Archives de l’auteur : Ju lit les mots

Coup de projo sur nos lecteurs #46 – Julie, Ju lit les mots

Coucou le blog 🙂

Merci NetGalley de m’avoir donné l’opportunité de parler du blog, de mon rapport à la lecture 🙂

J’espère, par ce biais, vous montrer un petit bout de ce que je suis et ce que le blog représente pour moi.

Des chroniques arrivent… Un livre voyageur toujours en route… Et le premier concours du blog… Dés que j’arrive à me mettre d’accord avec moi-même sur l’organisation ?

Bises et vivement ce soir pour le début du week-end !

 

 

Le blog NetGalley

La communauté NetGalley est riche de bibliothécaires, libraires, professeurs, journalistes, blogueurs, chroniqueurs… qui nous enrichissent de leur travail en partageant quotidiennement leur passion pour la lecture et leurs coups de coeur littéraires. Nous aimons prendre le temps de pointer le projecteur sur leur activité et partager avec vous quelques bribes de leur parcours… 

Cette semaine, l’équipe NetGalley a eu le plaisir de s’entretenir avec Julie, rédactrice du blog Ju lit les mots

Bonjour Julie, merci d’avoir accepté notre invitation ! Pour commencer, comment définiriez-vous votre relation avec les livres, la lecture ?

J’ai une relation assez fusionnelle avec les livres ! Je me lève livre, je pense livre et je dors livre… En fait, il est assez compliqué de répondre à cette question, car les livres font partie intégrante de mon quotidien. J’ai toujours ma liseuse sur moi et un bouquin papier au cas ou…Ça fait un peu barge…

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Et ils meurent tous les deux à la fin de Adam SILVERA

Parution : 24 mai  2018 – Editeur : Robert Laffont – Collection : R – Prix papier : 17,90€ – Prix Numérique : 12,99€ – Pages : 414 – Genre : Dystopie

Dans la même veine que la Faucheuse de Neal Shusterman, avec la mort en toile de fond, ce livre annonce la couleur dès le titre : les personnages vont mourir ! Bon, au moins on ne se perd pas en tergiversations, on sait dès le départ que la fin est proche !

Ici, la mort, n’est pas personnifiée, puisqu’elle reste un élément flou dans le quotidien. Sauf que dans ce futur proche, les personnes qui vont mourir dans la journée, reçoivent un appel téléphonique du Death-Cast. Personne ne sait qui se trouve derrière Death-Cast, ni comment les personnes, sur le point de passer de vie à trépas, sont ciblées. La seule chose que l’on sait, c’est que tous ceux qui ont été contactés sont vraiment morts, moins de 24 heures plus tard. Le but du Death-Cast, serait de permettre aux gens de se préparer à mourir, faire ce qu’ils estiment devoir faire.

L’idée est vraiment intéressante, mais je trouve dommage que l’auteur n’est pas développé cet univers. En effet, sur 414 pages, nous allons suivre ces deux gamins dont la fin est proche, les suivre sur 24 heures mais sans rien apprendre de plus. La collection R des éditions Robert Laffont est une maison d’édition dont j’apprécie les sorties, mais là, ça n’a pas matché entre nous.

Certaines longueurs, lenteurs, apportent du corps à une intrigue, ici cela n’apporte que de l’ennui. Enfin, je parle pour moi ! J’ai vu quelques retours très élogieux et je me suis demandé si quelque chose ne clochait chez moi… Pourtant cette fuite en avant, pour tenter de conjurer le sort, aurait pu être très intéressante, mais l’auteur met du temps à faire décoller son histoire, c’est comme s’il était resté en surface. Tout tourne autour de deux personnages, pour lesquels je n’ai pas réussi à avoir d’empathie, ni une once de pitié. En refermant le bouquin, je me suis dit : « OK, ils sont morts ! On passe à autre chose… »

Je me la joue Cruella, mais  là j’ai vraiment été déçue, je m’attendais à ce que l’auteur développe les choses. On commence, on ne sait rien, on termine cette lecture, on en sait encore moins…

C’est vraiment dommage, car il y a matière avec le postulat de départ… On voit surgir un élément de temps en temps qui laisse présager que l’auteur va enfin nous dévoiler, comment le Death-Cast, a réussi à prévoir la mort… Ah, mais non, on reste sur sa faim et on a hâte que la fin arrive…

Les personnages sont mignons dans cette course contre la vie, cette envie profonde de changer les choses, mais leur fin est inévitable, c’est écrit.

