bon polar/thriller, « Purple Heart » : le sauveur, nous faisons la connaissance de Josuah Flanagan, ancien soldat, décoré de la « Purple Heart », pendant la Seconde Guerre mondiale. Médaille militaire américaine, décernée au nom du président des États-Unis, accordée aux soldats blessés ou tués.

On le retrouve 6 ans après la guerre, dans le New York des années 50. Il est devenu enquêteur pour le cabinet d’avocat de Layton, son ancien commandant au front.

Malgré un scénario basique, l’ambiance des années 50 est très bien rendue et palpable, notamment dans les planches avec un trait de crayon fin, maîtrisé et réaliste, avec le jeu des ombres et des lumières rendant le tout très réaliste et visuel. Un héros sombre, torturé, homme à femmes, collant parfaitement à l’intrigue et au genre de cette BD.

On sent bien que c’est un premier tome, l’intrigue se pose, je trouve malgré tout qu’elle manque d’action. J’espère que cela sera le cas dans le second tome, que je ne manquerais pas de lire.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition grâce à BePolar. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

À l’instar de ses frères Marc-Renier et Roland, Eric Warnauts se destine très jeune à la bande dessinée. Il fait honneur à la fratrie en publiant son premier album, « Passion Vinyle », chez Futuropolis. Deux albums indépendants plus tard, il fait une rencontre qui va changer sa vie artistique, celle de Guy Raives, pour qui il écrit deux tomes de « Paris Perdu ». Mais c’est à l’occasion de leur passage dans le mensuel (À Suivre) des Éditions Casterman que leur collaboration prend réellement forme : tous deux scénarisent, puis dessinent à quatre mains un nombre impressionnant de one-shots, inscrivant leurs récits dans des lieux, acteurs à part entière, et des époques dont ils cherchent à restituer l’atmosphère. Il arrive toutefois à Eric Warnauts de faire quelques infidélités à son compère, notamment pour écrire pour son frère Marc-Rénier. Trente ans après ses débuts, Warnauts peut revendiquer une belle carrière, riche et éclectique, avec la collaboration pour fil rouge.

Guy Servais, dit Raives, est un homme fidèle, pour dire le moins ! C’est au cours de ses études, à l’Académie des Beaux-Arts à Liège, qu’il fait la connaissance d’Eric Warnauts. Ce dernier va devenir son scénariste attitré, et même un peu plus que cela, puisque les deux amis développent une technique de réalisation qui ne peut exister qu’au sein d’un duo parfaitement rodé : le scénario écrit, ils dessinent les planches à quatre mains, puis Raives les colorise. Transcendant l’idéal de collaboration artistique, ils publient rapidement dans le magazine « (A Suivre) » édité par Casterman. S’ensuivent un grand nombre d’albums, dont « Intermezzo », « Fleurs d’Ebènes », « Liberty »… qui ont pour dénominateur commun de mêler passion amoureuse et époques distinctes de l’Histoire. De la Belgique des charbonnages à l’Amérique d’Obama en passant par les Antilles françaises, les deux auteurs nous font voyager, tout en explorant les facettes du mythe amoureux. Il n’est pas indu de parler d’une approche littéraire en considérant l’oeuvre colossale de ce duo à l’histoire aussi belle que leurs scénarios. Raives a donné des couleurs inimitables à ces créations bicéphales qui rejoignent aujourd’hui les griffes de la collection Signé.

 

 

 

Parution : 23 mai 2019 – French Pulp éditionsPrix papier :  16€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 272 – Genre : polar

J’ai eu le plaisir de remporter le concours organisé par Les cibles d’une lectrice « à visée ». Un concours quelque peu différent, puisqu’elle proposait de chroniquer à sa place, un livre envoyé par la French Pulp. J’ai trouvé le principe excellent et me voilà donc à vous livrer mon avis sur les aventures de Nestor Burma, sous la plume de Jacques Saussey.

Léo Mallet, père de Nestor Burma, lui a consacré plus de vingt épisodes et sous la houlette des éditions French Pulp, de grandes plume s’essaient à l’exercice, en remettant au goût du jour ce personnage atypique.
Jacques Saussey, signe le troisième épisode de ce nouveau Nestor Burma,  moderne et ancré dans son temps… Enfin, il n’est pas très à l’aise, mais il a un téléphone portable et utilise internet…

L’auteur, se sert de son premier métier pour la trame de cette enquête, la joaillerie est un domaine qu’il connait très bien et cela se sent dans la construction de l’intrigue et la fluidité du récit. Il nous immerge dans cet univers luxueux aux côtés d’un Nestor Burma qui mène l’enquête pour tenter de démêler les fils tortueux d’un cambriolage de hauts vols et de plusieurs meurtres sordides… Il redonne vie à ce personnage avec des propos ironiques, bourrés de sarcasmes à l’égard des riches, des profiteurs et de la société dans son ensemble. 

