Premières lignes #1… No Problemo de Emmanuel Varle

Lorsque je lis un bouquin, j’aime citer un extrait, afin de vous donner un petit aperçu du contenu. Pour autant, ce sont les premières lignes d’un livre qui sont importantes.

Cela fait un moment que je vois passer, l’idée sur le blog Ma lecturothèque, je vais donc participer avec plaisir, mais en modifiant quelque peu.

En effet, ce ne sera pas un rendez-vous chaque semaine, car je n’aime pas trop me « forcer » à publier, et que je ne suis pas assez organisée, pour planifier mes lectures à l’avance. De plus, il m’arrive de lire plusieurs livres par semaine, donc je serais un peu frustrée, de devoir me limiter…

Je fais donc différemment, puisque à chaque début de lecture, je publierais « les premières lignes » en indiquant, le titre du livre ainsi que son auteur, avec la quatrième de couverture. Comme je le fais pour la rubrique ‘un titre, un extrait… »

Après avoir contemplé un long moment la ville endormie et ses rues grises balayées par la pluie, José revient s’assoir sur le canapé. Vautré dans un fauteuil en skaï, Romuald jouait sur son portable. La nuit s’étirait dans l’ennui et l’alcool. Une bouteille de whisky vide gisait sur la table basse en imitation teck.

Leur studio se trouvait au quatrième étage d’un immeuble en brique des années 30, semblable aux autres constructions de ce quartier, jadis ouvrier, aujourd’hui refuge des oubliés du progrès social. Le maire qui avait régné sur la commune du début des années 20 à la fin des années 30 était originaire d’une ville minière dans laquelle la brique était alors reine. Il avait essayé de retrouver dans sa cité d’exil, le rouge, pourtant synonyme de misère, des murs de son enfance.

Paris n’était qu’à trois kilomètres, mais tout dans cette commune suintait la banlieue. Après le périp’, une frontière invisible faisait pénétrer dans le monde des pauvres, avec ses bandes, ses embrouilles, ses rares épiceries, ses cafés qui tirent le rideau à vingt heures, ses restos pas terribles et ses kebabs, mais aussi ses squares, paradis des mamies et des gosses le jour et repaires des dealers le soir…Quelques pavillons subsistaient aux côtés des barres d’immeubles promises à la démolition.

No problemo répète sans cesse José. C’est un plan simple, un coup facile ! promet-il à son comparse, un délinquant sans envergure. Ce que la tête pensante de ce duo tait, c’est que la demeure de l’écrivain qu’ils s’apprêtent à rançonner est celle dans laquelle il a passé son enfance. Les souvenirs de ces années d’enfer, vont troubler le bon déroulement d’un saucissonnage qui démarrait si bien ! La cavale qui en découle s’annonce pour le moins chaotique et catastrophique.

De jeunes truands, des victimes pas toujours innocentes, des forces de l’ordre sur le fil du rasoir, des lieux pas si sûrs qu’on le souhaiterait… voilà les principaux ingrédients de cette aventure saisissante. C’est criant de vérité. Rien d’étonnant, l’auteur a passé plus de trente ans dans la police !

8 Comments

  1. Bienvenue dans ce RDV 😀
    Pour ma part, je partage les premières lignes de romans que je suis en train de lire, que j’aimerais lire ou que j’ai déjà lu ; certaines personnes publie le RDV le lundi, le jeudi, le vendredi, que ce soit toutes les semaines ou une fois par mois… Bref, il n’y a pas vraiment de contraintes 😉
    Pour des raisons pratiques, je n’actualiserai ton lien qu’une fois par semaine et ce sera le dernier publié mais n’hésite pas à tout partager en commentaire ^^
    Passe un bon week-end,
    Aurélia

    Aimé par 1 personne

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