Un récit sur l’amitié, l’amour, l’empathie qui m’a laissé de marbre. Les évènements s’enchaînent et se ressemblent sans un seul rebondissement. Comme un plat très beau, qui se révèle sans saveurs et sans aucune épice pour relever le goût. Un début de romance qui fera prendre conscience aux personnages (en même temps, ils sont très jeunes) qu’ils n’ont rien vécus et qu’avant « leur départ » l’amour se révèle à eux… Comme un miracle… Mais ils vont clamser… Je suis désolée, de présenter les choses aussi durement, mais voilà ! C’est creux et sans saveur…

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Adam Silvera est devenu un auteur best-seller du New York Times dès son premier roman. Il est né et a grandi dans le Bronx. Après avoir travaillé en librairie, il s’est tourné vers l’édition jeunesse où il s’est notamment occupé d’un site de creative writing pour adolescents, tout en écrivant de nombreuses critiques de romans jeunesse et YA. Inexplicablement grand, Adam Silvera vit à New York.

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Apocryphe de René Manzor

 

 

 

Parution : 3 octobre 2018 – Edition Calmann-LevyCollection : suspense crime – Prix papier : 19,90€ – Prix Numérique : 9,99€ – Pages : 400 – Genre : Thriller-historico-biblique.

Quand on apprend que « Apocryphe », a bien failli ne jamais voir le jour, la lecture prend une dimension différente et sa saveur n’en est que meilleure.

Le Destin était en marche… Peut-être un brin de divin dans cette publication… Mais attention, nous sommes bien dans un roman noir, même si l’auteur s’est inspiré d’une réalité que beaucoup pensent vraie. Une intrigue qui prend sa source dans ce qui aujourd’hui divise encore et surtout par-delà les divisons opposent des millions de personne.

La force de cette intrigue est de se servir d’une trame « historique » qui donne une réalité au récit, au point d’oublier que nous sommes bien dans un récit fictif.

La plume est d’une fluidité saisissante, concise et ciselée. Un vrai travail d’orfèvre dans les mots que l’auteur pose avec justesse, sans jamais perdre son lecteur dans des descriptions futiles.

« Apocryphe » porte bien son nom, puisque l’auteur suggère une réalité possible. Et si… Et si…

Une image peu conventionnelle de Jésus, puisqu’il est beaucoup plus un être humain qu’un être divin. Mais elle ne sert, que pour donner corps à l’histoire de David de Nazareth, fils caché de Jésus.

On se demande pourquoi l’auteur s’est lancé ce défi et comme un devin qui vient éclairer notre chemin, il nous livre une réponse que j’ai trouvé très belle « C’est l’enquête apocryphe d’un croyant de naissance qui fait appel au petit-fils du charpentier pour retrouver la foi ; et ce dans ce qu’il a de plus humain, de plus organique. C’est la perquisition littéraire d’un baptisé qui cherche désespérément à retrouver l’odeur du Jourdain. Ce sont les aveux d’un homme qui doute. Mais… Le doute, n’est-il pas le principe de la foi ? Quand on dit « je crois », c’est bien qu’on n’est pas sûr. »

A elle seule, cette phrase montre toute l’humanité que l’auteur a voulu mettre dans son thriller-historico-biblique où des personnages fictifs côtoient ceux bien réels et connus qui jalonnent nos livres d’Histoire avec un grand « H »

Cela peut soit dérouter le lecteur, soit complètement l’embarquer et se prendre au jeu de cette plume qui nous propose et cela de manière très visuelle (une déformation professionnelle qui sert la plume) de nous plonger dans un roman épique, un péplum que l’on lit comme on regarde ces vieux films en noir très à la mode à un moment donné.

N’allez pas croire que l’auteur s’est lancé tête baissée dans un tel roman ! Bien au contraire, le travail de recherche a duré deux ans avant de pouvoir faire profiter le lecteur de ce thriller.

Les personnages sont empreints de réalité et de réalisme, où les sentiments humains sont d’une description détaillée, mais sans jamais en faire trop, tout en permettant l’imagination du lecteur de se les approprier et de vivre à leurs côtés cette aventure autant humaine qu’historique.

