Tout événement a des conséquences et toute fin est le début d’une nouvelle histoire. La disparition de Britt-Marie marquera la vie et la conduite d’Erik pendant de nombreuses années à venir. Le destin de la mère devient l’héritage du fils, comme le destin d’Elsie fut l’héritage de Britt-Marie – et l’on échappe à son héritage aussi peu que l’on échappe à soi-même. Onze ans après la disparition de Britt-Marie, l’Assassin des bas-fonds sort à nouveau de son sommeil, donnant libre cours à cette haine irrépressible. Le destin d’une nouvelle jeune femme bascule, de la main de cet inconnu.

Camilla Grebe déploie une fresque policière et intime à travers le XXe siècle suédois. Ce roman entremêle, drame familial, enquête criminelle et questionnements sociétaux. Fidèle à sa plume ciselée, l’autrice nous entraîne au cœur des silences, des non-dits et des blessures transgénérationnelles, tout en renouvelant les codes du polar scandinave.
À travers plusieurs époques et voix de femmes, le roman remonte jusqu’aux années 1940 pour tisser une histoire de violences cachées, de maternités étouffées, de culpabilité et de quête de justice.
La construction narrative, éclatée dans le temps, maintient un suspense subtil tout en donnant de la profondeur à chaque personnage. Les portraits féminins, puissants, nuancés, traversent les époques avec une intensité rare. L’auteure donne une voix à celles que l’histoire officielle a souvent réduites au silence.
Le roman éclaire des épisodes sombres de la Suède, notamment les abus psychiatriques et les stérilisations forcées.
Avec une plume à la fois pudique et évocatrice, l’auteure épouse les fêlures de ses héroïnes, et laisse une empreinte émotionnelle forte. J’ai été touchée par cette lecture, qui dépasse le cadre du thriller classique. L’Archipel des larmes est un roman sur les femmes, sur la mémoire, sur les blessures que l’on tente d’oublier et celles que l’on choisit de transmettre.
Camilla Grebe signe un roman dans lequel enquête, drame historique et réflexion sur la condition féminine se croisent.
L’Archipel des larmes est un récit à la fois intime et universel construit avec délicatesse qui dénonce la violence institutionnelle longtemps tue. On a souvent tendance à penser que les pays scandinaves sont parfaits, mais l’image se fissure parfois et ce type de fiction, dénonce et met en lumière des faits que nous ne connaissons pas.
Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour leur confiance.
Parution : 26 février 2020 – Éditeur : Calmann-Lévy – Pages : 448 – Traduction : Anna Postel – Genre : littérature suédoise, suspense, thriller, polar
Une nuit de février 1944, à Stockholm, une mère de famille est retrouvée morte chez elle, clouée au sol. Trente ans plus tard, plusieurs femmes subissent exactement le même sort.
Dans les années 80, le meurtrier récidive mais ce n’est qu’aujourd’hui que des indices refont surface.
Britt-Marie, Hanne, Malin…
À chaque époque, une femme flic se démène pour enquêter, mais les conséquences de cette traque pourraient s’avérer dévastatrices.



Challenge Thrillers et Polars de Sharon (du 12 juillet 2025 au 11 juillet 2026)
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Catégories :Calmann-lévy, Challenge Polars et Thrillers, Littérature suédoise, Thrillers/Polars

Chronique d’une disparition : Les Ténèbres de Mörkret de Camilla Grebe
Chronique d’un huis-clos : L’Énigme de la Stuga de Camilla Grebe
Ah, c’est super de lire ton retour sur un roman de Grebe après que j’ai lu la petite biographie que tu en as fait ce matin ! Et ça donne d’autant plus envie 😉
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Je suis vraiment contente de lire ça ! La petite bio je trouve ça sympa et ça me permet de reprendre les articles, pour les auteurs dont je lis plusieurs livres.
Normalement j’ai planifié trois retours de lecture d’elle et celui-ci est le premier. Je suis après à jour de la série avec les perosnnages réccurents. J’ai hâte de commencer ceux qu’elle a écrit avec sa soeur.
Il n’y a aucune obligation de les lire dans l’ordre, à un moment je me suis emmelée les pinceaux, mais finalement ça se lit très bien. Donc tu peux commencr par celui qui te fait envie.
Mon préféré est celui de la Stuga ❤
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Merci pour les conseils 😊
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Avec plaisir 🙂
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Personne n’est parfait et les pays encore moins, même s’il est plus agréable de vivre dans certains que dans d’autres… Je n’ai pas lu ce polar, mais il me semble que je voulais le faire… pffff, les yeux plus gros que le ventre, c’est un problème 😆
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Oui le monde n’est pas parfait. Mais l’image qui est renvoyée est souvent trop élogieuse et je trouve bien que l’autrice sorte de ce truc pour évoquer un pan de l’histoire de la Suède.
Heureusement qu’on ne fait pas une indigestion 😅
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Oui, parce que l’on croit toujours que dans les pays nordiques, c’est mieux ! Et pourtant, non !
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C’est fou ! Ce type de lecture a le mérite de montrer ces aspects là 😉
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Mais est-ce que les gens le savent ? Est-ce qu’ils ont envie d’écouter ? Parce qu’il est plus facile de penser que c’est mieux ailleurs, que l’herbe est plus verte dans le pré des pays nordiques (alors que non !!). Tout n’est pas parfait partout…
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Oui tu as raison ! Les gens ont besoin de se dire qu’ailleurs c’est mieux… Il n’y a pas d’endroits parfait, c’est parfait quand tu décide d’accepter que là où tu es c’est quand même pas mal !
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On aime croire qu’ailleurs, c’est mieux ! Moi, je voudrais vivre en Théorie, parce qu’en Théorie, tout fonctionne 😆
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C’est très beau la Théorie 🙂
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Je l’adore ! 😆
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Celui-ci est un des meilleurs que j’ai lu d’elle, parce que, outre le sort monstrueux que le tueur inflige à certaines femmes déterminées, l’histoire de la place des femmes dans la police et de leur combat m’a terriblement touchée.
Merci Julie !!
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Avec plaisir 🙂
Il fait partie de ceux que j’ai le plus apprécié de la série 😉
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Encore un roman que j’ai beaucoup aimé. Bonne semaine
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Moi j’aime beaucoup cette auteure 🙂
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Il me tente fortement… j’aime découvrir l’envers du décor des pays… et pourquoi pas la Suède ? Merci pour ta chronique Julie ! 🙂
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Avec plaisir Lilou 🙂
Certains auteurs suédois mettent bien en exergue la société suédoise et celui-ci est très intéressant 🙂
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C’est vrai que dans l’imaginaire collectif, les pays nordiques sont parfaits !
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C’est fou quand même !
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je lis très peu de polars mais quand ils apportent quelque chose en plus pourquoi pas ?
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🙂
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J’aime beaucoup cette autrice, que j’ai découverte avec L’horizon d’une nuit. Je comptais en lire d’autres, mais tu vois, je n’ai pas pris le temps.
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L’horizon d’une nuit est excellent 🙂
Tu as encore le temps de la découvrir 😉
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