Dans cette enquête, Nestor Burma, plonge dans le Paris sordide, le Paris déshumanisé, le Paris jalonné de SDF, d’immigrés qui survivent dans l’indifférence générale.

Je n’ai jamais lu les œuvres de Léo Mallet, mais je me souviens très bien de la série, avec Guy Marchand incarnant ce que l’on peut considérer comme le premier détective privé de la littérature policière française.

J’ai trouvé le clin d’œil de l’auteur à son pote Fabrice Pichon, alias Verlaine, très touchant. Un hommage qui aurait certainement fait sourire cet auteur parti trop tôt…

Ce livre a été lu grâce à Les cibles d’une lectrice « à visée », que je remercie, ainsi que la maison d’édition French Pulp pour l’envoie du livre.

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Jacques Saussey est un écrivain et un auteur de romans policiers.Il a commencé à écrire ses premières nouvelles à 27 ans, en 1988. Deux nouvelles ont été primées dans des concours (« Quelques petites taches de sang » en 2002 aux Noires de Pau, et « Alfred Jarry est mort » en 2007) et une éditée en BD (« Le joyau du Pacifique », en 2007). « La Mante Sauvage » est son premier polar. Son deuxième thriller « De Sinistre Mémoire » est paru en 2010 aux Éditions des Nouveaux Auteurs. Actuellement il travaille comme cadre technique dans une grosse société. Il a pratiqué le tir à l’arc de compétition pendant dix ans, de 1985 à 1995, avec à la clef un titre national individuel en 1995 et un par équipe en 1992.

 

 

 

Parution : 15 novembre 2018 – French Pulp éditionsPrix papier :  15€ – Prix numérique : 11,99€ – Pages : 240 – Genre : polar, policier, humour

De l’humour, en veux-tu en voilà, un superbe sens de la répartie, qui donne un sacré peps à la lecture et l’intrigue. L’intrigue qui, malgré ces meurtres glauques, garde une fraîcheur sans pareil, grâce au personnage déjanté qu’est Requiem.

L’intrigue est déjantée et farfelue, Requiem, prêtre exorciste et agent secret travaillant pour l’Église, doit résoudre plusieurs meurtres de SDF, la mise en scènes emprunte à la fois à la religion et aux chansons de Johnny Hallyday.

L’auteur, révèle avec parcimonie les éléments permettant de comprendre le sens de son intrigue, mais sans jamais que le lecteur ne s’ennuie. Requiem est à la fois enquêteur et narrateur, multiplie les clins d’œil à ses lectrices, ce qui est vraiment complètement barge, mais donne une touche marrante à la lecture, tout en créant une complicité entre le lecteur et l’auteur.

L’auteur ne se contente pas de nous entraîner dans un polar ordinaire, son livre est aussi un message sur le sort des SDF, la place de ceux qui les aident, notamment en nous parlant de l’association Magdalena créée par un prêtre en 1998, qui consacre son œuvre aux parias de la société.

J’ai été très touchée par les mots de Requiem, notamment sur le regard que l’on porte sur les SDF, « en ne pensant à eux qu’en hiver, alors qu’en été cela est tout aussi dévastateur »…

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition et avec le concours de NetGalley. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

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Stanislas Petrosky, de son vrai nom Sébastien Mousse, est un écrivain qui vit en Normandie. C’est après une première vie de thanatopracteur qu’il rentre en écriture. Après quelles nouvelles, il se lance dans l’écriture d’un roman noir historique « Ravensbrück mon amour » (2015) et reçoit le Grand prix des Blogueurs 2016 qui sera suivi par une romance noire sur la dépression « L’amante d’Etretat » (2016). En 2016, il publie « Je m’appelle Requiem et je t’… », puis la suite, « Dieu pardonne, lui pas ! », aux éditions LaJouanie, en 2017. Aujourd’hui avec son personnage de Requiem, prêtre exorciste déjanté, il égale les grands auteurs du noir burlesque avec un style mêlant humour et polar.