C’est bien de cela que René Manzor nous parle, d’humanité, de doute, d’amour et de foi. La foi autant en Dieu que dans l’humanité qui se cache en chacun de nous, en chaque chose qui définit cet être complexe en perpétuel questionnement et en perpétuel besoin de réponses.

C’est le premier livre de l’auteur que je découvre et ce ne sera, certainement, pas le dernier. Une intrigue dense qui se lit avec avidité grâce à ce réalisme dont use l’auteur, un retour vers le passé qui se fait sans encombre et dont le lecteur devient le spectateur avide de comprendre, mais surtout avide de vivre. Le lecteur vit au rythme de cette intrigue qui a toutes les composantes d’un très bon thriller, servi par une plume très visuelle.

Histoire de vous immerger dans l’ambiance :

 

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

De son vrai nom René Lalanne, est né en 1959 à Mont-de-Marsan. Réalisateur et scénariste. À la télévision américaine, il a signé la réalisation de plusieurs épisodes de série comme « Le Voyageur » (The Hitchhiker), « Highlander », « Band of Brothers », « Les Aventures du jeune Indiana Jones ». Il est le réalisateur du film « Dédales », sorti en 2003, avec Lambert Wilson et Sylvie Testud. En mai 2012, il publie son premier roman « Les Âmes Rivales ». Suivront « Celui dont le nom n’est plus » en 2014 et « Dans les brumes du mal » en 2016. Site web de l’auteur, et sa page Facebook.

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Les Diables de Cardona de Matthew Carr

 

 

Parution : 16 mai 2018 – Sonatine EditionPrix papier : 23€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 448 – Genre : Thriller Historique

Avec Matthew Carr, on se retrouve parachuté dans l’Espagne du 16e siècle. Le 16e siècle où l’odeur du cramé des bûchers de l’Inquisition est très présente. Les bûchers flambent pour la gloire de Dieu et pour la paix des âmes innocentes, perverties par le Malin. Les liens entre l’Église et l’Etat n’ont jamais été aussi forts permettant à l’Inquisition de faire ce qu’elle veut de ces malheureux promis à l’enfer…

L’Espagne a été arrachée à cette longue occupation des Maures, qui aura laissée des traces, tant religieuses, culturelles qu’architecturales. Malgré les conversions en masse, souvent par la force… L’Inquisition vit dans un climat de suspicion omniprésent. Ces conversions, sont-elles sincères ? La torture, la terreur sont palpables et la vie de chacun peut basculer du jour au lendemain sur simple doute ou délation.

Le meurtre d’un simple curé, le Rédempteur qui promet le retour du califat en Espagne et c’est le feu aux poudres, enfin aux bûchers dont les cendres ne sont jamais froides.

L’auteur propose plusieurs genres dans son intrigue, y mêlant tout à la fois une aventure digne des trois Mousquetaires, une enquête menée de main de maître avec des personnages brillamment campés, le tout servi sur une toile historique que l’on connaît peu.

Cette densité dans l’intrigue, trouve un large écho dans notre présent et c’est plutôt agréable, même si j’aime beaucoup les thrillers historiques, cela permet de réaliser que l’histoire n’est que recommencement…

En lisant ce bouquin, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec le film de Youssef Chahine « le destin », dont j’ai savouré chaque minute, tellement il était documenté, travaillé. Nous sommes ici dans le même genre, sans lourdeur ou ennui. La plume est visuelle, parfois poétique avec un brin de malice. On retrouve cette atmosphère particulière, sombre,  mais poétique avec une enquête qui se révèle un apprentissage de fond comme avec « Le nom de la Rose » de Umberto Eco. Dont l’influence n’est pas loin.

