Les chroniques de Pulpillac – tome 1 Quand les poules avaient des dents de Jean-Luc Marcastel

Quelle jolie couverture avec une découpe en forme de poulet, laissant apparaître nos petits héros et des couleurs très attirantes. Les illustrations à l’intérieur sont également très sympas, permettant de s’approprier l’histoire et les personnages.

Un livre jeunesse, pour les 9-12 ans.

Des personnages bien décrits, Aurélien, le narrateur, solitaire, qui aime écrire des histoires. Il décrit ses camarades, sous un angle influencé par les « rumeurs du collège », mais peu à peu, il va apprendre à les connaître et chaque personnalité va émerger sous un œil moins caricatural.

Aurore la « star du collège », Samir qui vient d’un quartier « difficile », dont la réputation des grands frères le précède…Jean-Martial, le gamin d’origine guadeloupéenne avec un accent (je dois dire qu’au départ cette insistance sur l’origine, m’a passablement énervé, et même mon fils n’a pas trop bien compris pourquoi l’auteur insistait sur cet aspect…), baraqué qui se bat souvent et Atsuko, mystérieuse, un brin décalée et étrange.

Pour autant, les préjugés vont sauter un à un et chaque personnage fera preuve de courage, malgré la peur. Mais pas seulement, puisque le courage de chaque personnage sera un miroir pour notre petit lecteur.

L’écriture simple et imagée de l’auteur, permet sans difficulté de plonger dans l’ambiance, un brin glauque. Pour les gamins fans de sueurs froides et de suspense, s’est parfait.

L’intrigue est simple, accessible aux 9-12 ans (Même si j’ai parfois déploré un langage, parfois, trop familier (Mais bon, je sais bien que nous ne vivons pas dans le monde des Bisounours Mais est-ce bien nécessaire de retranscrire des mots parfois grossiers…) qui traite d’écologie, de maltraitance envers les animaux avec les conditions d’élevage… Une approche intéressante sur la société de consommation qui ne manquera pas de faire réagir les petits lecteurs.

Mon fils de 11 ans, a apprécié sa lecture, mais ne s’est identifié à aucun des personnages. Il a été intrigué par l’histoire qui n’a pas manqué de le faire réagir.

Un bon roman jeunesse à faire découvrir aux gamins en quête de sensations fortes, permettant une approche intéressante sur la société de consommation. Je recommande une lecture par le parent avant, pour pouvoir en discuter et fournir des réponses aux questions qui ne manqueront pas.

Lecture faite dans le cadre de la masse critique de Babelio, que je remercie, ainsi que les éditions Lynks

Parution : 3 mai 2018 – Editeur : Lynks – Prix papier : 11,50€ – Pages : 231 – Genre : Littérature jeunesse

Jean-Luc Marcastel a enseigné l’histoire-géographie quelques années avant de se consacrer à l’écriture et de devenir écrivain. Il est l’auteur de la série Louis le Galoup, suite de 5 romans qui mélangent habilement fantasy et réalisme médiéval. L’auteur s’inspire des légendes et du folklore du grand sud-ouest de la France, et notamment de la Haute-Auvergne dont il est originaire.



Catégories :9-13 ans

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4 réponses

  1. mes nièces sont encore un peu jeune pour cette lecture mais merci du partage Julie 🙂

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  2. Chouette cette critique avec l’avis de ton fils! En tout cas la thémtique est intéressante et je ne manquerais pas de l’ajouter sur la liste d’achat de la bibliothèque.

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