Pour commencer, prenez :
Un prêtre exorciste agent du Sodalitium Pianum, les services secrets du Vatican.
Un curé qui a compris qu’il avait fait le voeu de célibat et non de chasteté.
Un homme d’Église qui manie la langue d’Audiard avec amour.
Un abbé qui vous confesse avec la délicatesse du Marginal de Jacques Deray.
Vous obtiendrez Requiem…

La rencontre de San-Antonio et de Don Camillo !

Quand je pense qu’il y a quatre ans tout le monde était CHARLIE pour sauver la liberté d’expression. Liberté d’expression, mon cul ouais ! Pour sauver peau de zob, pardonne-moi ce langage châtié, mais avouez qu’il y a de quoi se poser des questions sur la santé mentale de ses contemporains.

D’un côté, ils sont tous présents pour sauver cette liberté d’expression, que oui, on peut rire de tout, qu’il faut rire de tout, puis les mois passent doucement, et d’un coup, on se prend de dénoncer celui ou celle qui sort une vanne un peu hors des clous, on lapide, on lynche comme ça, parce que l’on perd son sens de l’humour, que l’on rit de choses qui peuvent choquer, et c’est une honte !

       

 

 

 

Parution : 12 septembre 2019 – Editions TaurnadaPrix papier :  12,99€ – Prix numérique : 7,49€ – Pages : 409 – Genre : polar, thriller

Dès les premières pages, on sait dans quoi, on embraque !

Avec Lésions intimes, Christophe Royer, propose un premier thriller, qui ne fait pas dans la dentelle… Avec des sujets qui touchent, qui révoltent, qui mettent surtout l’accent sur toute la perversion de certains êtres humains… Un premier thriller qui avait tout pour me plaire, puisque les premières pages, sont une mise en bouche bien glauque et dégueu… Comme j’aime… Mais… Il y a un, mais… Je ressors assez mitigée… Et cela me désole, car c’est un bon livre, mais il m’a maqué certaines choses, pour ce que cela soit une très bonne lecture.

Le prologue, « Mise en bouche », nous plonge directement dans l’action, sans fioritures et sans filets, on s’en prend plein la tronche et j’avoue que je suis assez friande de ce genre de début. Et je suis certaine que la petite pilule bleue sera dorénavant associée à l’image du couperet tombe sec…

Ensuite, l’enquête démarre et là, je dois dire que je me suis un peu ennuyée… J’ai du mal à décrire mon sentiment, mais c’est comme si j’étais sur des montagnes russes. Dans un même chapitre l’auteur donne trop de détails, mettant largement le lecteur sur la voie, ne me permettant pas de me triturer les méninges et en même temps, il réussit à m’embarquer dans son univers glauque avec la prostitution, le sexe dans toute sa perversion, enfin je devrais dire l’être humain dans toute sa perversion et l’horreur que cela peut être. Car nous ne sommes plus dans de la fiction ! Il y a un réel travail de recherche.

Comme si l’auteur avait du mal à imbriquer son intrigue, sa trame à toutes les recherches qu’il avait faites. Il y a un côté froid, distancé et un côté psychologique, avec lequel l’auteur est moins à l’aise. Même si le dédoublement psychologique peut s’expliquer, il arrive trop vite et surtout comme un cheveu sur la soupe… On ne comprend qu’à la toute fin comment il arrive… Alors même que l’on comprend très vite ce qui se passe, puisque l’auteur dévoile vite ses cartes. Volontairement ou maladroitement, je ne peux dire… Toujours est-il que cela gâche un peu l’immersion totale dans la lecture.

Rapidement, la fliquette a une intuition, qui se révèle être la bonne. C’est servi sur un plateau, alors qu’il aurait fallu que l’auteur laisse le lecteur ramer un peu… Ce qui rend les choses trop simples et fait retomber l’intérêt, alors même que le choix de l’intrigue était intéressant.

Malgré cet aspect négatif, l’auteur a la plume faite pour les descriptions sombres et glauques et ce sont les parties que j’ai le plus apprécié, puisqu’il dénonce certaines choses bien réelles, avec une organisation secrète « Gorgona » qui surfe sur toutes les déviances sexuelles et permet à ses membres de les assouvir… L’auteur ne nous épargne aucun détail, aucune vulgarité et c’est franchement bon !

Il y a comme une retenue, comme si Christophe Royer, ne s’était pas complètement lâché. Comme s’il n’avait pas osé… Comme s’il voulait frapper un grand coup, mais au lieu de mettre des gants de boxe, il avait mis des moufles… Ne faites pas dans la demi-mesure… Lâchez-vous monsieur l’auteur ! Et n’hésitez pas à proposer des lectures différentes… Qui ne laisseront pas indifférentes.