Il y a pourtant dans « Les Diables de Cardona » une modernité sous-jacente qui ne fait que mettre en exergue les limites de notre époque… Je dirais même les régressions de notre époque. La peur de l’autre, de l’inconnu, la haine des homosexuels, la condition des femmes… Bref tout y est sauf que nous sommes au 16e siècle ! Et c’est plutôt effrayant, car on réalise avec cette lecture, que notre modernisme ne fait qu’accroître la régression. Mais surtout, que malgré la modernité, les idées sont toujours présentent et n’ont pas évolué…

Une lecture qui laisse quelque peu un goût amer lorsque l’on observe le peu d’avancement dans le domaine de la tolérance et surtout à quel point la bêtise humaine est toujours présente… Larvée pour certaines, mais prégnantes pour d’autres…

L’auteur ne se contente pas de nous servir une simple fresque historique, puisqu’il l’agrémente d’une belle intrigue policière où le lecteur va tout à tour se perdre entre les fausses pistes et les personnages parfois discutables qui ne sont là que pour brouiller les indices.

Une intrigue brillante, menée avec brio, un page turner qu’on ne lâche pas facilement, tellement la plume est belle.

Avec « Les Diables de Cardona », on se sent plus intelligent en refermant le livre. Non seulement, on a lu un très bon thriller, mais en plus, un pan entier de l’histoire de l’Espagne n’a plus de secret pour nous. C’est malin et c’est bon.

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

Historien et spécialiste des religions, Matthew Carr est l’auteur de plusieurs livres de non-fiction. Également journaliste, il écrit pour The Guardian ou encore The New York Times et participe régulièrement à des conférences et à des séminaires. Né à Londres en 1955, Matthew Carr est reporter pour The Observer, The Guardian, ainsi que pour la BBC. Il a couvert de nombreux conflits : affrontements mafieux en Sicile, escouades de la mort espagnoles, conflit israélo-palestinien. Il vit actuellement dans le Derbyshire.

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Livre voyageur : Le petit Lebanski de Stéphane Chamak

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Parution : 29 avril 2018 – Prix Numérique : 3,99€ – Genre : Thriller – polar – humour noir

Ce petit Lebanski a tout d’un grand !

Non mais on peut être petit, mesurer 1,47m et être un bonhomme plein de rage, de secrets et de principes. Les emmerdes, il va les cueillir, histoire de ne pas se laisser marcher sur ses petites cannes… La rage il a certainement plus, quand le regard des autres glisse plus bas pour le voir et que le dédain se peint sur les lèvres. Non mais tu imagine le tableau !

Je ne vais pas tourner autour du pot ! J’ai passé un très bon moment avec ce personnage haut en couleur et au verbiage affûté, digne des tripots parisiens. Cette gouaille argotique qui manque parfois dans certains bouquins qui se prennent trop au sérieux. L’argot n’est pas facile à manier et encore moins à comprendre et puis on pense qu’il est passé de mode, pourtant ici, l’auteur lui redonne ses lettres de noblesses.

J’ai été déstabilisée au départ, eh bien oui Stéphane Chamak bouleverse un peu tes données et mine de rien tu sors de ta zone de confort et c’est plutôt jouissif !

Ceux qui crieront au scandale, soyez prévenus, ce n’est pas de la grande littérature, mais l’auteur n’en a pas la prétention. Il prête se plume pour vous faire passer un moment agréable. Et il réussi le bougre ! Je me suis retrouvée dans l’ascenseur au boulot et j’étais tellement plongée dans ma lecture que j’ai éclaté de rire ! Impossible de m’arrêter ! Mais punaise les personnages, sont des potes à toi, Stéphane ? Na mais sérieux, c’est trop vrai pour que ce soit une invention…

Voilà l’effet Chamak ! C’est comme un boomerang qui te revient en pleine face, tu passe par toutes les étapes. Au début, tu te dis : « na mais, il a écrit avec ses pieds ? » Pour au final te dire : « Waouh ! Je me suis régalée, j’ai ris et j’en redemande !  » Bon franchement, je ne lirais pas tout le temps ce type de plume familière, mais je veux bien continuer à lire du Chamak ! Parce qu’il le fait bien.

La psychologie des personnages est soignée, avec des descriptions loufoques, farfelues, mais tellement réelles que je me suis prise d’affection pour la team Lebanski. Une team un peu barge, mais qui colle à certaines personnes que l’on peut rencontrer.

C’est ce qui fait la particularité de ce bouquin. Cette réalité, dans les descriptions, dans les mots que l’auteur utilise.

Pour peu que l’on connaisse Paris, on a le sentiment de se balader dans ses rues. Ces rues que je connais et cela rend l’intrigue encore plus crédible.

