
A lire pour comprendre mais surtout découvrir un bon bouquin, grâce auquel vous vous sentirez chanceuse tout en touchant du doigt la fragilité de l’état de femme…
Une lecture instructive avec cette plongée dans l’Iran et son évolution. Une évolution certainement lente, très lente même, mais les femmes et certains hommes se battent au quotidien pour une émancipation.
L’émancipation qui passe par des petites choses, mais qui se fait malgré un pouvoir religieux très fort.
L’auteure décrit avec sensibilité, et de manière anecdotique le ridicule des pouvoirs religieux qui tentent tant bien que mal de « sauver » ces âmes perverties…
Simone de Beauvoir ne sert que de catalyseur à des générations de femmes et d’hommes en quête de liberté. Une liberté de choisir…
L’infantilisation par le religieux ne fait qu’accentuer la dichotomie entre le pouvoir et le peuple. Une plume légère mais sérieuse, où ce n’est pas tant la place de la femme qui est visée, mais bien la liberté. La liberté dont les femmes seront les premières à être privées…
Malgré les menaces de mort qu’elles peuvent recevoir, certaines n’ont jamais reculées ou cédées et continuent le combat pour le droit des femmes, mais surtout le combat pour la possibilité de choisir…
J’avais un peu peur que la lecture soit compliquée avec l’écriture inclusive, dont je ne suis pas fana. Même si je ne suis pas convertie à l’inclusive, cela ne m’a pas gêné.
L’auteure est une femme qui se bat au quotidien et cela se ressent dans son livre qui oscille entre la biographie et l’essai.
Ce livre a été lu grâce à Babelio et la maison d’édition.
Parution : 11 janvier 2019 – Éditeur : Editions iXe – Collection : Fonctions dérivées – Prix papier : 16€ – Pages : 160 – Genre : essai, biographie, féminisme
Chahla Chafiq, exilée en France, suit ce qui se passe dans son Iran natal. Les références à Simone de Beauvoir, découvertes sur les blogs de jeunes Iranien·nes, attisent sa curiosité et l’amene à s’intéresser à la réception de son oeuvre dans le pays. Le Deuxième Sexe y fut traduit, pour partie, en 1970, avant la révolution. Dans ce livre construit à partir d’entretiens, C. Chafiq remonte le fil de son histoire, lorsqu’elle était étudiante à Téhéran et participait à l’effervescence politique iranienne. Ses rencontres avec d’autres exilé·es et avec les traducteurs de Simone de Beauvoir, ses incursions sur le web brossent un tableau de l’influence de Simone de Beauvoir dont l’évocation dit la soif de liberté.
Ju lit les mots
– Blog littéraire – Critiques littéraires – Co-fondatrice Prix des auteurs inconnus – Contributrice journal 20 minutes – Membre the funky geek club
Catégories :Contemporain

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Merci pour ce partage Julie ! Chahla Chafiq.. Je note le nom de cette femme extrêmement courageuse car quand on ose critiquer l’islamisme on risque sa vie.. Il y a eu une interview très intéressante dans Le Point de la semaine dernière de Zineb El Rhazoui qui mène, elle aussi une lutte acharnée et courageuse. 🙂
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Ce genre de femmes s’expose et s’oppose à toute forme d’oppression et celle de l’Iran en est la partie visible de l’iceberg… Au delà de l’islamisme, c’est vraiment le reflet d’une société en quête d’émancipation. Une émancipation qui ne peut se faire sans les femmes.
J’ai lu l’ITW de Zineb El Rhazaoui 😉
Des femmes d’exception, qui luttent pour les femmes mais pas seulement. C’est une lutte pour la liberté 🙂
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Oui c’est tout à fait ça : une lutte pour la liberté face aux extrémistes de tous bord 🙂
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Exactement 🙂
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A reblogué ceci sur Le Bien-Etre au bout des Doigts.
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Découverte hyper intéressante! Merci
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Oui, vraiment intéressante 🙂
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