Ce livre a été lu en partenariat avec la maison d’édition. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Partenariats

Né en 1971 au Creusot, Christophe Royer est passionné par l’art sous toutes ses formes. En 2014, il décide d’explorer l’univers de l’écriture. Essais réussis avec sa duologie Projet Sapience mêlant aventure et réflexion humaine. Aujourd’hui, avec Lésions intimes, il se tourne vers le thriller.

Constatant le succès de cette rubrique et souhaitant mettre à disposition d’une majorité de lecteurs numériques, le maximum de livres et cela quelque soit le format, j’ai décidé de présenter les gratuits du net pour les kindelïstes et pour les koboïstes (je sais pas si ces termes se disent, mais vous comprendrez), sous forme de deux articles distincts…

J’espère que cela vous plaira et que vous trouverez votre bonheur, avec les liens mis :

Kobo 

Kindle

C’est un vieux rêve : conserver un homme en le desséchant , un savant allemand le réalise aux dépens d’un colonel français de Napoléon. Malentendus amusants, reflet de la société bourgeoise du Second Empire, et un savoureux raccourci d’Histoire, interpolant premier et second Empire, ère de l’oncle et règne du neveu…

 

 

Kobo  

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Théo Reyes est un sale type à la moralité douteuse…

Mais il est aussi lieutenant de police à la brigade criminelle de Paris, au prestigieux 36 quai des orfèvres.

En plein cœur d’un Paris tourmenté dans lequel sévit un tueur en série particulièrement sadique, Théo et ses trois copains se livrent à des activités illégales.

Lorsque le quatuor décide de vendre de la cocaïne substituée au cours d’une opération de police à une organisation criminelle russe, les ennuis commencent vraiment et les cadavres ne tardent pas à s’accumuler…

Tandis que la traque du tueur en série se poursuit, deux affaires se recoupent pour aboutir sur une autre aux proportions totalement inattendues…Entrainant alors inexorablement Théo et ses copains dans un engrenage infernal dont personne ne sortira indemne

Pour éviter le pire de Caroline Van Papen 

À Amsterdam, en passant par Berlin et Londres, le destin de jeunes gens confrontés aux tragédies de la Seconde Guerre mondiale.

Les Pays-Bas frappés de plein fouet par la Grande Dépression, voient naître la montée des partis fascistes et nationaux-socialistes.

Johan, patron d’une entreprise de transport prospère, tombe amoureux d’une jeune fille, Francine. Cet amour scellera à jamais leur destinée. Leur idylle sera troublée par l’arrivée du nazisme au pouvoir. L’occupant, avec l’aide du Mouvement national-socialiste des Pays-Bas, le NSB, répand l’idéologie nazie.

La résistance se met en place pour contrer le piège allemand qui menace de se refermer sur le peuple juif comme un étau infernal. Le terrible sort des Juifs s’immiscera dans la vie du jeune couple avec la rencontre de Flip. Flip va travailler pour le Conseil juif qui entamera alors une véritable course contre la montre pour sauver des vies. Mais cela sera-t-il suffisant pour éviter le pire ?

Kobo

Rose, seize ans, vit à Paris avec ses parents.
Un soir, elle apprend avec stupeur que sa grand-mère, Mona, a disparu de sa maison de repos située dans les Pays de la Loire.
Son monde s’écroule. Que s’est-il passé ? Où est-elle ?
Léopold, son grand-père, semble détenir des secrets de famille enfouis depuis plus de soixante ans mais il refuse d’en dire davantage.
Bien décidée à mener l’enquête, la jeune fille part alors sur les traces de sa grand-mère et de sa jeunesse dans les années 50 en campagne.
Elle n’a que trois jours pour comprendre ce qu’il s’est passé et retrouver Mona vivante en 2018.
Entre humour, peur et révélations, Rose se découvre au fil de l’enquête et répond à ses propres interrogations.

Kobo

Qui a tué Camille Béranger et pourquoi ? Lemoine et Chaboisseau mènent l’enquête. Qui est cet homme en chaussettes ? Le suspense est au rendez-vous. Retrouvez : Tina Blanchard de Crime à Paris, Manon Lemonnier de Crime à Moscou, Éliane et Chloé Vermont de Crime à l’université, l’attaché culturel de l’ambassade de Moscou, Patrick Vallet, Michel Bertrand, le médecin légiste, des endroits insolites, Un parking de Paris, un champ de course, et le bâtiment incroyable de la Sorbonne.