On a la sensation que l’auteur ne s’est pas donné beaucoup de mal en couchant ces mots, pourtant il est beaucoup plus difficile de donner vie à des personnages atypiques avec un humour drolatique, le tout avec une fluidité incroyable.

Lorsque Lebanski raconte son aventure, tout coule de source et c’est comme s’il se trouvait face à nous. Comme un pote qui te raconte l’histoire incroyable qu’il a vécu !

Lebanski est un drôle de bougre, un tendre qui se soigne, mais il est dans une sacrée merde, pourtant il sait rebondir… Dans tous les sens du terme… Qui s’y frotte, s’y pique…

Ici tout est dans le phrasé que l’auteur utilise. C’est finement drôle et on ne peut pas rester indifférent. Un humour noir, qui colle à la peau et quand on aime ça, c’est du pur bonheur. La seule qui m’a vraiment déstabilisée est l’absence de négation, mais la gouaille de Lebanski a réussie à ne plus la rendre indispensable.

« Jacky alias Godwin prétendait à qui voulait l’entendre qu’à chaque cigarette qu’on grillait, Dieu nous enlevait sept minutes de notre vie et les rajoutait à Michel Drucker. »

Il y a aussi, cette tendresse sous-jacente. Cette tendresse dont Lebanski est en manque. Il la cherche… Le bouquin est parsemé de passages en italique, qui apportent un éclairage sur cet homme et son histoire. Une histoire d’une grande sensibilité.

Des tiroirs qu’on ouvre et dont on découvre le contenu. Deux histoires qui se télescopent et qui en fin de compte vont faire grandir ce petit Lebanski. Et ça le rend encore plus réel.

Je remercie beaucoup l’auteur pour cette plume ciselée et tellement drôle, pour sa confiance et surtout pour sa participation au livre voyageur, dont je vous parlerais bientôt, organisé sur mon profil Facebook.

Une dernière mise en bouche, histoire de vous donner envie :

« Ceux qui prétendent que l’âge, c’est que dans la tête, je les emmerde. Ton âge, tu le sens direct au réveil. Le jour où un matin, tu te lèves avant ta bite, tu peux commencer à t’inquiéter. »

Ce livre m’a été envoyé par la maison d’édition ou l’auteur en service de presse. Pour en savoir plus sur les conditions vous pouvez consulter la page Qui suis-je ?

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À 19 ans, Stéphane se lance dans le monde professionnel armé d’un baccalauréat de comptabilité, et travaille pour une société de contrôle de marchandises destinées à l’exportation en Afrique et en Amérique latine. Cette expérience dure sept ans et lui permet de nombreux déplacements à l’étranger (Bénin, Togo, Comores, Pays-bas…).
De retour en France en 1998, après deux ans d’expatriation à Djibouti, il décroche un poste de manager dans une grande société informatique, et supervise divers projets au niveau européens. Il est aujourd’hui responsable de projets sénior dans une société de service en ingénierie informatique, où il pilote le déploiement des 80 000 machines et systèmes d’exploitation. Amoureux du livre, un objet qu’il trouve magnifique. Il écrit des nouvelles dans des genres très différents (comédie, thriller, conte, fantastique, drame…). Il est également passionné par le cinéma. Son travail d’écriture est avant tout motivé par son envie de raconter des histoires, de prendre et de donner du plaisir.
Quatre recueils de nouvelles à son actif :
— Un pied devant l’autre — 2005 — Ixcea
— Les escapades casanières — 2007 — La compagnie littéraire
— L’ombre au tableau — 2009 — La compagnie littéraire
— Les hommages collatéraux — 2011 — Widj’éditions
Il tient par ailleurs son propre blog

 

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Les fantômes de Manhattan de R.J. Ellory

Parution : 7 juin 2018 – Éditeur : Sonatine – Prix papier : 22,00€ – Prix Numérique : 14,99€ – Pages : 464 – Genre : thriller

Jusqu’à ce jour R.J Ellory était pour moi, le simple nom d’un auteur dont je découvrais le potentiel à travers les retours que j’avais pu lire à droite à gauche. Lorsque les éditions Sonatine proposent ce titre sur la plateforme NetGalley, je me suis laissée tentée et j’ai eu le plaisir d’accéder au livre. Je ne prenais pas trop de risques effectivement, je reconnais que débourser 22€ pour un livre dont j’appréhendais la lecture a de quoi freiner mon achat…

J’étais donc vierge de tout ressenti, de toute influence, ou de comparaison avec les autres opus de l’auteur. Ce qui je dois dire, est assez différent de ce que j’aime faire, puisque j’ai tendance à découvrir la plume d’un auteur dans l’ordre de sortie de ses romans…

Donc, avec « les fantômes de Manhattan », j’ai découvert non seulement une plume travaillée mais également une intrigue de qualité.

