Un livre, un extrait… Inestimable de Zygmunt Miloszewski

Il se mit à effectuer des calculs. Si l’équateur faisait quarante mille kilomètres, cela voulait dire que la planète tournait à une vitesse de mille cinq cents kilomètres par heure. Et à quelle vitesse filait-elle à travers le cosmos ?

Il se concentra. Il ne connaissait pas la longueur de l’orbite terrestre, mais la lumière du soleil atteignait la Terre en huit minutes, la vitesse de la lumière étant de trois cent mille kilomètres par seconde, soit dix-huit millions de kilomètres par minute, alors – il plissa les paupières et jongla dans sa tête avec les zéros, la formule du rayon d’un cercle et, pour simplifier, il omit d’admettre que l’orbite était elliptique – la planète devait parcourir près d’un milliard de kilomètres par an, soit trois millions par jour.

Tabarnac ! Il en conclut que la Terre filait dans le vide à une vitesse de cent mille kilomètres par heure, tout en tournoyant comme une toupie démente autour de son axe à mille cinq cents kilomètres par heure.
Est-ce qu’on ne risquait vraiment rien à faire ça ? 

Parution : 14 octobre 2021 – Éditeur : Fleuve – Traduction : Kamil Barbarski – Pages : 496 – Genre : thriller, littérature polonaise, espionnage, science

À Varsovie, le couple Zofia et Karol doit faire face à un quotidien compliqué. Zofia a été licenciée du musée national pour raisons politiques et Karol est atteint d’une maladie neurodégénérative qui efface ses souvenirs rattachés aux émotions fortes.
Lorsque Zofia est contactée par une ancienne connaissance, Bogdan Smuga, pour retrouver la collection perdue des artefacts Aïnou, apportés en Europe il y a cent ans depuis l’île de Sakhaline par un ethnologue de renom, elle ne peut refuser.
Alors que Karol est placé dans une clinique spécialisée dans les Pyrénées françaises pour traiter sa maladie, Zofia, accompagnée de Bogdan, se lance dans sa nouvelle mission qui l’amène notamment à Saint-Pétersbourg et Paris, et plus particulièrement au musée national d’Histoire naturelle.
Mais nombreux sont ceux qui, comme eux, veulent mettre la main sur l’un des artefacts d’une valeur inestimable, une sculpture représentant un ours…
En plein milieu d’une lutte acharnée entre un groupe pharmaceutique et un ensemble de scientifiques indépendants, commence alors une course contre la montre, qui risque fort de pousser Zofia et Bodgan au bout de leurs limites…



Catégories :Un livre, un extrait...

4 réponses

  1. La couverture est fascinante et attire l’œil 🙂 merci pour ce partage Julie 🙂📚

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