Et en tant que lectrice, je me suis souvent retrouvée en Annie, 31 ans , notamment à travers l’amour des livres, qui a hérité de la librairie de son père. Un personnage tout en délicatesse (là ce n’est pas moi), confronté à sa solitude qui ne lui pèse pas jusqu’au jour où une rencontre va faire basculer son train-train. Sa quête d’amour, de compréhension filiale, va l’entrainer dans les méandres d’un passé qu’elle ne soupçonnait pas, qui va faire basculer sa vie et certaines de ses convictions.

L’auteur nous entraîne dans un thriller sombre, de révélation en révélation qui même si elles sont douloureuses, seront pourtant salvatrices. La place des non-dits et de leur influence sur les trajectoires de vie.

L’amour des livres est d’une sensualité comparable à la sensualité de l’amour que Annie découvre pour la première fois… Un amour qui va la révéler et surtout être le révélateur de ce passé méconnu. Attention, ici nous ne sommes pas dans la romance gnangnan, puisque l’auteur ne tombe jamais dans la facilité dans les descriptions des rapports amoureux.

Une certaine langueur une bonne partie du récit qui apporte une certaine douceur, à la limite de la rêverie qui permet au lecteur de goûter à cette intrigue où la vengeance peut prendre des formes bien différentes. Une fragilité présente aussi bien dans le personnage d’Annie que dans les personnages secondaires, notamment Jack, le voisin et ami qui vit une lente descente aux enfers, à cause de ses fantômes…

Annie se prend une claque magistrale, mais ressortira grandit de cette épreuve, grâce aux découvertes qu’elle va faire à travers les révélations qu’un vieux monsieur Forrester va lui faire.

Manhattan, une ville qui grouille, une ville qui ne se repose pas, ne fait que mettre en exergue cette intrigue où chaque personnage traîne ses fantômes dans ses rues, au rythme de la densité de cette ville.

L’auteur tisse une trame hautement addictive avec un final en apothéose que l’on ne voit pas venir.

R.J. Ellory et moi venons de faire connaissance et notre relation ne va pas s’arrêter là, elle sera certainement explosive et haute en couleur.

Roger Jon Ellory est un auteur anglais de romans policiers et de thrillers.
Il a habité avec sa mère, son frère d’un an son ainé et sa grand-mère. Il n’a jamais connu son père et son grand père est mort noyé en 1957. Sa mère meurt d’une pneumonie foudroyante à 28 ans alors qu’il a à peine 7 ans. C’est sa grand-mère qui va l’élever seule. Mais elle a une santé fragile, et finalement décide de le placer en orphelinat avec son frère. Il y reste jusqu’à l’âge de 16 ans.
À 16 ans, il abandonne ses études et retourne dans la maison familiale de Birmingham. Sa grand-mère décède et il se retrouve seul, avec son frère, jusqu’à être incarcéré à 17 ans pour un vol de poules. Une fois sa peine purgée, il se lance dans la musique. Il devient un temps guitariste du groupe de rock « The Manta Rays », avant de se tourner vers la photographie.
Il commence à écrire en 1987. Entre 1987 et 1993, R.J. Ellory écrit pas moins de vingt-deux romans, chacun lui valant des refus éditoriaux des deux côtés de l’Atlantique. Il devra attendre 2003 pour que son roman, « Candlemoth », soit publié.
R.J. Ellory est lauréat du prix Nouvel Obs/BibliObs du roman noir 2009 pour « Seul le silence » (A Quiet Belief in Angels, 2007).
Aujourd’hui il se consacre entièrement à son écriture et à la musique avec son groupe de blues, « The Whiskey Poets ». Son œuvre, populaire et plébiscitée notamment en France, est fortement ancrée aux États-Unis malgré les origines britanniques d’Ellory.

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